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Bulletin 45

Bulletin 45 - Juin 2011
Sommaire

Editorial

La santé est un bien précieux, ce critère est le premier choix de vie de la majorité d’entre nous, avant l’argent, le travail, les voyages. C’est un souhait que nous renouvelons chaque année ou à l’occasion du partage du verre de l’amitié. Nous avons tous la crainte de tomber malade, et pourtant la simple connaissance de la nature spirituelle de l’être nous permettrait d’aller mieux. Les français figurent en première place au palmarès de la consommation de médicaments. Mais là où est impuissant l’art d’Hippocrate, lorsque tout a été tenté pour recouvrer la santé avec la médecine traditionnelle l’homme se tourne vers ce qu’il ne veut pas comprendre, qu’il appelle l’irrationnel à la recherche d’une guérison dite miraculeuse.
Lourdes, Paray le Monial, Padre Pio, le curé d’Ars, les personnages célèbres et les lieux renommés qui ont apporté leur lot de guérisons sont nombreux.
Il y en a aussi de moins connus, humbles travailleurs à l’abri des regards, et parmi eux les centres spirites qui apportent à cette œuvre leur contribution. Ils n’en tirent aucune gloire et c’est bien ainsi car c’est l’action de Dieu et des bons Esprits qui agit à la demande des infortunés. Les médiums ne sont dans les cas de guérisons que des intermédiaires par lesquels les bienfaits à distribuer ne font que passer. Notre centre a parfois la joie de constater les grâces que peuvent accorder nos amis de l’au delà à ceux qui sont guidés par la foi et l’espérance.

Gilles Fernandez

Les guérisons

Même dans nos centres spirites, on se demande parfois pourquoi certaines guérisons sont accordées, certaines améliorations constatées alors que, dans d'autres cas, les malades continuent à souffrir toujours autant. Pourquoi certaines prières vont aboutir, alors que parfois la situation paraissait inextricable, pendant que, dans le même temps, une demande qui paraissait pourtant bien plus facile à exaucer ne sera pas prise en compte ? Dieu est juste et bon, et notre ferveur est la même lorsque, pendant nos séances, nous prions pour des gens que nous ne connaissons pas la plupart du temps. La différence de traitement ne peut donc s'expliquer que par l'attitude, l'état d'esprit du malade en question. Or, pour comprendre ce qui différencie les malades, nous devons d'abord comprendre ce que signifie la maladie dans un concept spiritualiste.

Aujourd'hui, la science a fait d'innombrables progrès, mais, en se perfectionnant, elle a éloigné l'homme de sa nature profonde. En pénétrant progressivement dans l'infiniment petit, elle a oublié l'intégralité de l'homme, composé bien sûr de matière, mais aussi d'une âme et d'un périsprit dans lesquels tout reste inscrit et influence nécessairement notre vie présente. En éloignant l'homme de la divinité qui est en chacun, la science ne propose que des guérisons physiologiques, à la manière de pansements pour colmater une brèche, mais sans en avoir auparavant déterminé la cause première.  Mains lumineuses Le spiritisme propose une autre approche de la maladie et de sa guérison. A l'idée de fatalité, il préfère celle de responsabilité. Et plutôt que de rester passif dans l'attente d'un soin libérateur, le spiritisme privilégie la volonté de guérison, l'action dans les efforts à entreprendre pour modifier la condition qui a amené cette détérioration.
Souvenons-nous de ce que nous avait expliqué le docteur Moreira, lors de la conférence qu'il avait donné dans notre centre le 1er mai 2010, sur le VIH et le SIDA : en se basant sur les écrits d'Allan Kardec et d'André Luiz (psychographié par Chico), il nous avait expliqué que la maladie peut être soit une épreuve choisie par l'Esprit, soit être issue de circonstances attirées par une prédisposition, soit le résultat d'une recherche consciente en fonction de ses actes, soit encore un appel de l'âme à une transformation morale, à une amélioration de soi-même. Il en concluait que la maladie n'était donc qu'une construction humaine ayant une fonction initiatrice car, par elle, l'homme peut arriver à une plus grande connaissance de lui-même. C'est pourquoi il ne faut pas la considérer comme une punition mais bien comme une initiation.
D'autre part, le docteur Moreira nous avait aussi rappelé que le destin n'est pas marqué de façon irrémédiable et que l'Esprit peut confirmer ou infirmer tout au long de son incarnation. D'ailleurs, de nombreux cas de guérisons inexpliquées ont été avérés, en tous temps et en tous lieux, obligeant même l’Église à admettre une intervention divine. Pour nous, spirites, les «miracles» de Lourdes, par exemple, nous donnent l'indication que tout est possible aux Esprits avec l'accord de Dieu et cela nous prouve que nous pouvons sortir de la maladie quelle qu'en soit la gravité. Mais comment réussir à monopoliser nos forces et notre mental pour y parvenir efficacement ?
Dans La Grande Énigme, Léon Denis a écrit : «L’oeuvre à réaliser par chacun de nous se résume en trois mots : savoir, croire, vouloir. C'est à dire savoir que nous avons en nous des ressources incalculables, croire à l’efficacité de notre action sur les deux mondes de la matière et de l'Esprit, vouloir le bien en dirigeant nos pensées vers ce qui est beau et grand, en conformant nos actions aux lois éternelles du travail, de la justice et de l'amour.» Ce texte, qui s'adapte parfaitement à la guérison spirituelle, nous servira de fil conducteur pour déterminer les conditions qui peuvent favoriser une guérison.

