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Bulletin 54

Bulletin 54 - Septembre 2013
Sommaire

Editorial

L’histoire du spiritisme a débuté il y a maintenant plus d’un siècle et demi avec la codification par Allan Kardec des communications du monde spirituel. Elles ont apporté et diffusent toujours un message de charité et d’aide à son prochain. Cette doctrine donne l’espoir à l’humanité pour son évolution, dont elle apaise non seulement les souffrances morales mais également physiques par le biais de la prière et de la médiumnité. Cette histoire du spiritisme se perpétue encore aujourd’hui par les centres spirites dans lesquels des médiums avec l’aide d’Esprits bienveillants obtiennent des guérisons.
Nombre de nos médicaments ne guérissent pas la maladie mais en suppriment les symptômes car la médecine aujourd’hui encore ne tient compte que du corps physique en délaissant le corps spirituel.
Ce phénomène des guérisons inexpliquées est souvent observé dans des centres spirites et notamment dans un centre qui abrite le travail du médium Joao Teixeira de Faria surnommé Jean de Dieu à «La Casa de Dom Inacio de Loyola» au Brésil.
Beaucoup de centres spirites sont des institutions charitables où le travail de guérison est effectué par des groupes de médiums travaillant ensemble avec abnégation.

Gilles Fernandez

Le médium Joao Teixeira De Faria ou Jean de Dieu

Sa vie

Joao De Deus est né sous le nom de Joao Teixeira Da Faria le 24 juin 1942 au Brésil dans la province de Goias dans la petite ville de Cachoeria Da Fuaca. Son père José Nunes Da Faria était tailleur de pierres et avait de très faibles revenus pour subvenir aux besoins de la famille. Joao a grandi dans la pauvreté et à l’âge de seize ans il a découvert ses dons de guérisseur.  Jean de Dieu
Pendant qu'il se baignait dans la rivière, il a soudain entendu un bruit. Une femme est apparue et lui a parlé. C’est seulement pendant la nuit suivante qu’il a commencé à comprendre que cette femme était l'Esprit de la sainte Rita de Cassia. Le jour suivant, il est retourné au même endroit à la rivière pour la rencontrer encore une fois quand il a entendu une voix. La voix lui a dit qu'il devait aller au centre spirite de Campo Grande où il était attendu. Avec hésitation, il a suivi les instructions et, comme prédit, l’homme, qui l'a accueilli, l’attendait déjà à la porte du centre.
Ce qui s'est passé depuis ce moment-là, n'est pas connu exactement. João se souvient seulement du fait qu'il était entouré de beaucoup de visages aimables et souriants quand il reprit conscience. Les gens lui ont dit qu'il avait été incorporé par l'Esprit du roi Salomon. Á ce moment-là, João a fait sa première opération chirurgicale.
Selon lui, sa mission est issue d’une dette karmique qu’il est venu régler dans cette vie et si un jour il demandait une quelconque somme d’argent, en échange des soins qu’il donne, Dieu le laisserait de côté et aucune guérison ne serait possible au travers de ses mains.

