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Bulletin 62

Bulletin 62 - septembre 2015
Sommaire

Editorial

Une association a besoin de tous les éléments qui la constituent pour avancer et chacun se grandit de la connaissance de l’autre. Notre centre est une école où le savoir est transmis, la lecture recommandée, et l’expérience acquise par la pratique de la prière, de la méditation et de l’aide apportée aux malades.
Au fil des années et de l’enseignement que nous recevons des Esprits instructeurs, l’apprentissage évolue dans un partage plus important et par la mise en valeur de la force d’un groupe uni. L’apprenti médium, même animé des meilleurs sentiments, se doit d’acquérir les fondements de sa formation médiumnique sur plusieurs années pour ne pas se détourner de sa décision initiale et subir l’influence des mondes inférieurs. Le développement de la médiumnité ne doit pas être séparé des leçons transmises par nos frères spirituels, et l’évolution du médium passe par une éducation continue.
Notre groupe, sous l’influence d’Esprits supérieurs, s’attache à cette évolution en fonction des progrès individuels. Pour cela, les cours sont dispensés sur plusieurs années et adaptés en fonction des expériences vécues et des conseils prodigués par nos amis spirituels.
Vous retrouverez dans ce bulletin de septembre les bases de notre enseignement, les conseils mille fois répétés et l’importance de s’imprégner de la doctrine des Esprits pour mener une vie saine et harmonieuse.

Gilles Fernandez

Les cours d’initiation médiumnique au centre

Depuis de nombreuses années, nous proposons à nos adhérents un programme de compréhension de la médiumnité. Fruit de nos diverses expériences, cette initiation se fait maintenant sur quatre années bien distinctes dont nous allons vous rappeler le contenu et le fonctionnement.

La première année se déroule un lundi par mois à partir de 18 heures suivant un calendrier préétabli. Elle suit le rythme scolaire et commence en septembre. En général, une quinzaine de personnes se présente à ce cours. Elles s’inscrivent en s’engageant à suivre l’enseignement durant les dix cours de l’année. C’est autour de thèmes comme l’histoire du spiritisme que l’on débute afin de comprendre comment s’est organisé doucement l’éveil des consciences jusqu’à sa codification par Hippolyte Léon Denizard Rivail, plus connu sous le nom d’Allan Kardec, dans les années 1850. L’initiation se poursuit ensuite par l’étude du caractère de la doctrine spirite qui est à la fois scientifique, mais aussi philosophique et religieux.
On continue l’apprentissage avec le troisième cours en définissant les mots périsprit, fluides, puis on aborde, durant le cours 4, les guides, les Esprits familiers et la prière. Pour les nouveaux élèves, c’est souvent une nouvelle définition qui apparaît du spiritisme ou une meilleure compréhension de l’enseignement de Kardec pour ceux qui ont lu le Livre des Esprits. Les questions fusent et sur un plan spirituel, les premiers accords se mettent en place. Car hors de notre monde matériel, durant ces cours, il y a des désincarnés qui sont présents et qui cherchent à s’initier. Il y a parfois des parents désincarnés qui cherchent à comprendre mais aussi des Esprits familiers qui s’inquiètent de ce choix. Tout ce monde participe et écoute patiemment.

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Quatre cours qui se sont déroulés et l’on poursuit avec l’étude du mécanisme du rêve et du sommeil afin d’aborder aux cours 6 et 7 le monde de l’au-delà, les Esprits et leurs impacts sur notre monde terrestre. En général, à ce moment de l’année, sur les quinze élèves inscrits, certains commencent à manquer pour des raisons personnelles à moins que, sur un plan spirituel, leurs Esprits familiers soient en complet désaccord avec l’enseignement… Ce sont les premières désertions, on peut dire.
Mais l’initiation se poursuit avec les cours 8, 9, 10 où l’on aborde des thèmes graves comme l’incarnation, la désincarnation ou le suicide. En complément à ces cours, on encourage la lecture. Des titres d’ouvrages sont conseillés en rapport avec l’enseignement et chacun peut les trouver dans la bibliothèque du centre ou se constituer sa propre bibliothèque en les achetant.
Cette première année apporte des informations claires et cherche à effacer les idées reçues sur bien des sujets comme la malédiction ou la magie noire. En dehors des cours, certains élèves participent aux séances d’aide spirituelle du mercredi en venant prier avec nous. Cela leur permet de rencontrer l’ensemble des adhérents. D’autres préfèrent attendre la deuxième année.
Voici pour conclure cette première année, le témoignage d’une élève : «Ma première année d’initiation médiumnique vient de s’achever. Quel en est le bilan ? Suis-je sur la bonne voie ? Ai-je fait des progrès ? Voici quelques questions parmi tant d’autres que je me posais et j’ai eu le courage de les poser. Evidemment, je ne posais pas les bonnes questions car dans un message délivré au centre, il m’a été dit :
- Comment se fait-il que tu poses cette question ? Ne sens-tu pas déjà au fond de toi la réponse ? Ne constates-tu pas chaque jour les bienfaits accordés, les progrès accomplis et le bien-être qui en découle ? Mesure et tu comprendras.
Je remercie les guides du centre ainsi que tous les médiums pour leur gentillesse et leurs encouragements. Avec du recul, je me revois en effet en début d’année : timide, osant à peine parler, le visage fermé, remplie de doutes, ayant peur du regard de l’autre, mal dans ma peau, dépressive, angoissée. C’était une remise en question perpétuelle jusqu’à en être même torturée. Je redoublais alors mes prières et mon recueillement et on m’a aidé à renforcer ma foi en Dieu. Et puis, en me rendant régulièrement au centre, en étant attentive aux conseils des guides et en les appliquant quotidiennement, les effets commençaient à se faire sentir. C’est avec un cœur joyeux que je m’y rendais. Il faut dire que les lectures spirites m’ont également beaucoup aidé à comprendre, surtout L’Evangile selon le Spiritisme, mon livre de chevet. Les pièces de mon puzzle enfin commençaient à prendre forme, tranquillement. Doucement, je reprenais confiance.