Savoir que nous avons en nous des ressources incalculables, c'est comprendre que nous sommes l'artisan de notre propre santé et que, comme nous avons eu le pouvoir de la dégrader, nous avons aussi celui de la restaurer. En effet, de nombreuses maladies ou infirmités sont la suite de l'intempérance et des excès en tout genre, qu'ils soient d'ordre émotionnels, mentaux ou physiques.
Des tests ont révélés que, même après inoculation volontaire d'un virus dans l'organisme, certains développeront la maladie, plus ou moins rapidement, plus ou moins gravement, et d'autres n'en ressentiront aucun effet car la réponse de notre organisme varie en fonction de ce que nous pensons. Même les scientifiques aujourd'hui s'accordent pour dire que le mental contrôle le physique et que nous n'utilisons réellement que 10 % environ des capacités immenses de notre cerveau. Par la pensée, nous créons, souvent inconsciemment, le monde dans lequel nous évoluons.
Ceci est particulièrement flagrant dans le cas des maladies auto-immunes, parmi lesquels on compte, par exemple, la sclérose en plaque, le diabète de type 1, le psoriasis, la polyarthrite rhumatoïde, etc. Il s'agit d'un ensemble de maladies, très différentes dans leur expression clinique (les symptômes) et dans les organes intéressés, mais qui ont en commun le même mécanisme, à savoir un dysfonctionnement du système immunitaire qui ne reconnaît plus certaines cellules appartenant pourtant à l’organisme. Il produit alors des anticorps dirigés contre le soi (autoanticorps). Il s'agit en quelque sorte d'une autodestruction partielle. Ces maladies sont particulières car, dans ce cas, c'est le corps qui fabrique les éléments destructeurs contre lui-même. Dans le spiritisme, on considère que cela peut être dû à une immunité congénitale, liée à notre culpabilité du passé, qui crée des disharmonies et entraine l'individu à secréter des anticorps contre lui-même, ou bien il peut s'agir d'une immunité acquise au cours de la vie, liée à la négation de son individu d'une façon si profonde qu'elle génère cet effet destructeur. Le remord produit le renouveau mais, ici, l'action de la pensée produit une punition constante. Cette négation de soi est un appel de l'âme pour une acceptation de son humanité, pour le développement et la spontanéité de son individualité, pour la transformation de son âme qui l'aidera à s'accepter comme un être imparfait, certes, mais perfectible.
C'est pourquoi il est essentiel, dans les maladies auto-immunes comme dans toutes les autres maladies, de faire un retour sur soi, de réfléchir aux causes, aux conditions, aux pensées qui ont pu privilégier l'entrée et le développement d'éléments perturbateurs dans notre corps. Parallèlement, il nous appartient d'adopter une vie saine, équilibrée, où l'en s'en tiendra au respect des besoins du corps qui nous a été confié, sans privations ni abus, afin que notre énergie défensive renforcée soit capable de lutter, par elle-même, contre les attaques externes qu'elles soient d'ordre climatique, bactériologique, fluidique ou autres. De plus, nous nous devons d'être aussi à l'écoute du corps qui, et c'est tout le fondement de la médecine traditionnelle chinoise, nous envoie des messages d'alarme, d'abord discrets, puis de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'ils soient pris en compte.
Dans le spiritisme, nous savons qu'une maladie ou infirmité de naissance est le fruit de nos vies passées et a pour but une expiation ou un perfectionnement ce qui implique bien que nous soyons les premiers et seuls responsables de notre santé.

