Fin de vie – Candice – 20/10/2017

 

Bonjour,
A chaque fois que je reviens de l’hôpital, après avoir vu ma mère je suis dépitée de voir à quel point les médecins s’acharnent sur elle. Elle est condamnée et la seule chose qu’ils font, est de lui donner des médicaments à forte dose avec des effets secondaires qui ne font qu’accroitre sa douleur. Elle n’en peut plus de cette vie douloureuse et inutile. Je ne suis pas pour l’euthanasie, comprenant que c’est une forme de suicide assisté pas très bien vue du côté divin, mais cet acharnement ne peut-il pas être évité ? Croyante et convaincu que le karma existe, mais pas spirite bien que je trouve vos ouvrages intéressant, je me retourne vers vous, si vous pouvez m’aider à comprendre quelle position je dois avoir face à ce problème ?

Bonjour,
Etant croyante vous comprenez que la vie nous est donnée par Dieu et par Lui seul peut nous être prise, ce qui va donc à l’encontre de l’euthanasie, forme de suicide assisté. Nous constatons souvent qu’une maladie grave ou des épreuves difficiles permettent à ceux qui les subissent de voir la vie d’une autre manière les aidant à murir plus vite, à grandir. Et les derniers instants de vie d’une personne agonisante peuvent lui être très importants par les réflexions sur son esprit, lui épargnant à l’avenir bien des tourments, améliorant son karma, ce qui ne peut se produire dans le cas d’euthanasie.
L’incarnation est nécessaire pour l’évolution de l’Esprit et doit être préservée jusqu’à sa fin naturelle. Répondant à la loi d’amour et de charité, nous nous devons de faire tous nos efforts pour adoucir les épreuves de nos prochains. La mort naturelle permettant la désincarnation à son terme est à privilégier. Pour cela, quand la guérison est impossible, une démarche consistant à soulager la douleur est appropriée. Par contre la solution qui consiste à abréger la vie ou à la prolonger inutilement par une thérapie lourde, imposant des souffrances supplémentaires, n'est pas appropriée. Il est bien que votre mère puisse partir en douceur, c'est-à-dire avec ses douleurs calmées, sans précipiter sa mort ni s’acharner sur elle, la laissant se désincarner dans le temps prévu pour elle.
Pour un complément d’information vous pouvez consulter le livre de l’Évangile selon le spiritisme d’Allan Kardec, chapitre 5, « bienheureux les affligés », les points 27 et 28
Fraternellement,
Emilie

 

Bataclan – JP – 14/10/2017

 

Bonjour, je me permets de vous faire part d’un témoignage et de vous poser quelques questions. Cette semaine, en déplacement professionnel sur Paris et en sortant d’une réunion de travail avec une collaboratrice nous souhaitions aller débriefer autour d'un bon verre. Nous sommes passés à proximité du Bataclan. Arrivé à près de 150 mètres j’ai commencé à entendre, de façon diffuse, des cris de paniques et de terreur dans ma têtes, de brèves visions de personnes courants dans tous les sens et la sensation d’une terrible tristesse et douleur de la part des proches sur la place ou nous nous trouvions. Ce n’est pas des cris tels qu’on pourrait les entendre distinctement de personnes physiques proches de nous ni des images nettes, c’est difficile à exprimer. La seule chose est que je n’ai pas supporté de rester dans cette zone et j’ai demandé à ma collaboratrice de nous éloigner. Ressentir ces émotions était très lourd et deux jours après il en reste encore une bien désagréable sensation et une grande tristesse. Ma remarque et questions sont les suivantes, il est tout a fait possible d’avoir fait ressurgir, en s’approchant du lieu, un choc émotionnel personnel enfoui depuis l’annonce de cette information il y a bientôt 2 ans, ou est-il possible d’avoir ressenti des personnes désincarnées encore dans le trouble et revivant ce terrible moment ? Ou est-il possible d’avoir ressenti des charges émotionnelles imprégnées, enregistrées dans ce lieu, cette zone et dans ce cas qu’elle est la nature physique ou vibratoire de ces émotions liées à un lieu ?

Bonjour,
Nous opterions plutôt pour votre troisième proposition. Dans un lieu où s'est déroulé un drame, des images s'impriment et une personne ayant une sensibilité peut les percevoir. Ainsi, vous pouvez vous trouver à Carcassonne et entendre le bruit des batailles. Ces images sont créés par les personnes qui ont vécu le drame et elles restent sur les lieux comme des créations mentales. Cela ne veut pas dire que les personnes qui sont mortes dans ce drame sont au plus mal, cela n'a rien à voir.
C'est la force de la pensée. Notre pensée est créatrice de masses que nous ne voyons mais qui existent. Pour plus d'informations sur le sujet, voyez Ernest Bozzano, la force de la pensée.
Fraternellement,
Catherine

 

Le choix – C. – 15/08/2017

 

Bonjour, L’âme choisit le moment de sa réincarnation ainsi que sa famille mais choisit elle aussi le moment et les conditions de sa mort ? Si oui, peut-on mourir avant l’heure choisie initialement et pourquoi ? Il y a beaucoup de drames en ce moment, notamment des attentats. Les personnes tuées lors de ces attentats avaient-elles choisis de mourir ce jour-là ou est-ce la faute à "pas de chance"? Les personnes qui en sortent vivantes mais blessées ou handicapées ont elle choisis ces épreuves ?

