Le problème du mal - R - 17/07/2005

Bonjour Catherine,
Premièrement, désolé de vous avoir posé la question sur l'existence de Jésus. Je croyais qu'il n'aurait pas existé. Bref. Mais revenons au sujet : comment résoudre le problème du mal ? J'ai lu la revue spirite qui en parle, mais je le trouve pour moi insatisfaisant. Aussi pourriez-vous regardez les arguments des athées sur ce sujet, dans le site : www.lemanlake.com/
C'est dans "Dieu et le mal". Cela fait longtemps que je ne trouve pas de réponse sur ce sujet. Pourriez-vous, s'il vous plait, argumentez votre réponse et réfutez les arguments des athées. Car je suis à court d'argument pour dire le contraire des athées. Aidez-moi dans mes recherches, s'il vous plait.

Bonjour,
Les maux de toutes sortes, physiques ou moraux, qui affligent l'humanité se présentent sous deux catégories. Il y a les maux que l'homme peut éviter et ceux qui sont indépendants de sa volonté comme les fléaux naturels.
En ce qui concerne ces fléaux-là et grâce à son intelligence, l’homme peut en conjurer ou atténuer certains afin qu’ils deviennent moins désastreux. Avec une organisation sociale sagement prévoyante, il pourra même en neutraliser les conséquences, lorsqu'ils ne pourront être évités entièrement. L'homme devant progresser, les maux auxquels il est exposé sont un stimulant pour l'exercice de son intelligence, de toutes ses facultés physiques et morales, en l'incitant à la recherche des moyens de s'y soustraire. S'il n'avait rien à craindre, aucune nécessité ne le porterait à la recherche du mieux ; son esprit s'engourdirait dans l'inactivité ; il n'inventerait rien et ne découvrirait rien. La douleur est l'aiguillon qui pousse l'homme en avant dans la voie du progrès.
Mais les maux les plus nombreux sont ceux que l'homme se crée par ses propres vices, ceux qui proviennent de son orgueil, de son égoïsme, de son ambition, de sa cupidité, de ses excès en toutes choses : là est la cause des guerres et des calamités qu'elles entraînent, des dissensions, des injustices, de l'oppression du faible par le fort, enfin de la plupart des maladies.Dieu a établi des lois pleines de sagesse qui n'ont pour but que le bien ; l'homme trouve en lui-même tout ce qu'il faut pour les suivre ; sa route est tracée par sa conscience ; la loi divine est gravée dans son cœur ; et, de plus, Dieu les lui rappelle sans cesse par ses messies et ses prophètes, par tous les Esprits incarnés qui ont reçu mission de l'éclairer, de le moraliser, de l'améliorer, et, en ces derniers temps, par la multitude des Esprits désincarnés qui se manifestent de toutes parts. Si l'homme se conformait rigoureusement aux lois divines, il n'est pas douteux qu'il éviterait les maux les plus cuisants et qu'il vivrait heureux sur la terre. S'il ne le fait pas, c'est en vertu de son libre arbitre, et il en subit les conséquences.
Mais Dieu, plein de bonté, a placé le remède à côté du mal, c'est-à-dire que du mal même il fait sortir le bien. Il arrive un moment où l'excès du mal moral devient intolérable et fait éprouver à l'homme le besoin de changer de voie ; instruit par l'expérience, il est poussé à chercher un remède dans le bien, toujours par un effet de son libre arbitre ; lorsqu'il entre dans une route meilleure, c'est par le fait de sa volonté et parce qu'il a reconnu les inconvénients de l'autre route. La nécessité le contraint donc à s'améliorer moralement en vue d'être plus heureux, comme cette même nécessité l'a contraint d'améliorer les conditions matérielles de son existence.
Pour revenir à votre question concernant Dieu et le mal, je citerai Léon Denis un passage dans son livre « Après la mort » qui répond à la question suivante :
"Pourquoi Dieu, cause première de tout ce qui est, demandent les sceptiques, laisse-t-il subsister le mal dans l'univers ?
Nous avons vu que le mal physique, ou ce qui est considéré comme tel, n'est en réalité qu'un ordre de phénomènes naturels. Leur caractère malfaisant s'est expliqué, dès que l'on a connu la véritable raison des choses. L'éruption d'un volcan n'est pas plus extraordinaire que l'ébullition d'un vase rempli d'eau. La foudre qui renverse les édifices et les arbres est de même nature que l'étincelle électrique, véhicule de notre pensée. Il en est ainsi de tous les phénomènes violents. Reste la douleur physique ; mais on sait qu'elle est la conséquence de la sensibilité, et celle-ci est déjà une magnifique conquête que l'être n'a réalisée qu'après de longs stages passés dans les formes inférieures de la vie. La douleur est un avertissement nécessaire, un stimulant pour l'activité de l'homme. Elle nous oblige à rentrer en nous-mêmes et à réfléchir ; elle nous aide à dompter nos passions. La douleur est la voie du perfectionnement."
Je souhaite avoir répondu à vos interrogations et je vous sollicite à poursuivre la lecture des ouvrages spirites qui se penchent très souvent sur cette question.
Fraternellement,
Catherine