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Aujourd’hui, je me dis que j’ai parcouru un petit bout de chemin dans ma recherche spirituelle mais qu’il ne faut surtout pas m’arrêter là. Il faut continuer à apprendre, à persévérer, à développer des qualités existantes et surtout combattre les défauts, les excès pour grandir et fortifier mon âme ; voilà mon objectif. Rien ne pourra m’arrêter dans ma recherche du bien. Ce fut une belle année, trop courte à mon goût. Je suis pleine de bonne volonté et j’attends avec patience la nouvelle année afin de poursuivre mes efforts dans mon apprentissage.»
Lorsque se termine la première année et que l’élève est assidu, on lui propose de poursuivre l’enseignement par une deuxième année où l’on explore la théorie des différentes phases du développement de la médiumnité. En général, tout le monde poursuit mais il arrive que certains manquent à l’appel ayant trouvé, durant la première année, les réponses aux questions qu’ils se posaient. Ils ne désirent pas pousser plus loin le travail.
Le déroulement de ces cours se passe de la même manière que la première année, en suivant le rythme scolaire et un lundi par mois à 18 heures. Ils commencent sur le thème de la pensée afin d’en comprendre son importance et son action. Nous sommes Esprits et incarnés sur Terre avec le devoir d’apprendre à maîtriser notre pensée. C’est une étape importante dans ce travail médiumnique qui va s’élaborer tout au long de l’année avec des entités instructrices qui nous supervisent.
Les élèves apprendront ensuite à différencier les différents types de phénomènes, ceux que produisent les Esprits qu’on appelle médiumniques et ceux que peuvent produire un médium et qu’on appelle animiques. Chez chacun, les informations concernant le travail médiumnique deviennent plus claires et nous pouvons aborder les différentes types de médiumnité ainsi que les règles que l’on doit respecter pour orienter une médiumnité dans le respect des lois divines à la rencontre de guides et des frères spirituels bienveillants. A ce stade de l’apprentissage, il reste encore aux élèves à comprendre l’obsession, comment elle se manifeste et quels types d’Esprits la créent. Les ouvrages de Chico Xavier apportent à chaque fois des exemples étonnants qui prouvent que la nature humaine a encore beaucoup de progrès à faire pour gravir le chemin de l’évolution. L’étonnement est souvent au rendez-vous avec les élèves qui n’imaginent pas autant d’Esprits autour d’eux, ni des lois si complexes. L’évolution est lente et les efforts pour aller vers ce progrès doivent être incessants. Ensuite, nous pouvons expliquer des différentes fiches de l’aide spirituelle du mercredi, pour terminer avec quelques explications sur le magnétisme. Nous sommes maintenant à mi-parcours et nous pouvons passer à la pratique.
Sur les conseils du guide du centre, le frère Jean de la Lumière, nous orientons les élèves vers la psychophonie ou la psychographie, les deux types de médiumnité les plus exercées au centre. Pour le premier cours de pratique, les attentes sont souvent grandes et il y a une belle émulation, très favorable pour mettre en place des premières approches fluidiques. Pour tous, nous expliquons comment poser sa pensée et chercher à se laisser porter par les accords qui se sont mis en place au fil des cours par les frères spirituels. Ce sont de subtils liens d’harmonie créés par l’envie d’apprendre et de servir. Les entités, qui travaillent avec nous, apportent suivant la demande de chacun des fluides de protection qui serviront de base pour ce travail qui démarre. Pour ceux dont la médiumnité sera un long apprentissage pour cette vie et d’autres vies, ils mettront plusieurs séances pour poser leurs pensées et pour vibrer dans les fluides en accord avec chacun. Pour d’autres, dont la médiumnité est plus présente et parfois oppressante, une fois la peur disparue, ils vont apprendre à ordonner les fluides de la médiumnité et à être à l’écoute des entités qui s’approchent sous l’ordre d’Esprits instructeurs. Ce travail se poursuit au fil des séances jusqu’à la fin juin. On leur apprend à ressentir l’approche de leur guide et celles d’Esprits familiers. On leur explique aussi les diverses sensations qu’ils peuvent avoir dans les bras, les mains et autour d’eux. Au cours de ces séances, il y a toujours un Esprit instructeur qui les aide dans leur démarche par des conseils judicieux et adaptés. Si leur médiumnité le permet, on poursuit le travail dans le détachement avec l’aide des fluides dits du sommeil pour permettre une meilleure réceptivité des Esprits qui se présentent. Puis, l’année d’apprentissage se termine et chacun médite sur ce qu’il a appris. Certains élèves quittent le groupe, trouvant que la médiumnité est trop longue à mettre en place ou ne veulent plus être l’intermédiaire d’Esprits tourmentés.

