Suicide – L – 24/04/2022

 

Bonjour,
Mon père s'est suicidé il y a maintenant 3 ans. Il souffrait d'une dépression mélancolique qui est apparue après le décès de ma mère. Il s'est pendu dans mon appartement, plus précisément dans la salle à manger. Ce jour-là, je m'étais absentée la matinée et j'ai eu l'intuition qu'il allait se passer quelque chose... je ne l'ai pas appelé au téléphone comme je le faisais chaque jour. Lorsque je suis rentrée, plus tôt que prévu car j'étais préoccupée, je l'ai trouvé. Je sais qu'il est resté quelques jours chez moi car je le sentais près de moi. Je culpabilise car je n'ai pas eu la bonne réaction. J'avais peur et je lui ai demandé de partir.
Je me préoccupée et aujourd'hui je me demande encore où se trouve son âme et s'il est en paix. Comment puis-je le savoir ?

Bonjour,
Si notre existence se limitait à une vie, le suicide pourrait être la solution aux problèmes et aux souffrances de la terre, mais nous sommes des êtres immortels. Nous avons déjà vécu avant le berceau, nous vivrons encore après le tombeau et nous répondrons de ce que nous avons fait de notre vie et de notre corps.
Après son acte le suicidé n’a pas atteint son objectif, il continue d’exister, de sentir et de souffrir dans une autre dimension. Dans un premier temps les suicidés sont regroupés dans un lieu de souffrance. Le suicidé y reste le temps nécessaire pour surmonter les plus graves désordres des conséquences de son acte pratiqué contre lui-même. Le temps de résidence dans ces régions n’est pas identique pour tous mais il peut durer plusieurs années. Il faut partir du principe que plus l’Esprit est éclairé spirituellement plus ses peines sont intenses et plus longue est sa guérison.
Les Esprits malheureux de ces régions ne sont pas laissés à leur propre sort dans le monde des Esprits. Des entités spirituelles les observent comme le feraient des médecins qui accompagnent leurs patients. Quand elles aperçoivent des conditions favorables pour leurs protégés, alors immédiatement elles les enlèvent de ces endroits pour les emmener dans des hôpitaux de l’au-delà où elles bénéficient de longs traitements. Pour que cette démarche aboutisse le suicidé doit reconnaitre l’étendue de sa misère morale et chercher sincèrement le soutien divin. Après de nombreuses années viendra le jour d’une nouvelle incarnation sur notre terre.
Le suicidé reste psychiquement lié à sa famille et à ses amis. Il est très touché par la nature de leurs pensées et de leurs émotions, et celles-ci peuvent apaiser ou amplifier ses souffrances. Il est fortement conseillé à ceux qui l’ont connu, qui l’ont aimé de faire taire leurs plaintes, et d’éviter d’éternels questionnements perturbateurs sur le pourquoi des choses. Cette démarche de ses proches lui permettra d’éviter une charge morale supplémentaire que sont nos tristesses et nos amertumes sur son fardeau de culpabilité. Il est indispensable de cesser d’alimenter le flux des mauvais souvenirs et de ressasser les images et les circonstances en rapport avec le suicide.
Les prières dites avec le cœur et beaucoup d’amour est le meilleur remède, elles réconfortent l’âme du suicidé. Elles provoquent un apaisement à leur Esprit. Leurs douleurs deviennent moins intenses et leurs remords s’adoucissent.
Fraternellement,
Gilles