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Bulletin 20

Bulletin 20 - Mars 2005
Sommaire

Editorial

Si vous passez sur les quais du Rhône à la hauteur de la rue Sala, en face du Sofitel vous y verrez un menhir solidement implanté dans la capitale des Gaules. Hommage à Allan Kardec et à son oeuvre pour le bicentenaire de sa naissance.
D’autres grands noms telle la médium Palladino, ont contribué à prouver l’existence d’un monde parrallèle au nôtre, invisible à nos yeux physiques mais tellement réel et omniprésent dans notre vie de tous les jours. Cette vie terrestre qui, ne l’oublions jamais n’est qu’un bref passage dans la lente progression de notre âme. Nous vivons au milieu et avec les nombreux esprits qui nous entourent en gardant les mêmes vies et les mêmes vertus après la mort physique de notre corps. Lorsque tous, nous aurons bien compris cette intimité qui nous lie, notre évolution pourra faire un grand pas.

Gilles F.

Le menhir de la rue Sala

 le menhir de la rue Sala

Il y a cent ans déjà des spirites avaient tenté d'obtenir de la Municipalité la dépose d'une plaque commémorative pour le centenaire de la naissance d'Allan Kardec. Denizard-Hippolyte-Léon Rivail est né à Lyon 2ème au 76 de la rue Sala, le 3 octobre 1804. Sa maison natale a été détruite lors des inondations suite à une crue du Rhône.
Si elle existait encore aujourd'hui, elle se situerait sur les quais du Rhône dans le prolongement de l'actuel rue Sala entre les bâtiments en place et les berges.
Ces vingt dernières années, d'autres démarches ont également échoué et le bicentenaire de la naissance d'Allan Kardec approchait.
Il y a deux ans environ, Monsieur Geneviève, d'obédience non spirite, envoyé du destin, franchissait le seuil de notre centre. Il revenait du Brésil où il avait appris l'existence du codificateur du spiritisme. De retour dans notre ville, il chercha un monument, ne comprenant pas pourquoi ce lyonnais honoré à l'étranger n'était pas prophète en son pays.
Il nous proposa son concours pour élaborer un dossier. D'abord un peu dubitatifs mais toujours ouvert lorsqu'il s'agit de faire connaître notre doctrine, nous avons apporté toute notre aide dans le suivi de ces démarches.  le menhir de la rue Sala
Ce dossier pour aboutir ne devait pas être présenté par notre association mais par un personnage extérieur en l'honneur de Monsieur Rivail, honorable personnalité lyonnaise, dont la reconnaissance rejaillirait sur le rayonnement international et touristique de notre bonne ville de Lyon.
Ainsi fut fait un dossier relatant la vie, l'œuvre pédagogique et littéraire de Monsieur Rivail, appuyé par des courriers d'associations latino-américaines et par le conseiller culturel de l'Ambassade du Brésil. L'ensemble fut transmis à la mairie du 2ème arrondissement.
Il fit l'objet d'un premier refus. Le Maire du 2ème le transmis alors à la Mairie centrale où il se perdit. Un deuxième dossier fut de nouveau envoyé dans les circuits de l'administration municipale. Une longue attente s'installa...
Pendant ce temps, la question suivante se posait : à quelle emplacement pourrions-nous poser une plaque ? Il y avait l'immeuble à l'angle du quai et de la rue Sala mais la copropriété avait déjà opposé son refus lors de démarches précédentes. Peut-être pourrions-nous trouver un accord avec la société Manpower situé au pied de cet immeuble. Ou alors de l'autre côté de la rue, il y a le Sofitel qui pourrait nous autoriser à poser une petite plaque sur un mur ou sur un poteau. Et enfin autre solution qui germa dans notre esprit : l'espace public.
Le dossier, régulièrement relancé par son instigateur suivait son petit bonhomme de chemin.
Le domaine public pouvait être une bonne piste mais mettait en jeu deux administrations et plusieurs services. Une première réunion eut lieu avec des responsables de la ville de Lyon et de la Communauté Urbaine. Nous leur proposâmes trois sites : le premier sur le mur du bas port le long du fleuve, le deuxième sur le parapet du quai le long du trottoir pratiquement au ras du sol, le troisième sur l'espace vert central de l'axe nord-sud. Monsieur Genevieve optait pour la première solution, notre centre de Bron pour la troisième. Les services compétents acquiescèrent pour les deux propositions, si bien que pour satisfaire chacun, il y aurait non pas un mais deux emplacements.
Il fallait donc deux plaques qui furent commandées au Brésil ainsi que les garnitures en bronze du bicentenaire. Le médaillon en bronze, de 20 kg, a l'effigie d'Allan Kardec a été offert par les spirites brésiliens de Niteroi. Coût de la fourniture et du transport 970 euros, plus environ 240 euros de frais de tva et de douane. Il restait encore à financer la pose, soit un montant de 3418 euros. Les deux tiers furent pris en charge par le Grand Lyon, le solde par l’Union Spirite Française et Francophone.
Le 20 décembre 2004, le chantier commençait : une plaque était fixée sur le mur du bas port et un menhir érigé sur l'une des artères les plus passantes de Lyon. Satisfaction pour les spirites d'aujourd'hui, symbole pour les générations à venir, il faut maintenant que ce monument prenne sa place, qu'il intègre petit à petit le paysage lyonnais. Notre petite communauté a obtenu la reconnaissance d'un homme et par lui, de ce qu'il représente la connaissance des grands principes de la vie.

