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Bulletin 24

Bulletin 24 - Mars 2006
Sommaire

Editorial

La vision que l’être humain a de son passage sur terre est incomplète. Cette incompréhension perdure après la désincarnation, les liens matériels restent encore très forts. Long cheminement que celui de l’esprit pour arriver à comprendre la nécessité des épreuves et des séparations. Matériel et spirituel, deux mondes qui se côtoient. Le médium Daniel Dunglas Home a contribué au cours du XIXème siècle a apporté des preuves de l’immortalité de l’âme. Les phénomènes qu’il provoquait n’ont pas suffi à éveiller les consciences. On comprend aujourd’hui la nécessité d’ouvrir le coeur de l’homme à la spiritualité, de réveiller son être de l’intérieur vers l’extérieur, de revenir à la cause pour en comprendre les effets. C’est un travail de patience, d’amour et d’abnégation que de semer la graine de la connaissance. Et c’est ce que fait depuis plusieurs années, le Centre Spirite d’Etudes Gabriel Delanne de Givors.

Gilles Fernandez

De la difficulté de communiquer avec les défunts...

 Une apparition

Une des premières raisons qui déterminent certaines personnes à s’adresser à un centre spirite reste l’envie d’avoir des nouvelles de ses proches, dont la mort les a séparé. Cette séparation peut être vécue comme un drame et le deuil ne peut se faire. Dans « le livre des Esprits », à la question 936, il est demandé : Comment les douleurs inconsolables des survivants affectent-elles les Esprits qui en sont l'objet ?
Et la réponse des Esprits est la suivante : « L'Esprit est sensible au souvenir et aux regrets de ceux qu'il a aimés, mais une douleur incessante et déraisonnable l'affecte péniblement, parce qu'il voit, dans cette douleur excessive, un manque de foi en l'avenir et de confiance en Dieu, et par conséquent un obstacle à l'avancement et peut-être à la réunion. »
Puis Allan Kardec rajoute en explication : « L'Esprit étant plus heureux que sur terre, regretter pour lui la vie, c'est regretter qu'il soit heureux. Deux amis sont prisonniers et enfermés dans le même cachot ; tous les deux doivent avoir un jour leur liberté, mais l'un d'eux l'obtient avant l'autre. Serait-il charitable à celui qui reste d'être fâché que son ami soit délivré avant lui ? N'y aurait-il pas plus d'égoïsme que d'affection de sa part à vouloir qu'il partage sa captivité et ses souffrances aussi longtemps que lui ? Il en est de même de deux êtres qui s'aiment sur la terre ; celui qui part le premier est le premier délivré, et nous devons l'en féliciter, en attendant avec patience le moment où nous le serons à notre tour. Nous ferons sur ce sujet une autre comparaison. Vous avez un ami qui, auprès de vous, est dans une situation très pénible ; sa santé ou son intérêt exige qu'il aille dans un autre pays où il sera mieux sous tous les rapports. Il ne sera plus auprès de vous momentanément, mais vous serez toujours en correspondance avec lui : la séparation ne sera que matérielle. Serez-vous fâché de son éloignement, puisque c'est pour son bien ?
La doctrine spirite, par les preuves patentes qu'elle donne de la vie future, de la présence autour de nous de ceux que nous avons aimés, de la continuité de leur affection et de leur sollicitude, par les relations qu'elle nous met à même d'entretenir avec eux, nous offre une suprême consolation dans une des causes les plus légitimes de douleur. Avec le spiritisme, plus de solitude, plus d'abandon ; l'homme le plus isolé a toujours des amis près de lui, avec lesquels il peut s'entretenir.
Nous supportons impatiemment les tribulations de la vie ; elles nous paraissent si intolérables que nous ne comprenons pas que nous les puissions endurer ; et pourtant, si nous les avons supportées avec courage, si nous avons su imposer silence à nos murmures, nous nous en féliciterons quand nous serons hors de cette prison terrestre, comme le patient qui souffre se félicite, quand il est guéri, de s'être résigné à un traitement douloureux. » Pour illustrer ce commentaire, nous avons tiré un passage du livre « Les messagers » de Chico Xavier :
Le narrateur André Luiz se trouve en apprentissage près de la terre dans un centre de secours du monde spirituel nommé : « Campo da Paz ». Ce jour-là, le directeur Alfredo recevait individuellement des esprits désincarnés qui recherchent des éclaircissements sur leur état ou leur situation.
« Tout ici respirait l'ordre et la compréhension, la bonté et l'harmonie. L'attitude paternelle de l'administrateur du Poste de Secours, qui s'exprimait par l'énergie et l'amitié, l'organisation et l'entente, m'attirait avec force. J'ai demandé la permission à notre orienteur d'écouter les éclaircissements qu'il donnait à ces nombreux esprits. Je me suis approché, impressionné. A ce moment, une personne aux manières sympathiques s'adressa à Alfredo avec un grand intérêt.

