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Bulletin 23

Bulletin 23 - Décembre 2005
Sommaire

Editorial

Diffuser la doctrine spirite n'est pas toujours chose facile. Oh, non pas pour parler de l'amour qu'elle transmet, du réconfort qu'elle apporte, ou de l'espérance qu'elle soulève, mais par l'intolérance de certain, bras vengeur, croyant seul détenir la vérité, et désireux de faire mal en prêchant la bonté, combat d'un autre siècle.
"Hors la charité point de salut", quelle peur peut provoquer ces mots pour que l'on vienne souiller le monument de la rue Sala, symbole d'espoir érigé à la mémoire d'un homme de bien Allan Kardec.
Injustement attaquée, diffamée, la philosophie des Esprits fait son chemin depuis plus de 150 ans et notamment par la plume. Les éditions Philman et son site de vente de livres.
La Librairie Spirite propose maintenant un large inventaire d'ouvrages variés qui porte à la connaissance du grand public une autre vision spirituel de notre monde et de ceux qui nous entourent. Le Brésil, pays de solidarité, creuset du spiritisme, riche en littérature spirite de grande valeur, traduit en français les oeuvres de médiums psychographes nous apportant des éléments complémentaires sur la vie de l'âme dans l'au delà, ou sur les différentes formes d'obssession menant à la dépression voire à la folie.
Le mouvement spirite, pas à pas, creuse son sillon, apportant chaque jour de nouvelle réponses sur notre humanité.

Gilles Fernandez.

Il édite pour le Spiritisme : il s'appelle Philippe

 Philippe Hénault

Les Editions Philman ont été créées en 1999, Philippe en est l’instigateur et pour ainsi dire la clef de voûte. Avec persévérance il s’évertue à proposer un panel de plus en plus riche des œuvres spirites en partant bien entendu des grands auteurs tels que Kardec, Denis et Delane, mais aussi en contribuant à la réédition d’anciens manuels. La tâche est immense car d’autres, depuis, sont venus asseoir cette doctrine en apportant leur pierre à cet édifice, ce qui représente des milliers de livres spirites de nature scientifique, philosophique, morale ou médiumnique. Le Brésil, depuis plus de 50 ans, a été le lieu de la plus importante production d’œuvres psychographiées de l’histoire occidentale où le médium Chico Xavier a reçu médiumniquement plus de 400 livres.
Afin d’aider à la diffusion des ouvrages spirites, le centre spirite lyonnais Allan Kardec a financé un nouveau site internet « la librairie spirite »
Ce site qui s’est ouvert au public en juin 2005 a été mis à la complète disposition des Editions Philman. Les spirites de Bron s’occupant quand à eux de la mise à jour ainsi que de l’empaquetage et de l’envoi des livres.

Lire, étudier, comprendre, apprendre, voilà ce que nous propose Philippe.

Nous souhaitons aujourd’hui souligner et rendre hommage au travail de longue haleine de Philippe qui lui consacre la majeure partie de son temps et aussi de son espace vital, compte tenu du nombre de livres stockés chez lui.
Nous lui avons demandé de bien vouloir répondre à quelques unes de nos questions. Laissons lui la parole.

Philippe, tu te consacres à l’édition d’ouvrages spirites. Qu’est-ce qui a fait germer cette idée en toi ?

Cela s’est passé en mars 1998. Le Salon du Livre à Paris accueillait comme invité d’honneur le Brésil. Des éditeurs spirites brésiliens avaient décidé de participer à ce salon. Ils ont contacté Claudia Bonmartin du Cesak de Paris afin qu’elle facilite les opérations. Claudia, d’autres membres du Cesak et moi-même avons donc aidé nos amis brésiliens à installer et décorer un stand de livres, afin de diffuser le spiritisme. Suite à cette expérience enrichissante, je suis allé au Brésil en mai 98. J’ai revu les éditeurs brésiliens, nous avons discuté et j’ai eu envie de faire comme eux : offrir aux lecteurs des livres de qualité, conformes aux éditions originales et à des prix raisonnables. Ayant travaillé dans le secteur de la publicité, j’étais familiarisé avec la mise en page et les techniques d’impression. Je me suis donc lancé en 1999 avec pour objectif la diffusion du spiritisme au travers du livre.

Peux-tu nous dire quelle est ta motivation ?

Ma motivation, je l’ai dit, c’est de proposer des livres spirites de qualité, rééditer des livres spirites que l’on ne trouve plus qu’en édition ancienne, faire traduire et éditer des livres de grands spirites brésiliens comme Francisco Cândido Xavier, Divaldo Pereira Franco… car l’enseignement reçu par ces grandes figures du spiritisme est d’une importance capitale pour compléter son éducation et ses connaissances spirites.