Joao médium à transe

Joao Teixeira Da Faria traite depuis plus de quarante ans des personnes souffrant du cancer, du sida, de paralysie, de cécité, de maladie mentale et d’une foule d’autres infirmités humaines et ce avec un taux de succès extraordinaire, que certains estiment à plus de 80%. Bien que ce chiffre soit difficile à valider, des centaines de milliers de personnes ont consulté Joao Da Faria depuis 1965. Ce flux ne semble pas s’interrompre et, c’est près de 500 personnes qui viennent à chaque séance attendre pour le voir individuellement. Il continue d’avoir dans son travail de guérison un taux de réussites inconnu dans la médecine occidentale.
Ce brésilien tout simple, qui n’a fait que deux ans d’études, est la preuve vivante d’une forme unique de médiumnité dans laquelle les Esprits bienveillants, ou entités désincarnées, utilisent son corps pour accomplir des guérisons miraculeuses, comprenant des opérations physiques et psychiques.  Casa à Abadiania
Sa façon de guérir n’utilise pas les champs magnétiques humains, il travaille en tant que médium c’est-à-dire en tant qu’intermédiaire entre le monde matériel et le monde spirituel. C’est une médiumnité qui lui a été conférée afin qu’il puisse accomplir sa tâche sur terre, aussi il répète sans cesse que ce n’est pas lui qui guérit mais Dieu.
Il peut être incorporé par de nombreux Esprits dont plusieurs sont connus, parmi eux des théologiens, des médecins et des chirurgiens renommés de leur vivant. Grâce à la puissance médiumnique de Joao, ils ont la possibilité d’effectuer des opérations dans le monde matériel qui semblent extraordinaires pour ceux qui ne connaissent pas les liens et l’interdépendance entre nos deux mondes.
Quand Joao agit en état d’incorporation d’un Esprit on l’appelle «l’entité», autrement on l’appelle respectueusement Joao de Deus, «Jean de Dieu». Son but est d’être le véhicule du travail de Dieu. Il est resté fidèle à son intention, malgré les pressions qu’il a subies du fait de ceux qui ne veulent pas qu’il pratique cette forme de guérison sans un diplôme médical. En outre, il ne conseille jamais d’arrêter un traitement médical.
João de Deus est certainement le plus connu au monde des médiums à transe vivant de nos jours. Depuis plus de 50 ans il consacre sa vie au traitement spirituel de ceux qui demandent du secours. Le centre spirituel «La casa de Don Ignacio» existe depuis 1978. Son meilleur ami et maître spirituel Chico Xavier l’aida à trouver ce lieu d’énergie intense. Des millions de gens de partout dans le monde ont déjà visité la Casa à Abadiania, le centre de guérison spirituelle de João, pour bénéficier de ses traitements ou à la recherche de la guérison. D'innombrables personnes ont relaté que grâce à lui leurs problèmes physiques ou psychiques ont été soulagés ou ont complètement disparus.
Au Brésil, João offre ses traitements spirituels avec abnégation à toutes les personnes, indépendamment de leur religion ou de leurs croyances. Comme messager d'amour et de guérison, il a touché la vie d'innombrables êtres humains qui lui ont demandé de l'aide. Depuis plus de cinquante ans, João de Deus a eu des succès extraordinaires en aidant beaucoup de gens souffrants de cancer, de paralysies, de cécité, de maladies psychiques et autres pathologies.

Le travail médiumnique

Le principe de son travail est de laisser une entité bienfaitrice incorporer son corps et permettre à cette dernière de réaliser sa mission de soigner ou de conseiller les gens. Pendant tout ce temps, Joao est ce que l’on appelle un médium en transe et n’est pas conscient de ce qui se passe jusqu’à ce que l’entité l’ait quitté. Une fois qu’il reprend conscience aucun souvenir de ce qui s’est passé ne lui reste en mémoire. Joao se dit être juste un instrument du Divin. Il aurait la faculté de se laisser incorporer par plus de trente entités différentes. Malades
Le terme entité fait référence à des Esprits spirituellement évolués qui continuent à œuvrer pour le bien être de l’humanité.
Le médium Joao invite tout médecin à venir observer chaque intervention chirurgicale qu’il réalise dans la plus grande transparence.
Des vidéos saisissantes ont été réalisées le montrant en transe sous l’influence d’une entité en train d’effectuer des opérations visibles. Il utilise aussi bien des outils chirurgicaux, comme les pinces Kelly (des ciseaux avec des bouts tordus à 40°) et des couteaux stérilisés, que des éplucheurs de cuisine, et des aiguilles et du fil à coudre ordinaires pour faire les points de sutures. Ces opérations s’effectuent sans douleur ni infections et sans utiliser d’antibiotiques, ni d’anesthésie.
Quelles sont les maladies les plus souvent guéries ?
Les personnes les plus réceptives.
Comment fonctionnent les centres ? Comment maîtriser les énergies ?
Une recherche approfondie sur les guérisons telles qu’elles sont effectuées dans les centres spirites du Brésil apporterait certainement des améliorations de notre système médical et de notre santé.
Les opérations invisibles, qui ne recourent à aucune intervention chirurgicale agressive, peuvent se produire à n’importe quel moment du jour et de la nuit, pendant votre séjour à Abadiania. Joao dit que le travail se fait en réalité sur le corps énergétique de l’individu, et que les opérations visibles sont destinées à ceux qui ne peuvent pas se permettre de guérir s’ils n’ont pas subi une opération visible.
Quand Joao se dirige vers l’assemblée avant d’opérer il n’a pas encore incorporé l’entité. Il peut s’adresser à l’assemblée en tant que Joao Teixeira Da Faria et parler pendant quelques minutes d’affaires courantes ou du travail de la Casa.
Après son discours, il incorpore une entité. Ce processus peut n’être qu’à peine perceptible. Souvent Joao prend les mains d’un assistant pendant quelques instants, les yeux fermés, puis, ouvrant les yeux, il se tourne vers le groupe de façon plus détachée. Quelquefois l’incorporation est spectaculaire. «Je l’ai vu debout au centre de l’estrade où il fait les opérations, les mains sur les côtés, face à la foule, prêt à recevoir l’Esprit. Puis son corps est secoué de spasmes, les doigts serrés sur ses paumes, la respiration profonde, les yeux et le visage crispés. Après quelques minutes, il paraît notablement changé, comme à la fois plus lourd et plus léger».
Le personnel et les volontaires de la Casa qui ont assisté Joao pendant des années disent que les caracJoao de Deus vient à la Casa pour recevoir les gens après huit heures du matin, et l’après-midi à deux heures. La foule rassemblée est d’abord accueillie officiellement par le secrétaire et bras droit de Joao.
Il existe trois salles de courant d’énergie à la Casa. La première est la salle de purification appelée également «salle du roi Salomon».
Elle est très importante car elle permet à toutes les personnes qui souhaitent rencontrer le guérisseur d’élever leurs pensées et d’éloigner les Esprits souffrants de leurs environnements spirituels. Le courant d’énergie de cette salle permet autant que possible de se débarrasser des énergies lourdes et négatives susceptibles de perturber le travail de guérison. Cette première salle est une sorte de filtre.
La deuxième pièce est dénommée «la salle des entités». Joao est assis sur un fauteuil contre un mur et fait face à l’entrée. Des traducteurs l’aident quand c’est nécessaire. Un certain nombre de volontaires de la Casa sont assis en face de l’entité, les yeux fermés en méditant. Joao en entité les a reconnus comme des médiums et leur a demandé de consacrer du temps à l’assister pendant son travail. Joao en entité invite aussi parfois des visiteurs à méditer dans sa salle après leur consultation avec l’entité. Un certain nombre de bancs sont toujours disponibles à cet effet, et font tous face au centre de la salle.
Dans la troisième salle, les opérations spirituelles sont effectuées et les personnes y sont installées pour être purifiées après être passées avec Joao en entité. De cette pièce, vous quittez la Casa. Par la méditation, chacun contribue à la réussite de la séance en laissant passer les énergies purifiantes et curatives. Tous les participants doivent se tenir en position réceptive ce qui permet de se maintenir en harmonie avec l’inspiration et l’aide des sources spirituelles.
Le travail médiumnique est un travail d’équipe, c’est une façon de pratiquer la charité en servant d’agent de guérison pour les autres. Partager ce travail avec d’autres évite aux médiums de devenir égoïstes parce qu’ils doivent partager les responsabilités et les succès de la guérison.