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Arrive enfin la troisième année, elle se déroule le mercredi et avec les médiums plus expérimentés. Suivant un calendrier, chaque nouveau peut travailler et s’harmoniser avec le groupe. On y apprend le sens du devoir, de l’engagement et de la responsabilité. C’est surtout dans un premier temps, un travail sur le recueillement qui est demandé. Les élèves s’intègrent au travail avec tous les médiums de notre groupe. Ils doivent chercher à ne pas écouter les bruits du public et à n’être réceptif qu’au travail médiumnique. Pour certains, ce travail se fait plus facilement, pour d’autres, une année entière est nécessaire. Après chaque séance, on fait un rapide débriefing pour les encourager et les aider à avancer. Chacun a des sensations différentes et ce monde de l’au-delà s’il semble compris sur un plan théorique, devient une vraie découverte sur un plan pratique.
Léon Denis le souligne dans son ouvrage Le problème de l’être et de la destinée, au chapitre de la conscience : «Nous avons parlé incidemment de la méthode à suivre pour le développement des sens psychiques. Elle consiste à s'isoler à certaines heures du jour ou de la nuit, à suspendre l'activité des sens extérieurs, à écarter de soi les images et les bruits de la vie du dehors. La chose est possible même dans les conditions sociales les plus humbles, au sein des occupations les plus vulgaires. Il faut, pour ainsi dire, se replier sur soi-même et, dans le calme et le recueillement de la pensée, faire un effort mental pour voir et lire dans le grand livre mystérieux qui est en nous. A ces moments, écartez de votre esprit tout ce qui est passager, terrestre, changeant. Les préoccupations d'ordre matériel créent des courants vibratoires horizontaux qui font obstacle aux radiations éthérées et restreignent nos perceptions. Au contraire, la méditation, la contemplation, l'effort constant vers le bien et le beau forment des courants ascensionnels qui établissent le rapport avec les plans supérieurs et facilitent la pénétration en nous des effluves divins. Par cet exercice répété et prolongé, l'être intérieur se trouve peu à peu illuminé, fécondé, régénéré. Cette œuvre d'entraînement est longue et difficile ; elle nécessite parfois plus d'une existence. Aussi n'est-il jamais trop tôt pour l'entreprendre. Ses bons effets ne tarderont pas à se faire sentir. Tout ce que vous perdrez en sensations d'ordre inférieur, vous le gagnerez en perceptions supra-terrestres, en équilibre mental et moral, en joies de l’Esprit. Votre sens intime acquerra une délicatesse, une acuité extraordinaires ; vous arriverez à communiquer un jour avec les plus hautes sphères spirituelles. Ces pouvoirs, les religions ont cherché à les constituer au moyen de la communion et de la prière. Mais la prière en usage dans les églises, ensemble de formules apprises et répétées mécaniquement, pendant des heures entières, est impuissante à donner à l'âme l'essor nécessaire, à établir le lien fluidique, le fil conducteur par lequel le rapport s'établira. Il faut un appel, un élan plus vigoureux, une concentration, un recueillement plus profonds. C'est pour cela que nous avons toujours préconisé la prière improvisée, le cri de l'âme qui, dans sa foi et son amour, s'élance de toutes les forces accumulées en elle vers l'objet de son désir. Au lieu de convier, au moyen de l'évocation, les Esprits célestes à descendre vers nous, on apprendra ainsi à se dégager soi-même et à monter vers eux.»
Au fil des séances, la confiance entre chacun s’installe et l’on ne cesse de répéter les conseils donnés d’écoute et de vigilance. Peu à peu, au fil des mois, le travail s’installe, pour les plus avancés, médiums psychophones, ils peuvent faire une incorporation avec du public ; pour les médiums psychographes, ils peuvent répondre à des fiches de demandes de nouvelles de proches décédés. Pour d’autres, ils s’aperçoivent qu’il faudra du temps pour mettre en place les fluides et leur place sera sur les chaises du recueillement. Chacun comprend petit à petit l’importance de la place qu’il occupe dans cette grande chaine solidaire où les entités ont besoin de chacun pour mettre en place la communication avec leur monde. Personne n’est indispensable mais tous ont une place dans ce lieu spirite où Dieu compte sur chacun de ses enfants.
La troisième année se termine et laisse la place à la quatrième année, comme les idées sont plus claires sur la doctrine, on passe à l’étude et au dialogue avec la lecture de l’ouvrage Nosso lar, découpée en chapitres. Cela se déroule le vendredi à 18h00 une fois par mois. On travaille de façon traditionnelle en relevant et discutant des passages les plus intéressants. Des discussions s’engagent sur des sujets variés toujours inspirés par les frères spirituels pour aider à comprendre ce monde invisible ou à résoudre certains problèmes de la vie terrestre. L’échange est intéressant et si parfois certains élèves manquent à l’appel, il y a toujours autant de désincarnés présents, qui écoutent.
Ce travail se termine par le visionnage toujours aussi émouvant du film Nosso lar. Durant cette année, les élèves sont invités à poursuivre le travail du mercredi en accordant les fluides sur les chaises du recueillement ou, pour certains, de venir travailler avec les médiums du groupe.
Nous constatons que, de la première année où beaucoup désirent tout découvrir rapidement à cette quatrième année d’étude, beaucoup d’élèves sont partis, faute de patience.
Pour ceux qui sont restés à travailler avec notre groupe, ils ont appris à être disponible pour ce travail. Ils ont acquis la discipline nécessaire pour suivre les instructions données par les frères spirituels et le président de séance. Ils ont compris cette harmonie indispensable qui remplit chacun. Les élèves ont trouvé leur place dans le groupe, celle que leur réservent les guides de notre centre.
C’est le début d’un grand parcours qui ouvre les portes à ce monde inconnu qu’est celui des Esprits.

