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Bulletin 07

Bulletin 7 - Décembre 2001
Sommaire

Editorial

Disons-le tout net : le spirite est un affreux égoïste ; il ne pense qu’à lui, qu’à son évolution… mais comme il a compris que son évolution passe par ce qu’il peut donner aux autres et que s’il ne donne pas, il ne reçoit rien, le voilà bien contraint de devenir fraternel, charitable, soucieux de l’autre ; et puis, au fil du temps, cela devient une habitude, un besoin, et enfin une nécessité. Lorsque l’on travaille à sa propre évolution, on travaille inévitablement à l’évolution de la fratrie humaine entière.
Bonne lecture,

Le président

Le courrier des lecteurs

Bonjour,
Je pense avoir eu beaucoup de chance lorsqu’il y a maintenant trois ans j’ai découvert le spiritisme au travers des œuvres d’Allan Kardec. Aujourd’hui, je ne peux concevoir ma vie dans cette doctrine, il ne se passe pas une journée sans que je demande pardon ou que j’adresse des remerciements, sans avoir une pensée pour ceux que j’aime, vivants ou non, pour ceux qui ont besoin d’aide. Et cela est plus surprenant d’autant qu’à l’origine j’étais quelqu’un qui avait tendance à ne porter aucune attention à la religion en général.
Mais depuis quelques temps je me sens vraiment seul. En effet, j’ai essayé à plusieurs reprises de faire connaître la philosophie spirite à mes proches mais aucun ne semble vouloir s’en intéressé. Je ne les comprend pas. Comment peut-on remettre en cause une telle chose, comment peut-on dire que tout cela n’est pas vrai, je dois avouer que j’ai parfois du mal à tolérer leurs propos, mais après tout chacun est libre de ses pensées.
Seulement, au bout du compte, si je me suis promis à l’avenir de ne plus les déranger avec mes rêves (comme ils disent) il n’en demeure pas moins que je me sens vraiment seul. Pourtant j’aimerai beaucoup rencontrer des gens avec qui je pourrai discuter de cette doctrine, avec qui je pourrais échanger des idées. Je sais que nous sommes nombreux à s’intéresser à la doctrine, alors où se cachent les spirites ?

Vous avez découvert la doctrine spirite, vous voudriez la faire connaître à la terre entière et vous avez du mal à supporter votre entourage qui vous regarde au mieux comme un doux rêveur…
Nous sommes tous plus ou moins passés par là et nous avons dû composer avec le monde, l’entourage. Vous le dites, chacun est libre de ses pensées, le matérialiste le plus primaire est lui aussi respectable - libre arbitre et tolérance avant tout !
Et puis, au fil du temps, on s’aperçoit que l’on ne va pas bouleverser les mentalités et qu’il est préférable d’agir par petites touches, glisser un point de vue « spirite » au détour d’une conversation, proposer sans jamais imposer, aider sans contrepartie chaque fois qu’on le peut et surtout être un exemple.
Nous pensons qu’une vie saine et simple, régie par les « préceptes du Spiritisme est la meilleure « carte de visite » que vous puissiez laisser autour de vous.
La sérénité en impose plus que tous les discours et vous verrez peu à peu venir à vous et accepter ce que vous ne leur dites pas, mais que vous leur montrez en étant spirites : la fraternité, la tolérance et la compassion n’ont pas besoin de mots…
Les spirites ne se cachent pas, ne vivent pas en vase clos !
Nous ne nous rencontrons que pour les réunions et les affaires concernant le centre mais nous vivons comme tout le monde, avec tout le monde, dans des entourages indifférents voire hostiles au Spiritisme et c’est justement là notre vraie place. Pour montrer - modestement - qu’il existe une alternative à une existence vouée à la matérialité et privée de spiritualité.