 La plaque Allan Kardec

Apprécions ce cadeau, fêtons-le ensemble dignement et simplement, et gardons-nous de ne point trop en faire.

Gilles Fernandez

Les photos de l'inauguration ici

Eusapia Palladino : "La diva des savants"

Eusapia Palladino, celle que l'on surnommait la princesse de l'ombre, est née à Naples le 21 janvier 1854. Les premières manifestations médiumniques furent constatées dès l'age de quatorze ans. Les tables entrent en lévitation, les chaises se mettent à danser, les rideaux se gonflent, les verres et les bouteilles se déplacent. Mais sa véritable éducation spiritualiste commence dans sa vingt deuxième année sous la conduite du Signor Damiani. C'est un incident singulier qui provoqua cette rencontre. Madame Damiani reçut un message spirite lui demandant de rechercher une dame du nom d'Eusapia en lui indiquant la rue et le numéro. 

 Eusapia PalladinoC'est en 1890 qu'Eusapia fit sa première incursion dans le monde scientifique. Le professeur Lombroso Cesare (1835-1909), Médecin, directeur de l'hôpital psychiatrique de Pesaro, fut converti par les expériences qu'il mena en présence du médium et écrivit : "Je suis rempli de confusion et de regret à la pensée d'avoir combattu avec tant de persévérance la possibilité des faits dits spiritualistes". Cette conversion va amener beaucoup de savants à s'ouvrir aux faits spiritualistes et Eusapia ne va cesser de travailler dans toute l'Europe.
Chaque séance se déroule en présence d'éminents spécialistes et Eusapia est soumise aux contrôles les plus sévères.
Le professeur Chiaia écrit à propos d'Eusapia : " Le cas auquel je fais allusion est celui d'une invalide qui appartient à la plus humble classe de la société. Elle a presque trente ans et est très ignorante… mais quand elle le souhaite, qu'il fasse jour ou nuit… soit attachée sur un siège, soit solidement tenue par les mains des curieux, elle attire à elle les meubles qui l'entourent, les soulève, les maintient suspendus en l'air comme le cercueil de Mahomet, et les fait redescendre avec des mouvements ondulatoires comme s'ils obéissaient à sa volonté. Elle accroît leur poids ou le diminue selon son bon plaisir. Elle dessine sur des cartes, personnages, signatures, nombres phrases simplement en tendant la main vers l'endroit indiqué. Si vous placez dans un coin de la pièce un vase contenant une couche d'argile molle, vous y découvrirez au bout d'un moment l'empreinte d'une main, grande ou petite, l'image d'un visage dont on peut faire un moulage en plâtre. Cette femme s'élève dans les airs, quels que soient les liens qui la retiennent à terre. Elle joue sur des instruments de musique - orgue, cloches, tambourins - comme s'ils étaient touchés de ses mains ou actionnés par le souffle de gnomes invisibles. Cette femme peut parfois augmenter sa taille de plus de dix centimètres ."
Suite à une série d'expériences, on s'interrogea sur l'existence de ce que l'on peut appeler "le membre ectoplasmique". C'est en 1894 que Sir Lodge voit ce qu'il décrit comme "une apparition ressemblant à des membres supplémentaires" en continuité avec le corps d'Eusapia. Ce type de phénomène se renouvela maintes fois, laissant apparaître des mains ou des bras palpables. Le professeur Bottazzi écrit : "la main se posa sur mon avant-bras droit, sans le serrer, je vis une main humaine, de couleur normale, et je sentis avec la mienne les doigts et le dos d'une main tiède, nerveuse et rude. La main se dissout et (je vis de mes yeux) se rétracta comme si elle était absorbée dans le corps de Madame Palladino". Il serait possible de donner quantité de témoignages analogues, mais le plus objectif reste les épreuves photographiques réalisées par Monsieur de Fontenay, révélant diverses mains apparaissant au-dessus de la tête d'Eusapia tandis que les mains du médium sont fermement maintenues. On notera également la remarque du Docteur Venzano sur les formes matérialisées par le médium. " Dans le plus grand nombre de formes matérialisées perçues par nous par la vue, le toucher ou l'audition, nous étions capables de reconnaître des points de ressemblance avec des personnes défuntes, en général des parents, inconnues du médium… "