Bonjour,
Le moment de la mort et les conditions de cette mort peuvent être choisis par ceux qui sont le plus avancés et comprennent le sens de l’incarnation sur terre mais ce qui n'est pas toujours le cas sur terre.
Si l'on choisit de partir avant, on appelle cela un suicide ou une euthanasie.
Les personnes qui sont tuées dans un attentat répondent à un destin collectif car rien ne se fait au hasard. Il n’y a pas de hasard, la vie sur terre a un sens et celui-ci correspond à l’évolution de l’individu incarné. Pour ceux ou celles qui sont blessées lors des attentats, ils ou elles traversent cette épreuve difficile également pour une évolution. Il est donc nécessaire de prier pour ils ou elles afin qu’ils ou elles puissent faire face à cette situation.
Fraternellement,
Corinne

 

La conviction – Bernard – 15/07/2017

 

Bonjour, je m’intéresse à tout ce qui touche l’au-delà, les EMI, les communications, les témoignages. Mon amie ne partage pas ma conviction ; si elle participe à l’une de vos réunions pourrait-elle être convaincue par ce qu’elle verra ? Qu’en pensez-vous ?

Bonjour,
Allan Kardec nous conseille de présenter les principes fondamentaux de la doctrine spirite avant d'inviter une personne. Ainsi éclairée, une personne participant à une réunion médiumnique ne sera pas désorientée, même si elle constate des erreurs humaines, des imperfections médiumniques, de l'ignorance de la part des Esprits qui se communiquent. Elle sera dans la compréhension et saura séparer ce qui est bon de ce qui ne l'est pas. Il n'existe pas de réunion médiumnique idéale à présenter aux nouveaux car la manifestation des Esprits n'est pas un processus didactique et leur manière d'être ou de se comporter, ainsi que leurs communications, se font naturellement, spontanément. Pour ceux qui sont en recherche spirituelle, nous proposons l'étude d'une doctrine convaincante et réconfortante, dont les enseignements ont été révélés par les Esprits et codifiés par Allan Kardec. Car même sans les phénomènes, la connaissance de la doctrine spirite répondra au désir intime de la personne en recherche d'une véritable croyance.
Fraternellement,
Nadia

 

Enfant – Stéphanie – 19/06/2017

 

Bonjour, je lis avec attention les articles que vous faites paraître mais je ne trouve pas la réponse à ma question aussi je me permets de vous écrire. Je suis maman d’un petit Thomas qui est très drôle, c’est le soleil de ma vie. Maintenant, c’est un adolescent intéressant et il me pose beaucoup de questions sur son petit frère. J’ai eu un deuxième enfant qui est tombé malade lorsqu’il avait 6 ans. Nous avons traversé cette épreuve avec difficulté et Julien est parti si vite. Nous n’étions pas préparés à cela mais la foi en ma famille m’a aidé et nous avons surmonté notre peine pour continuer à vivre malgré la séparation. Que puis-je répondre à Thomas, son petit frère est-il dans la lumière ?

Bonjour,
Dans son ouvrage Les derniers instants de la vie, le Dr Elisabeth Kubler Ross affirme que la préparation à la mort doit commencer tôt dans nos vies et que nous devrions enseigner cela à nos enfants et à nos jeunes pour affronter la réalité de la mort avec plus de sérénité. Selon son expérience, les êtres humains préparés depuis tous petits, ne passent pas par toutes les étapes difficiles de la désincarnation s'ils sont atteints d'une maladie mortelle. Par le degré de maturité que certains enfants malades démontrent face à la mort, il est certain que le détachement se fait rapidement et qu’ils trouvent dans l’au-delà l’accueil qu’ils méritent. A l’heure d’aujourd’hui même si les trois quarts de l'humanité croient à la survie de l'âme, la plupart des croyants ne sont pas préparés pour la vie dans l'au-delà. C’est une question d'éducation et les parents, eux-mêmes, sont très peu préparés, et s'avèrent être des enseignants incompétents qui n'abordent le sujet que de manière fugace lorsque un membre de la famille ou un ami décède subitement.
Fraternellement,
Antoine

 

Le suicide - Brigitte - 21/02/17

 

Bonjour, on dit que les suicidés restent dans les régions du bas astral autant de temps que toute la durée du temps qui lui restait à vivre sur terre ? Est-ce vrai ? N’y a-t-il pas une justice plus clémente pour eux ?

Bonjour,
C’est effectivement un peu difficile à admettre. Biologiquement, l’être humain est programmé pour vivre cent ans. Cela ne signifie pas que lorsque quelqu’un meurt dans un accident à l’âge de quarante ans, il devra souffrir encore soixante ans dans le monde spirituel jusqu’à ce qu’il soit délivré de la charge des fluides vitaux qui lui ont été injectés à sa naissance.
C’est l’attitude du suicidé qui détermine le temps qu’il reste dans ce monde inférieur. S’il se trouve sous l’emprise du désespoir, de la révolte et de l’orgueil, sa situation dans ces régions sera prolongée jusqu’à ce qu’il reconnaisse toute l’étendue de sa misère morale et qu’il se dispose à vouloir, sincèrement, le soutien divin. On voit dans sa nouvelle attitude, une similitude avec la parabole du fils prodigue.
Fraternellement,
Virginie

Handicap - Julien - 24/11/16

 

Bonjour,
Mon fils de 11 ans, est en fauteuil roulant qu’il devra supporter, malheureusement, jusqu’à la fin de ces jours. Il à perdu l’usage de ces jambes à l’âge de 4 ans. J’ai lu beaucoup d’articles sur votre site. J’ai pu constater que beaucoup, si se n’est la plupart de ceux qui meurt sur terre se retrouve avec des souffrances dans le monde de l’au-delà, certains même avec de grandes souffrances. Et peut-être par manque d’objectivité, cela ne m’a pas vraiment rassuré. Je suis inquiet pour mon fils. Je me demande qu’elle sera sa condition après sa mort. Sera-t-il encore handicapé ? Il prend très bien son handicap et a une force morale à toutes épreuves, mais pourra-t-il encore avoir cette force si son handicap continu après sa mort ?