 

La naissance d'un mythe : Satan

La pratique du Spiritisme, à l’aide du verre et des lettres de l’alphabet disposées autour d’une table, est très en vogue chez les adolescents. Les adeptes de ce système, poussés par la curiosité et par le désir de se faire peur, attirent bien souvent à eux des Esprits farfelus, ayant eux aussi envie de s’amuser ! Il n’est donc pas rare qu’à la demande « qui est-tu ? », le verre se mette à écrire « Satan » sous l’impulsion de l’Esprit farceur qui se rit de la frayeur occasionnée ainsi chez les participants. Il peut être intéressant de rappeler comment est née et sur quoi repose la légende du prince des ténèbres.

Satan dans la Bible

« Il n’est pas une grande fondation qui ne repose sur une légende, le seul coupable, c’est l’humanité qui veut être trompée. » Ernest Renan.
Le monothéisme naissant de Moïse était très rigide et il n’y avait pas de place dans celui-ci pour d’autres êtres que Dieu et l’homme. Les messagers divins qui apparaissent dans la genèse à Agar, à l’intendant d’Abraham, à Jacob ou à Moïse se révèlent être plus tard Yahveh lui-même.
Lors de leurs captivités successives, les juifs empruntèrent aux peuples avec lesquels ils étaient en contact la croyance en des entités supérieures à l’homme, intermédiaires entre Dieu et l’homme, et le poussant soit au mal soit au bien. Ainsi naquirent les anges célestes comme Gabriel, Michel, Raphaël mais aussi l’ange exterminateur, l’ange de la mort, Belzébuth, Sammaël, Bélial et le célèbre Satan. Celui-ci remplissait le rôle d’accusateur, de tentateur, de trompeur, il était à la droite de Dieu, le ministre de sa vengeance, tel un bourreau près du roi !
Jésus lui-même a parlé de Satan, mais ce terme avait-il dans sa bouche la même signification qu’aujourd’hui ? en a-t-il parlé comme d’une individualité précise ? Nullement, Satan désigne tantôt une maladie, un ennemi ou un accusateur. Il ressort nettement que Jésus a parlé du diable par accommodation ; en effet, son message ne s’adressait pas aux docteurs de la foi, mais à des gens simples. Il employait par accommodation le terme de Satan pour dire que le mal existe et que son message et son remède à ce mal était « Aimez-vous les uns les autres. » Bien plus, Jésus indique même quelle est la source du mal : « C’est de l’intérieur, c’est du cœur des hommes que sortent les intentions mauvaises, inconduite, vol, meurtre, adultère, cupidité, perversité, ruse, débauche, envie, injure, vanité, déraison. Tout ce mal sort de l’intérieur et rend l’homme impur. » (Marc, VII, 21 à 23)

La Naissance du Mythe

« Regarder Dieu comme un despote, sujet à la colère, à la vengeance, qui destine ses créatures à des souffrances éternelles, infinies, et pourtant, physiquement parlant, inévitables, c’est élever un démon, sur les autels où l’on croit adorer un Dieu. » Diderot.
On a vu que Satan représentait dans la Bible, non pas un être réel, mais une personnification du mal. Comment a-t-on pu alors créer le mythe du rival de Dieu ?
Le Diable demeura un symbole lors des premiers temps de la chrétienté, sans personnalité précise et définie jusqu’à ce que la doctrine des manichéens, échafaudée par Manès, redonne une vigueur nouvelle au mythe. Les manichéens reconnaissaient deux substances différentes : « le Principe du Bien » et « le Principe du Mal ». Le principe du mal se révolta contre le Principe du Bien et celui-ci, incapable de se défendre, aurait jeté une partie de son essence au principe du mal qui, le dévorant, assimila en lui le bien. Ainsi fut créé le monde selon les manichéens, et c’est pourquoi le mal y domine car le bien y est en minorité. Les manichéens furent persécutés car certaines de leurs théories menaçaient la société civile. Une partie des manichéens se tournèrent alors vers le Christianisme et ceux d’entre eux qui croyaient à la supériorité du principe mauvais se tournèrent alors vers Satan. Il lui apportèrent de nouvelles croyances, de nouveaux rites, de nouveaux dogmes, une nouvelle liturgie : Satan avait pris corps, il devenait l’égal de Dieu en puissance et son éternel rival.
Comment naquit la légende de l’ange déchu ? Origène, Eusèbe, Athanase, Grégoire-le-Grand, Tertullien, Ambroise, et bien d’autres ont soutenu le mythe de l’ange déchu à partir du texte suivant, extrait du prophète Esaïe (XIV, 11) :
« Ton orgueil à été précipité dans les enfers ; ton corps est tombé par terre ; ta couche sera la pourriture, et tes vêtements seront les vers ! Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, toi qui paraissais si brillant au point du jour ? Comment as-tu été renversé sur la terre, toi qui frappais de plaies les nations, qui disais en ton cœur : « Je monterai au ciel, j’établirai mon trône au-dessus des astres de Dieu, je m’assierai sur la montagne de l’Alliance, aux côtés de l’Aquilon ; je me placerai au-dessus des nuées les plus élevées, et je serai semblable au Très-Haut ! »
Ce texte semble s’apparenter admirablement à l’idée de l’ange déchu, mais replacé dans son contexte, on s’aperçoit que le prophète Esaïe s’adresse, non pas au Diable, mais au roi de Babylone ! Le mot Lucifer, employé de nombreuses fois dans la Bible n’était pas alors synonyme de Satan, il signifiait Astre Brillant, ou source de lumière. C’est ce que comprirent Jérôme, Basile, Cyrille, Augustin, et d’autres, mais trop tard : le mythe de l’ange déchu était né sur un incroyable quiproquo ! La définition doctrinale du démon sera décrétée par l’Eglise lors du concile de Tolède en 447, puis son éternité par le concile de Constantinople en 547.