Cet article a été réalisé à l’aide de différents textes et expériences de personnes s’étant rendues au centre spirite d’Abadiania. Je ne connais ce médium et son travail que par ce que j’ai pu en lire. Dans les prochains mois, je vais effectuer un voyage au Brésil à la Casa de Don Ignacio et je vous rapporterai mon témoignage.

Conférence de Divaldo à Paris "L'aube d'une nouvelle ère"

C’est sous un soleil radieux que nous nous sommes rendues, Nadia et moi, à la conférence du médium brésilien Divaldo Pereira Franco ce 5 juin 2013 à Paris. Avant d’aller à cette conférence, nous nous sommes rendues au cimetière du Père Lachaise pour une mise en bouche spirituelle. En effet, il nous semblait impensable de ne pas faire un petit détour sur la stèle du codificateur du spiritisme Allan Kardec. A cette occasion, nous avons été surprises de la venue de quelques touristes étrangers se recueillant auprès de sa tombe. Nous nous sommes présentées et nous avons été étonnées de l’enthousiasme et de la joie que ces touristes exprimaient à notre égard. Ceci par le simple fait de savoir que nous venions de Lyon, ville de naissance du père codificateur du spiritisme. Par la suite, nous avons flâné dans les rues de Paris avant de nous rendre à la conférence.