La médiumnité d'Eusapia Palladino a présenté l'avantage de s'assurer l'attention d'hommes influents dont les comptes rendus publiés concernant ces phénomènes ont pesé bien plus lourd que les commentaires de personnes moins connues.
Eusapia avait à son pariétal une dépression, due à un accident durant son enfance. Des imperfections physiques de ce genre sont très souvent associées à une puissante médiumnité. Il semblerait que la faiblesse corporelle provoque une désorganisation de l'âme, qui se trouverait de ce fait plus détachée et capable d'actions indépendantes. Eusapia était de nature impétueuse et entêtée, mais possédait en outre quelques beaux traits de caractères. Lombroso dit d'elle qu'elle avait "une gentillesse de cœur singulière qui la conduisait à distribuer ses gains aux pauvres et aux enfants afin de soulager leurs malheurs, et qui la poussait à éprouver une pitié sans bornes envers les vieux et les faibles et à ne pas dormir la nuit en pensant à eux. La même bonté de cœur la conduit à protéger les animaux maltraités en réprimandant vertement leurs cruels oppresseurs". 

 Moulages ectoplasmiques des mains d'Eusapia PalladinoEusapia fut une figure du spiritisme. D'une nature différente de celle de Madame d'Espérance, elle permit au travers de sa médiumnité aux multiples facettes une expérimentation rigoureuse des phénomènes spirites par d'éminents scientifiques.
Eusapia se désincarna le 16 mai 1918. Celle que l'on appelait “la diva des savants”, médium à effet physique s'il en est un, servit l'histoire du spiritisme scientifique. Ligotée, attachée, maintenue, contrôlée, rien ne put empêcher la réalité criante des phénomènes qui se produisaient en sa présence. Si le monde scientifique ne put que constater et s'interroger sur la cause, certains savants, plus perspicaces, comprirent que l'approche du monde spirituel ne peut être faite par des méthodes et procédés conçus par et pour un monde matériel. C'est avec cette ouverture d'esprit qu'ils purent approcher la réalité du monde spirituel et accréditer par leurs témoignages les faits irréfutables produits en la présence d'Eusapia.
Le spiritisme contemporain doit beaucoup à ces médiums d'exception qui donnèrent leur vie au service du spiritisme et aujourd'hui nous n'oublions pas et vous disons :
Merci Eusapia.

Maxence

Comment se produisent les mouvements à distance ?

Lorsqu'une table bouge ou qu'un objet se déplace, les Esprits vont puiser dans le fluide universel de quoi animer les objets d'une vie factice soumise à leur volonté. Cependant, en raison de leur nature éthérée, les Esprits ne peuvent agir sur la matière grossière sans intermédiaire, c'est-à-dire sans un lien qui l'unit à la matière ; ce lien, c'est le fluide vital du médium. Les Esprits puisent ce fluide pour permettre le déplacement - Gabriel Delanne disait que la médiumnité pouvait se définir comme la capacité psychophysiologique de libérer du fluide vital - Le propre fluide du médium se combine avec le fluide universel accumulé par l'Esprit. C'est l'union de ces deux fluides, c'est-à-dire du fluide animalisé avec le fluide universel qui permet de donner du mouvement aux objets. Pour Eusapia, il est arrivé qu'un dédoublement du médium se produise pour permettre le déplacement d'objets. Dans ce cas, il faut que le périsprit du médium se détache suffisamment pour arriver jusqu'au stade du dédoublement et à l'aide de son fluide vital, le médium peut déplacer un objet.