La faillite de Satan

« Le sentiment religieux est incompatible avec l’enfer éternel. » Fauvéty Ch.
Comment Dieu, qui est tout-puissant, omniprévoyant, souverainement juste et bon, a-t-il pu créer des êtres voués au mal et destinés à le faire à perpétuité ? On oppose à ce raisonnement que les démons sont des anges déchus, qu’ils ont été créés parfaits par Dieu mais qu’ils ont dégénéré par orgueil. Or, s’ils ont dégénéré, ils ne pouvaient pas être parfaits. De plus, si Dieu ne l’avait pas prévu, son omniscience est en défaut ; s’il l’a prévu mais n’a pu l’empêcher, c’est sa toute-puissance qui est en défaut ; enfin si, la prévoyant et pouvant l’empêcher, il ne l’a pas fait, c’est sa bonté qui est en défaut.
Ainsi, la légende de Satan, créée de toutes pièces par l’homme, née par le plus fabuleux quiproquo de l’histoire, entretenue par les sectes manichéennes et reprise par l’Eglise pour fortifier son autorité, s’est peu à peu effondrée devant les lumières de la raison, après avoir jeté dans l’effroi le moyen-âge et expédié de nombreux innocents au bûcher ! Au sein de l’Eglise même, l’existence de Satan et de l’Enfer est de plus en plus contestée. Le père Alexandre Turincev écrivait déjà dans la revue Contacts en 1966 :
« Nous sommes arrivés au point crucial : la géhenne, l’enfer, la damnation, les souffrances éternelles… Le problème de l’enfer est, de tous, le plus crucial. La conscience morale peut admettre l’enfer dans le sens d’un état de purification de l’âme, durable - soit, mais non perpétuel…
L’existence d’outre-tombe n’est que la suite du destin du défunt, avec sa purification et sa libération progressives - une guérison, une maturation et une attente créatrice…
Disons franchement : l’idée de l’enfer éternel et de souffrances éternelles pour les uns, de béatitude éternelle (indifférente à la souffrance) pour les autres, ne peut plus, dans la conscience chrétienne vivante, rénovée, rester telle que la présentaient autrefois nos catéchismes et nos cours officiels de théologie. Cette conception archaïque, qui veut s’appuyer sur les textes évangéliques, les comprend d’une manière littérale, grossière, matérielle, sans pénétrer le sens spirituel caché des images et des symboles. Cette conception se présente de plus en plus comme une violation intolérable de la conscience, de la pensée et de la foi du chrétien….Il est grand temps d’en finir avec toutes ces monstruosités qui font de notre Dieu-Amour ce qu’il n’est pas. »