Croire à l’efficacité de notre action sur les deux mondes de la matière et de l'Esprit, c'est croire, qu'avec l'accord du Tout Puissant et l'aide de nos frères spirituels, nous pouvons agir pour obtenir un mieux être, dans le respect des desseins de Dieu.
La miséricorde de Dieu s'étend à toutes Ses créatures et à toute Sa création. Il a donc le pouvoir de guérir ce qui paraît être définitivement endommagé, de ranimer un organe visiblement endormi, de nourrir la partie jusqu'alors asséchée. Combien de croyants pourtant doutent de l'action de Dieu sur nos âmes et sur nos corps ? Combien ont suffisamment la foi pour demander à être relevés et croire que tout est possible ? C'est une chose de savoir que nos frères de l'invisible s'activent à nous procurer les fluides nécessaires à une guérison, s'en est une autre de croire en l'efficacité réelle, pleine et entière de leur action. Beaucoup de personnes qui nous demandent des fluides, en direct ou à distance, se disent en fait : «de toute façon, ma maladie est trop grave pour guérir» et préfèrent penser fatalité que responsabilité en limitant leurs espoirs à un mieux-être passager plutôt qu'en une guérison réelle.
On se remet dans les mains d'un médecin en demandant à Dieu de l'aider à trouver le bon remède, la bonne molécule chimique, qui nous rétablira. Pourquoi ne pas demander directement à Dieu qu'Il permette que nous soyons éclairés pour comprendre l'origine, les causes et conséquences de la maladie et, qu'ainsi informés, on en comprenne le processus pour pouvoir le défaire par des actes et pensées contraires ? Nombreux sont ceux qui se disent avoir la foi, rares sont ceux qui l'ont au point de la faire véritablement passer au dessus de ce que la science, la matière, les hommes ont décrété. Notre propos ici n'est pas de dénigrer la science qui réalise de grandes prouesses, au contraire, le malade se doit de suivre les prescriptions et soins nécessaires à son état, mais il ne doit pas, pour autant, négliger de traiter aussi toute la partie spirituelle de son être s'il veut garder une part active et efficace dans sa guérison.
Que la maladie soit due à nos imprévoyances ou nos excès, à l'expiation ou au perfectionnement, elle représente toujours un chemin initiateur et rédempteur. Mais qui peut dire quand sera achevée l'initiation ? Ne serait-ce forcément qu'à la mort du corps ? Ou plus tard encore ? Faute d'avoir su se tourner vers Dieu quand la maladie les y contraignait pourtant, de nombreuses personnes sont décédées malades alors qu'elles auraient pu être sauvées. Elles n'auront d'autre choix que de revenir et de parcourir le même chemin, celui de l'épreuve qu'est la maladie, pour, peut-être un jour, en ayant perdu l'espoir en la science, se tourner vers Jésus Christ, père de la médecine spirituelle, exemple illustre de ce que Dieu a le pouvoir de nous faire faire, mais qui, malheureusement à ce jour, n'a su éveiller suffisamment les consciences pour les exhorter à s'illuminer de la clarté divine. Et si, pour certains, la leçon à tirer de la maladie était justement dans la foi, dans la confiance ?

Vouloir le bien en dirigeant nos pensées vers ce qui est beau et grand, en conformant nos actions aux lois éternelles du travail, de la justice et de l'amour, c'est agir dans le sens d'une guérison car, après avoir compris que nous sommes responsables de notre santé, on ne peut rester passif en attendant des soins libérateurs extérieurs.
L'action est d'abord mentale, car souvent, pour guérir, il est nécessaire de changer d'état d'esprit, de ne plus se vivre en «victime innocente», ce qui entretiendrait la passivité, mais en «acteur volontaire» qui prend (en marchant) le chemin de la guérison.
Léon Denis, dans Le Problème de l'être et de la destinée, écrivait «Il ne suffit pas de croire et de savoir. Il faut vivre sa croyance, c'est à dire faire pénétrer dans la pratique quotidienne de la vie les principes supérieurs que nous avons adoptés.» Dans la règle journalière, le premier de ses principes supérieurs n'est-il pas la tempérance ? La recherche de la tempérance, dans tous les domaines de la vie (alimentation, travail, loisirs, sexe, émotions,...), est le meilleur garant de notre santé, le meilleur atout pour une vie calme et équilibrée, dans cette vie, comme dans celles à venir.
D'après le docteur Moreira, la thérapeutique médico-spirite passe par la thérapie de l’Évangile, par le renouveau des valeurs et des concepts de la pensée et de l'action, par le traitement magnétique qui aide à contrôler les phénomènes physiques, par l'opportunité du travail pour le bien, par l'instruction sur la vie spirituelle et enfin par la promotion de l'amour de soi (comme nous l'avons vu dans les maladies auto-immunes).
Divaldo, dans son livre Sauvée de la folie, nous le dit en d'autres termes : «Chaque maladie trouve son origine dans les dettes que l'Esprit contracte en désobéissant aux lois divines et le spiritisme peut offrir une contribution importante à leur traitement. (...) La dette dure tant qu'elle n'est pas remboursée. Lorsque le débiteur, consciemment, se consacre à sa rédemption, élargissant sa vision par des lectures constructives, des prières et de la méditation, qu'il se met au service des autres, des arrangements peuvent être faits avec les Esprits supérieurs responsables de sa réincarnation et des retouches significatives apportées à son karma. Il en résulte un changement bénéfique de ses difficultés physiques individuelles, inhérentes à son besoin d'expérience. Comme vous pouvez le voir, un homme est ce qu'il désire être ou ce qu'il cherche. Par conséquent, l’Évangile est la thérapie la plus avancée à recommander à ceux qui désirent vivre selon ses principes.»