Ressens-tu un accompagnement spirituel dans la conduite de ton activité ?

Grâce à Dieu, je ne suis pas seul. Effectivement, j’ai eu l’occasion, au travers de messages et de faits marquants, de vérifier qu’un groupe de protecteurs et de guides m’encouragent à poursuivre cette activité. J’ai rencontré des difficultés pour développer les Editions Philman et grâce à ces dévoués Esprits, j’ai pu trouver des solutions pour faire avancer le livre spirite.

Au fil du temps, par le biais de tes éditions, tu as sans doute reçu des témoignages émanant de lecteurs. Peux-tu nous dire quel est ton ressenti et peut-être nous faire partager un de tes plus beaux souvenirs.

Certains lecteurs écrivent et cela est très encourageant. Je les en remercie, et cela est également utile car certains lecteurs nous donnent leur avis sur des titres déjà parus ou des titres qu’ils aimeraient voir rééditer. Il y a un lecteur que j’aime beaucoup car à chaque nouvelle parution, il téléphone et donne ses impressions. Et le plus beau souvenir fut quand il m’appela après la lecture de « Il y a 2000 ans » de Francisco Candido Xavier et de l’Esprit Emmanuel. Ce livre est une œuvre très importante pour moi et cet ami-lecteur m’a conté d’une manière très émouvante la façon dont il avait ressenti l’histoire de l’orgueilleux sénateur romain Publius Lentulus, qui croisa le chemin de Jésus et vécut les premières heures du christianisme. Je fus fortement touché par le témoignage sincère de ce lecteur, car en évoquant Rome, la Palestine et Pompéi, lieux où se déroulent l’histoire de « Il y a 2000 ans », il semblait revivre cette époque. Plus tard, j’ai eu l’occasion de participer à une réunion spirite avec cet ami-lecteur. Notre émotion fut grande quand un Esprit protecteur vint lui parler de certains comportements dont il devait se débarrasser et que ces mauvaises habitudes ne dataient d’aujourd’hui mais qu’il les avait déjà 2000 ans auparavant.

As-tu un autre sujet que tu souhaiterais aborder ?

Je tenais à remercier tous les spirites qui aident au développement du livre spirite, notamment au centre de Bron qui a accueilli sur son site les Editions Philman. Remerciements à Claudia Bonmartin qui a facilité de nombreux contacts entre le Brésil et les Editions Philman, et qui sait combien la littérature spirite brésilienne peut être importante pour les lecteurs francophones. Remerciements à la Fédération spirite brésilienne et au Conseil spirite international pour leur soutien et leur confiance.
Pour finir je citerai Edgar Quinet, qui a laissé un message (mai 1875) au sujet du Livre, facteur de progrès : « Le livre est le fondateur du progrès, c’est le sauveur de l’idée, le livre c’est la richesse, c’est le plus pur trésor de l’humanité. (…)
Beaucoup de bons livres spirites, et sous son drapeau de fraternité notre doctrine comptera tous les esprits d’élite.
A l’œuvre donc, un livre ne suffit pas, car il en faut beaucoup. Beaucoup de généreuses pensées, beaucoup de travail, beaucoup de raisonnement pour faire beaucoup de prosélytes !


Merci Philippe pour ton travail

 