La petite robe bleue, extrait d'une conférence de Divaldo Franco

Divaldo Franco, médium brésilien bien connu des spirites, est un infatigable voyageur. Il parcourt le monde et donne des conférences aussi bien en Europe qu’en Amérique et sur des thèmes très variés. On peut trouver sur internet ses conférences. Dans un de ses récits, il nous parle des bienfaits d'une bonne action. Je vous retranscris son récit dans les quelques lignes suivantes.

«Je connais une histoire qui peut démontrer les bienfaits d'une bonne action. C'est une histoire vraie. Un professeur américain enseignait dans une école rurale. À proximité, il y avait un village. Son école était pratiquement dans la campagne. Il y avait une fillette blonde aux yeux bleus, sale et négligée, les cheveux tressés, rarement coiffés. Elle allait à l'école avec des chaussures abîmées et des vêtements déchirés. La maîtresse avait pour elle une tendresse particulière, principalement parce qu'elle était si sale. Un jour, au village, cette dernière vit dans une vitrine, une robe bleue en tulle avec des paillettes. Quand elle vit la robe, elle imagina la petite fillette blonde vêtue avec. Bien qu'elle gagnait peu - aux États Unis aussi, les professeurs ont un salaire modeste, c'est le karma des professeurs - elle acheta la robe. Lorsqu'elle arriva en cours le jour suivant, elle appela la fillette et lui dit :
- Bien, j'ai acheté cette robe pour que tu la mettes, mais dis à ta maman de te donner un bain pour que la robe soit belle sur toi.
La fillette était heureuse. Arrivée à la maison, elle la remit à sa mère. Sa mère regarda la robe et dit :
- Ah non, je ne vais pas te donner seulement un bain, je vais te faire une beauté.
Elle prit un gant de crin parce qu'elle n'avait pas d'éponge, et lui frotta les pieds et les mains. La fillette brillait ! Elle lui lava les cheveux avec du shampoing, ensuite elle les lui brossa et lui fit deux tresses. Elle se procura un ruban bleu et lui mit deux nœuds, puis elle habilla la petite avec la robe bleue en tulle. On aurait dit une poupée. Quand la mère la vit habillée, elle fut éblouie. La fillette sortit chaussée de ses claquettes. Son père lui dit alors :
- Non, pas ces claquettes ! Je vais à la boutique.
Et il lui acheta des chaussures fermées bleues... Quand la fille arriva à l'école, elle provoqua la stupéfaction. C'était une déesse, un ange. Tous étaient contents, le jour suivant, quand elle remit cette même robe pour aller à l'école son père était fier. Il l'emmena jusqu'à la porte de leur misérable demeure, pour que tout le monde sache que c'était sa fille. La fillette sortie, il entra dans sa chambre et il dit :
- Voyons je vais faire un petit lit pour ma fille, car finalement elle dort à même le sol !
Il lui fit un lit. Il était tellement joli que lorsque la petite s'allongea sur le matelas en crin et paille, le père fut très content et dit :
- Ah, mais elle est tellement vétuste ta petite chambre, je vais la rafraîchir.
Alors il colmata, nettoya le sol, reboucha avec quelques cailloux. Ce devint une chambre de poupée pour la fillette avec la robe bleue ! Alors, tout devint clair, le samedi, la mère lava la robe et le lundi, la fillette alla à l'école en robe bleue. Le père dit :
- Notre fille est tellement fantastique que je vais faire quelque chose dans la salle à manger, elle est tellement délabrée.
Après ce fut dans la cuisine puis dans la salle de bains (c'était un seau avec un trou, ce n'était pas à proprement parler une salle de bains). Il rénova la maison, le salon et même l'entrée. Il construisit un perron à l'entrée qui la mit en évidence dans le village misérable. Il était tellement fier, sa femme et la petite avec, qu'il se dit :
- Je vais faire un jardin.
Alors il planta des fleurs, des dahlias, des roses. Il se dit :
- Je vais faire un verger dans le jardin et planter un arbre pour l'ombre.
Le voisin vit ceci et il se dit :
- Pour qui se prend-il, il pense qu'il a gagné au loto. Je vais améliorer aussi ma maison.
Et il le fit. Le voisin d'en face regarda et dit :
- Quoi ? Hé ! Je ne vais pas rester en reste !
Et il fit la même chose dans sa maison et l'autre voisin aussi. La rue devint un chef-d'œuvre. Un jour, le secrétaire de l'urbanisme des œuvres publiques passa par là, par hasard. Quand il vit tout ceci, il courut voir le maire et dit :
- Monsieur le maire ! Dans telle rue, les égouts sont à ciel ouvert, mais tu dois venir voir les maisons : les unes ravalées, les autres peintes en jaune, d'autres en rouge, trop mignon ! As-tu déjà imaginé combien de votes tu pourrais obtenir là-bas ? Demande à cacher les égouts.
Le maire demanda immédiatement combien de personnes y habitaient et il fit cacher les égouts. Il fit même construire des trottoirs. Dans un autre quartier, lorsque les habitants apprirent ceci, ils dirent :
- Mais qu'est-ce qu'ils croient ? Que nous sommes oubliés de Dieu ?
Alors ils améliorèrent leur environnement et la ville fut améliorée. Le village fut promu avec un nouveau cycle pour la collectivité. Tout ceci grâce à la robe de la fillette.
Alors nous devons commencer. Une personne commence et attire l'attention, une autre l'imite. C'est une phrase de Gandhi : "Si un seul homme atteignait la qualité la plus élevée de l'amour, cela serait suffisant pour neutraliser la haine de millions d'autres".
Jésus a atteint l'excellente qualité d'amour et a libéré l'humanité de l'ignorance. Gandhi a atteint la qualité la plus excellente de l'amour et a libéré 800 millions d'indiens et de pakistanais du joug de l'empire britannique. Alors si nous atteignons une certaine qualité d'amour, il est clair que nous allons changer le monde parce que nous changerons à l'intérieur de nous...