 Divaldo Franco Pereira

La conférence avait lieu au FIAP, un centre international de séjour. Nous sommes arrivées en avance afin d’être bien placées. A notre grand étonnement, au lieu de découvrir un amphithéâtre, la conférence s’est tenue dans une salle légèrement plus grande que celle de notre centre. L’ambiance était très intimiste et le cadre sans protocole et en toute simplicité (aucun vigile, ni préparation de la salle avant, ni décoration). Nous avons remarqué que la grande majorité du public se composait de personnes d’origine hispanique et d’Amérique du Sud. Nous étions au maximum environ 80 auditeurs. Parmi eux, une quinzaine de personnes suit Divaldo lors de ces multiples conférences. Il les surnomme «ses compagnons de voyage». Claudia Bonmartin, présidente du CESAK (Centre d’Etudes Spirites Allan Kardec) à Paris était également présente. Celle-ci n’a malheureusement pas pu être sa traductrice ce jour-là. C’est Sophie Giusti, adhérente du centre Victor Hugo de Rennes qui l’a remplacée.  Divaldo Franco Pereira La conférence a commencé par une biographie de Divaldo, de ses débuts dans le spiritisme jusqu’à aujourd’hui. Il est le fondateur de l'Association "Mansao do Caminho", qui vient en soutien aux familles les plus démunies de Salvador de Bahia. Ainsi, il a contribué à l'éducation de plus de 600 enfants grâce aux fonds recueillis par les ventes de ses livres, DVD et conférences. Son action s’est étendue vers la création de crèches pour l'éducation des orphelins et d'écoles pour permettre l'accès à l'instruction, l'enseignement professionnel, etc. et, tout cela, gratuitement. Divaldo participe ainsi depuis de nombreuses années à la diffusion de la doctrine spirite d'Allan Kardec.
En résumé, lors de cette conférence, Divaldo nous a principalement transmis un message de Fraternité, d'Amour et de Paix. Nous avons été toutes deux frappées par la simplicité, la fluidité et la clarté de ses propos qui sont à la portée de chacun.
Divaldo nous a dressé un portrait de l’homme à ses débuts sur la Terre. Celui-ci se réduisait à 3 fonctions : manger, dormir et procréer. Son évolution a été lente. Les mouvements sismiques de la planète ont provoqué des changements et la peur chez l’homme. Cette peur a fait que l’homme s’est tourné vers lui-même. La peur accompagne la colère et face à la colère, soit nous nous armons, soit nous fuyons. Par la suite, la colère se transforme en haine, en vengeance.
Divaldo a poursuivi sur la progression et l’évolution de l’homme. Des millénaires plus tard, l’homme a ressenti l’amour. L’amour a permis de développer l’amitié, le sacrifice. Freud renvoie à la notion de libido concernant l’amour. L’amour a une connotation qui fait appel à l’instinct. D’après Anna Freud, l’amour est la solution à notre problème. L’amour de soi, c’est surpasser la colère et la haine. La peur, la colère et l’amour sont 3 éléments qui permettent à l’homme de se développer sur un plan intellectuel et moral. L’individu recherche un bien-être psychologique afin d’être en phase avec lui. Pour cela, il doit corriger ses défauts : lutter contre ses mauvais penchants tels que l’alcool, le tabac, les drogues, le sexe débridé, les toxines cérébrales, etc. A ce propos, rappelons que le spirite se doit de lutter pour être meilleur aujourd’hui par rapport à hier et meilleur demain par rapport à aujourd’hui.
Ensuite, le médium brésilien a continué ses explications par sa vision de l’homme moderne de nos jours. D’après lui, la société est devenue individualiste. L’individu d’aujourd’hui a perdu la gentillesse, le contact avec les choses simples. Quand on est gentil, le monde est meilleur. Les technologies nous ont apporté le confort mais ne nous ont pas rendus heureux pour autant. Au contraire, cela a rendu l’homme jaloux, suspicieux et menteur.
Divaldo a, par la suite, donné son point de vue sur le futur de notre humanité. Il s’est appuyé sur les dires de Jésus. D’après ce dernier, un jour, l’humanité arrivera à son point culminant. Ce jour-là, le mal aura disparu de la Terre.
Actuellement, notre société arrive vers un monde de régénération. Nous sommes dans un grand moment de transformation morale du monde. A ce propos, des sensitifs arrivent à percevoir une aura particulière chez certains enfants appelés alors les enfants «cristals» : ils sont doux, sages et indépendants. Ces enfants sont des Esprits qui viennent accélérer le développement de notre planète.
C’est ainsi que Divaldo a finalisé son discours en nous conseillant de découvrir le sens profond de la vie. Pour y parvenir, chacun devrait s’interpeller sur la question suivante : «Qu’est-on venu faire sur la Terre ?». Suite à cette fin magistrale, un intense silence s’était installé et une atmosphère de sérénité émanait de la pièce. Les auditeurs donnaient l’impression d’avoir «bu» les propos du médium brésilien et ils semblaient avoir été subjugués. Nous même, nous en sommes restées abasourdies. Il a fallu un certain temps pour «redescendre sur Terre» et que chacun reprenne pied avec la réalité quand Divaldo a demandé si on avait des questions. Divaldo s’est prêté au jeu de la dédicace. Malgré son grand âge, il a mené sa tâche jusqu’au bout sans rechigner.
Pour finir, ce que nous pouvons retirer de cette conférence, c’est le message d’Amour qu’a voulu nous transmettre avant tout Divaldo. Il faut s’aimer soi-même et aimer son prochain. L’amour pour soi n’est pas à voir dans un sens égoïste. Il faut s’aimer en vue de vouloir devenir meilleur chaque jour. Divaldo résume bien cette notion par cette très belle phrase : «Il faut porter le parfum de l’âme, de l’amour de soi».