La librairie spirite

Séminaire à Paris, du 22 au 23 novembre

Organiser et développer un centre spirite, et au delà, une union nationale, tel était le thème du séminaire qui s’est tenu à Paris les 22 et 23 octobre 2005. Cette manifestation s’est tenue à l’initiative de nos amis de la fédération spirite brésilienne, la FEB, et en collaboration avec l’USFF. Les responsables des groupes spirites français et européens étaient invités à participer à cette rencontre fraternelle. Une grande majorité de groupes français était présente.
César Peri et son fils, ainsi qu’Evendro avait fait le déplacement, Nestor Masotti, président de la FEB, n’avait pu nous rejoindre en raison de problèmes de santé.
Ces rencontres nous montrent l’étendue des liens fraternels qui se sont tissés entre nos deux pays : soutien moral mais également soutien financier de la part du Brésil notamment pour l’édition de la revue spirite. La FEB a profité de cette occasion pour inviter les spirites français au Brésil en octobre 2006.
Nous connaissons la richesse de la littérature spirite brésilienne, qui compte actuellement plus de 1000 titres. Chico Xavier, célèbre médium psychographe a écrit de nombreux ouvrages sous la dictée de l’esprit « Emmanuel », son guide mais aussi en relation avec d’autres Esprits. Cinq de ses livres viennent d’être traduit et édité en français, dont vous allez trouver le résumé dans l’article suivant. Après l’œuvre d’Allan Kardec et la codification de la doctrine, ces livres sont un complément indispensable à la connaissance du monde invisible. Il en a été remis à chaque centre un exemplaire.
Durant tout le week-end, les exposés se sont déroulés, nous rappelant les principes de base du Spiritisme et nous exposant un mode d’organisation d’un mouvement spirite national, fidèle à la doctrine : nécessité de former au sein de chaque centre un noyau fort de 4 à 5 personnes dont le rayonnement permettra de pérenniser la structure (le groupe). Puis entente entre les groupes d’un département, d’une région et enfin regroupant dans une union nationale qui se veut fille de l’ensemble de ces groupes. On le voit tout mouvement se construit à la base d’une volonté commune pour être sur d’aboutir a une entente fraternelle et un partage des responsabilités et des décisions.
Les orateurs brésiliens nous ont étonné par leurs connaissances approfondies de cette doctrine née en France au XIXème siècle. Ils ont également une grande culture sur l’histoire de notre pays. Alors que la flamme spirite s’éteignait lentement dans notre pays, ils ont étudié les ouvrages d’Allan Kardec, Léon Denis et Gabriel Delanne, ils ont appliqué les principes spirites, ils ont développé un mouvement unique au monde. Pendant des décennies, ils ont accumulé de nouvelles connaissances apportées par des Esprits éclairés, ils ont complété le travail commencé chez nous.
Gardien de ces trésors, ils reviennent maintenant vers nous avec simplicité et générosité, partager ce savoir. Beaucoup ont ressenti au cours de ce week-end une entente et une chaleur fraternelle, mais l’arbre peut cacher la forêt.
Nos frères de l’invisible sont là bien présents et attendent des responsables, et de chacun d’entre-nous, une réelle évolution.

Gilles Fernandez

Les oeuvres de Chico enfin traduites !

C’est vers la fin de l’année 1941, que l’Esprit Emmanuel, guide de Chico Xavier, se communique à lui pour l’entretenir d’un projet. Il s’agit de transmettre médiumniquement des ouvrages relatant la vie dans le monde spirituel. Peu après, un esprit, André Luiz, médecin lors de sa dernière existence terrestre, dicte par psychographie pendant 700 jours une série de 13 ouvrages où il révèle ce qu’il découvre dans l’au-delà.

 Le livre Nosso Lar

Le premier des ouvrages sera « Nosso Lar » ou « Notre demeure ». Il est écrit en 1943.
André Luiz meurt d’une occlusion intestinale laissant seule sa femme et ses deux enfants sur la terre brésilienne. Après une errance de huit ans dans le monde du Seuil, il arrive dans une des « demeures de Notre Père » ; cette colonie spirituelle s’appelle : « Nosso Lar ». Il est accueilli dans un hôpital spirituel où des soins sur son périsprit sont pratiqués afin de retrouver les forces nécessaires pour lutter contre toutes ses pensées négatives et ses angoisses : « A ce moment, ils me servirent un bouillon réconfortant suivi d’une eau très fraîche qui me sembla porteuse de fluides divins. La petite quantité de liquide me ranima de manière inattendue. Je ne saurais dire de quelle espèce de soupe il s’agissait : alimentation sédative ou remède salutaire. »
Il découvre alors un nouveau monde : « Je me réjouissais, à présent, dans la contemplation des vastes horizons, penché aux larges fenêtres. C’est avant tout l’aspect de la Nature qui m’impressionnait. Presque tout était une copie améliorée de la Terre. » ; il y retrouve sa mère, esprit plus avancé que lui qui le soutient avec amour. Il comprend la nécessité du travail auprès d’esprits souffrants et s’ouvre à ce monde d’entraide et d’amour pour son prochain comme dans l’histoire de Francisco, un « malheureux… excessivement attaché à son corps physique…et qui est resté auprès de sa dépouille…Il voulait avec force relever ce corps inerte… Il fermait son espace mental à toute pensée liée à la vie éternelle… Les vers lui firent ressentir de si grandes souffrances que le pauvre finit par s’éloigner de sa sépulture, pris d’épouvante. Il commença alors sa pérégrination dans les zones inférieures du Seuil ; cependant, ceux qui avaient été ses parents sur Terre… demandèrent son internement dans la colonie… »
Il cheminera notamment avec Lisias, un compagnon spirituel et comprendra petit à petit à travers son travail personnel, les erreurs qu’il a faites dans sa vie d’incarné. Il pourra ainsi retourner en tant qu’esprit auprès des siens pour les aider dans leurs épreuves : « Je cherchai à faire abstraction des considérations apparemment ingrates que j’avais entendues dans le milieu familial, et je décidai de placer l’Amour divin au-dessus de tout, et, au-dessus de mes sentiments personnels, les justes nécessités de mes pareils. »