Une leçon de vie

Les cours que nous dispensons au centre sont disponibles sur notre site car nous avons à cœur de partager avec le plus grand nombre la doctrine consolatrice qu'est le spiritisme. Pourtant, ce que nous ne pouvons partager avec ceux qui suivent les cours par internet, c'est le passionnant jeu des questions/réponses entre élèves et professeurs et les multiples anecdotes apportées par les uns et les autres.
C'est ainsi que lors du cours sur l'incarnation, une élève de 1ère année, Renata, nous a fait part de l'émouvante histoire arrivée à sa belle-mère, une spirite brésilienne qui avait perdu son bébé. Comme il nous a paru dommage de limiter ce témoignage aux seuls élèves présents, nous avons demandé à Renata s'il lui serait possible de nous le retranscrire par écrit. Sa belle-mère a été heureuse d'apprendre notre demande et s'est empressée d'écrire ce témoignage car elle a vu l'espoir et la consolation qu'elle pouvait apporter. Nous la remercions chaleureusement pour avoir accepté de le partager avec nous.

«Pour moi, la maternité a toujours été un état de grâce dans une lumière extrême, un moment d’immensité, la réalisation du rêve d’être mère et d'avoir des enfants. À un certain moment de ma vie, quand j'ai pensé qu’il était temps de concrétiser ce rêve, je me suis aperçue que, pour moi, cela ne serait pas facile. J’ai découvert une dysfonction dans mon utérus (rétroversion utérine) et, pour la science de l’époque, cela entrainait des difficultés pour une fécondation, je risquais même de ne jamais pouvoir concevoir. Après cinq ans de traitements médicaux, je reçus la nouvelle la plus belle de ma vie : j’étais enceinte de mon premiers fils, Leonardo ! Et puis, quatre ans après, avec encore plus de joie, j’attendais mon deuxième fils, Bruno.
J’ai essayé de prendre soin de ma progéniture et de profiter de ces cadeaux bénis que Dieu m'avait donnés. A ce moment-là, j’ai arrêté tous les traitements médicaux en rapport avec mon problème utérin car je n'en avais plus besoin. Mais, à ma grande surprise, je suis tombée enceinte encore une fois sans planification, sans traitement, puisque j'avais déjà eu deux enfants ! Je me suis considérée comme privilégiée. Cependant Dieu m’avait réservé quelque chose de spécial : une tâche plus importante allait venir...
J’attendais, donc, mon troisième fils, Eduardo. J’ai travaillé pendant toute ma grossesse mais ça ne m'a pas empêchée de préparer tout ce qu’il fallait pour l’arrivée du bébé c’est-à-dire le trousseau de naissance, le décor de la chambre et les objets faits à la main avec la plus grande attention ! J’aimais donc tous ces moments !
C’était durant l’année 1990 mais tout me semblait diffèrent. Initiée à la croyance de la doctrine depuis 15 ans, j’étais invitée à de nombreuses réunions spirites où je recevais des passes magnétiques et d'aimables paroles d'Esprits qui se présentaient. A chaque fois, c’était comme si je sentais mon cœur se réchauffer, comme si je me préparais pour un grand jour à venir.
Dans les deux derniers mois, je commençais à ressentir une certaine anxiété même si je me suis toujours sentie très heureuse par la naissance d’Eduardo. Je me souviens d’avoir même fait remarquer à quelques amis : «Mon bébé n’est même pas encore arrivé et il me manque déjà énormément...» Je ne comprenais pas.
À ce moment-là, je ne connaissais pas encore le sexe du bébé, j’ai décidé de ne le savoir qu'à la naissance. Les préparatifs étaient nombreux et l’accouchement allait être filmé. C'était le seul de mes trois enfants pour lequel j’avais choisi de garder, par un film, le moment de la naissance.
Eduardo est né le 24 septembre 1990, le jour même de mon anniversaire. Un beau garçon de 4,2 kg. À la naissance, rien d’inhabituel n’a été détecté, mais un peu plus tard, il s'est mis à présenter des signes de maladie coronarienne et le sang a commencé à ne pas s’oxygéner correctement. Il était né avec une cardiopathie congénitale, en d'autres termes, avec une malformation du cœur. Le sang ne pouvait pas se déplacer des artères jusqu’aux veines. Ce furent des heures de grande souffrance, pour lui et pour notre famille. Je ne savais pas qu’il y avait ces problèmes ; je ne l’ai appris qu'après qu'il nous ait quittés. Eduardo a vécu presque 10 heures avant de partir.
