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Bulletin 19

Bulletin 19 - Décembre 2004
Sommaire

Editorial

Le spiritisme même au temps de sa splendeur en France a toujours eu de nombreux détracteurs qui préféraient nier les faits plutôt que les observer et les expliquer.
Aujourd'hui encore les médias préfèrent tourner en dérision ou chercher le fantastique pour attirer l'attention du lecteur.
Il faudra bien pourtant qu'un jour chacun reconnaisse l'action du monde invisible et que les scientifiques se penchent sur tous ces phénomènes incompris.
C'est à nous spirites français éparpillés que revient ce devoir de prendre notre destin en main, de nous comprendre et d'effectuer ces recherches qui nous rapprocheront de nos Frères spirituels pour une parfaite compréhension du spiritisme.
Madame D'Espérance la bien nommée, médium exemplaire, a pourtant au siècle dernier donnée de sa santé pour apporter les preuves de l'existence d'un autre monde.
Peut-on considérer aujourd'hui que les temps sont proches pour permettre à la vérité de s'exprimer ?

Gilles F.

La médium : Madame d'Espérance

La médiumnité d'Elizabeth Hope (1855-1919), qui travailla sous le pseudonyme de Mme d'Espérance n'illustre pas seulement la qualité des preuves que fournit la médiumnité physique, mais aussi les problèmes qui survinrent à l'égard des médiums féminins dans l'Angleterre victorienne.

Pendant sa petite enfance, passée à Londres, Elizabeth disait voir des "personnes d'ombre" qu'elle seule pouvait voir et passa par conséquent pour être mentalement malade. Ses problèmes furent empirés par l'absence de son père et les réprimandes de sa mère lorsque Elizabeth contait ses histoires sur les gens qu'elle voyait. Après avoir consulté un médecin et avoir entendu parler de gens dans une situation semblable enfermés dans des asiles, Elizabeth se rappelle "avoir tremblé de peur et avoir prié frénétiquement pour ne pas devenir folle."
Ses rencontres avec les "personnes d'ombre" continuèrent, augmentant les doutes sur sa santé mentale et accroissant la possibilité de son internement dans la maison des fous, si bien qu'à l'âge de quatorze ans, elle vécut une véritable dépression nerveuse. Ses rencontres avec les personnes d'ombre s'interrompirent lorsqu'elle fréquenta l'école, mais après une certaine période sans rencontre, elle trouva un matin à son réveil un essai prêt à soumettre rédigé de sa main pendant la nuit, alors qu'elle dormait! Vu l'excellence de l'essai, elle fut questionnée à l'école sur son origine, et après un sérieux interrogatoire mené par le recteur, il fut accepté comme étant d'elle, bien qu'il semblait provenir d'une autre source.
Après son mariage, à l'âge de dix-neuf ans, Elizabeth résida à Newcastle où les personnes d'ombre s'imposèrent de nouveau dans sa vie. C'est à peu près à cette époque qu'Elizabeth entendit parler du spiritualisme par un ami, quoiqu'elle fut à l'origine incapable d'accepter le phénomène en soi. 

 