 Le livre Les messagers

Le deuxième de la série est : « Les messagers », écrit en 1944.
André Luiz sent qu’une autre façon d’aimer s’installe dans son âme. Il commence à entendre l’appel profond et divin de la conscience universelle : la voix de l’amour plus puissante que ses intérêts personnels. Accompagné d’un frère instructeur Aniceto et d’un frère médecin comme lui dans sa vie terrestre, Vicente, ils visitent le ministère de la communication où se trouve le service des messagers : un centre de formation pour enseignants et médiums. Nous tirons des leçons à travers différents témoignages de frères et de sœurs qui n’ont pas su défendre le sens du sacré du Spiritisme auprès de leurs proches et ont oublié leur devoir de diffusion : « L’ignorance prédomine dans la majorité des consciences incarnées…. Que cesse cette conception de la Terre qui ne serait qu’un val de ténèbres destiné aux échecs… La cause générale des désastres médiumniques est l’absence de la notion de responsabilités et du devoir à accomplir. »
Puis André avec ses deux compagnons prend connaissance de différents centres qui soignent des Esprits perturbés à divers degrés : le pavillon pour la préparation à la paternité, ceux pour les infortunées de la maternité échouée… En passant à travers différents champs magnétiques et vibratoires, ils voyagent en direction de notre planète. Ils s’arrêtent en route dans un poste de secours nommé : « Campo da Paz ». André découvre leurs travaux de secours notamment durant cette période trouble de la deuxième guerre mondiale, auprès des désincarnés qui ne peuvent pas rester auprès des incarnés : « ces regroupements massifs seraient fatals à la collectivité des esprits incarnés. Des foyers infectieux apparaîtraient avec des résultats imprévisibles. D’innombrables frères qui perdent leur corps dans les zones ravagées n’arrivent pas à se dérober aux champs de l’angoisse. » Puis, il examine les services d’aide aux esprits déséquilibrés par l’action du souffle : « Le souffle guérisseur est un sublime privilège de l’homme… Comme les passes, qui peuvent être données par un grand nombre de personnes avec un bénéfice appréciable, le souffle guérisseur pourrait, lui aussi, être utilisé par la majorité des gens… il est bon de préciser qu’en tout temps ou toute situation, l’effort individuel est indispensable. » Plus loin, il arrive vers de grandes constructions où des esprits tels des momies dorment d’un sommeil peuplé d’effrayantes visions intérieures : « Ce sont des êtres qui ne se sont jamais livrés au bien autour d’eux et surtout qui ont été vraiment convaincus de la mort en tant que néant, la fin de tout, le sommeil éternel… Ils dorment parce qu’ils sont magnétisés par leurs propres conceptions négatives ; ils sont paralysés. » Les serviteurs de ce poste leur donnent de l’eau fluidifié et pratiquent la prière afin de faire descendre sur eux un fluide magnétique pour les réveiller : « Les lumières de la prière inondèrent la vaste enceinte… et tombaient toujours sur les corps inanimés et durcis, donnant l’impression de pénétrer leurs cellules les plus intimes. » Pour les esprits moins perturbés, des rencontres individuelles sont organisées par l’administrateur du centre. Le lendemain, André Luiz et ses compagnons se dirigent vers la terre et plus précisément à Rio de Janeiro vers un centre spirite dirigé par une mère et ses cinq enfants, un lieu de prières et de recueillement où incarnés et désincarnés travaillent en collaboration et permettent des soins d’un autre ordre.