Il s'agissait d'un vieillard à l'expression très humble, qui lui parlait avec les marques d'un juste respect.
- Vous avez reçu les nouvelles ?
- Oui Alonso. Nos messagers m'ont appris tous les détails. Votre veuve est toujours accablée ; les enfants sont en bonne santé mais gardent la même anxiété en raison de votre absence. L'homme qui semblait bienfaisant ébaucha un geste de confirmation et ajouta :
- Ils me manquent tellement !
Dans ses yeux transparaissait la tristesse résignée de quelqu'un qui souhaite quelque chose, mesurant la taille des obstacles.
- Mais, vous Alonso, continua Alfredo avec émotion, vous ne devez pas vous angoisser. Je sais que vous travaillez maintenant pour le futur de votre famille. Sur la Terre, en tant que parents, nous arrivons à attirer des providences en faveur de nos enfants ; cependant, ici nous pouvons prendre certaines mesures pour leur bénéfice, avec une plus grande sécurité. Ce n'est pas toujours dans le monde que nous arrivons à agir avec le recul nécessaire ; mais ici, il est possible de voir au mieux les intérêts impérissables pour ceux que nous aimons. Le sentiment élevé est toujours le chemin droit pour notre âme ; toutefois, nous ne pouvons en dire de même à propos du sentimentalisme cultivé dans le cercle terrestre. Il faut être bien attentif pour ne pas désorganiser l'esprit. Le sentiment d'absence qui blesse, nous empêchant de faire attention à la volonté divine n'est ni louable, ni utile.
C'est l'infirmité du coeur qui nous pousse vers les abîmes impénétrables de la pensée.
Alonso, arrêtant de sourire, les yeux humides, parla d'une voix suppliante :
- Je reconnais, Monsieur Alfredo, l'opportunité de vos observations. Grâce à Jésus, ma vie mentale s'améliore par les devoirs qui m'ont été attribués et, de fait, je me sens spirituellement rénové. Je sais que vos paroles ne m'avertiraient pas sans raison. Mais j'ose demander l'autorisation de rendre visite à mon épouse et à mes enfants. Le soir, quand je me recueille pour mes prières habituelles, je sens autour de moi leurs pensées. Ces pensées me pénètrent profondément, attirant toute mon attention vers la Terre. Parfois, j'arrive à me reposer un peu, mais avec difficulté. Je sais qu'ils m'appellent douloureusement. Cette certitude me perturbe et je ne me sens plus la même fermeté pour le travail journalier, ainsi, j'aimerais bien remédier à la situation. Je reconnais que mes obligations, à présent, sont différentes et que je dois me résigner. Mais j'avoue que ma lutte spirituelle est énorme. Je suis certain que vous me pardonnerez ma faiblesse. Quel chef de famille ne se sentirait pas tourmenté en entendant les angoissants appels provenant de son foyer, sans avoir les moyens d'y répondre comme il se devrait ?
Révélant la grande préoccupation de son âme, il essuya ses yeux et continua :
- Je voudrais les supplier d'être calme et courageux, leur dire que mon coeur est encore fragile et a besoin de leur soutien ; j'aimerais leur demander cette aide pour que je puisse me livrer à mes obligations actuelles, sans défaillance. Peut-être que vous pourriez, maintenant, m'accorder la permission nécessaire ! Nous avons près de chez nous un groupe d'amis spirites ... Peut-être qu'il ne me serait pas difficile de transmettre quelques mots, aussi brefs soient-ils, afin de tranquilliser ma famille !
Alfredo, imperturbable, ne répondit pas négativement. Il semblait comprendre toute l'inquiétude de l'humble et sympathique serviteur. J'observai dans son regard, très lucide, le désir sincère d'accorder cette permission, et avec une extrême sympathie pour sa conduite généreuse, je l'entendis répondre :
- Il ne sera pas impossible de vous satisfaire mon cher Alonso !
Nos émissaires pourront vous conduire, lors des voyages réguliers ; pendant ce temps, croyez-moi, je resterai, comme un ami, préoccupé par l'acquisition de votre paix. Je ne peux pas abuser de l'autorité, et je sais que chacun a l'expérience qui lui est dû, mais je crois que cela est vital pour la fortification de votre coeur. Il est indispensable de nous résigner aux desseins de l'Eternel. Vous et votre femme n'auriez pas eu besoin d'être séparés si vous n'aviez pas besoin de nouvelles expériences. Les difficultés qu'elle vit avec votre absence, vous les souffrez aussi avec la séparation.
J'ai l'impression, Alonso, que Dieu nous laisse seul, parfois, afin que nous puissions refaire un apprentissage, améliorant notre coeur. La solitude, si elle est bien employée par l'âme, précède la sublime rencontre. De plus, vous ne devez pas ignorer que les enfants appartiennent à Dieu, que chacun d'entre eux a besoin d'assumer ses responsabilités et de penser à sa propre réalisation. Pour l'instant, ils sont en pleurs, découragés. La révolte se trouve dans leur âme sans vigilance. Le désordre domestique s'est installé après votre départ. Mais que faire, sinon demander pour eux et pour nous la bénédiction de l'Éternel ? Ils ont besoin de se résigner avec la juste réalité, et vous, vous leur avez déjà donné tout ce qui était raisonnable. Maintenant, vous avez également besoin d'évoluer et de vous perfectionner sur le chemin où nous sommes appelés. Que deviendriez-vous, mon cher, si vous permettiez l'invasion totale du sentimentalisme maladif dans vos pensées ? Vous êtes tellement dédié à la famille du sang que, pour l'instant, je ne vous sens pas assez prêt pour tout voir de l'ancien foyer sans souffrir désastreusement. Il y a quelques temps, j'ai autorisé la visite de deux de nos collègues à la sphère terrestre pour qu'ils puissent revoir leurs épouses et embrasser leurs enfants. Mais, ils ont été si violemment surpris par la situation qu'ils ne purent pas revenir à leurs devoirs ici, restant là-bas, attachés au nid familial qu'ils avaient abandonnés. Ils n'ont pas surveillé leur coeur convenablement. Ayant trop écouté les pleurs de leurs familles terrestres, ils se sont enveloppés dans les fluides lourds de l'ambiance de leurs maisons et, la semaine de permission écoulée, ils ne réussirent pas à se relever pour le retour. Ils étaient comme des oiseaux emprisonnés dans la glue des tentations. Les chargés du recueil des nouvelles personnelles sont revenus au Poste de Secours sans eux, à ma grande surprise.
Et franchement, je ne sais pas quand ils pourront réassumer leurs activités. Le préjudice enduré par chacun d'entre eux est très grand.
Après une petite pause, Alfredo conclut :
- Les vols à haute altitude demandent des ailes fortes.
Alonso qui écoutait, les yeux grands ouverts, convint avec résignation :
- Je renonce à ma demande. Vous avez raison. L'embrassant, l'administrateur dit :
- Dieu illumine votre entendement. »