Communications Spirites reçues au centre de Bron

Dans le Ciel et l'Enfer, Allan Kardec mentionne que : " La mort est souvent entourée de cérémonies lugubres qui terrifient plus qu'elles ne provoquent l'espérance. Si l'on représente la mort, c'est toujours sous un aspect repoussant, et jamais comme un sommeil de transition ; tous ses emblèmes rappellent la destruction du corps, le montrent hideux et décharné ; aucun ne symbolise l'âme se dégageant radieuse de ses liens terrestres.
Le départ pour ce monde plus heureux n'est accompagné que des lamentations des survivants, comme s'il arrivait le plus grand malheur à ceux qui s'en vont ; on leur dit un éternel adieu, comme si l'on ne devait jamais les revoir ; ce que l'on regrette pour eux, ce sont les jouissances d'ici-bas, comme s'ils n'en devaient point trouver de plus grandes. Quel malheur, dit-on, de mourir quand on est jeune, riche, heureux et qu'on a devant soi un brillant avenir ! L'idée d'une situation plus heureuse effleure à peine la pensée, parce qu'il n'y a pas de racines. Tout concourt donc à inspirer l'effroi de la mort au lieu de faire naître l'espérance. L'homme mettra longtemps, sans doute, à se défaire de ces préjugés, mais il y arrivera à mesure que sa foi s'affermira, qu'il se fera une idée plus saine de la vie spirituelle".
Dans cette communication donnée dans le courant de l'année 2004, on voit combien la désincarnation est difficile pour l'Esprit quand sa famille l'appelle et le retient. L'Esprit a du mal à se défaire des pensées de ses proches, elles l'enchaînent et l'empêchent d'avancer, le paralysent parfois et le tourmentent surtout.

Dans un premier temps, le médium voit une foule d'Esprits désincarnés qui attendent. Parmi eux, il y a une dame avec un tablier, elle est inquiète de voir sa famille larmoyante, elle voit un cercueil avec une couronne de fleurs. Elle est contente d'être partie mais sa famille n'accepte pas ce départ. Elle veut les aider, il y a sa grand-mère qui est là près du cercueil, qui pleure, elle veut comprendre pourquoi sa petite fille est partie.
" Il n'y a plus rien dans le cercueil, cela ne sert à rien, je suis partie, je n'avais plus rien à faire ici et maintenant, je suis mieux. Je veux aider ma grand-mère."
- Es-tu consciente d'avoir accompli ta mission sur terre ? "
- J'ai fait de belles choses mais je devais partir, c'était le moment…oui ! Mais ma grand-mère ne se rend pas compte, elle est là à prier, cela ne sert à rien qu'elle attende, il faut qu'elle vive pour elle.
- Apaise tes pensées, ta grand-mère comprendra mais tu dois lui laisser le temps. Ne sois pas impatiente, tu as devant toi un rideau de lumière qui s'ouvre. Ne crains rien de là où tu es, tu peux aider ta grand-mère mais pour l'instant, tu dois laisser cette vie et avancer, prendre la main de ton guide et le suivre. As-tu compris ?
- Je ne sais pas trop, elle me fait de la peine, elle a encore du temps à vivre sur terre.
- Ne crains rien !
- Son chemin n'est pas terminé, elle a déjà perdu son mari…
- Ne sais-tu pas qu'elle est aussi accompagnée de son guide ?
- Elle ne le voit pas, elle ne croit pas à ça, il y a Dieu mais c'est tout.
- Peu importe ce qu'elle croit, toi, tu sais, tu as compris ton état, vois-tu ton guide ?
- Non, je vois du noir.
- Tu vas prier avec ton cœur et tu vas lui demander de t'aider, appelle avec ton cœur et regarde devant toi.
- Je vois plus clair.
- Continue, mets-y toute ta force, que vois-tu venir ?
- Je vois un petit chemin.
- Prends-le tranquillement, avance.
- Je vois une tâche blanche.
- Continue, avance.
- Je vois un escalier, je vais le prendre, je ressens une présence dorée qui essaye de m'envelopper et sur le côté, il y a une ouverture carrée, je vois d'autres enfants, ils jouent à la marelle, il y en a un qui me tend la main.
- Il faut à présent partir avec lui.
-Je vous remercie, je vais partir peut-être un jour, je reviendrais, au revoir".