Compte-rendu de la prestation de la médium peintre Maria Gertrudes Coelho à Lyon le 20 octobre 2001

Aéroport de Lyon, 19 octobre 2001
Derrière un amoncellement de bagages, toiles, peintures, etc… nous découvrons une femme menue, souriante et décidée, arrivant du Brésil : la médium Maria Gertrudes Coelho.
Elle nous avait contacté peu de temps auparavant sur notre site internet et, jugeant notre centre sérieux, avait manifesté sa volonté de venir chez nous, à Lyon (ville phare vue du Brésil puisque ville natale d’Allan Kardec) pour produire en public sa peinture médiumnique.
Je dois avouer que nous avions réservé notre réponse, la date proposée ne convenait pas et nous n’avions pas le temps matériel de préparer cet événement, l’annoncer à tous nos adhérents et par voie de presse.
Peu importe, Marie Gertrudes devait venir et elle a bousculé nos réserves avec une gentillesse désarmante et une volonté sans faille. C’est surtout cette volonté qui nous a impressionnés alors et qui a forcé notre admiration tout au long de son séjour.
Nos guides nous ont dit plus tard que cette volonté était aussi celle des Esprits, qu’ils avaient programmé le passage de Maria Gertrudes dans notre centre et que, quoi qu’il arrive, elle devait venir à nous.
Dès son arrivée, notre sœur Maria Gertrudes a conquis le groupe par sa chaleur, sa générosité et le rayonnement, l’énergie qui se dégagent d’elle. C’est en fait une vraie rencontre que nous avons vécue, une rencontre fraternelle, authentique, sincère et profonde.
Nous avons découvert en elle un médium hors du commun qui, par une foi ardente, un grand bon sens, une simplicité directe alliée à une réelle humilité sait catalyser les fluides du monde astral pour nous transmettre un témoignage de vie éternel, un message de beauté et de paix.
Le lendemain de son arrivée, nous avons retrouvé Maria Gertrudes qui, loin d’être fatiguée par ce long voyage et le décalage horaire, était rayonnante. Elle a préparé avec recueillement la table, ses toiles, alignant ses tubes de peinture comme autant de soldats aux ordres du monde spirituel.
Le public était au rendez-vous et la salle pratiquement remplie. Nous avons présenté Maria Gertrudes, rappelant quel était son but, son moteur, hormis le fait de véhiculer un message d’immortalité, de joie et de fraternité entre les peuples (message sublime s’il en est !)
Sa motivation première est d’accomplir la mission qui lui a été soufflée par les Esprits, une œuvre de charité, d’amour et de paix. Maria Gertrudes parcourt l’Amérique et l’Europe pour collecter des fonds destinés à une fondation vouée au sauvetage des enfants du Brésil de la misère, du désespoir et de la rue, leur dernier refuge.
Cette fondation apporte à ces enfants un foyer, un enseignement spirite et un métier. Maria Gertrudes nous a montré les plans et les photos des bâtiments déjà érigés. Quand la fondation sera fonctionnelle, autonome, Maria Gertrudes, en accord avec ses guides, cessera cette activité. La collecte des fonds est réalisée en fin de réunion par la vente des tableaux peints sous les yeux du public. Maria travaille sur un fond musical qui l’aide à condenser les fluides, comme il est de coutume au Brésil. Elle peint directement avec les mains ainsi parfois qu’avec les pieds et l’Esprit principal qui la fait travailler et qui répartit le travail avec treize autres Esprits peintres n’est rien moins que Turner, le flamboyant peintre anglais du 19ème siècle.