 Madame d'EspéranceMalgré ses craintes, elle joignit un cercle au début des années 1870 et s'essaya à la typtologie. "Il semblait y avoir une vibration inouïe dans le bois du dessus de la table (...) qui s'étendait graduellement à toutes les parties de la table". Lorsque les autres personnes lâchèrent la table, elle continua de bouger. Elizabeth fit alors des expériences avec cette activité et découvrit qu'une communication de base pouvait s'établir avec l'entité invisible qui faisait bouger la table. Par la suite, elle fit également preuve de sa capacité de clairvoyance. Ces expériences la motivèrent et elle commença à lire sur le sujet qu'elle trouvait "tout à fait déroutant".
À ce moment, elle crut qu'il était approprié de parler des "personnes d'ombre" à ses amis. Leur compréhension et leur coopération la rendirent moins anxieuse. L'étape suivant dans le développement d'Elizabeth consistait à essayer d'obtenir des communications par écriture automatique. Elle y parvint et constata que "ces correspondants invisibles nous devenaient vite familiers". L'un de ces correspondants s'appelait Walter Tracy, un américain qui avait étudié à Yale et qui avait participé à la guerre civile américaine, puis s'était noyé à vingt-deux ans. Elizabeth rapporte "qu'il devint rapidement un des favoris du cercle, car il savait créer une atmosphère animée, teintée de plaisir et d'humour." Il est intéressant de noter que quelques années plus tard, Elizabeth rencontra un homme qui avait lui aussi fréquenté Yale et qui confirma les détails sur la vie au temps de Walter (lieux, habitudes, etc.), Walter fut joint par Humnur Stafford, un philosophe et par Ninia, une jeune fille, à titre de contrôles d'Elizabeth.
Elizabeth continua de progresser et fut capable de dessiner des portraits raffinés des communicateurs dans l'obscurité, dont un en environ trente secondes. Lorsqu'on entendit parler de sa médiumnité, elle fut submergée de demandes pour en être témoins. Ces demandes furent si nombreuses, qu'à certains moments, elle voyagea dans d'autres pays, dont la France, la Norvège, la Belgique, la Suède et l'Allemagne.
Poursuivant ses tentatives de développement, lors de ses premiers essais pour produire des matérialisations, elle raconte comment elle sentait que "l'air autour d'elle semblait agité, comme si un oiseau voletait dans les parages." Néanmoins, elle sentit une main sur la sienne qui, rapporte-t-elle, calma ses peurs et son excitation. La première forme matérialisée était partielle et tant Elizabeth que les personnes présentes virent un visage d'homme leur sourire dans la lumière d'une lampe au gaz. Elizabeth prit soudainement conscience qu'il s'agissait de Walter. Après cette expérience, on choisit d'autres gens pour joindre le cercle et être témoins des événements qui s'y déroulaient. Le jour, on les menait avec une faible lumière provenant de la fenêtre supérieure, et le soir à la clarté de lampes au gaz. Ces séances avec invités furent un succès. Elizabeth rapporte que le coût de la pièce et les autres frais étaient couverts au moyen d'un fonds auquel contribuaient les membres du cercle et que les surplus étaient donnés aux pauvres et aux malades, pour lesquels Elizabeth s'inquiétait beaucoup.
Il y avait un réel progrès dans la production des matérialisations. Walter, un visiteur fréquent, "semblait devenir rapidement familier avec toute la compagnie." À la fin de cette série de séances, une autre visiteuse de l'au-delà commença à faire son apparition. C'était Yolande, une jeune arabe, et Elizabeth souligna qu'elle "devint vite la figure principale de nos séances." Elizabeth rapporte aussi qu'à une occasion, Yolande "se dissout progressivement en brume sous vingt paires d'yeux, son châle étendu par terre (...) et le châle s'évanouit tout comme celle qui le portait." À ces occasions, Elizabeth ne tomba pas en transe comme à l'habitude et devint également consciente du lien l'unissant à la personne matérialisée. Elle déclara : "il semblait exister un lien étrange entre nous (...) il me semblait perdre non pas mon individualité, mais ma force et ma capacité, et bien que je l'ignorais à l'époque, je perdais également une grande part de ma substance matérielle.