Le livre Les missionnaires de la  lumière

Le troisième des ouvrages sera « Les missionnaires de la lumière ». (1945)
«Les missionnaires de la lumière » nous entraînent dans le monde de la médiumnité, de l’action de l’épiphyse et des conditions de son développement. André Luiz voit comment les Esprits supérieurs préparent le médium, les lieux dans lequel il travaille : « Bien longtemps avant la réunion qui est en cours, le serviteur a déjà été l’objet de notre attention spéciale pour que les pensées grossières ne puissent pas peser sur son champ intérieur. Il a été convenablement harmonisé et au moment de s’asseoir ici, il a été assisté par divers opérateurs de notre plan. »
Son éducateur, Alexandre lui montre l’importance de la pensée : « L’échange de la pensée est un mouvement libre dans l’univers. Désincarnés et incarnés, dans tous les secteurs d’activité terrestre, vivent dans le même gigantesque échange d’idées. Chaque esprit est un véritable monde d’émission et de réception et chacun d’entre eux attire celui qui lui est similaire. » et il voit toute l’étendue de l’action des esprits vampires sur les individus ne cherchant pas à s’améliorer.
André Luiz assiste à une intervention spirituelle auprès d’un mourant : « Cela fait vingt ans qu’Antonio est veuf et il est à l’aube de venir avec nous, sur le plan spirituel. Mais notre ami a besoin de quelques jours en plus dans la sphère terrestre pour laisser quelques problèmes sérieux convenablement résolus. Le Seigneur nous concèdera la satisfaction de collaborer au relèvement provisoire de ses forces….Nous avons ici le groupe du frère Francisco. Il s’agit d’une des innombrables troupes de service qui nous prête coopération. De nombreux compagnons se consacrent aux travaux de cette nature, principalement la nuit, quand nos activités d’aide peuvent être plus intenses. »
Il comprend l’importance du sommeil pour les incarnés « Quand nous sommes incarnés, à la Surface, nous n’avons pas suffisamment conscience des services réalisés durant le sommeil physique : pourtant, ces travaux sont inexprimables et immenses… Malheureusement, la majorité profite, inconsciemment, du repos nocturne pour sortir, à la chasse des émotions frivoles ou les moins dignes. ». Il saisit toute l’importance de la qualité des pensées pour se dégager du corps physique, suivre les conseils des guides et être à l’écoute des instructions : « Il y a de nombreuses écoles de ce genre pour les incarnés qui se disposent à profiter des moments de sommeil physique. »
Il suit ensuite Alexandre auprès d’une jeune femme incarnée, Esther dont le mari est mort dans des circonstances douloureuses et dont la grand-mère, désincarnée, veut intervenir pour aider sa petite fille dans cette épreuve.
Puis il assiste à la préparation d’une réincarnation, celle de Segismundo : « Depuis longtemps, et plus particulièrement, depuis la semaine dernière, il est dans un processus de liaison fluidique directe avec ses futurs parents. Herculano est chargé de l’aider dans ce travail. A mesure que s’intensifie pareil rapprochement, il perd peu à peu les points de contact avec les véhicules qu’il consolida dans notre sphère, à travers l’assimilation des éléments de notre plan. Une telle opération est nécessaire pour que l’organisme périsprital puisse reprendre la plasticité qui lui est caractéristique… » Il comprendra toutes les étapes d’harmonie et d’équilibre qu’il est nécessaire d’avoir pour permettre à cet Esprit d’accomplir la loi de cause à effet et réparer ses erreurs passées.
C’est avec stupeur, qu’il voit les conséquences désastreuses d’un avortement : « Malheureusement… il est impossible de poursuivre dans notre effort d’assistance avec le succès désiré. Notre sœur s’enfonce, un peu plus à chaque fois, dans des déséquilibres destructeurs. S’unissant volontairement – et il indiqua les entités vicieuses qui l’entouraient – à ces malheureux adversaires, elle se livre maintenant aux plaisirs et abus…la quantité d’alcool dont elle fait une consommation systématique est énorme. »
Plus tard, lors d’une réunion spirite, il étudiera les moyens qu’utilisent les esprits pour permettre une incorporation. « J’observais, avec intérêt, l’étendue de la frontière vibratoire qui nous séparait des Esprits incarnés, puisque nous nous trouvons ici face une organisation médiumnique éduquée… ».
Il travaille ensuite, toujours auprès d’Alexandre, pour aider un ancien prêtre à s’améliorer : « Je vis de nombreux serviteurs de notre sphère se maintenant par les mains, formant une chaîne protectrice autour de la table consacrée aux services de la nuit…. Il s’agit d’une prison magnétique nécessaire pour l’efficacité de notre tâche d’orientation spirituelle ; sans ce réseau de forces positives, qui opère la vigilance indispensable, nous n’aurions pas les moyens de contenir les entités perverses. »

 Le livre Les ouvriers de la vie éternelle

Nous avons ensuite « Les ouvriers de la vie éternelle » (1946) dont vous pouvez trouver un passage dans notre dernier bulletin sous le titre « la désincarnation », qui expliquent au travers de plusieurs exemples de personnes qui vont mourir, ce processus. André Luiz découvre les difficultés pour certains de se détacher de la matière physique, les lieux où ils sont regroupés comme la Maison transitoire de Fabiano et toute l’aide qu’ils ont des esprits supérieurs. Cette action, on la retrouve aussi dans le dégagement du périsprit du corps physique ; actions des fluides, de la volonté et de la prière. On y trouve aussi des histoires terribles de ceux qui ont transgressé les lois divines, ont tué et menti et leurs conséquences après la mort du corps physique, les obsessions lourdes auxquels ils sont assujettis.