Un autre exemple très courant illustre cette impossibilité qu’ont nos proches pour se communiquer, tiré du même ouvrage. Au cours de son enseignement, André Luiz participe à une réunion spirite, elle est dirigée par Dona Isabel, une médium sur le plan terrestre.
Une dame désincarnée s’approche d’un esprit Isidoro et lui dit :
« - Vous serait-il possible, mon frère, de voir avec nos orienteurs s’il me serait possible de me communiquer directement à ma fille présente à la réunion ? Je suis certaine qu'avec la permission nécessaire, Dona Isabel s'occupera de mon angoisse maternelle.
L'interpellé démontra une sincère envie d'être utile. Mais, après avoir échangé quelques mots avec l'instructeur le plus élevé de la réunion, qui s'était mis entre le médium et l'endoctrineur, il vint apporter la réponse qui me surprit beaucoup, un peu contrit :
- Ma soeur, notre noble Anselmo ne trouve pas votre demande acceptable. Il a observé votre fille et s'est rendu compte qu'elle n'est pas encore en conditions de recevoir cette bénédiction. Il est nécessaire, maintenant, qu'elle témoigne de ce qu'elle a appris par votre exemple dans le monde et qu'elle reste dans le champ des opportunités sans se reposer indûment entre vos bras.
Comme la dame affichait de la tristesse, Isidoro continua sur un ton fraternel :
- Ce n'est pas simplement à cause de cela, mon amie, que notre instructeur se voit dans l'impossibilité d'accéder à votre requête. Cette mesure apporterait de graves inconvénients à votre sentiment maternel. Dans l'état évolutif où vous vous trouvez, votre fille, considérant les vieilles habitudes, s'attacherait excessivement à votre aide de mère affectueuse et sensible, et vous vous sentiriez peut-être perturbée sur votre nouveau chemin spirituel. Elle doit être plus libre pour témoigner tandis que votre coeur doit rester libéré par le noble mérite de la sueur et des larmes de votre incarnation. Considérant le caractère sacré de l'amour maternel, nos orienteurs ne peuvent pas concéder à votre fille le droit de vous perturber. Comprenez-vous ? Ne vous tourmentez pas avec cette impossibilité passagère. Rappelez-vous que nous sommes tous enfants de Dieu. Le Seigneur aura les moyens de répondre à cette jeune femme à votre place. Rappelez-vous que l'aide ne se fera pas par le processus direct, mais nous pouvons utiliser la méthode indirecte. Qui sait ?
Il se peut, demain, que vous rejoigniez votre fille en rêve.
La femme sourit, réconfortée, et dit :
- C'est vrai. Je dois comprendre la nouvelle situation. »
Seule la patience et la compréhension de ce monde spirituel pourra au fil du temps appréhender avec plus de justesse ces séparations avec nos proches et l’instruction reste un des moyens les plus accessibles dans ce domaine.