La médiumnité d'Elizabeth atteignit aussi le but du spiritualisme, soit d'unir les endeuillés avec leurs morts et de démontrer la poursuite de l'existence de ces derniers. Elle rapporte qu'à une occasion, un jeune marin se matérialisa et qu'elle a entendu des pleurs et des exclamations de joie. Le garçon avait marché jusqu'à une des personnes présentes et l'avait prise dans ses bras. La personne dit au cercle : "C'est mon fils, mon seul enfant que je n'avais jamais pensé revoir un jour. Il n'a pas changé, c'est toujours mon fils !" À une autre occasion, Mme Bitcliffe assista à une séance d'Elizabeth, peu après la mort de son mari. La séance était presque terminée lorsque son mari se matérialisa. Une des personnes présentes, qui rédigea une déclaration que les autres signèrent, mentionna : "Je l'ai reconnu, mais je ne suis pas le seul, son épouse, mon épouse et une autre dame présente l'ont aussi reconnu dès son apparition." Deux autres personnes présentes confirmèrent l'événement. À une séance ultérieure, Mme Bitcliffe amena ses deux jeunes filles et leur père se matérialisa pour elles. Les filles l'embrassèrent et lui posèrent des questions, comme où il avait pris ses habits blancs. Elizabeth raconta aussi comment une femme s'était matérialisée quelques jours seulement après ses funérailles et fut instantanément reconnue par plusieurs personnes qui l'avaient connue.
Diverses personnes continuèrent de demander à assister aux séances d'Elizabeth. Parmi celles-ci, il y avait William Oxley, et lors de la séance à laquelle il assista le 4 août 1880, il reçut (par voie spirite) une magnifique plante d'environ deux pieds de hauteur qui s'avéra plus tard être une Ixora Crocata, une plante indigène de l'Inde. La production de fleurs magnifiques dans la salle de séances était commune. Le plus grand accomplissement à cet égard eut lieu le 28 juin 1890, lorsque Yolande apporta un lis doré d'une hauteur de sept pieds ! Elle expliqua qu'elle l'avait seulement emprunté et qu'il fallait le retourner. Comme elle n'avait pas le pouvoir de dématérialiser la plante, on la conserva sur les lieux entre-temps, mais elle s'évanouit en un instant, emplissant la pièce d'un parfum accablant.
Ce même Oxley entreprit des tests pendant lesquels il plaça des moulages de plâtre aux poignets et aux jambes de la silhouette matérialisée de Yolande, ceci dans le but de démontrer que Yolande était une réelle matérialisation, car elle devrait se dématérialiser pour sortir des moulages. Comme l'observe Inglis, Yolande passa le test. Oxley rédigea plusieurs livres sur les matérialisations et y inclut ses observations sur celles produites par Elizabeth.
Une des plus curieuses caractéristiques de la médiumnité d'Elizabeth était le fait qu'elle disparaissait au moment d'une matérialisation, ce qui, naturellement, donnait immédiatement à penser que la médium tentait de tromper les personnes présentes. Cependant, il semble que la situation ait été beaucoup plus complexe que cela. Prenons-en pour exemple la séance où une personne présente se saisit de Yolande, prétendant que la silhouette était celle de la médium elle-même, mais tout n'était pas si simple, car on ne put pas trouver les vêtements de Yolande. En outre, comme le fait remarquer Inglis, "personne qui la connaissait ne pouvait concevoir qu'elle participerait délibérément à une fraude."
En fait, plusieurs chercheurs ont constaté le fait qu'un médium pouvait disparaître de leur vue pendant les matérialisations. Stainton Moses, par exemple, décrit dans la revue "Light" (1882, p.197) comment lors d'une séance, des formes matérialisées joignirent le cercle et furent reconnues par les personnes présentes et furent suivies par la forme masculine de l'un des contrôles du médium, mais que le médium demeurait toujours invisible. Curnow rapporte des événements semblables. Par exemple, que le Colonel Olcott avait immobilisé Mme Compton, une médium, et qu'à l'apparition des formes matérialisées, Olcott ne trouva aucune trace de la médium. La situation devint encore plus déroutante lorsqu'il pesa une jeune fille matérialisée et qu'à la demande d'Olcott, celle-ci se fit considérablement plus légère. Après cela, on pesa Mme Compton pour s'apercevoir qu'elle pesait près du double de la forme matérialisée.
La question de la relation entre le médium et l'entité qui se matérialise est évidemment très importante, mais elle demeure incomprise, faute d'étude sérieuse. Il est regrettable qu'après toute ces "enquêtes" sur les médiums physiques qui ont été menées pendant toutes ces années, tant de choses demeurent inexpliquées. 