 

 Le livre Dans le monde supérieur

Ce qui nous amène au cinquième volume, écrit par Chico en 1947 : « Dans le monde supérieur » où l’on découvre avec André Luiz « le ministère du secours spirituel » dirigé par Eusebio où des Esprits supérieurs viennent en aide aux incarnés en leur insufflant durant le sommeil du corps physique des conseils et des encouragements. Ils organisent des cours pour les hommes de bonne volonté et qui désirent se spiritualiser : « Selon un calcul approximatif, nous avons ici mille deux cents personnes. De ce nombre, quatre-vingts pour cent se constituent d’apprentis des temples spiritualistes dans leurs différents secteurs, encore inaptes aux grands vols de la connaissance… Ce sont des compagnons au potentiel de vertus élevées. Ils donnent l’exemple de la bonne volonté… malgré tout, ils n’ont pas encore créé l’essence de la confiance… Ils tremblent face aux tempêtes naturelles du chemin. » Puis avec son ami Caldéraro, André découvre le monde de l’obsession dans les hôpitaux terrestres. Il rencontre le malheureux Pedro subjugué par Camilo qu’il avait assassiné et il suit le travail de conversion que les Esprits entreprennent avec dévouement : « Haïr ? Connais-tu la signification d’une telle attitude ? Les victimes inaccessibles au pardon et à la compréhension ont l’habitude de dépasser la dureté et la méchanceté de ce qu’ils ont subi, provoquant horreur et compassion. »
Il poursuit ensuite son activité au chevet de Candida, une femme qui va se désincarner laissant sa fille seule ; puis il observe le dur combat d’une mère auprès de son fils tétraplégique et le soutien que lui apporte un esprit protecteur: « L’ami dévoué plaça ses mains au-dessus des lobes frontaux de la femme, paraissant chercher à attirer la pensée maternelle vers la région la plus élevée de l’être, et se mit à lui envoyer de touchants appels comme s’il avait été un père attentif s’adressant au cœur de sa fille. Profondément ému, il offrit des mots d’encouragement et de consolation que l’affectueuse mère recevait sous forme d’idées et de suggestions supérieures. » Plus loin, dans une demeure résidentielle, il va à la rencontre de Marcelo, devenu épileptique, celui-ci revoit sous forme de rêves les erreurs du passé : « …Peu de temps après que se soit consolidé sa prise de possession du patrimoine physique, ayant dépassé les quatorze ans, Marcelo, avec son enveloppe périspritale parfaitement identifiée à son enveloppe physiologique, se mit à se souvenir des phénomènes vécus et c’est alors que surgirent chez lui ce que l’on nomma convulsions épileptiques. » Par la pratique de la prière et avec l’aide de ses parents, il trouve petit à petit les moyens pour éloigner les deux esprits obsesseurs pour devenir « son propre médecin » André poursuit son apprentissage au travers de l’histoire de Cecilia, ce bébé qu’elle refuse et l’avortement qu’elle provoque malgré l’aide de sa mère désincarnée : « la patiente demeura irréductible, et à notre grande stupeur… l’opération commença…observant avec effroi que l’embryon réagissait à l’être violenté, comme s’il adhérait désespérément aux parois placentaires… le petit enfant qui n’était parvenu à naître s’était transformé en dangereux bourreau du psychisme maternel… Tous deux, mère et fils, paraissaient maintenant syntonisés dans une onde de haine…. Je me vengerai ! Tu as renié l’épreuve qui nous aurait conduits à l’autel de la réconciliation… » Il va ensuite à la rencontre d’un vieil homme Fabricio devenu schizophrène suite à de nombreuses erreurs, qui : « L’imagination super excitée, s’employait à écouter le passé… il écoutait les voix intérieures, anxieux, amer, il souhaitait se défaire du passé mais en vain : toujours les mêmes souvenirs atroces qui lui fouettaient la conscience... » et son éducateur Caldéraro lui explique : « Il se trouve au seuil de la folie et n’a pas encore pris franchement la direction vers le terrain de l’aliénation mentale grâce à l’assistance d’une ancienne parente désincarnée qui l’assiste, vigilante. »
Il poursuit son exploration du monde terrestre à la rencontre d’Antonina envahit par des idées suicidaires et le concours d’esprits bienveillants lui apporte en couragements en lui montrant tout le bien qu’elle peut faire autour d’elle. Toujours à la découverte de l’errance humaine, il se penche sur Antidio, alcoolique, un homme oublieux de ses devoirs de père. Au petit matin, il est entraîné par Caldéraro dans un hôpital psychiatrique, découvrant des hommes, des femmes internés et qui ne cessent de se rappeler leurs vies antérieures, obsédés qu’ils sont par leurs souvenirs ou par d’anciens persécuteurs, d’autres sont devenus séniles à force de refuser le travail du perfectionnement. Spectacle attristant pour lui mais qui le prépare à la rencontre de son grand-père au milieu d’esprits errants : « Sans un seul rayon d’amour qui éclairât leurs cœurs, ils errent d’obstacle en obstacle… », avec l’aide de ses compagnons, un nouveau rapprochement se fait : « Je pris mon grand-père dans mes bras comme si je transportai, fou de joie, un précieux fardeau. » afin de l’amener vers : « l’oubli du mal avec la valorisation permanente du bien, à la lumière de l’espérance de Dieu. » en se réincarnant auprès de sa sœur.