Il faut avoir vu Marie Gertrudes en transe caresser ses toiles puis se jeter avec une incroyable énergie dans le travail que lui dictent les Esprits peintres pour comprendre ce qu’est vraiment la peinture médiumnique.
Oui, énergie éclatante, liberté totale du mouvement. Sur un air de Carmen de Bizet, ses doigts comme possédés d’une force extérieure dansent une sévillana alors que les chaudes couleurs de l’Andalousie explosent sur la toile. Ses doigts, ses mains, son corps tout entier sont tendus avec une frénétique énergie et une volonté surhumaine vers un seul but, une seule action : peindre. Maria Gertrudes est transportée, Maria Gertrudes est devenue tout à la fois peinture et outil à peindre.
Le ballet effréné de ses doigts ne laisse aucun répit à la pâte qui s’étale sur la toile et qui, travaillée du plat de la main ou de l’ongle devient ciel grandiose, fleur resplendissante ou visage ciselé…
Aucun temps mort : une toile à peine terminée, signée, une autre démarre et l’incroyable se reproduit encore et encore.
Sur une musique de Beethoven, nous avons vu Renoir, par la main de Maria Gertrudes caresser, séduire la toile d’où émergeait un portrait plein de grâce et de délicatesse. Sur le boléro de Ravel, un travail plus précis, obstiné et toutefois énergique : un bouquet de fleurs apparaissait - une vie silencieuse.
Nous avons vu de grands peintres tels que Turner, Renoir, Sisley, Van Gogh, … se confronter et s’unir aux plus grands compositeurs : Mozart, Rossini, Ravel, Bizet, Wagner, St Saëns, entre autres.
Et nous n’en doutons pas, pour l’avoir vu de nos yeux, que les fluides de la musique et de la peinture sont combinés par les Esprits afin que le médium canalise la force, l’énergie, la force ou la profondeur dont chaque œuvre aura besoin.
Merveilleux travail où toutes les vibrations sont utilisées, rejoignant ainsi les fulgurantes visions médiumniques que nombre de ces artistes eurent de leur vivant. Quand toute cette débauche d’énergie a été consumée, tous ces fluides ayant été cristallisés dans la matière, la peinture ordonnée sur les toiles, Maria Gertrudes, à bout de forces, a essuyé ses mains, s’est assise, a prié et a réclamé de l’eau. Elle ressemblait alors à un ange.
Le médium venait simplement, pour aujourd’hui d’accomplir sa mission… mais de quelle manière !
Tous les tableaux ont été vendus et toute l’assemblée, y compris les plus incrédules, a été fortement impressionnée par la prestation de Maria Gertrudes et sensibilisée à sa si belle mission. Deux de nos médiums dessinateurs qui ont travaillé en même temps qu’elle nous ont confiés qu’ils s’étaient sentis transportés par cette incroyable énergie et tous ces fluides qui accompagnaient le travail et qu’ils ont produit des dessins et des peintures bien différents de leur travail habituel.
Enfin, la demande des Esprits ayant été honorée, le travail accompli, Maria Gertrudes nous a quittés. Le lendemain, nous étions différents, encore empreints de ce moment de grâce. Maria Gertrudes nous manquait… nous aurions tant aimé la retenir, mais sa mission est ailleurs !
Cependant, elle a laissé derrière elle, en germe, une grande volonté de mieux faire. Par son exemple, elle nous montre une voie si évidente, si belle.
Encore faut-il oser… Sa venue nous a aussi rappelé de façon très vive, très concrète, que lorsque le travail est proposé par de beaux Esprits, aucun obstacle - strictement aucun - ne résiste à leur volonté, et notre seule alternative de cœur est d’offrir notre volonté en retour.
Merci Maria, Obrigado Brasil !
Pour voir quelques tableaux effectués lors de cette séance, cliquer ici.