Pour ceux qui ne connaissent pas Divaldo Pereira Franco, nous vous invitons à lire les articles suivants. Ils retracent entre autres son parcours et ils sont disponibles sur notre site Internet dans les bulletins suivants :
Bulletin n°21 – Juin 2005 : «Divaldo Pereira Franco ; Di pour les intimes»
Bulletin n°30 – Septembre 2007 : «Divaldo à Lyon» (suite à son passage dans notre centre de Bron en juin 2007)
Sujets divers – Année 2005 (Juillet) : «L'obsession», conférence que Divaldo a donné, au centre spirite de Bron, le 8 juin 2005.
Et, bien entendu, nous ne saurions trop vous recommander de lire ou relire l'un de ses 250 livres...
Aline

L’ABC du coeur
2ème partie

Dans le dernier numéro de notre revue, vous avez pu découvrir la générosité de Benoît qui avait choisi de partager avec nous son patient travail sur les qualités qui distinguent les hommes de bien. Dans le message qu'il avait adressé au centre, Benoît nous avait fait part de sa méthode de travail qui consistait à prendre des notes, au fur et à mesure de ses lectures, afin d'aboutir à une sorte de résumé lui permettant de se rapprocher du chemin à prendre pour se perfectionner. Il nous avait communiqué le fruit de son travail et nous avions pu en exposer la première partie dans le numéro précédent. Continuons à cheminer dans les vertus morales que Benoît a eu la gentillesse de travailler pour nous (et la communication de son travail au centre prouve que ce n'est pas qu'en théorie) et poursuivons de la lettre D comme Désintéressement à la lettre M comme Modestie. En voilà tout un beau programme à suivre !...

Désintéressement

Attitude par laquelle une personne néglige ses intérêts propres pour servir ceux d'autrui.

Dévouement
Disposition à servir, aptitude à se dévouer avec plus ou moins d'abnégation. Soigner quelqu'un avec dévouement.

Discipline
(qualité primordiale selon l'Esprit Emmanuel) Direction, instruction morale. Règle de conduite que l'on s'impose, maîtrise de soi, sens du devoir.

Douceur
Qualité de ce qui est doux, agréable aux sens. Qualité de ce qui produit une impression agréable et tranquille sur l'âme, l'esprit, le coeur, l'imagination.

Égards
Ménagements que l'on a pour une personne. Fraternité Lien de parenté entre les enfants issus de mêmes parents. Lien étroit d'amitié qui unit deux personnes qui ne sont ni frères ni soeurs. Sentiment de solidarité et d'amitié.

Générosité
Qualité d'une personne généreuse, d'un coeur généreux. Grandeur d'âme, oubli de soi, qualité de celui (celle) qui est enclin(e) à s'occuper des autres sans préoccupation d'intérêt personnel.

Humilité
Disposition à s'abaisser volontairement (à faire telle ou telle chose) en réprimant tout mouvement d'orgueil par sentiment de sa propre faiblesse.

Indulgence
Attitude ou caractère d'une personne qui excuse, pardonne les fautes d'autrui, qui n'est pas sévère, qui s'abstient de punir ou punit avec peu de sévérité.

Innocence
État de ce qui, par nature, ne fait pas de mal à autrui ; fait de ne pas être nuisible. Fait de ne causer aucun dommage matériel, surtout organique. État de celui qui n'est pas souillé par le mal, le péché, qui ne pense pas à mal.

Miséricorde
Compassion pour la misère d'autrui. Générosité entraînant le pardon, l'indulgence pour un coupable, un vaincu. Bonté par laquelle Dieu fait grâce aux hommes.

Modération
Qualité, comportement d'une personne qui se tient éloignée de tout excès. Éloignement de tout excès dans le luxe ou dans les plaisirs.

Modestie
Modération, retenue. Simplicité, absence de recherche, de faste, de luxe.

Mansuétude
Clémence, indulgence ; douceur d'âme sereine et inaltérable, bonté inépuisable ou disposition d'esprit qui incline à une bonté indulgente : faire preuve de mansuétude à l'égard d'un coupable.

La médiumnité payante

Extrait du journal Istoé, un hebdomadaire de Sao Paulo, voici l’histoire de la médium Zibia Gasparetto, «La reine des Esprits». Cette personne de 86 ans, est à la tête d'un empire grâce à ses best-sellers ; une réussite bien éloignée des préceptes du spiritisme.