Avec la doctrine spirite, on change entièrement la manière d'envisager l'avenir. La vie future n'est plus une hypothèse, mais une réalité. Le voile est levé ; le monde spirituel nous apparaît dans toute sa réalité pratique et ce sont les habitants mêmes de ce monde qui viennent nous décrire leur situation. Nous les voyons à tous les degrés de l'échelle spirituelle, dans toutes les phases du bonheur et du malheur ; nous assistons à toutes les péripéties de la vie d'outre-tombe. Là, est pour les spirites, la cause du calme avec lequel ils envisagent la mort ; ils savent que la vie future n'est que la continuation de la vie présente dans de meilleures conditions, et ils l'attendent avec la même confiance qu'ils attendent le lever du soleil après une nuit d'orage. Les motifs de cette confiance sont dans les faits dont ils sont témoins, et dans la logique, la justice et la bonté de Dieu. Ici, dans l'échange suivant, on s'aperçoit que la mort n'est qu'un passage, elle ne change pas l'individu, ni dans sa façon d'être, ni dans sa façon d'envisager les choses. Petit à petit, les Esprits instructeurs du centre amènent le frère désincarné à s'ouvrir à une autre compréhension et à le libérer de ses angoisses : “ Pourquoi traînes-tu la jambe ?
- Bien, j'ai eu un accident de travail et cela a gâché toute ma vie. J'étais fort et puissant, ça m'a coupé dans mon élan et comme je n'étais pas malin, je rendais service par ma force, mon physique et on me l'a enlevé, qu'est-ce que je pouvais faire ? J'ai eu des petits enfants, cela m'a aidé mais j'aurais voulu leur faire faire tellement d'autres choses, leur montrer d'autres choses. Ils ont dû me prendre pour un abruti, un ours.
- Tu crois ?
- J'étais handicapé.
- Je ne crois pas qu'ils te voient comme cela, ils parlent encore de toi.
- Oui mais, ils n'ont rien vu de ce que je pouvais faire.
- As-tu vu comme ils parlent de toi ?
- Moi aussi, je les aime et ils me manquent.
- Ils parlent de toi avec tendresse, n'est-ce pas là le plus important, l'image que tu as laissée, c'est chaud dans leur cœur.
- Oui, c'est beau.
- Tu vois, c'est toi qui a fait tout ça même en étant handicapé.
- Oui… j'aurais voulu faire tellement plus, j'aurais pu faire tellement plus.
- Crois-tu ?
- Je ne sais plus.
- Penses-tu que tu aurais pu davantage toucher leurs cœurs comme tu l'as fait en étant fort et solide ?
- Je ne me serais peut-être pas arrêté à eux ? Je n'aurais pas pris le temps de les écouter, de leur parler. Mes histoires leur ont plu, je crois, je les amusais, je les faisais rire.
- Tu as pris le temps de les aimer.
- Et je les aime encore et je les aime plus que ce que j'ai fait et ils m'ont beaucoup apporté aussi.
- C'était bien ainsi.
- Oui.
- Aurais-tu envie d'apprendre autre chose ? Quelque chose de bien aussi ?
- Oui, je veux bien, aux enfants, ils méritent les enfants, ils sont sains, ils ne nous jugent pas, il y en a tellement qui ont besoin d'aide.
- Il faut que tu apprennes d'autres choses.
- Quoi par exemple ?
- D'autres manières d'apporter de l'amour et en restant là où tu es, tu ne peux pas l'apprendre.
- Je suis fatigué de tout cela.
- C'est pour cela que je demande de changer d'endroit.
- Mais comment ?
- En demandant que quelqu'un vienne te chercher.
- On dirait qu'il y a plein de gens derrière moi, ils sont tout lumineux et tout excités.
- Ils ne sont pas excités, ce sont leurs vibrations.
- Ah…
- As-tu vu comme ils ont beaucoup d'amour, vois comme tu as encore à apprendre.
- Oui.
- Cela serait bien d'aller avec eux.
- Je vais essayer de me lever, ouf, je me sens plus léger, ils me tirent, ils sont gentils… je vais y aller, ça y est, j'y vais, au revoir”.