Ce que l'exemple peut apporter...

Mieux que de grands discours, l’individu par son comportement détaché de tout intérêt, fait parfois des choses qui étonnent autour de lui et créent ainsi des envies de faire le bien. Ainsi, lors de la visite de Maria Gertrudes et de sa prestation médiumnique, elle a par son attitude, surprise et étonnée plus d’un. Des amis, invités à découvrir cette médiumnité, ont été surpris par ce travail. Ils ne sont pas spirites mais catholiques pratiquants. Ils attachent peu d’importance à la doctrine spirite, ils ont leur croyance et cela leur suffit mais ils ont été séduit par la générosité du cœur de cette médium et ils sont sortis de cette séance convaincus qu’ils pouvaient faire quelque chose pour autrui. Lui, étant médecin, a décidé de consacrer quelques heures par semaine pour des consultations bénévoles auprès d’un organisme…. Bel exemple d'aide...

Normal, Paranormal ?

Normal, Paranormal ? c’est le titre d’une nouvelle émission sur M6 consacrée aux mystères de l’au-delà.
Le dernier numéro, en date du 30 octobre, traitait une demi-douzaine de sujets, aussi vastes que la réincarnation, le Spiritisme et la vie après la mort… en moins de deux heures ! Performance journalistique ou émission racoleuse d’audimat ?
Le premier reportage, sur la réincarnation, ne tarde pas à annoncer la couleur.
On y parle entre autres des recherches du Professeur de psychiatrie Ian Stevenson, compilée dans son ouvrage 20 cas suggérant le phénomène de la Réincarnation. Ainsi, un petit garçon né avec une malformation de l’oreille prétend se souvenir avoir été un fermier turc dans une vie antérieure. Pris pour un animal, alors qu’il dormait dans un champ, il aurait été tué d’un coup de fusil au niveau de l’oreille. Le Professeur Stevenson a retrouvé le rapport de la mort de ce paysan : l’histoire s’avéra exacte dans tous ses détails et les noms cités par l’enfant étaient eux aussi authentiques.
Un psychiatre, le Dr Samuel Lepastier commente que cet exemple n’a rien d’extraordinaire et que ce phénomène est connu depuis longtemps sous le nom de stigmate hystérique et donne à son tour l’exemple « de nombreux enfants qui présentaient les mêmes stigmates que celui du Christ mais n’étaient pas le Christ ».
Voilà une explication… qui n’explique rien ! Tout d’abord, le fait de donner un nom, aussi singulier soit-il, et de décrire ce phénomène ne suffit pas pour l’expliquer : il faut en définir la cause. On peut objecter aussi que l’exemple donné par le psychiatre n’a aucun point commun avec l’exemple du professeur Stevenson : les enfants qui portaient des stigmates ne se sont pas prétendus réincarnés et encore moins être la réincarnation du Christ. De plus, dans l’exemple de Ian Stevenson, comment expliquer que les enfants connaissent la vie d’une personne, inconnue pour l’entourage, et donnent des détails qui se vérifient plus tard ?
Le Dr Jean-Marie Abgrall, scientifique présent sur le plateau, occulte totalement ces preuves et donne comme argument scientifique en contradiction avec la réincarnation : « Si la réincarnation existait vraiment, on en aurait des preuves ! ». Le second argument aussi scientifique que le premier ne tarde pas à tomber : « Le concept de vie antérieure, c’est une foutaise ! » On l’aura compris, il n’y a pas de vrai homme de science sur ce plateau, simplement un sceptique borné, imbu de préjugés, et dont le rôle est de titiller les invités en vue de faire monter l’audimat.
La véritable méthode scientifique consiste à confronter les théories, sans parti pris, aux faits et à les rejeter si elles ne s’accordent pas aux faits. Or, à aucun moment de l’histoire la moindre preuve n’est venue infirmer la réincarnation. Au contraire nous pourrions citer à titre d’exemple l’ouvrage Les cathares et la réincarnation du Dr Guirdham où une anglaise se souviendra de détails très précis, qui se révéleront exacts par la suite, sur un vie antérieure cathare.

Un autre reportage sur l’écriture automatique nous présente Anna Rey Wedling, médium écrivain apparemment de bonne foi, jouissant d’une haute position sociale, et qui a refusé, sur les conseils des Esprits, d’ouvrir un cabinet de médium et de se faire rétribuer pour ses messages. Le présentateur avoue que celle-ci a donné un message très déstabilisant à un cameraman de l’équipe provenant de sa grand-mère décédée. On regrette de ne pas connaître le contenu de ce message et de ne pas pouvoir en juger la pertinence.
Pour le Dr Abgrall, nul besoin de cela pour former son jugement : Anna est soit « une escroc » soit un « magnifique exemple de conviction délirante ». Le Dr Abgrall, devant la sincérité et le désintéressement d’Anna est forcé de rejeter la première possibilité et de rapprocher la « conviction délirante » de cette femme avec celle du massacre du Temple Solaire ! Il n’existe aucune ouverture d’esprit chez cet homme pour envisager la plus infime possibilité de la réalité de l’écriture automatique.
Il est triste de penser que les asiles psychiatriques doivent certainement renfermer quelques cas, comme Anna, de conviction délirante ou autres comportements hystériques… Heureusement les bûchers n’existent plus aujourd’hui !