La reine des Esprits

La file d'attente zigzague au cœur de l'auditorium d'une librairie d'un centre commercial de Sao Paulo. Il est 20 heures, mais personne ne semble vouloir partir avant d'obtenir un autographe et une photo avec la star du jour, Zibia Gasparetto, 86 ans, à la fois écrivain, médium, leader spirituel et chef d'entreprise. Elle vient de s'exprimer durant trente-cinq minutes devant 150 fans qui se pressent maintenant pour la connaitre et lui faire signer un exemplaire de son livre Amor Consegue (Seul l'amour réussit), le 41ème de sa carrière d'écrivain, lancé en mars et vendu déjà à 80 000 exemplaires.
Reine du roman médiumnique au Brésil, Zibia Gasparetto écrit des livres à partir des messages qu'elle reçoit des Esprits qui l'accompagnent depuis les années 1950. Tendre avec ses fans et dure en affaires, celle qui totalise 16 millions d'ouvrages vendus a érigé, avec ses enfants et ses petits-enfants, un véritable empire spirite, avec des ramifications à la radio, sur Internet, à la télévision et sur le marché des conférences. Dans le domaine éditorial, où tout a commencé, c'est elle-même qui dirige l'imprimerie et maison d'édition Vida e Consciencia (Vie et conscience), une entreprise en plein essor. "Nous venons d'acquérir une troisième rotative", souligne sa fille et associée, Silvana, depuis le spacieux bureau qu'elle occupe au quatrième étage du siège du groupe, dans le quartier d'Ipiranga, dans le sud de Sao Paulo. Zibia Gasparetto Il suffit d'une visite du siège pour avoir une idée de l'étendue du pouvoir des Gasparetto. Vu l'extérieur, c'est un vieux bâtiment, avec un air d'usine. Mais, une fois à l'intérieur, plus précisément au quatrième étage, on comprend aisément ce que peuvent acheter 16 millions de livres vendus. Le lieu impressionne par sa beauté et par son luxe. Un grand jardin doté d'une fontaine occupe la moitié de l'étage. Zibia et Silvana Gasparetto y ont un accès privilégié depuis leurs énormes bureaux. Et, si le temps frais ne permet pas une promenade au jardin, elles peuvent choisir de rester dans une salle de 80m2 baignée de lumière par d'immenses baies vitrées. On y trouve notamment une immense table où la matriarche déjeune tous les jours à 12 h 30. "J'aime bien être ici, mais pour écrire, j’ai besoin d'être dans mon bureau", explique-t-elle. Le rituel pour recevoir les livres de son guide spirituel, Lucius, qui lui a transmis 26 romans lors des cinq dernières décennies, est le même depuis l'origine. Trois fois par semaine vers 15 h 30, la médium la plus célèbre du Brésil s'assied devant l'ordinateur, baisse la lumière, met une musique douce et lit la dernière phrase du roman sur lequel elle souhaite travailler - au moins trois sont écrits simultanément. Comme par magie, la voix familière surgit du silence et le recit reprend. "J'ai totalement conscience de ce qui se passe, il ne s'agit pas d'un état de transe", affirme la pionnière au Brésil de l'utilisation de l'ordinateur pour la psychographie (écriture des Esprits par la main d'un médium). "Je ressens seulement une grande joie, mes pensées et mes raisonnements deviennent agiles et légers."
Le contact avec les Esprits n'a pas toujours été aussi agréable. Sa première expérience médiumnique a ainsi été traumatisante. Catholique, mariée depuis peu et avec un enfant en bas âge, Zibia, alors âgée de 22 ans, se réveilla une nuit en ressentant un étrange fourmillement dans le corps. Bien qu'elle fût gênée, elle resta au lit dans l'espoir que cela passe. Mais la gêne s'accentua jusqu'à ce qu'elle se mette brusquement à parler allemand, une langue qui lui était étrangère. Effrayé, son mari courut chez une voisine demander de l'aide. Celle-ci fit une prière et assura que tout ça était "le fait des Esprits". "Le lendemain, mon mari se rendit à la Fédération spirite brésilienne (FEB) afin d'acheter quelques livres et, peu de temps après, nous pratiquions l'Evangile au foyer (réunion familiale d’étude de l'Evangile en présence d'Esprits) à la maison", se souvient Zibia Gasparetto. La gêne disparut. Un an plus tard, lors d'une séance d'Evangile au foyer, elle ressentit une douleur au bras. Sa main se mit alors à bouger toute seule, et son mari lui donna du papier et un crayon pour qu'elle écrive. "C'étaient des choses incohérentes au départ, mais ensuite elles devinrent sensées", affirme la médium.
Alors qu'elle multipliait les visites au centre spirite, elle se mit à entendre une voix masculine qui semblait lui dicter un récit. Curieuse de savoir comment finirait l'histoire, elle s'asseyait pour mettre par écrit tout ce qu'elle entendait. Déjà mère de deux enfants, Zibia Gasparetto n'arrivait cependant pas à trouver le temps nécessaire pour s'acquitter de cette tâche. "Le premier livre, 0 Amor Venceu (L'amour a vaincu), m'a pris cinq ans." Il raconte une histoire d'amour dans l'Egypte ancienne et a été vendu à plus de 500 000 exemplaires.

