Attente - A - 26/10/15

Bonjour,
J'ai bien des fois voulu poser des questions ou entrer en contact avec des spirites confirmés mais j'ai toujours eu peur de déranger ou simplement d'abuser du temps de personnes sérieuses. J'ai peur de me tromper sur certaines choses qui font leurs apparitions dans ma vie et j'ai peur de me fourvoyer, alors je n'ose pas souvent pousser les choses plus loin. J'ai découvert, il y a de cela trois ou quatre ans je crois, le premier livre d'une longue série que j'ai lu par la suite : le livre des Esprits .
Aujourd'hui, je suis de foi spirite mais j'ai encore beaucoup à travailler sur moi même pour pouvoir dire que je suis vraiment spirite
J'essaie, chaque jour que Dieu fait, de combattre mes propres démons, si je puis dire, pour devenir une personne meilleure avec des pensées meilleures et des actes meilleurs mais ce n'est pas tous les jours facile. Qui plus est, dans mon entourage personne ne partage cette foi qu'ils jugent trop "particulière".
Ma question est la suivante :
Je sais que la pratique du spiritisme commence par un enseignement poussé des connaissances multiples qui sont mises à notre disposition parmi les nombreux ouvrages, films et témoignages , que cela commence par une élévation de notre taux vibratoire, par de meilleures pensées et par de meilleurs actes et comportements dans la vie de tous les jours et pas seulement..., mais comment sait-on si quelque chose, comme des faits, des écrits, des ressentis ou des expériences proviennent alors d'une manifestation extérieure, d'une communication avec des Esprits ou d'un éventuel développement d'une certaine "sensibilité" ?
Comment ne pas se tromper ? Bien sûr, il y a le bon sens, le discernement, mais je ne crois pas être capable seule de pouvoir alors être assez éclairée pour ne pas me tromper, pour ne pas confondre le réel de ce qui n'est alors q'une trop grande imagination de ma part .
Et comment doit-on réagir ? Doit-on "provoquer" les manifestations, se mettre à disposition plus souvent ou attendre que les choses se présentent à nous, si bien sûr contact il y a ?
Parfois les gens ont beaucoup d'imagination qui les trompe, ou bien une telle envie que certaines choses se passent qu'ils y voient alors des manifestations qui n'en sont pas vraiment, ou se mettent à essayer l'écriture, les séances de spiritisme, et d'entrer en contact a tout prix, parfois trop. je n’espère pas faire partie de ces gens. J'ai, par le passé, essayé plein de choses concernant le spiritisme, depuis mon plus jeune age, même bien avant de connaitre cette foi et de lire ces livres.
J'ai toujours eu une curiosité qui m'a poussée a provoquer des communications, pourquoi, comment ? je ne sais pas et, trop jeune à l'époque, je n'aurai pas dû, certainement. Aujourd'hui, j'ai arrêté ces communications.

Bonjour Tracy,
Votre message fait déjà preuve d'une belle sagesse.
Même si vous êtes seule, jeune, et que vous ne vous intéressez au Spiritisme que depuis 3 ou 4 ans, vous avez bien compris qu'être spirite c'est, avant tout, chercher à s'améliorer chaque jour, à chasser ces propres démons avant d'aller juger ce que font les autres.
Parallèlement, vous gardez un sens critique, des interrogations qui vous aident à avancer prudemment mais sûrement. Nous vous en félicitons et vous encourageons à rejoindre, si c'est possible, un groupe spirite près de chez vous.
Pour répondre à votre question, nous ne pouvons que vous confirmer qu'il est, en effet, très difficile de distinguer notre propre pensée d'une pensée extérieure. Certains détails peuvent y aider, comme la soudaineté d'une pensée qui n'aurait rien à voir avec ce que l'on est en train de faire. Mais, même à ce moment-là, ce pourrait être un message télépathique d'une personne vivante, donc, ne provenant pas d'un esprit. Et, même si c'était un Esprit, comment savoir s'il est de bon ou de mauvais conseil ? S'il parle en toute connaissance de cause ou s'il a juste envie de donner son avis ?
Lisez (ou relisez), dans l’Évangile selon le Spiritisme d'Allan Kardec, l'histoire de Tobie et son ange dans le désert (p 360 et suivantes aux éditions Philman) et vous comprendrez qu'il est préférable de ne pas forcément savoir si l'on est conseillé, influencé et par qui, afin de pouvoir s'attribuer tout le mérite de la décision et de l'action qui en découle. Autrement dit, si on nous disait toujours ce qu'il fallait faire, on ne grandirait pas beaucoup. Alors, on nous le dit quand même, mais on laisse les autres parler aussi pour qu'on choisisse librement...
Continuez à surveiller scrupuleusement vos pensées. C'est la meilleure barrière pour que seuls les bons Esprits puissent venir vous influencer, sans même que vous ne le sachiez...
Nous vous souhaitons une excellente continuation,
Fraternellement,
Hélène