Au cours des séances spirites du samedi, outre les communications d'Esprits perdus, des guides se communiquent pour apporter réconfort et courage à leur protégé, comme nous pouvons le constater dans le dialogue suivant :
“Allons mon frère, du courage, va de l'avant. Que diable, pourquoi chaque fois reculer, attendre… A quoi bon attendre ? Tu ne te souviens pas, mais que de vies perdues, que de temps perdu ! Je te suis depuis de nombreuses décennies, mais tu tergiverses, tu tournes. Va de l'avant, va de l'avant, je ne cesse de te le dire, et tu trouves toujours mille et une raisons, mille et une excuses. Laisse ce monde matériel, laisse ces autres choses qui t'indiffèrent dans ton évolution, va de l'avant, attache-toi aux choses belles, celles qui du plus profond de ton âme t'émerveillent et t'aident à progresser.
Ne crois pas que je vienne ici ce soir pour te gronder, j'ai trop d'affection pour toi, mais je pleure quand je vois tout ce temps perdu car je sais que toi aussi, souvent, tu as pleuré, tu t'es maudit. Allons cesse, va de l'avant, progresse. Pourtant tu es entouré, il y a ces frères de l'espace, tes parents qui sont désincarnés, qui t'ont aimé et qui te poussent de l'avant. Mais voilà, tu ne t'attaques ni à la côte, ni tu avances, tu restes là, tu constates.
Oh ! je suis bien dans la peine pour toi, je voudrais pouvoir te porter mais les lois de Dieu ne le permettent pas. Je peux juste t'aider, te soutenir, t'encourager et t'aimer de tout mon cœur. Alors cesse de dire que le sort s'acharne sur toi, vois en toi, éclaire ta conscience avec de vrais mots, de vrais choix. Je te quitte en ayant l'espoir que cette étincelle, que nous faisons germer en toi, brille enfin au vrai soleil, au vrai soleil de la connaissance et de ton évolution. Merci de m'avoir écouté, merci à toi ".