 

Le vrai n'est pas toujours vraisemblable ; Daniel Douglas Home

C’est sans doute, ces quelques mots qui caractérisent le mieux la vie de Daniel Douglas Home, médium hors du commun, adulé par les uns, décrié par les autres et dont la seule faiblesse fut peut être de vouloir protéger l’identité de ceux qui assistaient à ses séances. C’est pourquoi dans les deux ouvrages qu’il publia « Incidents of my Life », (traduites sous le titre : Révélations sur ma vie surnaturelle), et « Lights and Shadows of Spiritualism », on ne trouve que les initiales de ceux qui auraient pu attester de la véracité des faits. Ces repères, indispensables pour sensibiliser le monde scientifique ont cruellement fait défaut au développement d’études s’appuyant sur les phénomènes provoqués par Daniel Home. Sa deuxième épouse l’avait bien perçu. Aussi a-t-elle entrepris l’écriture d’un ouvrage en deux volumes intitulés « Home his Life and Mission » et « The Gift of D. D. Home » dans lesquels elle relate les faits dont les témoins ont attesté par écrit la véracité et dont elle possède les originaux.

 Le médium Daniel Douglas Home

Daniel Dunglas Home est né près d'Edimbourg, le 20 mars 1833 ; Home fut adopté, dès son plus jeune âge par sa tante qui émigra en Amérique. Daniel était un être très sensitif, nerveux et d’une santé précaire mais d’un caractère enjoué et gai. Sa première manifestation se présenta sous la forme d’une apparition, celle de son meilleur ami qui venait de se désincarner. Puis les premiers coups frappés se firent entendre et amenèrent une tension dans les relations de Daniel avec sa tante pour qui c’était une manifestation diabolique. C’est à cette occasion, alors que sa tante avait demandé l’aide de trois clergymen, que les raps se firent entendrent et que, nous dit Home « des raps bien accentués semblaient intercéder aussi avec nous. Je fus tellement frappé de ces manifestations, que je me promis alors, à genoux, de me consacrer entièrement à Dieu et de suivre les directions qui m'étaient ainsi données en tout ce qui me paraîtrait juste et bon… Cette circonstance décida en réalité de ma vie toute entière et je n'ai jamais regretté d'avoir pris cette détermination, malgré les nombreuses épreuves qui en résultèrent pour moi pendant bien des années. » Home poursuivi par la publicité des journaux qui accréditaient les faits, erra en fonction des hôtes qui l’accueillaient et des propositions qui lui étaient faites. Jamais Daniel ne se fit rétribuer pour les séances qu’il donnait. Il déclina toutes les propositions, bien que dépourvu de ressources, et fit toujours preuve d’un complet désintéressement. Cela n'a pas empêché ses détracteurs de l'accuser de vénalité à bien des reprises. Suite à des guérisons qu’il avait obtenues, il tenta à l’âge de dix neuf ans de faire des études de médecine, mais sa santé précaire l’en dissuada et c’est en 1855 qu’il s’embarque pour l’Angleterre. Dès son arrivée à Londres, il se vit recherché dans la meilleure société. De 1857 à 1876, nous le trouvons presque chaque année en Angleterre, d'où il se rend soit en France et en Italie, soit à Genève, où il fait d'assez longs séjours, soit en Russie, pays dont les deux épouses qu'il a eues étaient originaires.
Vers la fin de 1884, il annonçait à sa femme que la maladie approchait d'une crise, qu'il prévoyait longue et pénible ; les différentes phases qu'il en avait décrites se réalisèrent parfaitement et après dix-huit mois de souffrances, mitigées par des périodes de calme relatif, il s'éteignait paisiblement le 21 juin 1886. La médiumnité de Daniel était exceptionnelle au regard du large spectre de manifestations qu’elle balayait mais également par l’intensité et les forces qui étaient mises en action. On disait de Home qu’il était à lui seul une véritable batterie électrique et l'accumulateur au moyen duquel opéraient les Esprits. Les meubles se déplaçaient, les instruments de musique jouaient, des mains matérialisées apparaissaient et Home était soulevé du sol en totale lévitation.
« Une table vint se placer sur une autre ; un sofa s'avança jusqu'au milieu de la chambre ; une sonnette voltigea autour de l'appartement en sonnant tout le temps….
Le piano se mit à jouer sans que personne s'en fût approché ; un bracelet se détacha du bras de Mrs. Milner Gibson et vint tomber sur la table, où il resta enveloppé d'une auréole lumineuse. Home fut enlevé de sa chaise et je lui pris les pieds pendant qu'il flottait au-dessus de nos têtes. Des mains touchèrent mes genoux et vinrent se placer dans les miennes ; je cherchai à en retenir une, mais elle se fondit sous ma pression. »  Le médium Daniel Douglas Home