Finalement, c'est certainement dans l'épreuve de la maladie que le fameux adage «Aide-toi, le ciel t'aidera», trouve son meilleur sens. Le travail que nous réalisons dans les centres spirites peut aider à mettre une personne sur les «bons rails» et même à lui donner le premier coup de pouce pour qu'elle y fasse ses premiers pas, mais le travail ne sera efficace que si cette personne s'en saisit et désire avancer dans la voie du bien qui lui a été indiquée...

Mon Dieu, je vois

Le réconfort de notre prochain, sans condition sociale, raciale, religieuse ou financière est, à la fois, une grande motivation et la meilleure des récompenses car on se rend bien compte qu'il n'est nul besoin d'attendre une autre vie pour en sentir le bénéfice immédiat.

Au mois de janvier de cette année, un jeune homme nous sollicite, par le biais d’internet, une aide pour son amie atteinte d’une maladie de la vue nommé DMLA : «Ma petite amie est atteinte depuis environ 3 ans. Cette maladie l’entrainera lentement mais sûrement vers une cécité totale. La médecine moderne ne peut rien contre. Pour parler simplement, son oeil n'est techniquement pas endommagé. Le problème se situerait au niveau de la perception de l'influx nerveux de l'oeil par le cerveau… Le second point important est le moment où cette maladie s'est déclarée. Elle est apparue peu de temps après un séjour dans une bâtisse corse qui appartenait à une personne décédée deux ou trois ans auparavant, personne qui fût apparemment atteinte d'une DMLA. D'après mon amie, il s'était produit diverses manifestations physiques sur les lieux durant le séjour comme des portes qui claquent, des perturbations électriques, des objets qui tombaient sur le sol inopinément, des bruits de pas... Autre point digne d'intérêt, mon amie ressent souvent une présence et voit régulièrement l'espace de quelques secondes une forme "fantomatique"… Face à ces différents points, je pense qu'il est logique d'étudier une éventuelle et possible subjugation produite par un Esprit obsesseur. »
Comme ils habitent assez loin de la région lyonnaise et qu’ils ne peuvent se déplacer pour l’instant, nous leur proposons de faire une fiche à distance afin d’avoir un avis éclairé lors de notre prochaine séance d'aide spirituelle du mercredi à 18h. Afin que, selon ce que les médiums psychophones nous apprendront ce jour-là, nous verrons ce qu'il convient de faire pour aider son amie. Nous lui rappelons que pour que l’aide soit efficace il faudra qu'elle accepte de la recevoir et qu’elle soit au courant de la démarche. Le jeune homme nous remercie et souhaite que nous parvenions à éclairer la situation. Son amie, très complexée et angoissée est heureuse de la démarche.
Voici donc la réponse que nous leur avons envoyée suite à la séance : «Comme convenu, nous avons interrogé les frères spirituels. Il y avait, auprès de votre amie, une vieille femme qui marmonne et qui a très peur. Elle a les jambes brûlées et est très agitée. Elle s'est présentée comme une vieille connaissance mais nous ne savons pas si elle parlait de cette vie ou d'une vie antérieure. En effet, cette vieille femme était vraiment trop agitée pour être interrogée plus longuement et a besoin d'être aidée pour s'apaiser et pouvoir se détacher. Nous vous proposons donc de poursuivre ce travail par trois séances d'envoi de fluides à un Esprit. Si vous êtes d'accord, les séances auront lieu les mercredis 26 janvier puis le 2 et le 9 février. Nous vous demandons simplement d'essayer d'unir vos prières aux nôtres à partir de 18h ces jours-là. Nous apprécierions aussi d'avoir des nouvelles de votre amie régulièrement pendant cette période afin de voir si elle ressent le bénéfice de l'aide qui sera apporté.»
