Bataclan – JP – 14/10/2017

 

Bonjour,
je me permets de vous faire part d’un témoignage et de vous poser quelques questions. Cette semaine, en déplacement professionnel sur Paris et en sortant d’une réunion de travail avec une collaboratrice nous souhaitions aller débriefer autour d'un bon verre. Nous sommes passés à proximité du Bataclan. Arrivé à près de 150 mètres j’ai commencé à entendre, de façon diffuse, des cris de paniques et de terreur dans ma têtes, de brèves visions de personnes courants dans tous les sens et la sensation d’une terrible tristesse et douleur de la part des proches sur la place ou nous nous trouvions. Ce n’est pas des cris tels qu’on pourrait les entendre distinctement de personnes physiques proches de nous ni des images nettes, c’est difficile à exprimer. La seule chose est que je n’ai pas supporté de rester dans cette zone et j’ai demandé à ma collaboratrice de nous éloigner. Ressentir ces émotions était très lourd et deux jours après il en reste encore une bien désagréable sensation et une grande tristesse. Ma remarque et questions sont les suivantes, il est tout a fait possible d’avoir fait ressurgir, en s’approchant du lieu, un choc émotionnel personnel enfoui depuis l’annonce de cette information il y a bientôt 2 ans, ou est-il possible d’avoir ressenti des personnes désincarnées encore dans le trouble et revivant ce terrible moment ? Ou est-il possible d’avoir ressenti des charges émotionnelles imprégnées, enregistrées dans ce lieu, cette zone et dans ce cas qu’elle est la nature physique ou vibratoire de ces émotions liées à un lieu ?

Bonjour,
Nous opterions plutôt pour votre troisième proposition. Dans un lieu où s'est déroulé un drame, des images s'impriment et une personne ayant une sensibilité peut les percevoir. Ainsi, vous pouvez vous trouver à Carcassonne et entendre le bruit des batailles. Ces images sont créés par les personnes qui ont vécu le drame et elles restent sur les lieux comme des créations mentales. Cela ne veut pas dire que les personnes qui sont mortes dans ce drame sont au plus mal, cela n'a rien à voir.
C'est la force de la pensée. Notre pensée est créatrice de masses que nous ne voyons mais qui existent. Pour plus d'informations sur le sujet, voyez Ernest Bozzano, la force de la pensée.
Fraternellement,
Catherine