Home obtenait également des guérisons et était assailli de demandes.
« Le 19 mars 1857, au moment où il se préparait à partir de Paris pour l'Amérique, il recevait une lettre d'une personne, à lui inconnue, Mme de Cardonne, 233, rue Saint-Dominique. Cette dame lui écrivait que, dans un rêve où elle avait vu sa mère et celle de Home, celle-ci l'avait engagée à venir lui rendre visite immédiatement, si elle voulait obtenir la guérison de son fils qui, depuis quatre ans, était devenu sourd, à la suite d'une fièvre typhoïde. Elle avait été si impressionnée de ce rêve, qu'elle s'était décidée à venir le voir le lendemain matin, à dix heure…C'était un garçon de 15 ans, grand pour son âge et de tempérament délicat. Sa mère commença alors à me raconter les phases de sa maladie ; au fur et à mesure que je l'écoutais, je sentais s'éveiller ma sympathie pour cet enfant ; j'avais passé machinalement mon bras autour de lui et l'attirais à moi, en sorte que sa tête reposait sur mon épaule. Pendant que nous étions dans cette position et que Mme de Cardonne me dépeignait les tristes circonstances dans lesquelles son fils se trouvait, je m'étais mis à caresser doucement la tête du jeune homme, lorsque soudain il dit d'une voix émue : « Maman, je t'entends. » La mère, tout étonnée, lui dit : « Emile ! » «quoi ? » répond-il immédiatement. La mère fut alors saisie d'une telle émotion qu'elle s'évanouit ».
Mais ce qui reste le plus remarquable sont les innombrables cas de lévitation du médium. Le 16 décembre 1868 à Ashley House, à Londres, Lord Lindsay témoigne :
« Home, qui était entrancé depuis un certain temps, après s'être promené par la chambre, se dirigea vers la salle voisine.
A ce moment, une communication vint effrayer lord Lindsay : « J'entendis, » dit-il, « une voix murmurer à mon oreille : il va sortir par une fenêtre et rentrer par l'autre. Tout ahuri à la pensée d’une expérience aussi dangereuse, je fis part à mes amis de ce que je venais d'entendre, et ce ne fut pas sans anxiété que nous attendîmes son retour. Nous entendons alors la fenêtre de l'autre chambre se soulever et, presque immédiatement, nous voyons Home flotter en l'air en dehors de notre fenêtre. La lune donnait en plein dans la chambre, et comme je tournais le dos à la lumière, l'appui de la fenêtre faisait ombre contre la paroi en face de moi, et je vis les pieds de Home qui vinrent se projeter au-dessus, à une distance d'environ six pouces. Après être resté dans cette position pendant quelques secondes, il souleva la fenêtre, glissa dans la chambre les pieds en avant et vint s'asseoir. Lord Adare passa alors dans l'autre pièce et remarquant que la fenêtre, par laquelle il venait de sortir était entr’ouverte à 18 pouces seulement de hauteur, il exprima sa surprise de ce que Home eût pu passer par cette ouverture. Le médium, toujours entrancé, répondit – « je vais vous montrer. » Tournant alors le dos à la fenêtre, il se pencha en arrière et fut projeté dehors la tête la première, le corps entièrement rigide, puis revint tranquillement.
William Crookes, Chimiste et physicien britannique réalisa de nombreuses expériences avec D Home: « M. D. D. Home, » dit-il, « est la plus remarquable de toutes les personnes douées d'un développement inusité de cette Force psychique, et si je suis en mesure d'affirmer absolument l'existence de cette Force c'est à l'obligeance avec laquelle il m'a permis de poursuivre en sa présence mes investigations, que j'en suis redevable.
Parmi les multiples faits relatés par William Crookes, il en est un relatif au passage de la matière au travers un corps solide :
« Nous étions allés un dimanche à la campagne et en avions rapporté quelques fleurs… lorsque la conversation vint à tomber sur certains faits, qui ne semblaient pouvoir s'expliquer qu'en admettant que la matière pût passer à travers une substance solide. A ce propos, le message qui suit nous fut donné par l'alphabet :
« Il est impossible à la matière de passer à travers la matière, mais nous allons vous montrer ce que nous pouvons faire. » Une apparition lumineuse vint alors planer sur le bouquet ; puis une tige d'herbes de Chine, de quinze pouces de long, s'éleva lentement du milieu des autres fleurs et descendit ensuite sur la table, entre le vase et M. Home.
Arrivée sur la table, cette tige ne s’y arrêta pas, mais elle passa droit à travers et nous la vîmes tous, jusqu'à ce qu'elle l'eût entièrement traversée.
« Aussitôt l'herbe disparue, ma femme, qui était assise à côté de M. Home, vit entre elle et lui une main sortant de dessous la table, tenant la tige, dont elle la frappa deux ou trois fois sur l'épaule, avec un bruit que tout le monde entendit ; cette main disparut, après avoir déposé l'herbe sur le plancher.