Ces livres, le début d’une grande série, sont d’une richesse d’enseignements, c’est un hymne à l’Amour de notre prochain sans oublier de sonner à la porte de nous-même pour trouver la vraie illumination. Faisons le bien sans aucune inquiétude, semons-le toujours et partout sans nous arrêter à l’exigence des résultats ; le laboureur peut ensemencer n’importe où mais il faut reconnaître que la germination, la croissance et le résultat appartiennent à Dieu.

Intervention des Esprits et obsession

L’obsession est méconnue à quelques exceptions près chez nos scientifiques et chercheurs, psychiatres et psychologues qui ignorent délibérément le sujet car pour admettre l’influence d’esprits inférieurs sur notre esprit et par conséquent dans nos pensées et dans nos actes, il faut accepter l’immortalité de l’âme et sa capacité d’association – bénéfique ou maléfique – à tous les niveaux de la vie. Elle est actuellement sous-estimée dans le monde et elle fait des milliers de victimes tous les jours.
Emmanuel, le guide de Chico Xavier explique qu’il existe plus de 20 milliards d’âmes désincarnées, errantes et conscientes de cette errance, autour de la Terre, dont la majorité attend toujours une réincarnation ; ce qui représentent quatre esprits obsesseurs pour chaque individu. La terre est donc bien un lieu où les Esprits imparfaits prédominent. D’après la définition classique d’Allan Kardec, dans Le Livre des Médiums au chapitre XXIII : « l’obsession est la domination que certains Esprits réussissent à avoir sur certaines personnes ».
Il note trois états différents, allant de la simple obsession, à la fascination puis à la subjugation.
Dans le cas de l’obsession simple, la personne est poursuivie, avec ténacité, par un esprit dont elle n’arrive pas à se débarrasser.
La fascination est une illusion produite par l’action directe de l’Esprit sur la pensée de l’individu et qui paralyse son raisonnement.
Dans la subjugation, l’entrave est si forte qu’elle est appelée possession, autrement dit, il y a une substitution partielle ou non d’un Esprit errant à un incarné.
En réalité, les Esprits influencent nos pensées et nos actes, plus que nous ne le croyons. Ils peuplent l’espace ; nous les avons incessamment autour de nous. Voici quelques exemples d’obsession que nous avons rencontrées lors de nos séances d’aide spirituelle : il s’agit d’un petit garçon d’une dizaine d’années, amené par sa grand-mère qui s’inquiète car l’enfant a de grosses difficultés scolaires. Il a du mal à écrire et selon la médecine, il est classé parmi les dyslexiques. La première fois que nous le prenons, on constate la présence d’esprits qui le gênent dans sa progression.
Il est fortement conseillé de prier pour lui et de lui faire des passes en direct. A la séance suivante, l’enfant est présent en compagnie de sa mère et de sa grand-mère. C’est un enfant assez calme mais autour de lui, douze esprits lui tiennent compagnie et ne cessent de l’appeler ou de l’interpeller. Les passes l’aident mais sont d’un petit secours face au travail d’instruction qu’il faut entreprendre auprès de la mère et l’enfant, celui-ci confirme d’ailleurs la présence de ces esprits car il y est habitué, il joue souvent avec eux aux échecs par exemple.
Anciens compagnons d’une autre vie faite de larcins, ces esprits ne souhaitent pas s’instruire et dérangent chacun à leur tour, l’enfant dans sa vie scolaire. Ces esprits ne sont cependant pas là par hasard, l’incarné ayant des affinités avec eux les appelle et souhaite même leurs présences car il les aime bien mais il ne se rend pas compte des conséquences funestes de cette situation.
Il arrive des situations où l’entente devient particulièrement nocive au point de rendre la vie insupportable et c’est le cas d’un jeune garçon de 8 ans, vif et intelligent, même brillant à l’école mais dont le comportement bizarre alarma sa tante qui demanda que l’on prie pour lui. Dans sa famille, pour ses proches, il est méchant, violent et cherche à chaque instant à déranger la cohérence familiale en ne cessant de faire bêtises sur bêtises. A la première séance, nous constatons la présence d’un esprit féminin, qui dit avoir été sa mère dans une autre vie et qui ne supporte pas qu’il se soit incarné dans une autre famille, avec une autre mère. Ces fluides pernicieux enveloppent l’enfant et provoquent chez lui de nombreux problèmes intestinaux, c’est une forme de vampirisme spirituel. Elle souffle en lui des propos haineux et lui conseille toutes sortes de méchancetés pour nuire à son entourage. La famille ignorante de tout ce processus et de ce monde spirituel, essaye de survivre chaque jour dans ce climat conflictuel.