Bonjour,
Dans le livre des Esprits d’Allan Kardec, livre deuxième – Monde spirite ou des Esprits, chapitre VI – Vie spirite, au numéro 257, il est écrit :
Dégagé du corps, l'Esprit peut souffrir, mais cette souffrance n'est pas celle du corps : ce n'est cependant pas une souffrance exclusivement morale, comme le remords. La douleur qu'il ressent n'est pas une douleur physique proprement dite : c'est un vague sentiment intime dont l'Esprit lui-même ne se rend pas toujours un compte parfait, précisément parce que la douleur n'est pas localisée et qu'elle n'est pas produite par les agents extérieurs : c'est plutôt un souvenir qu'une réalité, mais un souvenir tout aussi pénible.
Au moment de la mort, le périsprit, enveloppe fluidique puisée dans le milieu ambiant, dans le fluide universel, qui est le lien qui unit l’Esprit à la matière du corps se dégage plus ou moins lentement du corps. Aussi longtemps qu'il existe un lien entre le corps et le périsprit, ce peut être une impression actuelle et non un souvenir pour l’Esprit qui ne s'explique pas sa situation ; il ne croit pas être mort, il se sent vivre ; il voit son corps d'un côté, il sait qu'il est à lui, et il ne comprend pas qu'il en soit séparé. Dans certains cas, il peut ressentir la décomposition de son corps comme pour une mort par suicide.
Il est écrit ensuite :
Les souffrances que l’Esprit endure sont toujours la conséquence de la manière dont il a vécu sur la terre ; il n'aura plus sans doute la goutte et les rhumatismes, mais il aura d'autres souffrances qui ne valent pas mieux. Ses souffrances sont le résultat des liens qui existent encore entre lui et la matière ; que plus il est dégagé de l'influence de la matière, autrement dit plus il est dématérialisé, moins il a de sensations pénibles ; or, il dépend de lui de s'affranchir de cette influence dès cette vie ; il a son libre arbitre, et par conséquent le choix entre faire et ne pas faire ; qu'il dompte ses passions animales, qu'il n'ait ni haine, ni envie, ni jalousie, ni orgueil ; qu'il ne soit pas dominé par l'égoïsme ; qu'il purifie son âme par les bons sentiments ; qu'il fasse le bien ; qu'il n'attache aux choses de ce monde que l'importance qu'elles méritent, alors, même sous son enveloppe corporelle, il est déjà épuré, il est déjà dégagé de la matière, et quand il quitte cette enveloppe, il n'en subit plus l'influence ; les souffrances physiques qu'il a éprouvées ne lui laissent aucun souvenir pénible ; il ne lui en reste aucune impression désagréable, parce qu'elles n'ont affecté que le corps et non l'Esprit ; il est heureux d'en être délivré, et le calme de sa conscience l'affranchit de toute souffrance morale.
Vous pourrez trouvez dans le livre, « Le ciel et l’enfer » au chapitre 8, « Expiations terrestres » d’Allan Kardec, deux exemples qui illustrent ces propos.
Le premier (pages 323 à 326) est celui d’un enfant nommé Marcel très handicapé décrit comme entièrement contrefait, soit par difformité naturelle, soit par suite de la maladie, ses jambes contournées touchaient à son cou ; sa maigreur était telle que la peau se déchirait sous la saillie des os ; son corps n'était qu'une plaie et ses souffrances atroces. Durant toute sa courte vie, il montra une douceur, une patience et une résignation édifiante. Un jour, l’enfant demanda au docteur de l’hospice dans lequel il était, des pilules pour calmer ses douleurs, parce que malgré ses prières à Dieu, il ne pouvait pas toujours s’empêcher de crier et il avait peur de déranger les autres malades, montrant par là une élévation d’âme.
Ce qui est écrit sur cet enfant à sa mort est édifiant :
Si l'agonie a été longue, l'heure de la mort n'a point été terrible ; les membres convulsionnés se tordaient sans doute, et montraient aux assistants un corps déformé se révoltant contre la mort, la loi de la chair qui veut vivre quand même ; mais un ange planait au-dessus du lit du moribond et cicatrisait son cœur ; puis il emporta sur ses ailes blanches cette âme si belle qui s'échappait de ce corps informe en prononçant ces mots : Gloire vous soit rendue, ô mon Dieu ! Et cette âme montée vers le Tout-Puissant, heureuse, elle s'est écriée : Me voici, Seigneur ; vous m'aviez donné pour mission d'apprendre à souffrir ; ai-je supporté dignement l'épreuve ?
Et maintenant l'Esprit du pauvre enfant a repris ses propositions ; il plane dans l'espace, allant du faible au petit, disant à tous : Espérance et courage. Dégagé de toute matière et de toute souillure, il est là près de vous, vous parle, non plus avec sa voix souffreteuse et plaintive, mais avec de mâles accents ; il vous a dit : Ceux qui m'ont vu, ont regardé l'enfant qui ne murmurait pas ; ils y ont puisé le calme pour leurs maux, et leurs cœurs se sont raffermis dans la douce confiance en Dieu ; voilà le but de mon court passage sur la terre.
Le deuxième exemple (pages 360 à 362), est celui d’un homme nommé Joseph qui devint aveugle à trente ans par suite d’excès qui ont ruiné sa santé. Au lieu de reconnaître qu’il était la première cause de son infirmité, il se mit à blasphémer contre Dieu, le renier, l’accuser, en disant que, s'il existait, il devait être injuste et méchant, puisqu'il faisait ainsi souffrir ses créatures. Il ne songeait qu’à lui et à la privation des jouissances qui lui était imposée. Il devint insupportable pour les autres et finit par se suicider.
A sa mort, il resta aveugle dans de profondes angoisses jusqu’à ce que épuisé, lassé, il eu un retour sur lui-même, reconnaissant l’existence d’une puissance supérieure pouvant l’aider, il implora sa pitié. Il retrouva donc la vue.
Il est expliqué que pour prouver son repentir il du recommencer son épreuve terrestre dans des conditions plus rude qu’il accepta avec résignation et comme une expiation qui devait avoir sa source dans la souveraine justice. Il dit qu’à la fin de cette vie, le monde des Esprits n'a eu pour lui que des splendeurs et d'ineffables jouissances.
Vous comprenez que le comportant de votre fils tout au long de sa vie est déterminant.
Fraternellement,
Odile