Désincarné, mais toujours présent

Le centre spirite lyonnais Allan KARDEC, organise chaque mercredi des séances d'aide spirituelle.
C'est dans ce contexte que de nombreuses personnes en souffrance nous sont confiées. Les frères spirituels nous transmettent les messages appropriés mais surtout nous font parvenir les fluides adaptés à chaque cas. C'est ainsi que, depuis près d'un an, nous avons pris en soin Sébastien qui souffre d'une tumeur au cerveau.
Le groupe a décidé, pour Sébastien, de prier chaque jour afin d'obtenir une amélioration de son état. Petit à petit, Sébastien a pu de nouveau marcher et retrouver une partie de son autonomie. Force a été de constater que la tumeur avait considérablement diminué. Nous pensions Sébastien sorti d'affaire et nous avons cessé de traiter son cas. Mais, quelques temps plus tard, Sébastien s'est de nouveau trouvé dans un état critique, la tumeur avait regrossi. Que s'était-il donc passé ? Pourquoi cette récidive alors que tout semblait rentrer dans l'ordre ? Un médium du centre est allé magnétiser Sébastien sur place et a vu l'Esprit de son beau-père désincarné qui était derrière lui. Il était agressif et tourmentait Sébastien jusqu'à le frapper.
En fait, cet Esprit est resté près de sa femme, toujours incarnée, afin de conserver sur elle le joug qu'il avait instauré de son vivant. Cet Esprit, peu évolué, n'arrive pas à s'élever tellement il est attaché à son milieu. Il ne sait pas quitter les lieux sans perdre le contrôle de cette surveillance. C'était un homme autoritaire, qui avait la main mise sur les siens et qui, en tant qu'Esprit, veut conserver ces prérogatives. Son caractère, ses idées, sa façon d'être, n'ont pas évolué et il continue à sévir sur ce clan familial, clan déjà formé dans une vie antérieure. C'est ainsi qu'il influence sa fille sur ses décisions et fait échouer systématiquement toutes les demandes de logement faites par Sébastien, afin que sa famille " terrestre " vive sous le même toit. Mais ce qui est le plus remarquable, c'est que si de son vivant il n'était pas aimé de ses proches, il est parvenu, en tant qu'Esprit, à être quasiment vénéré. On le regrette et même son petit-fils, qui ne l'a jamais connu, voue à son grand-père une admiration sans borne. On constate ici encore l'emprise de cet Esprit qui perdure au-delà de la désincarnation et parvient à modifier, chez les siens, l'empreinte qu'il avait laissée de son vivant.
Nous avons réfléchi à notre action et avons compris que notre prière commune avait permis de construire une barrière de protection fluidique autour de Sébastien, l'isolant ainsi de l'action néfaste de son beau-père. C'est grâce à cette barrière que les fluides bénéfiques, transmis par les frères spirituels, ont pu atteindre Sébastien et agir sur la tumeur. Puis les prières ayant cessé, la barrière est tombée, et l'impact négatif de cet Esprit a pu de nouveau atteindre Sébastien.
Les prières ont donc repris au sein du groupe spirite. Nous voulons de nouveau créer cette protection autour de Sébastien. Mais la tumeur s'est considérablement développée et nous craignons d'être pris de court avant que les fluides ne puissent entrer en action. Nous mettons toute notre volonté et notre détermination dans ce travail. Quoi qu'il en soit, nous voulons faire prendre conscience à Sébastien de la situation et surtout amener chez lui le pardon nécessaire à sa future vie spirituelle. En effet, une fois désincarné, il va comprendre la situation et pourrait se laisser gagner par la colère ou la vengeance, ce qui risquerait de retarder sa propre évolution sans parler de l'impact de ce conflit sur le reste de la famille encore incarnée.
Mercredi dernier, nous nous sommes réunis pour notre séance d'aide spirituelle habituelle, nous avons prié et profité de ce moment pour faire une demande au guide du centre, le frère Jean de la Lumière pour qu'il intercède auprès d'Esprits supérieurs afin d'éloigner ce perturbateur qui nous gêne dans l'envoi de fluides. Un médium du centre s'est chargé de cette prière avec le respect et l'humilité qu'il convient d'avoir envers nos aînés et dans le calme et le recueillement.
L'esprit du beau-père, sentant cet appel était là parmi nous. Il était particulièrement en fureur, ne comprenant pas pourquoi nous nous mêlons de ses affaires et surtout cela le dérangeait car n'ayant pas le don d'ubiquité il a beaucoup de mal à se détacher de sa famille. Pour l'instant, aucun dialogue n'est possible avec lui, il est irascible, belliqueux et méchant. Il se jetta sur un monsieur dans le public qui se mit à tousser, contrarié par ce contact. Les médiums autour de la table restent impassibles, créant entre eux une harmonie indispensable pour éloigner cet esprit et la séance a pu se poursuivre sans perturbations.
Nous pouvons constater, une fois encore, que lors de la désincarnation, tout notre être pensant conserve ses acquis mais aussi ses défauts et ses faiblesses. Seul un travail spirituel à l'état d'Esprit et une mise à l'épreuve dans d'autres incarnations, viendront, petit à petit, polir et niveler notre âme. C'est à ce prix que chaque Esprit parvient à grandir et se fortifier pour se rapprocher de Dieu, conformément à la loi d'évolution universelle. O n peut aussi constater l'interaction entre les incarnés et les désincarnés. Nous sommes tous des esprits, seule l'enveloppe physique nous différencie, les sentiments, les pensées, les actions restent les mêmes. Dans cet exemple, on a l'impression d'une longue histoire qui se poursuit de vies en vies, pouvons-nous parler d'obsession ou s'agit-il plutôt d'une méconnaissance des lois de la réincarnation ?