La première chose qu'une mère pense en ces heures est :
- Pourquoi ? Qu'est-il arrivé ? Pourquoi cela m'est-il arrivé à moi ?
Il n'est pas facile d’accepter le départ d’un bébé car nous ne sommes jamais prêts. Alors commença une recherche effrénée d’explications médicales, pour voir si j'avais fait quelque chose de mal qui aurait pu causer ce problème au bébé. J'ai consulté plusieurs experts. Les médecins étaient unanimes : rien ne pouvait être fait. Et puis la douleur n'a fait qu'augmenter... La grossesse d'Eduardo était la seule pour laquelle je n'avais pas fait de traitement. Il était venu, je l’ai compris plus tard, pour un très court séjour sur Terre, il lui manquait encore un peu de vie à vivre ici.
Au centre, j’ai reçu de beaux messages psychographiés du plan spirituel avec des détails que moi seule connaissaient. Dans un de ces messages, on a mentionné les prénoms de ces frères Leonardo et Bruno et on nous remerciait beaucoup.
A la naissance, j'ai insisté longtemps auprès du pédiatre de l'hôpital pour qu'il m'amène voir mon bébé. Il avait un cri douloureux mais lorsqu'il était placé à côté de moi, il se taisait doucement.... Il a même fait un geste, il a passé sa main sur mes cheveux....
Dans l'un des merveilleux messages que j’ai reçus, il cite ce moment, me remercie et m’offre une rose en disant :
- Mère, mission accomplie !
J’ai compris alors que tous nous avions une mission d'amour et de don. Je me suis encore plus plongée dans le spiritisme, la doctrine, les messages d’amour et l’aide à son prochain. Cela m’a apporté et m'apporte toujours jusqu’à présent beaucoup de compréhension. Maintenant, je dis tout le temps que j’ai trois enfants : deux sur la Terre et un ange au ciel ! J’avais 30 ans à l'époque, j'étais encore jeune, et même sans l’éviter, je ne suis plus tombée enceinte. J’ai eu les enfants que Dieu m'a donnés et je suis très heureuse pour ça.
Récemment, alors que je travaillais bénévolement dans un centre spirite au Brésil, le leader, qui ne savait absolument rien sur ma vie personnelle, m'a demandé combien d'enfants j’avais. Et je lui ai dit :
- Deux. Et ensuite, j’ai précisé :
– Deux sur la Terre et un au Ciel !
Il a souri et a dit qu'il comprenait maintenant pourquoi il voyait un enfant à côté de moi qui, à ce moment, voulait m’apporter un message. Eduardo me remerciait pour l'avoir aidé à accomplir sa mission. Grâce à cette opportunité, il se trouvait régénéré. Il disait qu’il avait aimé les moments où il était dans mon ventre. Il rajoutait qu’il n'avait besoin que de quelques heures sur Terre mais qu’elles étaient très importantes pour son évolution. Je lui avais ouvert mes bras et mon cœur pour le recevoir, même si ce n'était que pour 10 heures, c’était essentiel pour lui.
Nous ne savons pas ce que Dieu nous réserve mais nous savons qu’une feuille ne tombe pas d'un arbre sans que Dieu ne l'ait permis. Lorsque nous demandons à passer par des épreuves, c’est pour apprendre et surtout pour évoluer. Rien n’est pour rien, le hasard n’existe pas. Ce que nous savons, c’est qu’il existe une intelligence universelle qui régit tout. Alors, j’ai appris que nous ne devons pas demander pourquoi il arrive tel ou tel évènement mais plutôt à comprendre à quoi il sert. Maintenant, je comprends beaucoup de choses que je ne comprenais pas avant. Cela a été une longue marche. Je ne le regrette pas et je ne pleure plus. Je me sens chanceuse d'avoir eu trois enfants. Je les ai reçus avec beaucoup d'amour et je sais que cela va durer et compter pour l'éternité.
Parfois, je sens quelqu'un près de moi et il me passe la main sur mes cheveux alors je dis :
- C’est toi, Eduardo ? Je t'aime beaucoup ! Bonne nuit à toi, mon fils.
Témoignage de Josiane Neri, brésilienne