Mort - Sylvie - 15/11/16

 

Bonjour,
Récemment, j’ai assisté aux derniers instants de vie de ma tante. Sa mort m'a bouleversée. Je sais que notre âme survie et cela m’aide à surmonter cette épreuve. Mais par contre, je ne sais pas comment cette survivance se passe ni où va notre âme. D’où ma question que se passe-t-il au moment où l'on meurt ?

Bonjour,
Tout d’abord voyons de quoi sont constitués les humains. Le livre « Après la mort » de Léon Denis au chapitre 29, « l’homme être psychique » montre que les humains sont constitués de trois éléments qui se combinent en lui pour former une unité vivante. Ce sont : premièrement, le corps, enveloppe matérielle temporaire, que nous abandonnons à la mort, comme un vêtement usé. Deuxièmement, le périsprit, enveloppe fluidique permanente, invisible à nos sens actuels, qui accompagne l’âme dans son évolution, s’améliore et se purifie avec elle. Troisièmement, l’âme, principe intelligent, centre de force, foyer de la conscience et de la personnalité.
Le livre des Esprits d’Allan Kardec, livre deuxième – Monde spirite ou des Esprits, chapitre III – Retour à la vie corporelle à la vie spirituelle répond à la question de ce qu’il se passe au moment où on meurt. À la question 149 de ce chapitre il est dit que l’âme à l’instant de la mort, et donc de sa séparation d’avec le corps, redevient Esprit, c'est-à-dire qu'elle rentre dans le monde des Esprits qu'elle avait quitté momentanément, gardant toute son individualité et continuant à être elle-même avec ses défauts, ses qualités et ses capacités, comme le montre les réponses 150 à 152 de ce même chapitre. À la question 155, nous voyons qu'à l'instant de la mort le dégagement du périsprit n'est pas subitement complet ; il ne s'opère que graduellement et avec une lenteur très variable selon les individus ; chez les uns, il est assez prompt, et l'on peut dire que le moment de la mort est celui de la délivrance, à quelques heures près ; mais chez d'autres, ceux surtout dont la vie a été toute matérielle et sensuelle, le dégagement est beaucoup moins rapide et dure quelquefois des jours, des semaines et même des mois, ce qui n'implique pas dans le corps la moindre vitalité, ni la possibilité d'un retour à la vie, mais une simple affinité entre le corps et l'Esprit, affinité qui est toujours en raison de la prépondérance que, pendant la vie, l'Esprit a donnée à la matière. Il est rationnel de concevoir, en effet, que plus l'Esprit s'est identifié avec la matière, plus il a de peine à s'en séparer ; tandis que l'activité intellectuelle et morale, l'élévation des pensées, opèrent un commencement de dégagement même pendant la vie du corps et, quand arrive la mort, il est presque instantané. De plus, l'affinité qui, chez certains individus, persiste entre l'âme et le corps, est quelquefois très pénible, car l'Esprit peut éprouver l'horreur de la décomposition. Ce cas est exceptionnel et particulier à certains genres de vie et à certains genres de mort ; il se présente chez quelques suicidés.
Pour compléter la réponse à la question 155, toujours au chapitre III, livre deuxième du livre des Esprits, les réponses aux questions 163 à 165 montrent que l’âme quittant le corps n’a pas immédiatement conscience d’elle-même, il s’en suit une période de trouble. La durée du trouble qui suit la mort est très variable ; il peut être de quelques heures, comme de plusieurs mois, et même de plusieurs années, cela dépend de l’élévation des Esprits. Celui qui est déjà purifié se reconnaît presque immédiatement, parce qu'il s'est déjà dégagé de la matière pendant la vie du corps, tandis que l'homme charnel, celui dont la conscience n'est pas pure, conserve bien plus longtemps l'impression de cette matière. Ce trouble présente des circonstances particulières selon le caractère des individus et surtout selon le genre de mort. Dans les morts violentes, par suicide, supplice, accident, apoplexie, blessures, etc., l'Esprit est surpris, étonné et ne croit pas être mort ; il le soutient avec opiniâtreté ; pourtant il voit son corps, il sait que ce corps est le sien, et il ne comprend pas qu'il en soit séparé ; il va auprès des personnes qu'il affectionne, leur parle et ne conçoit pas pourquoi elles ne l'entendent pas. Cette illusion dure jusqu'à l'entier dégagement du périsprit ; alors seulement l'Esprit se reconnaît et comprend qu'il ne fait plus partie des vivants. Ce phénomène s'explique aisément. Surpris à l'improviste par la mort, l'Esprit est étourdi du brusque changement qui s'est opéré en lui ; pour lui, la mort est encore synonyme de destruction, d'anéantissement ; or, comme il pense, qu'il voit, qu'il entend, à son sens il n'est pas mort ; ce qui augmente son illusion, c'est qu'il se voit un corps semblable au précédent pour la forme, mais dont il n'a pas encore eu le temps d'étudier la nature éthérée ; il le croit solide et compact comme le premier ; et quand on appelle son attention sur ce point, il s'étonne de ne pas pouvoir se palper. Ce phénomène est analogue à celui des nouveaux somnambules qui ne croient pas dormir. Pour eux, le sommeil est synonyme de suspension des facultés ; or, comme ils pensent librement et qu'ils voient, pour eux ils ne dorment pas. Certains Esprits présentent cette particularité, quoique la mort ne soit pas arrivée inopinément ; mais elle est toujours plus générale chez ceux qui, quoique malades, ne pensaient pas à mourir. On voit alors le singulier spectacle d'un Esprit assistant à son convoi comme à celui d'un étranger, et en parlant comme d'une chose qui ne le regarde pas, jusqu'au moment où il comprend la vérité. Le trouble qui suit la mort n'a rien de pénible pour l'homme de bien ; il est calme et en tout semblable à celui qui accompagne un réveil paisible. Pour celui dont la conscience n'est pas pure, il est plein d'anxiété et d'angoisses qui augmentent à mesure qu'il se reconnaît.
Le livre « Après la mort » de Léon Denis au chapitre 30, « La dernière heure » répond aussi de façon précise à cette question.
Fraternellement,
Clarisse