On a prétendu que Home répugnait à inviter des savants, mais en réalité la présence du monde scientifique l’indifférait totalement. En revanche ce qu’il redoutait le plus était qu’on le considéra comme charlatan. William CROOKES se plaignait en mainte occasion, « de l'apathie de ses savants collègues ; il affirmait que la réalité des phénomènes psychiques serait bientôt admise, s'il se trouvait quelques hommes de science disposés à en faire, avec lui, un examen sérieux, poursuivi pendant un certain nombre de séances. Mais le mauvais vouloir et le scepticisme qu'il rencontra rendirent impossibles des constatations, appuyées de signatures en nombre suffisant. » La peur du qu’en dira-t-on était la plus forte. Tyndall avait déclaré que « si ses propres sens venaient à le convaincre de la réalité du spiritisme, il renierait ses propres sens ». Sur le plan philosophique, Home n’avait pas appréhendé, à la juste mesure, l’étendue du spectre des facultés médiumniques ni l’infinie variété des Esprits qui se communiquent. Il n’avait pas perçu la diversité de connaissances et d'élévation morale des désincarnés, semblable à celle que nous constatons chez les incarnés, et ne comprenait pas les erreurs d’interprétation qui pouvaient en découler. D’autre part, Home ne sentait pas le besoin d'approfondir la question ardue des destinées ultérieures des âmes, et il se contentait de sa foi en l’immortalité, sans chercher à en scruter les détails. S'il eût désiré s'éclairer à cet égard, il lui eût été facile d’interroger ses guides spirituels. Une communication reçue d'un de ses amis américains, M. Ward Cheney, peu après la mort de celui-ci, aurait dû tout au moins attirer son attention sur cette question de l’au-delà. Cet ami d'outre-tombe faisait les réflexions suivantes : « Eh bien ! Dan, c'est encore la vieille histoire ; que nous la répétions sur la terre ou dans le séjour éternel, on en est toujours au même point ; le même mystère nous enveloppe. J'avais espéré en savoir davantage et je vois que la vérité est toujours insaisissable… J'ai vu ceux que j'aimais, nous nous sommes reconnus mutuellement ; à cet égard, il n’y a pas l'ombre d'un doute. Je n'ai pas vu de Dieu personnel et ne sais ce qu’il me sera donné de voir. J'élève mes pensées vers un Créateur grand et bon, car je suis convaincu qu'il existe un pouvoir qui crée et dirige tout avec intelligence ; je ne suis cependant pas au clair sur ce qu'il est. J'attends d'être renseigné ; il me reste à apprendre pourquoi l'imperfection se trouve côte à côte avec la perfection, le Bien avec le Mal. Le même pouvoir les a-t-il créés tous deux ? Voilà, avec bien d'autres, les questions que je me pose ; ce sont les mêmes que je me posais déjà auparavant ; j'espère pourtant que la réponse ne se fera pas trop attendre… Il y a une chose dont je suis sûr dès à présent, c'est que je suis toujours le même Ward Cheney ».
Home a toujours fait preuve de remarquables qualités morales et était tenu en haute estime par ceux qui l’approchaient. En fait, toutes les attaques visant à le discréditer n’avaient pour seul but que de saper la doctrine spirite au travers de la personnalité de Home en dénigrant les phénomènes qu’il produisait. Malgré toutes les difficultés auxquelles il se heurta au cours de son existence, son cœur, ni sa main ne restaient jamais fermés, lorsqu'il s'agissait de soulager les souffrances de plus malheureux que lui. Home était modeste et désintéressé. L'empereur Alexandre II, qui avait Home en grande affection, lui avait demandé plus d'une fois en quoi il pourrait lui être agréable ; le seul usage qu'il fit des offres de Sa Majesté fut d'intercéder, un jour, en faveur d'un individu, dont 1e pardon lui fut accordé sur le champ ; un des parents du coupable, connaissant l'intérêt que l'empereur portait à Home, l'avait prié de présenter cette requête.
Daniel Dunglas Home fut déposé dans le caveau qui avait déjà reçu la fille qu'il avait perdue ; ses funérailles furent, selon le désir exprimé dans son testament, aussi simples que possible, et tout signe de deuil en fut supprimé. Les prêtres qui officièrent à l'église russe avaient revêtu leur chasuble de fête, blanche et or, au lieu de la tunique noire conventionnelle, et le cercueil, tout couvert de fleurs, placé sur un dais brillamment éclairé, n'avait absolument rien de lugubre. Ayant toujours considéré la mort comme une délivrance et non comme une malédiction, il avait tenu à manifester sa foi jusque dans cette cérémonie suprême. Son tombeau est à Saint-Germain. Une croix de marbre blanc se dresse au-dessus d'un calvaire. On y lit ces mots : « Daniel Dunglas Home. Né à la vie terrestre, près d'Edimbourg (Ecosse), le 20 mars 1833. Né à la vie spirituelle : « A un autre de discerner les Esprits » (I Corinthiens, ch. 12, v. 10) : le 21 juin 1886. »
Ces quelques lignes seront notre façon de témoigner de ce que fut l’existence de celui qui consacra sa vie en se rendant disponible aux manifestations spirites qui sont encore de nos jours un repère et un témoignage des plus concrets de l’intervention du monde spirituel dans notre monde matériel. La carrière de Home, dont la santé délicate l'obligeait à de grands ménagements, ne fut pas exempte d’épreuves. Sa position financière fut fréquemment pour lui une cause d’embarras. Ayant dû renoncer à une carrière médicale c’est principalement de ses conférences en Amérique et en Angleterre, qu'il tira ses ressources. C’était un très bon orateur dont le talent était apprécié du public. Les deux mariages qu'il contracta améliorèrent bien sa position, mais il n'en eut pas moins des phases fort difficiles à traverser. Les principales causes de ses soucis furent dues à deux procès qu'il eut à soutenir. L'un d'eux lui fut intenté par la comtesse Pouchkine, la riche héritière de son beau-frère, le comte Koucheleff-Besborodka, qui lui contestait ses droits à la petite fortune que lui avait laissée sa première femme ; ce procès se termina en 1871 par un verdict en sa faveur.
L'autre, bien plus important, fut très préjudiciable au médium, parce que le public, peu expérimenté en ces questions litigieuses, apprenant qu'il l'avait perdu, put croire à sa culpabilité.