Au bout de quelques jours, le jeune homme nous répond et nous donne les informations suivantes : «J'ai fait part de votre réponse à ma petite amie qui l'a lu avec un grand intérêt. Après avoir réfléchi à qui pourrait être cette femme (si toutefois elle l'a connu dans cette vie), le profil lui rappellerait éventuellement son arrière grand-mère. Apparemment, elle n'est pas décédée sereine et avait un certain ressentiment pour sa famille. De plus, elle avait les jambes couvertes de varices ce qui engendre une sensation de "brûlure". Cela peut-être une piste éventuelle. Soyez sûrs que nous sommes tous deux grandement motivés à faire avancer les choses et à aider cet Esprit à trouver son propre chemin. Nous prierons ensemble et unirons nos pensées aux vôtres du mieux que nous pourrons.»
Comme leurs motivations étaient encourageantes, nous avons donc prié avec l’aide de nos guides durant trois séances consécutives en se tenant mutuellement informés de l’évolution de la situation.
A la première séance, la vieille femme pleurait beaucoup et se sentait perdue. A la séance suivante, elle a répété trois fois de suite : "Quel jour ? Quelle date ?" Cela signifiait qu'elle se posait des questions, ce qui est bon signe.
Du côté du jeune couple, voici ce qui se passait : «Les informations que vous nous apportez sur l'avancement de cet Esprit, semblent aller de pair avec l'état actuel de mon amie. Elle oscille entre un état psychologique normal et un état très déprimé depuis une quinzaine de jours. Elle fond en larmes sans réellement comprendre pourquoi. Elle me dit se sentir par moment totalement désespérée sans réelle raison. Elle est également très angoissée et très stressée. Je fais tout mon possible pour la soutenir et elle garde sa complète motivation vis à vis de notre travail commun. Elle place beaucoup d'espoir en vous. D'un autre côté, elle m'a dit avoir pu sortir samedi matin en ville sans mettre ses lunettes de protection et sans en souffrir alors que d'habitude elle est totalement éblouie. Je ne sais pas si c'est lié.»
A la dernière séance, l’Esprit, la vieille dame, cherchait encore quelque chose. Cela l'angoissait et elle courait partout. Cet état d'angoisse était bien le signe qu'on l'invitait à partir mais elle n'était donc pas encore suffisamment apaisée pour le faire cependant un travail avait été mis en place.
Ayant fait les trois séances d’aide, nous interrompons les prières pour un temps et nous conseillons à la jeune femme de poursuivre de son côté, avec tout son amour, afin d'aider la vieille femme à s'apaiser et à s'élever. Nous leur proposions de poursuivre en envoyant des fluides à distance à la jeune femme afin de traiter cette fois, de façon plus directe, sa maladie sur trois séances, comme nous avons l’habitude de le faire, en précisant : «Si vous êtes d'accord, la première séance d'envoi de fluides se fera le mercredi 16 février à partir de 18h. Cette fois, il est beaucoup plus important d'arrêter vos occupations à ce moment-là et de consacrer un temps pour prier, en communion avec nous, afin de vous mettre en état de recevoir les fluides qui vous seront envoyés. Il y a, sur le site de notre centre, des explications sur l'envoi de fluides à distance qui pourront vous préciser pourquoi et comment cela se produit. Comme d'habitude, nous nous tiendrons mutuellement informés de l'évolution de la situation. Gardez courage, espoir et foi, c'est là la meilleure thérapie.»
Le jeune homme nous confirma que son amie était que jamais motivée pour continuer à avancer. Depuis quelques jours, elle semblait aller mieux moralement, elle reprenait confiance en elle. Elle s'ouvrait aux autres, s'amusait et faisait des projets.
A la première séance d’envoi de fluides, un médium a reçu une image : «La jeune femme écarquillait et clignait des yeux à tour de rôle avec un large sourire. On aurait dit qu'elle se redécouvrait une nouvelle vue. Son grand sourire montrait la joie qu'elle en éprouvait.»
Du côté du jeune couple, la réponse ne se fit pas attendre. La vision de la jeune femme s’améliorait par pics dans les jours qui suivirent l’envoi des fluides. Par deux fois, elle a retrouvé momentanément une vision normale. La première fois durant la soirée de mercredi et puis également en fin de semaine ce qui l'a empli de joie. Elle parvenait même à lire sans aucun effort des caractères de taille classique, ce qui lui est quasi impossible normalement.