 

L'esprit LeïlaEn dépit du problème découlant des occasions où elle n'était plus visible pendant les matérialisations, Elizabeth était capable de démontrer sa distinction des visiteurs de l'autre monde. En 1893, Nepenthes, une égyptienne se matérialisa et joignit le cercle, et on put la voir en même temps que la médium.
On remarqua également une autre caractéristique, soit la dématérialisation partielle d'Elizabeth. Aksakov, un chercheur, croyait qu'il existait un lien défini entre l'apparition de la matérialisation et le médium. Il enquêta sur ce problème et publia ses résultats dans l'ouvrage intitulé "A Case of Partial Dematerialization". Par la suite, il "vécut une expérience qui laissait fortement suggérer que dans certains cas, le corps du médium était entièrement absorbé pour la production des apparitions hors du cabinet." Les capacités psychiques d'Elizabeth ne se limitaient pas à la médiumnité. Elle décrivit des situations où elle se séparat de son corps physique et mentionna à propos de cet état, le même que celui dont jouissait les communicateurs, qu'elle se sentait merveilleusement légère et forte et que pour la première fois, elle savait ce que cela signifiait de vivre.
Elizabeth était très consciente de la dualité de son rôle de médium et ce conflit irrésolu la désespérait parfois. Elle finit par adopter des idées à contre-courant de la pensée spiritualiste de l'époque. Dans son livre "Shadow Land", on perçoit sa nature mélancolique et la détresse avec laquelle elle se trouva si souvent confrontée. En plus de ses propres problèmes, elle mit également en évidence les outrages que devaient subir les jeunes femmes médiums dans l'Angleterre victorienne de la part invariablement d'universitaires mâles bourgeois d'un certain âge. "Mon sang bouille, écrit-elle, lorsque j'entends parler de médiums sensitifs (...) soumis aux indignités et aux insultes de ces soi-disant enquêteurs." Owen remarque qu'Elizabeth parle aussi de "trous dans des rideaux et de déshabillages surprises, en plus des habituels liens, vis et boulons, parce que les enquêteurs de cette catégorie essayaient de prendre sur le fait la médium peu soupçonneuse.
Boddington commente la manière dont Elizabeth se mit à la disposition d'enquêteurs scientifiques, sans rémunération ni récompense et comment des comportements inacceptables de la part des personnes présentes lui brisèrent un vaisseau sanguin et la rendirent malade pendant un mois ou d'autres occasions aussi qui provoquèrent chez elle prostration et faiblesse nerveuse. Fodor mentionne également l'occasion où à la suite d'un incident impliquant une des personnes présentes, Elizabeth fut malade pendant deux ans et ses cheveux grisonnèrent.
Bien qu'Elizabeth ait travaillé dans une faible clarté, elle avait décidé de ne pas s'asseoir dans un cabinet afin de pouvoir voir en plus d'entendre ce qui se produisait pendant la séance. Elle qualifie cette méthode de plutôt inusitée, mais elle lui réussissait. Elle raconte un incident dont elle fut témoin lorsqu'un jeune garçon fut réuni avec ses parents, son frère et sa soeur. Se dirigeant vers sa mère, l'enfant matérialisé la frappa à la figure avec ses petites mains, puis se recula à côté de son frère et de sa soeur.
Elizabeth continua à faire la démonstration de sa médiumnité et permit même qu'on photographie des matérialisations en mars 1890. Ces photographies parurent dans un article de la revue "Mediums and Daybreak" (28 mars et 18 avril 1890).
D'autres progrès furent accomplis lorsqu'on découvrit que pendant les séances de photographies, des visages apparaissaient derrière Elizabeth juste au moment où l'on prenait la photo, de sorte qu'ils figuraient sur le négatif lors du développement. Certaines d'entre elles figurent dans le livre "Shadow Land". Après cet ouvrage, Elizabeth rédigea "Northern Lights". Malheureusement, lorsque la guerre éclata en 1914, elle se trouvait en Allemagne et se retrouva dans l'impossibilité de voyager. En outre, on confisqua et conservit ses notes et ses dossiers destinés à des ouvrages ultérieurs.
La vie de Mme d'Espérance est un bel exemple de quelques-uns des problèmes que rencontraient les médiums doués, notamment les médiums féminins, dans l'Angleterre victorienne. Ce fut à travers leurs luttes et tribulations que le spiritualisme moderne se tailla sa place. Ils ont payé très cher, un prix que le spiritualisme du vingtième siècle et des suivants ne devrait jamais oublier.

Sortie du DVD : "De Kardec à nos jours"

C'est sous cette dénomination qu'à l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Allan Kardec, la Fédération Spirite Brésilienne nous offre un DVD - oui, décidemment, les spirites sont modernes - que nous pourrions qualifier de résumé du spiritisme. Mais sans plus attendre, voyons ce qu'il en est : Lancement ! Après une introduction interminable quoique visuellement plutôt agréable, nous plongeons enfin dans l’histoire du "Livre des Esprits", la première approche de Kardec vis-à-vis du spiritisme et la manière dont il s'est retrouvé à compiler une pile de communications d'origines diverses pour réaliser cet ouvrage qui demeure encore aujourd'hui la base de la philosophie spirite. Suit une partie consacrée aux expérimentations spirites, notamment celles réalisées par des scientifiques, afin de rappeler que le spiritisme, loin d'être une simple religion, est avant tout basé sur des éléments expérimentaux, prétendant ainsi au titre de science.  dvd de Kardec à nos jours