La gratuité, c’est fini

C'est l'ouvrage qui a fait découvrir l’univers spirite à des millions de Brésiliens, en le traitant sous une forme légère et romancée, et qui a rendu Zibia Gasparetto célèbre dans le monde médiumnique et de l'édition. Rempli de références à Allan Kardec et au spiritisme classique, 0 Amor Venceu a établi une sorte de format de base pour bon nombre des romans de la médium jusqu'à la seconde moitié des années 1990 - richement descriptifs, longs, avec des intrigues se déroulant à des époques et dans des pays distants, et portant sur des thèmes universels comme l'amour et la haine, le bonheur et la souffrance, la justice et l'injustice, la foi et l'incroyance. Entre 1958 et 1993, Zibia Gasparetto a publié dix romans de ce style. Au contact des libraires et forte de son expérience de directrice de maison d'édition (depuis 1982), elle comprit néanmoins que le profil du lecteur d'œuvres spirites au Brésil était en train d'évoluer. Un jour, Lucius, lui aussi à l'écoute, envoya les premiers signes d'un changement de style dans ses récits. Cela se concrétisa dans Pelas Portas do Coraçâo (Via les portes du cœur), publié en 1995. De lecture plus facile, fondé sur un récit contemporain aux nombreux dialogues et quasiment sans référence au spiritisme, cet ouvrage a marqué le début d'une seconde étape de la production littéraire de Zibia Gasparetto. "J'ai changé sur indication des Esprits, affirme-t-elle. Lucius m'a dit qu'il avait besoin de sortir de l'étiquette spirite." Une autre influence, plus terre à terre, a également contribué à rendre viable son changement d'orientation. Un livre de Zibia Gasparetto A l'époque, Luiz, son fils alors âgé de 46 ans, prônait une véritable révolution au sein du spiritisme national. Référence mondiale dans le domaine de la peinture médiumnique, il animait des conférences très courues avec un discours mêlant les bases du spiritisme avec les techniques de développement personnel divulguées par le new-âge. Avec une vision complètement différente du succès, et surtout de l'argent, Luiz Gasparetto élimina la notion de gratuité propre au travail médiumnique, comme l'exigeait la FEB. Et la mère suivit les préceptes de son fils. "Il est curieux d'observer les changements dans la production littéraire de Zibia après les nouveautés présentées par Luiz", souligne l'anthropologue Sandra Jacqueline Stoll. Penchant lourdement vers le développement personnel, mais comptant encore avec la signature de Lucius, ses nouveaux livres se vendirent alors comme des petits pains. Le plus grand best-seller de sa carrière, Ninguem e de Ninguern (Personne n'est à personne), par exemple, fut lancé en l'an 2000 et atteignit les 860 000 exemplaires. "A partir de ce moment-1à, elle a suivi un rythme de parution digne des plus grands auteurs", note Sandra Jacqueline Stoll. Avec au moins un nouveau livre par an, la médium est même parvenue à placer simultanément deux de ses titres dans la liste des best-sellers, une performance réalisée uniquement par des auteurs de la trempe de Paulo Coelho.

Argent et vanité

"Aujourd'hui, je n'ai pas de religion, mais cela ne me gêne pas que l'on me présente comme spiritualiste", précise Zibia. L'acceptation de cette nouvelle catégorie n'est pas dénuée de sens. Pour Reginaldo Prandi, professeur de sociologie à l'université de Sao Paulo, c'est justement au sein du spiritualisme que l'on retrouve une bonne partie de ceux qui désertent le spiritisme, attirées par sa bienveillance à l'égard de nouveautés comme la chromothérapie, la lithothérapie, médecines non conventionnelles qui cherchent à soigner respectivement par les couleurs et les cristaux ou le développement personnel. "Ce mouvement réunit ceux qui n'éprouvent aucun intérêt à se conformer a un ensemble de règles", affirme-t-il. Mais le nouveau chemin choisi par les Gasparetto, à distance des préceptes du spiritisme, a suscité des critiques.
Pour beaucoup, la maxime "Offre gracieusement ce que tu as reçu gracieusement" a été écartée au profit de la vanité et de l'argent.
Nombre de spirites ont même exigé que Zibia Gasparetto renonce aux droits d'auteur des livres reçus des Esprits, à l'instar de Chico Xavier, auteur de 468 livres, le plus grand médium brésilien de tous les temps. "Chico a renoncé aux droits d'auteur, mais une fois, il a pleuré devant moi, car il regrettait sa décision", révèle Zibia.
Outre ses livres et un programme hebdomadaire à la radio, Zibia Gasparetto a lancé en janvier dernier une chaine télé sur le Net, qui devrait bientôt produire des séries s'inspirant de ses œuvres - un nouveau territoire qui s'ouvre pour une famille qui a construit, avec Zibia à sa tête, un empire spirite qui ne cesse de croitre.