Alors, merci à toi Daniel.

Le Cesgade, qui sommes-nous ?

Le point de rencontre des membres de notre groupe s’est fait au Centre Spirite Lyonnais A. Kardec de Bron en 1998. Nos routes se sont ici croisées, poussés les uns et les autres par une démarche spirituelle qui a trouvé son vrai souffle dans le Spiritisme.
En 1999, Roger Perez, Président de l’U.S.F.F., nous a sollicités pour créer un nouveau groupe : le Centre Thérèse d’Avila lyonnais a ainsi vu le jour. Durant 3 ans nous avons étudié, développé des médiumnités de psychographes, dessinateurs, orateurs et réalisés des conférences.
En juillet 2001, en parallèle, est né le « Centre spirite lyonnais de documentation et d’études comparatives Gabriel Delanne » ayant une vocation plus expérimentale.
En 2002, nous avons pris notre envol et nous sommes séparés du centre Thérèse d’Avila pour nous consacrer au développement du centre G. Delanne. Ayant conscience les uns et les autres que nous avions sauté une étape primordiale dans la construction de notre groupe, nous avons décidé de repartir de zéro. En effet, l’expérience nous a fait prendre conscience de la fragilité d’un groupe, ce pour deux raisons principales : méconnaissance de soi et mauvaise communication.
Les personnes qui constituent un groupe spirite s’accompagnent sur le difficile chemin terrestre. Pour ce faire, il faut être attentif, afin de se comprendre, s’accepter les uns, les autres. Ainsi, nous faisons reculer notre seuil de tolérance, pour pouvoir porter sur l’autre un regard de bienveillance et de confiance quoi qu’il arrive. L’être humain a besoin pour grandir de sécurité intérieure qui ne peut être donnée que par l’amour et la confiance. Hors la médiumnité est à la fois une grande force et une grande fragilité ; aussi, il est important pour le médium de pouvoir être dans un climat de confiance et d’harmonie.
Notre première tâche a donc été de cimenter notre groupe, lui donner de belles racines afin qu’il puisse s’épanouir et donner cet arbre solide sous lequel viendront s’abriter, s’appuyer les frères en humanité qui croiseront notre route. C’est en nous regardant vivre que les autres comprendront la réalité de notre foi et des bienfaits du Spiritisme.
Fort de ces certitudes, pendant plusieurs semaines nos réunions se sont vouées à la découverte de soi et de l’autre. Nous avons écouté l’histoire de chacun, réfléchi sur nos motivations et nos attentes par rapport au Spiritisme. Puis, nous avons repris nos réunions médiumniques et d’études, ouvert nos portes en organisant des groupes de discussions, des séances de prières pour soutenir l’âme des souffrants.
Le 10 avril 2004, le centre lyonnais de documentation G. Delanne deviendra le C.E.S.GA.DE, Centre d’Etudes Spirites Gabriel Delanne lyonnais ; il compte neuf membres fondateurs (Marie-Claire, Colette, Martine, Stéphane, Odile, Christiane, Laurence, Lionel et Monique).
A partir de ce jour, nous avons redémarré notre cycle de conférences et de causeries ; tout d’abord, dans une salle louée dans le 8ème arrondissement de Lyon, puis en centre ville à la salle « art et théâtre » de la Société d’Etudes Psychiques. Nous profitons d’ailleurs de cet article pour remercier les Présidents et Vice-présidents de la S.E.P. qui nous ont accueillis chaleureusement et ont eu la gentillesse de s’intéresser à nos travaux. Dans cette même salle, à la demande de Roger Perez, nous l’avons accompagné, en tant que médiums et orateurs, pendant les conférences organisées par l’USFF ou par le centre Thérèse d’Avila lyonnais.
Nous sommes également partis à la rencontre d’autres groupes afin de participer au tissage de l’immense patchwork spirite avec toutes les diversités, les différences de chaque groupe, avec une réelle volonté de ne faire qu’un dans la cause et la diffusion du Spiritisme. Notre adhésion à l’Union Spirite Française et Francophone, depuis notre entrée dans le Spiritisme, marque d’ailleurs notre volonté d’unité.
Puis, est arrivé ce jour tant attendu, le 1er décembre 2005, où nous avons franchi la porte de ce qui va être « notre maison spirite » ; nous voici emménageant au 1 rue Jean Ligonnet à Givors. Et le 18 décembre suivant, tous réunis autour d’une table, face à un public sympathisant venu pour la circonstance, nous avons rendu grâce à Dieu et aux Frères spirituels qui nous accompagnent de cette opportunité d’avoir un toit permanent. Nous avons accompli dans une grande joie notre travail médiumnique.