Sans une instruction spirituelle solide, elle ne pourra pas sortir indemne de ce combat, sans le support de la prière et l’appel aux guides spirituels pour demander aide et protection, le couple se déchirera et l’enfant meurtri restera lié à cette mère spirituelle tyrannique jusqu’au jour où elle comprendre que l’Amour est plus vaste que ce lien de chair entre mère et fils. Mais il arrive parfois que l’attachement prenne d’autres allures et que l’amour mal compris pousse certains esprits à provoquer par leurs fluides pernicieux certaines maladies auprès des incarnés.
C’est le cas d’une jeune femme, mère de cinq enfants, ayant un cancer des organes génitaux. Très fatiguée et inquiète pour l’avenir de ces enfants qu’elle élève seule, elle demande de l’aide au centre par des passes et des prières. Près d’elle, désincarné, se trouve un esprit qui voulait s’incarner mais un avortement a mis fin à ses projets. Il était le deuxième de cette fratrie et pour des raisons d’affinités, il n’a jamais pu se réincarner. Jaloux, envieux, il voit cette famille grandir, voit leurs projets, leurs joies et essaye de vivre parmi eux mais il reste conscient que sans corps physique, il ne peut vivre de la même manière. Sa peine se grandit alors, il cherche à mêler ses pensées à celle de sa mère, au point qu’elle lui souhaite son anniversaire, le jour de l’avortement ? Puis il revint adhérer psychiquement aux parois de l'utérus en provoquant un cancer.
Un long cheminement devrait se faire vers Dieu pour comprendre le pardon et le sens de la prière qui est indispensable dans ce cas, ainsi qu’une instruction spirituelle. Une situation très courante d’obsession est celle des esprits ignorants de ce monde de l’au-delà et qui avec la mort physique se trouvent éloigner des êtres aimés et sont incapables de comprendre leur changement de situation. L’âme se sent affligée, perturbée ; elle se révolte contre cette nouvelle vie sur un plan différent, et reste, du point de vue fluidique, rattaché aux êtres consanguins. C’est ainsi qu’apparaît la symbiose des esprits. L’âme épouvantée par la mort, utilise la réceptivité de ceux qui pleurent sa perte pour rester enchaînée à eux.
Ces esprits se trouvent pour la plupart dans l’habitat de ceux qu’on appelle les « vivants », et partagent leur existence, en absorbant partiellement leur vitalité. Si les incarnés, par leurs connaissances, la force de leur travail, par leur vie vertueuse donnent l’exemple, ils prendront alors des nouveaux chemins et accepteront de continuer leur évolution vers des sphères plus élevées. Dans le cas suivant, il s’agit d’une demande d’aide formulée par un oncle préoccupé par l’état d’une de ses nièces, qui suite au décès de sa sœur, n’arrive pas à s’alimenter correctement et depuis est hospitalisée.
Près d’elle, se tient sa sœur désincarnée, apeurée et ne sachant que faire et où aller, elle reste accroché à la vivante, en absorbant les fluides vivifiants qu’elle a. Elle sait qu’elle est morte mais refuse toute aide spirituelle, la sœur incarnée, ignorante des connaissances spirituelles ne cesse de l’appeler, refusant cette mort. Seule l’intervention spirituelle, d’esprits bienveillants peut dénouer cette situation précaire.

A travers ces exemples, on comprendra la nécessité dans un premier temps de s’instruire et de comprendre toute l’étendue de l’intervention des Esprits, puis la nécessité de lutter contre l’influence des mauvais Esprits et de se rapprocher le plus possible des bons. C’est donc bien avec l’aide de la lecture et l’étude, qu’on augmentera cette capacité de discernement ainsi que par la pratique du bien et de la charité.