Ecrit par Joao Loes le 31 mai 2013

Un cancer venu de l’antiquité

La Lecture suivante, extraite du livre «L'Univers d'Edgar Cayce» de Dorothée Koechlin de Bizemont, est intéressante car elle démontre, comme nous l'expliquons souvent dans nos réunions, que la guérison spirituelle ne relève pas d'un miracle » mais bien d'une prise de conscience intérieure qui doit entraîner un processus de rétablissement par le malade lui-même. On comprend mieux, après cette lecture, pourquoi Cayce préférait, à la rigueur, être qualifié «d'éveilleur de conscience » plutôt que de guérisseur, bien que le résultat soit finalement le même... Car, si certains ont accordé du crédit aux propos de Cayce, c'est bien grâce aux innombrables guérisons obtenues par son intermédiaire. Mais, après tout, le propre du médium n'est-il pas d'être un bon intermédiaire ?

Voici une lecture, donnée pour une femme de trente-sept ans, qui souffrait d'un cancer du fémur ; elle décrivait la douleur comme une impression continuelle de déchirement dans ses chairs : «Sous le règne de Néron, à Rome, dans la dernière partie de son règne, l'entité appartenait à la maison de Parthesias. Elle eut alors l'occasion de rencontrer de nombreux adeptes du christianisme, au moment où ils étaient persécutés et contraints à descendre dans les arènes pour y combattre. L'entité assistait à ces combats parce qu'elle était sous l'influence de ceux qui les encourageaient. L'entité sentait au fond d'elle-même que ces malheureux exposés au cirque signifiaient quelque chose de plus profond qu'un spectacle et, cependant, elle se mit à rire de l'une des jeunes filles amenées dans l'arène, parce qu'elle pensait que c'était indispensable pour plaire à ses compagnons. Puis elle prit conscience de la souffrance physique de cette jeune fille (...) De là vient qu'elle doit affronter la même souffrance aujourd'hui.» (Lecture 275-19)
Une autre lecture dit encore de la même personne : «L'entité appartenait à la maisonnée de l'un des hommes au pouvoir, une haute personnalité qui avait de l'influence sur les gens à cette époque. De là vient le fait que l'entité regarda plus d'un individu périr dans l'arène, et c'est cela qui lui apporte aujourd'hui cette souffrance de sentir ses membres comme déchirés... En ceci, l'entité perdit moralement.» (Lecture-11)
- Quel est le nom de cette jeune fille dont je me suis cruellement moquée ? demanda la malade.
«Cette personne, qui souffrit la torture sous la dent des fauves, est aujourd'hui pour toi un être cher, et très proche.» (Lecture 275-22)
En effet, la jeune fille en question était aujourd'hui sa belle-sœur qui la soignait avec un grand dévouement.
- Et pourquoi ai-je dû attendre cette incarnation pour liquider ce karma romain ?
«Parce que cela ne pouvait être fait avant !» (Lecture 275-25)
- Et quelle idée – ou quel idéal – remontant à l'époque romaine, nous a décidées à nous réincarner, aujourd'hui, dans cette relation familiale ?
«...Chaque âme a cherché le moyen, l'occasion d'exprimer ce qui était nécessaire à son propre développement spirituel, dans cette vie-ci et en relation avec l'autre âme.» (Lecture 275-38)
Dans la première lecture, la malade demanda s'il y avait un espoir de guérison.
Cayce répondit : «Cela dépend entièrement de la réponse de ce corps. Son éveil, sa prise de conscience intérieure des forces accumulées en elle peuvent amener les forces du mental à s'appliquer avec succès aux forces de la matière» (Lecture 275-1).
Autrement dit, la guérison dépendrait de la pensée, de l'attitude mentale de la malade, de son pouvoir de contrôler les réactions de son corps. Plus tard, Cayce ajouta :
«La réponse positive du corps à cette attitude mentale ne sera pas rapide au début ; mais une fois le processus amorcé, l'amélioration est sûre et certaine.»
La jeune femme avait pris conscience qu'en affrontant cette maladie elle affrontait en fait une mauvaise attitude intérieure, créée par elle autrefois.
Elle prit très au sérieux les conseils de Cayce ; elle médita, pria, s'efforça de s'oublier et de progresser spirituellement. Et, finalement, le cancer guérit complètement !