Aujourd’hui, notre porte est ouverte :
- tous les lundi
Permanence, aide spirituelle de 14 h 30 à 18 h 00.
- un samedi tous les 15 jours
Réunion médiumnique publique (gratuite bien sûr !)
- un vendredi tous les 15 jours Réunion d’étude et d’initiation médiumnique (réservée aux adhérents)
- un dimanche par mois
Réunion médiumnique privée (réservée aux médiums confirmés)

Dans une communication reçue le 18/12/05, s’agissant du local, il nous est entre autre dit : « Foyer d’entraide, foyer d’entente, foyer de compassion, foyer de grâces ». Voilà ce à quoi nous nous appliquons aujourd’hui !
La plus grande preuve de l’esprit de fraternité qui règne, et doit régner, entre spirites est là, par cet article que le Centre Spirite Lyonnais nous a demandé pour présenter notre groupe et nous donner libre expression dans leur bulletin.
Nul doute que « nos grands Frères de l’au-delà » sont bien présents et inspirent de telles initiatives.
Merci à Gilles et Catherine pour leur soutien.

Monique Salvador
Présidente du C.E.S.GA.DE

Les activités spirites de la région Rhône-Alpine

Centre d’études spirites Gabriel Delanne
1 rue Jean Ligonnet
69700 Givors
Tél : 06-86-98-40-07
Site internet : http://ww.cesgade.fr.st/
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Permanences avec aide spirituelle et magnétisme
Tous les lundis de 14 h à 18 h

Réunions médiumniques publiques et prières pour les malades, magnétisme
A 16 h 30, les samedis, ouverts à tous
11 et 25 mars
8 et 22 avril
20 mai
3 et 17 juin

Association « LIBERTES spirituelles »
Contacter Monsieur Jacques Blanc
Site internet : http://vienne.centre-spirite.org/
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tél : 06-72-84-95-15

Réunion d’initiation médiumnique,
ouverte à tous
A 19 h, le vendredi
3 mars

Etudes ouvertes à tous
A 19 h, le vendredi
10 mars sur le pardon

Réunions spirites, ouvertes à tous
A 19 h, le vendredi
17 mars

Jeanne d’Arc
Centre d’études et de recherches spirituelles
7 place des terreaux
2ème étage
Code d’entrée 3864 - Code allée 38A64
69001 Lyon
Tél 04-78-29-38-93

Réunions publiques d’aide spirituelle
De 14 h à 17 h,
Les samedis et les lundis
De 19 h 30à 22 h