Ecriture spontanée - 30/09/2014

Bonjour,
Voilà je prends contact avec vous parce qu'il y a presque 5 ans maintenant, une personne chère à mon coeur est décédée dans des circonstances violentes. Je ne l'ai jamais oublié. Donc cet année, j ai demandéàa une amie qui pratique l'écriture automatique, de rentrer en contact avec lui. Ce que je crois à fonctionner. De retour chez moi, j'ai voulu essayé et ça a fonctionné directement. Je l'ai pratiqué quelquefois sans vouloir servir mes intérêts mais plutôt pour m'assurer de son bien-être.
Mais voilà qu'après plusieurs mois de ma dernière expérience d'écriture automatique me prennent des fourmillements qui commencent dans les mains pour continuer dans les bras jusqu'à me recroqueviller les doigts et un poids au niveau de la poitrine. Lorsque je prends un stylo l'écriture commence juste pour écrire "Lumière" àl'infini ainsi que des spirales toute reliées entre elles. Qu'est-que cela veut dire ?

Bonjour Charlène,
Il nous semble sage de vous déconseiller la pratique de l'écriture automatique, surtout seule chez vous. Vous dites que vous ne le faites que pour vous assurer du bien-être d'un proche décédé alors autant utiliser la prière qui sera le meilleur dépositaire de votre affection désintéressée. Vous devriez vous rapprocher d'un centre spirite qui vous aidera à comprendre et donc à trouver les moyens de dépasser ces phénomènes désagréables. En ce qui concerne l'Esprit, en écrivant Lumière, il semble qu'il a besoin d'aide pour en trouver et la prière est bien un moyen. Nous encourageons de choisir des lectures afin d'instruire le désincarné qui a souvent du mal à comprendre sa situation dans l'au-delà. Voyez par exemple l'excellent ouvrage de Marlène Nobre : La vie dans l'au-delà aux Editions Philman.
Fraternellement,
Corinne

 

 

Commémorations - Jean-Marc - 10/06/2014

Bonjour,
Dans l'enseignement spirite, j'ai appris que l'émotion pouvait dans certains cas influencer ou interférer le "parcours" d'un défunt voir même (me semble-t-il) les retenir. Donc sans rien enlever de la grandeur des sacrifices et des souffrances endurés ; je m'interroge sur les conséquences éventuelles des commémorations quelques soient sur les désincarnés ?

Bonjour Jean-Marc,
En effet, les commémorations peuvent être des moments de grandes tristesses ou l'on appelle le défunt en le pleurant de tout notre cœur.
Mais n'avez vous jamais assisté à une cérémonie durant laquelle la famille et les amis étaient sereins pour leur défunt ? Quelle grande différence cela fait....Au lieu de sentir cette chape de plomb, lourde et triste, chargée de regrets, on ressent un sentiment d'amour et d'espoir pour celui qui est parti rejoindre sa famille spirituelle dans l'autre monde. Car si pour nous c'est un départ, pour eux, c'est une naissance, c'est une fête!
Voyez, ce ne sont pas tant les cérémonies qui sont à bannir, car elles peuvent aussi être une aide aux défunts comme à la famille. C'est plutôt aux personnes dans l'assemblée à se gendarmer. Je pense à ce sujet à un extrait du livre Message d'amour Messages d'espoir de Mauricette Ruchot, sur le thème de la mort.
" Si seulement, l'homme pouvait changer le regard qu'il porte sur la mort et ne plus voir en celle-ci, chagrin, séparation et douleur. S'il acceptait, que la mort soit toute autre que celle qu'on lui a inculquée et dans laquelle, il s'est emprisonné. Sans être tâchées par l'idée de la fin et de l'injustice, ses joues se mouilleraient des joyaux de l'âme. Les yeux troublés par les larmes, il verrait celui qu'il aime se désincarner et être accueilli dans la symphonie de la vie, dans la joie et le bonheur. Accompagné des chants célestes, il chanterait pour celui qui s'en va vers d'autres univers. C'est une mélodie, qui emporterait l'âme, bien loin des tourments de la terre et non la tristesse de ce que l'homme se représente de la mort. Lorsqu'aux anniversaire et aux fêtes, ton coeur sombre dans la peine et dans la tristesse du souvenir, assieds-toi et écoute. Tu entendras celui que tu pleures chanter pour toi, mais si ta peine fait plus de bruit que sa voix, tu n'entendras que le tintamarre abrutissant de ton coeur enfermé dans la tristesse. Si en toi, tu trouves le silence et le calme, le chant apaisant des étoiles viendra jusqu'à toi."
Fraternellement
Noël