A la deuxième séance, la jeune femme avait décidé de faire le voyage jusqu’au centre afin de nous connaître et aussi d’être magnétisée directement. Elle avait beaucoup d'appréhensions à partir seule et aussi celle de ne pas arriver à se repérer. En réussissant à venir, elle a fait preuve de détermination ainsi que d’une forte volonté de guérison. Après cette séance de magnétisation en direct, elle se sentait déjà mieux psychologiquement. Elle était très motivée et a repris espoir. Un Esprit familier bienveillant a été vu par un médium du centre. Voici ce qu’elle en a ressenti : «La séance de magnétisation en direct était réellement impressionnante ! Je ne m'attendais pas à ressentir une telle chaleur, de telles palpitations, et de tels tremblements dans mes yeux, mes oreilles, mon visage... On aurait dit que tout mon corps était incontrôlable ! Quant aux résultats, ils n'ont pas tardé à se faire sentir : je lis des textes en caractères très petits, je reconnais les gens qui sont "loin" (de l'autre côté de la rue par exemple), j'ai beaucoup moins de douleurs dans les yeux.... Bref les effets positifs sont immenses et vous ne pouvez savoir quelle joie m'emplit actuellement.»

A la troisième et dernière séance d'envoi de fluides à distance, un médium a entendu "La route s'éclaire" puis il a vu des frères spirituels magnétiser la jeune femme. Ils étaient plusieurs, gardaient les mains ouvertes à une dizaine de centimètres des yeux pour un magnétisme direct sur la partie malade. Ils avaient tous un très grand sourire. On les sentait heureux d'apporter leur assistance. Cela laisse supposer de nouvelles améliorations graduellement mais sûrement.
La jeune femme nous écrit et confirme effectivement ce travail qui s’installe : «Je sens que je redeviens moi-même ces temps-ci et je me découvre une joie de vivre dont je n'avais pas conscience... Vous ne pouvez imaginer combien cela chamboule ma vie et combien j'ai envie de faire de choses et d'évoluer depuis que je reçois votre aide. Lors de la séance de mercredi dernier, je me concentrais donc afin de recevoir les fluides et soudainement, j'ai ressenti une forte chaleur accompagnée d'une plénitude, d'une sérénité que je n'avais jamais ressentie auparavant, ce fut très étrange mais très positif ! Samedi dernier je reçus une grande surprise dont je suis encore toute chamboulée. Nous étions au cinéma, samedi soir, lorsque d'un coup je me rendis compte que je voyais presque normalement et que la "tâche" qui obstrue le centre de ma vision était toute petite ! J'en pleurais de joie, et ceci dura cinq bonnes minutes. Même si cela peut paraitre court, pour moi c'est une preuve que tout va rentrer dans l'ordre, une preuve que notre Foi et votre Aide vont bientôt me guérir ! Je prie souvent, notamment pour l'Esprit protecteur qui est près de moi... Merci à vous d'être avec moi car cela me donne beaucoup de courage et beaucoup de joie, votre soutien représente énormément à mes yeux.»
Au bout de ses six séances, notre travail se termine. Peut-être que cette vieille dame a enfin décidé de quitter pour de bon cette jeune femme et qu’elle a retrouvé de la famille qui l’aide à poursuivre sa route dans l’au-delà. Nous le souhaitons !

Foi et Espérance

Je lis et relis souvent l’Evangile selon le spiritisme. Le plus souvent le soir, j’ouvre ce livre au hasard en demandant à avoir une lecture qui me permette de comprendre mes erreurs et qui puisse m’aiguiller toujours un peu plus loin dans la voie du bien. Ces lectures quotidiennes sont aussi un soutien énorme, une source de courage qui m’est inspirée par les Esprits qui me guident lors de l’ouverture du livre et du choix du passage que je vais avoir à lire et à comprendre. Chemin vers la foi

Il en est un qui revient très souvent et que je souhaiterai partager avec tous nos lecteurs : il s’agit du chapitre 19 du livre L’Evangile selon le spiritisme, La foi transporte les montagnes. Il me semble que nous devrions régulièrement nous y replonger car pour moi il s’agit d’une des forces que nous offre l’enseignement spirite pour mener à bien notre parcours sur Terre.
En voici quelques extraits :
«La foi robuste donne la persévérance, l’énergie et les ressources qui font vaincre les obstacles, dans les petites choses comme dans les grandes ; celle qui est chancelante donne l’incertitude, l’hésitation dont profitent ceux que l’on veut combattre ; elle ne cherche pas les moyens de vaincre, parce qu’elle ne croit pas pouvoir vaincre.