Nous regretterons - j'entends, nous, occidentaux à tendances fortement anticléricales et rationalistes ; vous noterez que je n'ai pas dit rationnelles - , que cette partie soit suivie immédiatement d'une autre où l'on inscrit le spiritisme au milieu des religions. Cela dit, nous noterons que c'est avec fidélité que ces deux parties s'enchaînent, l'une des ambitions du spiritisme n'étant-elle pas d'être un trait d'union entre science et religion, ce que l'on pourrait traduire comme une science étudiant ce qui jusqu'ici n'avait toujours été que du domaine de la religion - j'en profite pour signaler à nos amis scienceversusreligionistes qui pensent qu'il est indigne de la science de s'occuper de questions relatives à des esprits ou à une éventuelle survivance, et qui d'ailleurs ne lisent pas ce bulletin - que l'étude des astres aussi, à une époque, était du domaine de la religion, ce qui n'est pas une raison pour considérer aujourd'hui que l'astronomie n'a pas sa place au sein des sciences, ou bien comme une religion basée sur des conclusions scientifiquement établies ?
À cela suit une partie résumant les principes du spiritisme énoncé dans le livre des esprits puis une partie dédiée à la médiumnité, son principe et ses différents types. On enchaîne après cela sur une présentation des centres spirites, leur rôle et le travail qui s'y effectue.
La fin du DVD est consacrée à la période de transition que connaît actuellement notre planète et qui doit la mener, selon les esprits, à un niveau d'évolution un peu plus décent que ce qu'elle a connu jusqu'alors.
Mais, ce n'est pas tout, car, en bonus track, nous avons droit aux interviews de quatre célébrités spirites internationales, je cite Marlène Nobre, Présidente de l'Association Médicale Spirite Internationnale, Nestor Masotti, Secrétaire Général du Conseil Spirite International et Président de la Fédération Spirite Brésilienne, Divaldo Pereira Franco, célébrissime médium brésilien et notre national Roger Pérez, 1er Secrétaire du Conseil Spirite International et Président de l'Union Spirite Française et Francophone, auquel nous pardonnerons -Vraiment ? Oui, il faut bien, hors la charité point de salut, n'est-ce pas ? - le titre outrageusement pompeux et ô combien désagréable à nos occidentales oreilles de "Maître vénéré" dont il affuble ce pauvre M. Kardec.
En conclusion, si vous connaissez par cœur toutes les œuvres de Kardec, vous n'apprendrez rien de nouveau dans ce DVD, dans le cas contraire, qu'est-ce que vous attendez pour lire ces œuvres, qui nous le rappelons sont en vente dans votre centre spirite à un prix si modique qu'il n'est même pas nécessaire d'offrir des facilités de paiement.

Olivier

Bilan d'un Bicentenaire

Le 4ème congrès spirite mondial est terminé et il est coutume de faire le point à la suite d'une grande manifestation publique de ce genre. Quelles retombées cela va t'il avoir sur le spiritisme en France, qu'en ont pensés les médias, que représente le mouvement spirite dans notre pays, comment est il structuré, que fait-il pour se développer et se faire connaître, quels sont les acteurs de son développement ? Qui peut répondre honnêtement à ces questions ?

Le congrès

le congrès mondial à ParisCe congrès était un congrès sud américain et plus spécialement brésilien, gardien mondial du spiritisme. Il fallait les chercher les français, on aurait pu les compter sur les doigts de la main : l'accueil, le vestiaire, l'espace livre, les livres eux-mêmes étaient majoritairement brésiliens. Et les médias, la presse, la télévision : aucune chaîne de TV française nationale ou régionale. Là encore seules les télévisions brésiliennes omniprésentes émettaient en direct conférences et interviews dans leur pays. 
Merci frères brésiliens, d'être venus si nombreux, et merci à ces quelques français discrets et altruistes d'avoir travailler à l'organisation de cette manifestation. Allan Kardec est chez vous connu et reconnu ; en France, à part le dolmen du cimetière du Père Lachaise, rien pour rappeler au passant cet illustre lyonnais ; pas de rue, pas de place, pas la moindre petite plaque commémorative. Ah si, en début de congrès, cette annonce sur cet évènement sans précédent : la mise en place d'une plaque à Lyon, rue Sala, en l'honneur d'Allan Kardec. Flatteur certes mais difficile dans sa mise en œuvre. Ce genre d'événement devrait permettre de réunir simplement et dignement les quelques spirites qui subsistent encore.

Que faire ?

