Sensation de présence - Anna - 02/12/2004

 

Bonsoir,
Il y a une bonne dizaine d'années, j'ai perdu ma meilleure amie dans un accident de voiture. Elle a succombé à ses blessures après un coma profond quelques jours plus tard. Son décès m'a beaucoup affectée car j’avais 18 ans, je ne comprenais pas pourquoi une jeune fille aussi vivante et aimante, ait pu quitter ce monde alors qu'elle avait tant à donner aux autres... J'ai encore aujourd'hui des pensées très tendres pour elle et cela vous paraîtra peut-être idiot mais il m'arrive de lui souffler un tendre baiser vers le ciel quand je pense à elle, tout comme je le fais quelquefois en pensant à grand mère décédée, et quelquefois même à la vierge Marie quand je l'appelle dans mes prières...
Je me souviens d'un après-midi dans ce RER qui rejoignait l'hôpital où elle était internée, j'espérais au fond de moi qu'elle nous reviendrait mais je connaissais les graves séquelles qu'elle présentait... Mes larmes se sont mises à couler à flot tellement ma peine était grande, je n'entendais plus, ni ne voyais plus personne dans mon wagon et je souffrais en silence en pensant très profondément à elle. A un moment précis de grande peine, j'ai senti une main posée sur les miennes comme pour me soutenir et lorsque je me suis rendue compte de la réalité de cette sensation, j'ai bougé mes mains et plus rien... C
es années durant je me suis toujours demandée qui pouvait être présent à mes côtés ce jour-là : l'esprit de mon amie en plein coma profond, mon guide qui me soutenait par amour, ma grand mère décédée pour laquelle j'avais une profonde affection... peut-être que je n'ai toujours pas de réponse et cela m'attriste beaucoup... L'esprit d'un être en coma profond peut-t-il voyager hors de son corps à la rencontre des êtres qui lui ont été chers ? Mon guide peut-t-il se manifester par ce genre de sensations ? Un esprit familier aussi ?
Merci de toute l'aide que vous m'apporterez... J'aimerais tellement être éclairée sur ce point... Merci beaucoup.

Bonjour Anna,
Que puis-je vous répondre puisque vous avez en vous toutes les réponses ? Vous avez perçu cette aide dans un moment de grand désarroi. C’est un témoignage d’amour qui vous a été donné ce jour pour vous faire comprendre que vous n’êtes pas seule, que vous êtes aimée et surtout de reprendre confiance et que cesse ce chagrin puisque la vie existe. La Vie avec un grand V, celle qui n’aura jamais de fin puisqu’elle se poursuit d’incarnations en incarnations, dans une constante évolution et progression qui nous rapproche pas à pas de notre Père à tous. Oui votre amie est vivante, oui elle reçoit vos baisés, oui elle connaît l’amour que vous lui donnez. Je ne peux vous dire qui vous a tenu la main ce jour là, mais cela a-t-il vraiment une importance ? Ce qui important c’est que cet acte a été pour vous un facteur déclenchant dans votre vie pour vous ouvrir par votre questionnement et vos interrogations à ce monde spirituel qui nous entoure. Je vous conseille le « Livre des Esprits » d’Allan KARDEC dont je vous soumets cet extrait.
936. Comment les douleurs inconsolables des survivants affectent-elles les Esprits qui en sont l'objet ? " L'Esprit est sensible au souvenir et aux regrets de ceux qu'il a aimés, mais une douleur incessante et déraisonnable l'affecte péniblement, parce qu'il voit, dans cette douleur excessive, un manque de foi en l'avenir et de confiance en Dieu, et par conséquent un obstacle à l'avancement et peut-être à la réunion. "
L'Esprit étant plus heureux que sur terre, regretter pour lui la vie, c'est regretter qu'il soit heureux. Deux amis sont prisonniers et enfermés dans le même cachot ; tous les deux doivent avoir un jour leur liberté, mais l'un d'eux l'obtient avant l'autre. Serait-il charitable à celui qui reste d'être fâché que son ami soit délivré avant lui ? N'y aurait-il pas plus d'égoïsme que d'affection de sa part à vouloir qu'il partage sa captivité et ses souffrances aussi longtemps que lui ?
Il en est de même de deux êtres qui s'aiment sur la terre ; celui qui part le premier est le premier délivré, et nous devons l'en féliciter, en attendant avec patience le moment où nous le serons à notre tour. Nous ferons sur ce sujet une autre comparaison. Vous avez un ami qui, auprès de vous, est dans une situation très pénible ; sa santé ou son inté rêt exige qu'il aille dans un autre pays où il sera mieux sous tous les rapports. Il ne sera plus auprès de vous momentanément, mais vous serez toujours en correspondance avec lui : la séparation ne sera que matérielle. Serez-vous fâché de son éloignement, puisque c'est pour son bien ?
La doctrine spirite, par les preuves patentes qu'elle donne de la vie future, de la présence autour de nous de ceux que nous avons aimés, de la continuité de leur affection et de leur sollicitude, par les relations qu'elle nous met à même d'entretenir avec eux, nous offre une suprême consolation dans une des causes les plus légitimes de douleur. Avec le spiritisme, plus de solitude, plus d'abandon ; l'homme le plus isolé a toujours des amis près de lui, avec lesquels il peut s'entretenir. Nous supportons impatiemment les tribulations de la vie ; elles nous paraissent si intolérables que nous ne comprenons pas que nous les puissions endurer ; et pourtant, si nous les avons supportées avec courage, si nous avons su imposer silence à nos murmures, nous nous en féliciterons quand nous serons hors de cette prison terrestre, comme le patient qui souffre se félicite, quand il est guéri, de s'être résigné à un traitement douloureux.
En ce qui concerne le coma, l’Esprit est, dans ce cas, détaché du corps physique sans pour cela en être séparé. L’Esprit voyage, réfléchi, étudie sa situation par rapport aux engagements qu’il avait pris avant de s’incarner. En un mot il fait ses choix dont dépendront sa réintégration dans son corps physique ou sa libération totale et le retour à la liberté de la vie spirituelle. Il peut donc, tout à son aise, se communiquer au même titre que l’Esprit d’un être incarné pendant son sommeil.
Voilà Anna, j’espère avoir pu vous aider. Vous savez que près de vous les êtres qui vous sont chers vous accompagnent. Mais c’est à vous de conduire votre vie. Les choix que vous ferez seront déterminants pour votre évolution spirituelle et seront la base de votre future incarnation. Appelez votre Guide spirituel, il vous aime et vous tend la main pour avancer pas à pas sur ce chemin de vie en attendant de retrouver ceux que désormais vous savez vivants.
Toute mon amitié
Maxence.