Qu’est-ce qui influence le phénomène médiumnique ?

Le phénomène médiumnique va dépendre non seulement de l’Esprit communicant et de son intermédiaire, le médium, mais également du milieu dans lequel va se dérouler la manifestation. Les autres médiums présents à la réunion médiumnique ou à la séance d’aide spirituelle ne sont pas sans action, au contraire, ils sont actifs en émettant des pensées, celles-ci attirent des Esprits selon la loi des affinités. Par leur capacité à se concentrer pendant la séance, les médiums irradient des forces qui créent l’harmonie et la sympathie nécessaires à l’équilibre du groupe et offrent ainsi la possibilité aux contacts avec l’au-delà.
Le recueillement est l'acte à travers lequel on ferme les portes du mental à l'extérieur et on oriente son activité intérieurement vers un objectif déterminé. Il est très important dans le travail médiumnique, pour atteindre la communion avec le plan spirituel, individuel ou collectif. Une bonne méditation ne s'improvise pas car elle est le résultat de la pensée et de la volonté bien exercées régulièrement. Pour arriver à un bon niveau, il est recommandé de cultiver constamment de bonnes habitudes comme des lectures et divertissements salutaires. Il faut éviter des lectures, des films ou des programmes de télévision au contenu négatif, futile, immoral et dépressif. Il faut chercher tout ce qui favorise l'élévation du mental et pratiquer l’exercice de bons sentiments.
Depuis le lever, le matin, utilisez la prière et gardez à l’esprit le travail spirituel auquel vous allez participer et l'importance de cet engagement. Il faut éviter les émotions violentes, attristantes, les contrariétés et les discussions qui amènent à l'exaltation. Pour cela, pratiquez la patience et l'humilité, évitez tout ce qui peut amener la tension, cherchez à maintenir l'équilibre physique et spirituel. Veuillez à vous nourrir légèrement pour ne pas surcharger le physique puis évitez de fumer et de consommer des boissons excessivement alcoolisées.
Lorsque vous vous rendez aux réunions, concernant le physique, vous devez vous habiller de façon discrète et sobre, évitez des vêtements et chaussures qui serrent trop et des parfums forts pour ne pas déranger les autres. Lors de la séance, asseyez-vous dans une position commode sans contracter les muscles et respirez calmement. L'objectif est de faciliter le bien-être physique, sans désordre dans l'attitude, ni oubli des bonnes manières. Il faut éviter de trop bouger, de bâiller ou de faire des mouvements et des bruits qui dérangent les autres participants.
Concernant le psychique, oubliez les stimuli extérieurs comme les sons, les lumières ou les mouvements. Favorisez le calme intérieur en oubliant les préoccupations personnelles. Ressentez la fraternité et la solidarité avec les autres, puis concentrez-vous sur les objectifs de la réunion en pensant à l'importance et à la responsabilité de l'échange médiumnique. Il faut se souvenir que l'objectif de la séance est d’apprendre et servir, de secourir les autres et soi-même, dans le respect des lois divines. Vous priez ensuite et vous cherchez la syntonie avec les Esprits supérieurs.
Peu à peu, les inquiétudes et les agitations se calment. Les fluides et les énergies positifs commencent à se libérer. Les incarnés et les désincarnés travaillent alors en union et vont dans un même sens, dans la même direction. Quand la combinaison atteint le niveau requis, la liaison s’établit entre le Ciel et la Terre, dans un sublime flux de forces fluidiques. L'échange médiumnique se fait en s’accordant dans le confort et la clarté, l’éveil et l’harmonie. Ce processus de connexion spirituelle ne dépend pas de formules, de rituels, de vêtements spéciaux ou de lieux déterminés autour d’une table. Cette connexion se fait lorsque commence la communion harmonieuse entre les deux plans. Qui est dans le recueillement, la prière et le don deviendra un lien vif dans ce courant spirituel formé ; qui s’en détache, est réfractaire et improductif et ne participera pas à ce travail.
Le fait de se maintenir dans la vibration ne fatigue normalement pas, parce que nous recevons un échange de fluides supérieurs à ceux que nous émettons. Si nous nous sentons fatigués c’est parce qu’il y a une faille dans notre façon de nous concentrer et vibrer, nous sommes tendus, affligés ou alors que l’ambiance souffre de grandes interférences contraires.