Dans une autre acception, la foi se dit de la confiance que l’on a dans l’accomplissement d’une chose […] elle donne une sorte de lucidité qui fait voir, dans la pensée, le terme vers lequel on tend et les moyens d’y arriver, de sorte que celui qui la possède marche pour ainsi dire à coup sûr.
La foi sincère et vraie est toujours calme ; elle donne la patience qui sait attendre, parce qu’ayant son point d’appui sur l’intelligence et la compréhension des choses, elle est certaine d’arriver […] Le calme dans la lutte est toujours un signe de force et de confiance ; la violence, au contraire, est une preuve de faiblesse et de doute de soi-même.
La vraie foi s’allie à l’humilité ; celui qui la possède met sa confiance en Dieu plus qu’en lui-même, parce qu’il sait que, simple instrument de Dieu, il ne peut rien sans lui ; c’est pourquoi les bons Esprits lui viennent en aide.»
Incarnés sur Terre, nous connaissons tous à un moment ou à un autre des moments difficiles, qui nous semblent parfois insurmontables. C’est dans ces moments là, plus que dans tout autre qu’il nous faut savoir nous appuyer sur notre foi, en un mot sur l’amour et le soutien que Dieu nous porte par l’intermédiaire des Esprits qui veillent sur nous et sur la confiance que nous avons en lui.
C’est dans ce sens qu’il faut toujours s’efforcer de trouver le positif dans une situation que ce soit des plus petits tracas aux inquiétudes les plus importantes, quelle qu’en soit la cause.

Voici quelques exemples, peut-être un peu caricaturaux, mais qui ont pour but d’étayer un peu ma pensée sur le sujet :
Vous avez raté votre train qui devait vous emmener à un rendez-vous très important qu’il ne vous fallait absolument pas manquer. Le premier réflexe est de vous angoisser ou de vous mettre en colère car vous risquez d’avoir des ennuis à cause de cela. Mais peut-être que si vous y aviez été, cela aurait été pire, peut-être auriez-vous pu avoir un accident ? Peut-être votre rendez-vous aurait été une catastrophe ? etc. etc.
Votre enfant ou un de vos proches se met à dériver, vous ne savez plus comment vous y prendre pour l’aider, vous avez l’impression que ce que vous faite est inutile… L’attention que vous lui portez, vos pensées pour cette personne sont déjà une source de soutien, un accompagnement dont il a besoin sans le savoir pour faire son cheminement et faire face aux épreuves qu’il doit vivre. Ainsi il faut toujours garder confiance et continuer à agir en accord avec vous-même sans vous décourager. Personne ne sait réellement de quoi l’avenir est fait et chaque personne a son libre arbitre. Qui vous dit que les efforts que vous avez fait aujourd’hui ne seront pas le petit coup de pouce qui permettra à cette personne de s’en sortir ? Qui peut être sûr que cela continuera d’aller de mal en pis si jamais la personne décide de faire des efforts et bénéficie de l’aide des Esprits ?
Face à la maladie et à la mort d’un proche, qui n’a jamais eu de prime abord un sentiment d’injustice, car nous avons tous envie de voir les gens que nous aimons aller bien, nous souhaitons tous les garder auprès de nous. Mais si nous prenons un peu de recul, nous comprenons que la mort n’est pas une fin en soi, mais au contraire une délivrance pour la personne qui s’en va, abandonnant les liens qui la relient au monde terrestre. Elle en abandonne également les vicissitudes, pour peu qu’elle soit capable d’élever ses pensées vers Dieu et d’accueillir cette nouvelle vie à l’état d’Esprit qui s’offre à elle. Parfois ce détachement peut prendre du temps, mais, dans tous les cas, un mieux finit par venir et c’est vers une félicité nouvelle que nos proches décédés s’orientent au-delà de la tombe. Bien que le chagrin puisse naître dans notre cœur à cette idée, nous devons au final nous réjouir à cette idée tout en sachant qu’il ne s’agit pas d’une perte, mais plutôt d’un éloignement temporaire et encore, il arrive parfois que certains de nos proches nous rendent visite ou nous soutiennent, ils ne sont alors pas si loin que cela…
Cet enseignement est à mon sens l’un des plus simples à comprendre dans les enseignements spirites, et pourtant, par moment, il semble presque être le plus difficile à appliquer car il exige l’abandon de soi-même dans les mains de Dieu, une confiance aveugle dans ce qu’il a prévu pour nous. Pourtant lorsque l’on y parvient, rien ne peut nous ébranler, pas parce que l’on est sûr de nous, bien au contraire, mais parce quels que soient nos défauts, quelles que soient les difficultés que nous auront à traverser, nous savons que nous ne sommes pas seuls, nous sommes toujours aidés, que ce soit par notre entourage incarné ou par nos Esprits guides et familiers, que les moments difficiles sont temporaires et qu’il y aura toujours de bonnes et belles choses qui seront mises sur notre route et que, si nous sommes là, c’est que l’on nous a jugé apte et capable d’avancer sur ce chemin là. Si Dieu nous fait confiance, qui sommes-nous pour nous permettre de douter ?