Arrivé au Spiritisme, la désinformation atteint son paroxysme.
Une fausse réunion spirite est tout d’abord organisée par un magicien pour tourner en dérision quelques jeunes spectateurs. Le magicien ne cesse de bouger, de crier et d’exciter ses jeunes victimes dans une parodie navrante qui n’a rien de commun avec une réunion spirite.
Les magiciens ont un rôle important en dénonçant les charlatans qui exploitent la crédulité des gens. Malheureusement, ils pèchent souvent par excès en assimilant tous les médiums à d’habiles escrocs : ce n’est pas parce qu’il existe de faux médecins qu’il n’existe pas de vrais médecins.
Suite à cette mascarade, un court reportage historique présente les spirites comme des naïfs utilisant tissu et coton pour faire croire à la manifestation d’Esprits. On ne parle dans ce reportage que de fraudes, et pas un mot n’est prononcé sur les recherches de savants respectés comme Charles Richet, le Dr Geley ou le Dr Gibier. (pour ne citer que des Français)
On retrouve toujours le même argument, présent dans toutes ces émissions grand public : les sœurs Fox elles-mêmes auraient avoué avoir triché. (Ces deux sœurs sont à l’origine du développement du spiritisme en Amérique au 19ème siècle - voir l’encart ci-contre)
Une voix-off ne manque pas de souligner que seul un groupe spirite a bien voulu témoigner lors de ce reportage ; Le Centre Spirite Lyonnais n’a pourtant reçu aucune sollicitation… tant mieux ! Le manque évident d’objectivité de cette émission et son objectif purement commercial en font une émission que l’on pourrait qualifier, par analogie à ce qui se fait habituellement en ce domaine, de normal. Une émission où les spirites pourraient s’exprimer librement sans que leurs propos soient coupés ou déformés, voilà qui serait paranormal.

Les Sœurs Fox ont-elles triché ?

Profitons de l’espace de liberté offert par cet article pour rétablir la vérité sur les sœurs Fox. Celle-ci est relatée par Arthur Conan Doyle dans son livre Histoire du Spiritisme.
Les deux sœurs, Margaret et Kate, avaient une sœur aînée appelée Leah. Médium elle aussi, Leah était convaincue de la réalité des Esprits et consacrait sa vie à diffuser les enseignements spiritualistes. Cette foi ardente ne se retrouvait pas chez les deux sœurs cadettes, et notamment chez Margaret qui doutait parfois de l’origine spirituelle de ces manifestations.
Margaret avait un fort penchant pour l’alcool et Leah voulut lui reprendre ses enfants. Pour se venger, Margaret, alors alcoolique et en besoin d’argent, décida de nuire à Leah dans ce qu’elle avait de plus précieux : sa foi en la philosophie spirite. En échange d’une récompense, elle déclara avoir triché depuis le début. La nouvelle fut reprise par tous les journaux et se répandit à la vitesse de l’éclair.
Comprenant plus tard la gravité de l’acte qu’elle avait commis, Margaret revint sur sa déclaration mais, trop tard, le mal était fait.
On peut remarquer, en faveur du spiritisme, que lors de sa fausse confession, Margaret fut incapable d’expliquer comment elle avait procédé pour simuler des manifestations spirites. De plus, rappelons-nous qu’au début de leur médiumnité, les sœurs Fox n’étaient âgées que de 11 et 14 ans et que leurs phénomènes fut constatés par de nombreuses commissions hostiles, composées de médecins, scientifiques, ventriloques, etc… qui furent incapables de détecter le moindre indice de fraude.