 

 

Cérémonie - René - 17/04/2014

 

Bonjour,
Aujourd'hui, le 17 à 9h 30 a eu lieu la cérémonie pour le deces de ma sœur Monique qui nous a quitté le 10/04/2014. Cela s'est passé au crématorium. Une dame a pris la parole et nous a transmis un message d'espoir. Le corps était devant nous gisant. Son esprit ne l'habitait plus. On ne pouvait plus la voir ni la toucher, mais si on l'appelait, elle serait à nos côtés et quand notre tour viendra, c'est elle qui nous accueillera.
ma question est la suivante : était-ce quelqu'un du centre spirite qui nous parlait ? J'ai eu un besoin de demander à cette personne mais ce n'était ni l'endroit ni le moment mais je dois me tromper. Au plaisir de vous lire

Bonjour René,
Tout d'abord, nous vous présentons nos condoléances pour le décès de votre sœur et vous invitons à prier pour l'aider à se dégager de ses liens terrestres.
Les paroles de consolation dites au moment d'un départ font, la plupart du temps, état d'une vie après la mort, marquée par une séparation qui n'est donc qu'apparente et provisoire. Ce point, commun à de multiples religions, nous aide à supporter l'épreuve du décès d'un proche, comme cela semble avoir été votre cas.
Dans le spiritisme, nous disons simplement en plus que, comme il y a une vie après la mort, une vie hors du corps, une communication est non seulement possible mais constante entre nos deux mondes.
Nous ne pouvons donc pas vous éclairer sur les convictions spirituelles de la personne qui s'est exprimée lors des funérailles de votre sœur mais, ce qui compte, c'est qu'elle ait su puiser dans le creuset commun de la foi, les mots de la consolation qui permettent d'apporter dans les cœurs de chacun la force, la résignation et l'espoir permettant de supporter cette épreuve.
Même si elles n'en sont pas conscientes, les personnes qui s'expriment pendant des cérémonies de départ sont souvent aidées par des frères supérieurs afin de trouver les mots justes et, ainsi, toucher plus aisément les cœurs endoloris.
Avec nos sincères condoléances,
Fraternellement
Anaïs

 

La mort - Coco - 16/04/2014

Bonjour,
il y a quelques temps, je vous ai parlé de ma fibromyalgie sévère et de la colère que j'éprouve car dans ma vie j'ai toujours eu des épreuves depuis toute petite et cela continue. Je n'en peux plus physiquement et psychiquement je souffre. Je veux mourir, quitter cette vie, cela m'obsède à tel point que je cherche des solutions pour passer à l'acte même si je sais que ce n'est pas bien. Je me lève le matin avec la peur au ventre mais comment je vais faire pour tenir une journée de plus. Est-ce que Dieu voudra de moi ? Suis-je mauvaise ? Merci.

Bonjour,
Nous compatissons sincèrement à vos épreuves mais ne pouvons que vous encourager à retrouver en vous la force et le courage de les surmonter en vous rappelant que c'est vous qui, avant de revenir sur Terre, avez accepté ou choisit des épreuves qu'il vous était possible de supporter dans le but de vous épurer et donc de progresser.
Pour mieux le comprendre, vous pouvez vous reporter au chapitre intitulé "Choix des épreuves", dans le Livre des Esprits d'Allan Kardec, qui précise et développe comment agit le libre-arbitre selon le genre d'épreuves que l'Esprit est prêt à subir.
Mais, pour retrouver rapidement en vous l'énergie spirituelle qui vous permettra de reprendre espoir et donc de remobiliser vos forces, nous vous invitons à lire les ouvrages de Léon Denis qui, mieux que tout autre, savait donner un sens à la douleur, la magnifier pour la rendre non seulement supportable mais aussi et surtout salutaire. Vous pourriez lire, plus particulièrement, le livre Le problème de l'être et de la destinée où les deux derniers chapitres ("Douleur" puis "Révélation par la douleur") devraient pouvoir éveiller en vous la petite flamme qui ranimera votre volonté d'avancer et de vous battre.
En voici un très court extrait, utile à tous ceux qui souffrent physiquement comme moralement.
"Aux heures de souffrance, d'angoisse, d'accablement, recueillez-vous et, d'un appel ardent, attirez à vous ces Êtres qui furent, comme nous, des hommes et qui sont maintenant des Esprits célestes, et des forces inconnues pénètreront en vous ; elles vous aideront à supporter vos misères et vos maux.
Hommes, pauvres voyageurs qui gravissez péniblement la montée douloureuse de l'existence, sachez que partout, sur notre route, des êtres invisibles, puissants et bons, cheminent à nos côtés. Aux passages difficiles, leurs fluides secourables soutiennent notre marche chancelante. Ouvrez-leur vos âmes ; mettez vos pensées en accord avec leurs pensées et aussitôt vous sentirez la joie de leur présence ; une atmosphère de paix et de bénédiction vous en enveloppera ; de suaves consolations descendront en vous."
Si vous le désirez, nous pouvons aussi prier pour vous et vous transmettre des fluides, en direct ou à distance, lors de nos séances d'aide spirituelle du mercredi à 18h afin de vous soutenir dans votre démarche.
Pour cela, il faudrait nous spécifier votre prénom, votre âge, vos difficultés et ce que vous souhaitez obtenir et faire en sorte de vous mettre en communion avec nous, au moment des séances, afin de recevoir les fluides.
Les séances, totalement gratuites, se déroulent sur 3 semaines pendant lesquelles nous nous tenons mutuellement informés (par mail si c'est à distance) de l'évolution de la situation.
Vous trouverez, éventuellement, plus de détails sur notre site.
Nous laisserons le mot de la fin à Léon Denis "La douleur est comme une aile prêtée à l'âme asservie à la chair, pour l'aider à s'en dégager et à s'élever plus haut."
Reprenez courage, nous sommes de tout cœur avec vous.
Bien amicalement
Hélène

 

 

L'incinération - A - 23/03/2014

 

Bonjour,
Je voudrais savoir ce que ressent l'âme au moment de l'incinération ? Merci de m'éclairer à ce sujet.