Il faut maintenant réagir, il faut que le mouvement spirite français se prenne en main. L'union déclamée sur tous les tons ne cesse de se défaire, le peuple spirite français est en déclin, et pourtant, nombreux sont ceux qui croient en cette doctrine, mais qui ne trouvent pas de structure d'accueil. Nous qui fûmes si nombreux dans un temps passé pas si lointain, que nous est-il arrivé ?
Il y a toujours des bonnes volontés, l'étincelle est en nous, prête à rallumer la mèche d'où s'embraseront mille foyers. Nous devons puiser en nous pour retrouver le dynamisme, la simplicité, l'humilité et la foi qu'il nous manque. Chaque jour des personnes de tout rang frappent à notre porte, à nos cœurs, sachons-leurs donner l'enseignement et le réconfort qu'ils recherchent.

L'union

 Le congrès mondial spiriteIl reste en France un maigre tissu d'où nous pouvons repartir : l'Union Spirite Française et Francophone et les centres qui s'y rattachent.
Cela passe tout d'abord par un inventaire, un état des lieux sérieux et sans complaisance des forces qu'il nous reste : nombre de groupes, leur forme familiale ou juridique, le fonctionnement actuel, le nombre de membres adhérents, les activités, leur situation géographique, le lieu de travail, les moyens de diffusion. 


Ensuite il faut redéfinir le fonctionnement de l'USFF qui ne doit pas fonctionner comme un centre spirite mais être un outils de communication, de diffusion, de coordination au service des centres. Son rôle est de s'ouvrir aux centres, de donner tout son savoir, toutes ses connaissances qui sont à sa disposition. Ni juge, ni parti.
Sa composition serait faite de représentants ou de délégués de centres réellement actifs au service de la doctrine. Son fonctionnement démocratique pourra fédérer éventuellement des structures départementales ou régionales regroupant plusieurs centres. Décision collégiale sur le développement du spiritisme et notamment sur l'élargissement à d'autres groupes de sensibilité spirite.
Information mensuelle à tous les membres adhérents de ses activités, de ses projets et de la vie des centres.

La diffusion

Aide directe ou par délégation aux structures les plus proches, par des moyens matériel ou physique pour le développement des groupes en place et pour la création de nouveaux centres.
Mise en place d'un programme d'étude de la doctrine, de la médiumnité et de recherche des phénomènes spirites.
Internet : création d'un portail et mise en place pour chaque centre d'un site et de lien.
La revue spirite : réserver un emplacement pour les articles et la vie des centres.
La mise en commun de tous les fascicules et ouvrages détenus par les membres.
Les livres : trouver un accord avec les éditions Philman pour l'édition et la diffusion en grand nombre de la littérature spirite.
Beaucoup de travail nous attend, et ce n'est que tous ensemble que nous pourront le faire : une place pour chaque spirite et un spirite à chaque place. Patience, vigilance, et gardons les pieds sur terre, nos Frères Spirituels sont là aussi pour nous guider et nous montrer le chemin, à condition de bien ouvrir les yeux, d'avoir des objectifs simples et bien ordonnés.
Fraternité, qu'y a t'il derrière ce mot ? à nous de le découvrir.

Gilles F

Autres témoignages

“Cette rencontre se déroulait à Paris, mais comme les français représentaient une minorité et les brésiliens une très large majorité, j'avais l'impression d'assister à un congrès au Brésil !
Les thèmes abordés au cours des conférences étaient très divers et quelquefois complexes. La personnalité et la nationalité du conférencier donnaient une note particulière à l'exposé. Par exemple, un intervenant brésilien nous a demandé de nLous lever , de nous étirer pour nous réveiller !
Les échanges spirites que j'ai pu avoir se sont limités aux parisiens et au québécois, dus en grande partie aux b Il arrières de la langue et au nombre impressionnant de participants (1800).est réconfortant de constater que le spiritisme, né à Lyon, s'est exporté dans d'autres pays d'Europe et sur d'autres continents, grâce à la conviction et au dévouement de certains spirites. Il est donc important de continuer le travail de nos précurseurs, et ainsi de rendre hommage à Allan Kardec..“