Qu’est-ce que l’aura ?

Chez le désincarné, l'aura est le résultat des émanations du périsprit. Chez l'incarné, il est le résultat de la diffusion des champs énergétiques qui sortent du périsprit avec les irradiations des cellules du corps physique. Par ses pensées et ses sentiments, l'Esprit, incarné ou pas, influe sur les fluides de son périsprit et lui donne des caractéristiques. Comme il est toujours en train d'émaner des fluides, ceux-ci l’enveloppent et l’accompagnent dans tous ses mouvements. Selon Allan Kardec, l’aura ou souffle mental selon André Luiz est l’atmosphère individuelle de chacun, comme une tunique de forces électromagnétiques qui entoure l’individu.
L'aura est bien structurée, sa tonalité, sa forme, sa luminosité et les sensations qu’elle procure, sont en rapport avec la situation physique ou spirituelle de l’individu. Pour évaluer les conditions des incarnés comme des désincarnés, il est possible d'examiner l'aura, soit par clairvoyance et c’est un phénomène animique ou par voyance et c’est un phénomène médiumnique. Cette observation reflète un état momentané, qui peut se modifier. En effet, les irradiations de l'aura varient dans l'aspect, la couleur, et l’amplitude, suivant les progrès de chacun mais aussi suivant son état émotionnel ou pathologique. Par exemple, on peut observer des altérations de l’aura lors de problèmes de sciatiques ou d’herpès. Après la guérison, l'aura revient progressivement à la normale. Pour certaines maladies nerveuses sévères comme l’épilepsie, l’hystérie, l’hémiplégie bien installées, les altérations peuvent être permanentes. Toutes les habitudes qui abaissent le mental ou épuisent les nerfs comme une alimentation inadéquate, l'alcool, la drogue, influent sur l'aura.
Pour vérifier l'aura des incarnés, il existe la photographie Kirlian(1). Cependant il s’agit encore d’un processus en phase de recherches et de définitions. Il n’y a, jusqu’à ce jour, aucun moyen scientifique de vérifier objectivement ces émanations. Certains médiums peuvent percevoir le rayonnement de l'aura et les fluides dont elle est composée. Elles peuvent aussi les percevoir chez les désincarnés. Chez le médium en transe, cette perception se déroule à un degré supérieur car sa perception s'accentue avec l'extériorisation de son périsprit, ses facultés spirituelles sont plus libres avec des vibrations plus élevées.
Les différentes auras se rencontrent, se croisent, se mélangent sans néanmoins se confondre. Par les qualités particulières de ses fluides, les auras s'harmonisent ou s'éloignent causant une impression agréable ou désagréable comme la sympathie ou l’antipathie. Certains Esprits sont attirés et aimantés par l'aura de l’être incarné. Chaque personne est toujours en train d'irradier, elle imprègne avec son fluide particulier les choses, l'environnement et influe sur ceux qui les acceptent avec sa tonalité énergétique.
La pratique apprend à différencier les différents types d'auras, selon les fluides qu’ils irradient. De manière générale, les bons fluides sont légers, agréables, suaves, calmes, donnent une sensation de bien-être général et de bonheur spirituel. Les mauvais fluides sont lourds, désagréables, violents, disharmonieux, donnent des sensations de malaise général, anxiété, inquiétude, nervosité, tête lourde, paupières lourdes, bâillements fréquents et frissons.
On peut observer parfois qu’une personne ressente un malaise dû à sa propre disharmonie. Mais il ne suffit pas de percevoir et d’identifier les types de fluides. Il faut savoir comment les absorber lorsqu’ils sont bénéfiques et les repousser lorsqu’ils sont néfastes. Pour absorber les fluides, il suffit de vibrer sur la même bande. Pour repousser les mauvais fluides, il faut maintenir sa pensée dans le bien et irradier de bons fluides.
Il y a des cas où bien que les fluides soient mauvais, le médium a besoin de servir d'intermédiaire à l’Esprit pour qu’il soit secouru, éclairci. Dans ce cas, il ne les repoussera pas mais, même en sentant l'atmosphère fluidique difficile, il cherchera à maintenir son propre équilibre spirituel et à envelopper avec le communicant des vibrations fraternelles mais fermes.