Bonjour,
Du point de vue spirituel, le sujet est complexe si l’on considère que, bien souvent, l’esprit ne comprend pas sa situation ; ne se croyant pas mort, il se sent vivant. Cet état perdure tout le temps qu’il existe un lien entre le corps et le périsprit . Le périsprit, délié du corps, éprouve une sensation ; mais comme celle-ci ne lui parvient pas à travers un canal limité, elle se généralise. On peut dire que les vibrations moléculaires se font sentir dans tout l’être, parvenant ainsi à son sensorium commune, à savoir l’esprit lui-même mais sous une forme différente.
Kardec précise : « Dans les premiers moments qui suivent la mort, la vue de l’esprit est toujours trouble et confuse ; elle s’éclaircit à mesure qu’il se dégage, et peut acquérir la même clarté que pendant la vie, indépendamment de sa pénétration à travers les corps qui sont opaques pour nous » . Aussi, l’homme qui vivra toujours sobrement s’économisera bien des tribulations, et sentira moins les sensations pénibles. Donc, pour celui qui vit sur la Terre en cultivant la pratique du bien, sous ses multiples formes, quelles que soit ses croyances, la désincarnation n’entraînera pas de perturbations, compte tenu de sa conscience élevée et d’un cœur plein de vérité et d’amour.
A la question de savoir si celui qui est mort depuis peu peut souffrir de l’incinération de sa dépouille charnelle, Emmanuel répondit : « En cas de crémation, il est important d’être charitable envers les cadavres, en différant de bien des heures l’acte de destruction des viscères matérielles, des premiers temps suivants le détachement des liens, car, d’une certaine manière, il y a toujours beaucoup d’échos de la sensibilité existante entre l’esprit désincarné et le corps dont s’est éteint le tonus vital, de par les fluides organiques qui offrent encore à l’âme des sensations de l’existence matérielle » .
Chico Xavier, alors qu’il était interviewé lors du programme « Pinga fogo » de la défunte TV TUPI de São Paulo, répondit au journaliste Almir Guimaraes, qui l’interrogeait à propos de la crémation des corps qui s’implantait à l’époque au Brésil, expliqua : « J’ai déjà entendu Emmanuel à ce sujet, et il affirme que la crémation est permise à tous ceux qui le désirent, dès lors qu’il y a une période d’au moins 72 heures d’attente pour y procéder dans n’importe quel four crématoire, ce qui pourra se produire après le dépôt de la dépouille humaine dans un environnement froid » . Néanmoins, Richard Simonetti, dans son livre « Quem tem medo da morte » (= qui a peur de la mort), regrette que dans les fours crématoires de São Paulo, il faille obligatoirement y procéder dans le délai de 24 heures, alors pourtant que le règlement permet de laisser le cadavre dans la chambre frigorifique tout le temps que la famille désire . Il serait donc bon qu’on laisse un délai supérieur.
Le spiritisme ne recommande ni ne condamne la crémation. Mais, il est nécessaire d’avoir de la pitié envers les cadavres, en prenant le temps avant de procéder à l’incinération des viscères matérielles . Car il existe bien des répercussions sensibles entre l’esprit désincarné et le corps que le « fluide vital » a quitté, durant les premières heures qui suivent le détachement, compte tenu des fluides organiques qui répercutent dans l’âme les sensations de l’existence matérielle. L’impression de la désincarnation est perçue, ce qui peut provoquer des traumatismes psychiques. C’est pourquoi, il est recommandé aux adeptes de la Doctrine spirite, qui désirent opter pour la crémation, de différer l’opération d’un minimum de 72 heures après le décès.
Fraternellement,
Céline

 

Détresse suite euthanasie de notre chienne - M. et Mme Ch. - 24/08/2013

Bonjour !
Après 14 ans, nous avons dû faire euthanasier notre petite chienne OTSU (Shi tsu) qui souffrait de beaucoup de maux donc hier soir le 23 août à 19h, nous avons abrégé ses souffrances. Ayant étudié le spiritisme et mon fils ayant assité à des réunions m'a conseillé de vous adresser un message pour avoir des nouvelles de notre petite chienne et comment entrer en contact avec elle croyant, bien sûre nous croyons à une âme chez les animaux.
Oh merci de nous répondre car nous sommes dans un état de très grande souffrance.