Joëlle

“Mes trois jours passés à Paris ont été très intenses. Les conférences commençaient vers neuf heure le matin pour se terminer en fin d'après-midi. Les interventions sur la science étaient captivantes mais parfois difficile à suivre à cause de la barrière de la langue et des difficultés des traducteurs à interpréter. L'essentiel des interventions étaient de montrer que des faits scientifiques peuvent suggérer l'existence de la réincarnation. Les quelques allusions sur la dissimilitude du mode de vie des différentes nations m'ont paru importantes. Par exemple, la pauvreté au Brésil, les 24 heures de marche qu'on dut faire les Guatémaltèques pour se rendre à l'aéroport… c'était donc une grande et belle opportunité pour nous d'être présent à Paris. Dommage pour le moment artistique du dimanche soir, les traducteurs n'étaient plus là, les congressistes étaient partis. En effet, les deux artistes n'ont pas été présenté et écouté (une lecture de poème et un chanteur). Ce fût vraiment un moment très fort. Ce congrès avait peut-être un caractère un peu trop solennel.
Il n'y a pas eu de temps de prières…
Nous avons rencontré beaucoup de nationalités différentes. C'était très impressionnant et très encourageant pour la diffusion du spiritisme. Le congrès a été aussi une occasion pour parler du spiritisme autour de nous à des personnes qui ne le connaissaient pas. En effet, j'ai été hébergé chez de la famille que je ne vois habituellement jamais, donc il a fallu me justifier de ma présence. Mes explications ont été reçues avec intérêt… Ce sera un bon souvenir et une bonne expérience."

Florence L.

Désincarnation

 Louis Serré

Durant ce mois d'octobre, nous avons appris la désincarnation de deux de nos frères spirites ayant œuvré pour la cause avec toute la force de leurs convictions et de leur foi pour le Spiritisme Kardéciste.
Il s'agit de Louis Serré, ardent défenseur de la Revue spirite, qui a longtemps travaillé au côté de l'actuel Président de l'Union Spirite Française, Monsieur Roger Perez.  Jean Couret

Louis Serré est né en 1910 et il a beaucoup écrit pour la revue spirite. Voici quelques titres : “Aperçu sur l'évolution, Cosmogonie spirite, La naissance de l'âme, L'humanité malade de l'asphyxie de son âme, Le périsprit. En collaboration avec Roland Tavernier, un ouvrage intitulé " Spiritualisme vers la lumière " a été fait.

Une autre figure du paysage marseillais nous a quitté pour des cieux plus sereins, monsieur Jean Couret.
Président de l'Union Phocéenne, il a longtemps œuvré pour la divulgation de la doctrine dans le sud de la France ; toujours présent à toutes les manifestions de l'union spirite française, il agrémentait ses discours de sa verve provençale.

 

Article dans le Progrès

Une journaliste ayant tapée " association " sur internet a trouvé intéressant de faire un article sur le centre spirite lyonnais Allan Kardec. Et c'est ainsi que Melle Laeticia Christophe correspondante du Progrès sur la commune de Bron est venue nous rendre visite. Charmante au demeurant, sans idée préconçue sur le spiritisme paraît il, et s'intéressant à la vie des associations brondillantes. Je l'ai reçu dans notre salle de la rue Jeanne Collay, puis un moment plus tard Catherine est venue se joindre à nous. Nous avons parlé d'Allan Kardec, du spiritisme, de son histoire, des recherches scientifiques, de son organisation nationale, internationale, de nos activités et de l'exposition à la bibliothèque municipale.
En lisant l'article du Progrès du 7 novembre 2004 " elle dit communiquer avec l'au delà " (l'association), " son siège est dans la ville " (comme les envahisseurs) on ne peut que constater les pratiques étranges de certains journalistes. Ainsi fabule t'elle : notre association se trouve derrière un portail dont il faut pousser la grille pour en savoir plus (j'en ai froid dans le dos). Et c'est là que nous avons établi notre siège suite à la donation de l'une de ses adhérentes ! (merci Catherine). Le ton était donné sur les médisances, les déformations de texte et sur l'inquisition de la dite journaliste ; cas patent d'animisme.
Le reste de l'article n'est qu'un pâle reflet déformé de notre entretien. Toutefois pensant avoir trouvé matière à scandale pour se lancer dans le show biz journalistique , elle est allée se renseigner auprès des services de police et de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Nous avons même droit à la définition d'une secte.
Mais rien ; rien de rien , il n'y a rien à nous reprocher.
Certainement déçu de ne point avoir rencontré un gourou pervers dépouillant d'honnêtes gens de leurs bourses après leur avoir fait subir un bon lavage de cerveau, elle termine son article par un mystérieux " affaire à suivre…".

Fiche du mois : Epreuves, libre arbitre et fatalité

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