Rencontres Spirites

Etant donnné que l’information et la diffusion sont les meilleurs moyens pour mieux faire connaitre le spiritisme, mieux le faire comprendre, et ôter toute croyance erronée à son égard, une mini-conférence portant le nom de «Rencontre» a vue le jour pour répondre à ce besoin sur un thème à chaque fois défini. La divulgation des connaissances étant son but principal, chacun est libre d’y assister pour compléter ou développer ses connaissances spirites. Ce rendez-vous bimestriel est ainsi animé par Christophe et Sophie le jeudi soir tous les 2 mois. Pour sa première et deuxième édition, voici donc les premières impressions :Ce jeudi 16 décembre 2004 à 20 h, a eu lieu la première rencontre sur le thème : Le Corps physique/Le Périsprit/L’âme. Ce fut la toute première édition de cet échange à vocation d’informer, de répondre aux questions, d’amener la connaissance à chacun dans une ambiance simple et décontractée. Malheureusement, étant la toute première du genre, l’information de cette rencontre ne s’est pas suffisamment diffusée et peu de monde s’est mobilisé. Malgré cela, l’ambiance fut très attentive et studieuse.
Les paragraphes principaux développés furent : Qu’est-ce que le spiritisme, puis le thème de cette rencontre : Corps physique/périsprit/âme. Ensuite les questions diverses du public, et enfin les activités du Centre de Bron.
 L'évolution des EspritsIl est vrai que pour bien comprendre les activités du Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec, il fallait avant tout avoir une idée de ce qu’est le spiritisme. Les auditeurs auront pu comprendre que malgré l’image assez réductrice des phénomènes des tables qui bougent, le spiritisme est avant tout, une philosophie qui permettait de raisonner et de se poser des questions sur le sens de notre existence et de notre destinée. Puis, nous sommes rentrés dans le sujet même de cette rencontre : Corps physique/Périsprit/Ame, qui sont les 3 éléments constitutifs principaux de l’homme incarné. Nous avons ainsi développé chacun d’eux plus précisémment pour mieux les appréhender. Un autre point fut développé sur les preuves de l’existence de l’âme : par les cas de médiums somnambules, les cas de dédoublement, cas de NDE (Mort “ponctuelle”), les phénomènes d’apparition, (de fantômes de décédés), matérialisation (tangible).

 

 le corps et le périspritPuis une 2eme rencontre, le 3 février se fit sur le thème : “La Réincarnation”, l’information s’étant déjà plus diffusée durant l’intervalle des 2 rencontres, le potentiel d’auditeurs avait déjà doublé. Un sujet très chargé : on y développa la réincarnation dans l’histoire, les expériences menées pour émettre son hypothèse, les conséquences philosophiques et religieuses que cela engendreraient si l’âme naissait à la naissance du corps. Et évidemment, pour terminer, l’échange de questions du public en réponse à l’exposé, et la présentation des activités du centre et de notre fonctionnement.

 

Un bilan assez positif, qui tient compte de l’intérêt des auditeurs et de son nombre croissant.
Alors tous à vos agendas ! Une nouvelle rencontre se renouvellera le jeudi 7 avril à 20 h sur le thème : “La Désincarnation, les différentes étapes de son processus.”
Si vous êtes curieux de mieux comprendre ce phénomène qui se passe après notre “décès”, alors venez nombreux , et amenez toutes les questions qui vous “intriguent”, nous nous ferons un plaisir d’y répondre et de les développer.

Christophe

 

 

Site Internet à découvrir “SPIRITISME & MEDIUMNITE”

Je viens de parcourir un nouveau site spirite francophone qui regorge d’informations et qui m’a semblé interessant de vous faire découvrir. A l’origine de cette création, Pierre-Etienne JAY, spirite français expatrié au Brésil, traducteur du brésilien au français des ouvrages “Allan Kardec, l’Educateur et le Codificateur” en 2 tomes. Le portail de ce site est basé surtout sur un forum de discussion décliné en plusieurs thèmes : spiritisme et médiumnité, main tendue, rêves... On est informé aussi sur les événements (conférences, rencontres, expositions, etc...) de tous les centres spirites francophones. On peut également trouver des articles et réfléxions relatifs au spiritisme, nous conseiller sur les nouveaux livres à lire ou à relire. Un “ chat ” (dialogue en direct sur internet) est aussi ouvert de manière hebdomadaire qui permet un échange interactif sur un thème préalablement défini. Ce portail est vraiment très convivial et donne envie de parcourir les différents thèmes abordés dans ce forum de discussion.
Il est fait de telle sorte qu’il apporte non seulement des réponses aux personnes en attente et en recherche, mais également nous permet de parfaire nos connaissances spirites. A bientôt sur ...

Sophie