Alors avançons ensemble et en confiance. C’est comme ça, qu’avec notre foi, nous pourrons déplacer des montagnes !

A propos de la médiumnité guérissante

La médiumnité guérissante est universelle. Tout individu possède en lui le don de guérir les maladies : chacun de nous peut développer cette faculté précieuse et la rendre effective.

L'agent guérisseur est le fluide magnétique. Or, toute personne a un fluide propre, sans lequel on ne pourrait exister. On voit que si tout être humain a du fluide magnétique, chaque individu, sans exception, possède en lui l'agent principal de la faculté. Mais si tout le monde possède l'agent guérisseur, tout le monde a-t-il la puissance d'action nécessaire pour lui faire produire des résultats ? en d'autres termes, tout le monde possède-t-il une force d'émission fluidique suffisante ? On remarque, en effet, que les fluides sont, chez les individus, à des degrés différents de puissance, et l'expérience nous apprend que des personnes magnétisent et endorment facilement, tandis que d'autres, au contraire, n'ont jamais pu produire d'effets. D'après cela, on serait conduit à croire que si des individus peuvent avoir une action magnétique sur d'autres, il en est aussi qui semblent impropres à obtenir des résultats, soit par suite de la faiblesse de leurs fluides, soit par suite d'un manque de force d'émission fluidique. Tel possède un fluide qui endort, tel autre un fluide qui a la faculté d'éblouir, de développer de bons sentiments, d'attirer la sympathie, etc, ainsi toute personne émet des fluides et a une action fluidique sur les autres.
Dans le magnétisme proprement dit, le magnétiseur émet son fluide propre sous l'influence de sa volonté personnelle. Suivant la nature de son fluide, ses facultés particulières et son degré de puissance, le magnétiseur obtiendra des effets. Ces effets seront absolument en raison de la nature du fluide du magnétiseur, car ce fluide est le seul agent dont il dispose.
Dans la médiumnité guérissante la situation n'est plus la même ; le magnétiseur principal n'est plus l'incarné, c'est l'Esprit qui projette son fluide propre sur le malade, à travers le fluide du médium. Le fluide du médium, loin d'être l'unique agent d'action comme chez le magnétiseur, n'est plus que le véhicule du fluide de l'Esprit guérisseur, véhicule nécessaire pour permettre au fluide spirituel d'obtenir une action physique sur l'incarné. Pour nous servir d'une comparaison, nous pourrions dire que le fluide envoyé par l'Esprit est le médicament ; celui du médium, que le fluide de l'Esprit entraîne dans une proportion variable suivant les cas, est le diluant qui en facilite l'absorption.
De plus, l'Esprit, qui voit le mal, en découvre facilement la cause, il agit plus sûrement que le magnétiseur ; il dirige l'action, sans que le médium ait à s'en préoccuper, sur le point où il faut que le malade la reçoive. L'émission fluidique par le médium fatigue inutilement celui-ci, gêne souvent l'Esprit dans son action et nuit même parfois au malade. Le rôle du médium guérisseur ne doit pas être d'agir, mais de prier.

Nous avons vu que chaque personne possède les éléments de la faculté guérissante, le fluide magnétique et la force d'émission fluidique. Nous venons de voir que ce fluide devient, quelle que soit sa nature, guérissant sous l'action d'un Esprit. Nous savons de plus que chaque individu a près de lui un bon Esprit protecteur ; tout ce qui est nécessaire à la médiumnité guérissante se trouve donc réuni en chacun de nous. Qu'un spirite élève son âme à Dieu et désire soulager la souffrance d'une personne, et il peut être sûr que pendant la durée de son désir, il y a derrière lui son bon Esprit (sans compter l'Esprit protecteur du malade) qui émet des fluides propres à provoquer le soulagement ou la guérison.

La faculté guérissante est comme toutes les facultés physiques, morales ou médianimiques, elle se développe par le travail. La persévérance est nécessaire, car elle conduit toujours à des résultats. La puissance de la faculté guérissante est aussi, et surtout, en raison de la perfection morale du médium, il ne dépend donc que de nos efforts de l'acquérir, la perfectionner et de l’offrir en retour...