Bonjour,
Les animaux, comme les hommes, ont besoin d'un temps calme (plus ou moins long) pour quitter leur enveloppe de chair et se reconnaitre en tant qu'Esprit. Il faut respecter cette période pendant laquelle vous pouvez juste prier pour l'aider à se détacher de la sphère terrestre. Lorsque ce sera le moment, votre chienne reviendra se communiquer à vous, de la même manière qu'elle le faisait de son vivant.
La seule différence sera qu'elle n'aura plus d'enveloppe physique mais son tempérament, son caractère, son affection, ses goûts restent les mêmes et vous aideront donc à reconnaitre les signes de sa présence.
Soyez patients, la foi vous y aidera.
Fraternellement,
Hélène

Après la mort, le paradis - David - 19/04/2013

Bonjour,
depuis plusieurs mois je m’intéresse au spiritisme et ceux dans ma recherche de Dieu, de la vie après notre "mort" et d'une approche de la spiritualité chrétienne plus authentique et sincère, je dois dire que le spiritisme ma apporté beaucoup de réponses et même certaines interrogations comme la réacarnation bien que maintenant je suis "réconcilié" avec cette idée de la pluralité des existences, mais si je vous écris c'est pour vous poser une question sur un sujet particulier, je parle de ce moment unique et tant redouté: celui de notre dernier souffle.
En lisant les textes spirites je constate qu'il y'a peu de rapports et de points communs avec les témoignages des personnes qui ont vécus une N.D.E ou E.M.I (Expérience de Mort Imminente) et ce que les Esprits décrivent concernant les premières étapes qui suivent la mort biologique.
Ce qui m’intéresse véritablement de savoir c'est si les décédés qui n'ont pas fais de mal sans pour autant êtres des saints (la majorité des cas,quoi!) se retrouve dans un lieu particulier qu'on pourrait appeler

Bonjour David,
Il est difficile de généraliser comme vous le faites et de mettre, dans un même panier, "tous les décédés qui n'ont pas fait de mal sans pour autant être des saints".
Nous sommes tous des individus à part entière qui suivons un programme d'apprentissage personnalisé et adapté à notre courage et volonté de progression.
Ce programme d'étude ne s'interrompt pas avec le décès mais se poursuit d'un monde à l'autre.
L'un des meilleurs aiguillons qui puisse nous motiver à avancer est de nous pousser à vivre avec ceux qui nous ressemblent, que ce soit sur Terre ou dans le Ciel.
C'est ainsi que l'on se fabrique son propre paradis ou enfer, avec toutes les nuances qui peuvent exister entre ces deux notions, que ce soit ici ou ailleurs...
Nous vous conseillons de lire Le Ciel et l'Enfer d'Allan Kardec qui, par les témoignages d'Esprits de conditions différentes, vous permettra d'apprécier plus concrètement toutes ces nuances et leurs raisons d'être.
Fraternellement,
Sylvie

 

 

Seuil de la mort - René - 05/03/2013

 

bonsoir à tous.
lors d'une E.M.I(experience de mort imminente)les témoignages sont tous concordant, à savoir l'élévation apres sortie du corps incarné puis passage dans un tunnel pour arriver vers la lumière mais (d'apres les reportages télé reservés à cet effet) environ 20% des personnes ont ressenti le contraire du bonheur rencontré.
La question : que pensez-vous de ce ou ces phénomènes ?
cordialement à toute l'équipe de spirite

Bonjour René,
Une expérience de mort imminente ne laissera personne indifférent. Pour certains, c’est le bonheur pur, un sentiment de liberté et de plénitude complet, pour d’autres, ce sont des visions d’angoisses et d’horreur. Lors d’une EMI, l’esprit se dégage du corps, comme dans les prémices du processus de désincarnation. L’homme incarné se détache donc de son enveloppe charnelle et redevient esprit, en toute conscience. Il peut alors vaquer à d’autres occupations et rencontrer ceux qui sont dans son paysage spirituel. De fait, certains frères de l’invisible sont plus ou moins accueillants, chaleureux, virulents, et nous communiquent leurs sentiments.
Forts de nombreux témoignages d’EMI lors d’une opération, on sait aujourd’hui qu’il est possible de suivre l’intervention chirurgicale depuis l’extérieur de son corps, et se voir, ainsi que l’équipe de soignants.
Une EMI peut également être une expérience validée par le guide spirituel afin de créer une prise de conscience de son protégé.
Fraternellement,
Noé

 

Expériences de mort imminente - Renaud - 11/09/2012

 

Bonjour,
Je m’intéresse depuis quelques années au spiritisme et aux EMI. J’aimerais avoir votre avis concernant le pourcentage de gens qui disent être revenus d’une lumière incroyable, et les autres, qui n’ont, en apparence aucun souvenir de quoi que ce soit.
Cette lumière serait-elle un accès direct vers une dimension astrale supérieure ?
Les autres personnes auraient-elles besoin de plus de temps pour quitter leur corps ?

Bonjour,
Tous les souvenirs "visuels" ne sont pas utiles. Nous pourrions prendre en exemple les rêves. Certaines nuits, vous ne rêvez pas (ou plutôt vous n'avez pas le souvenir d'avoir rêver) et pourtant, le matin, il vous reste cette influence nocture (vous pouvez être fatigué, en colère, joyeux, inquiet...)
Alors, l'image ou le récit possible de certains après une NDE peut être surtout pour la personne. Il est fréquent que les NDE soient des sortes d'avertissements sur la vie menée par l'incarné. Les personnes qui reviennent de ces expériences sont unanimement changées. Leur façon de vivre peut changer en bien ou en mal dans de nombreux domaines.
Vous pourriez lire les ouvrages du Docteur Moody sur les NDE, ou encore lire l'ouvrage des Docteur Melvin Morse et Paul Perry - Transformés par la lumière - dans lequel il dénombre les étapes qui définissent une NDE (elles sont au nombre de 9, on retrouve effectivemement l'expérience du tunnel avec l'entrée dans l'obscurité puis la vision d'une lumière éblouissante)
Fraternellement,
Audrey

 

Après la mort - Véronique - 04/09/2012

 

Bonjour,
Je viens de finir le "Livre des Esprits" qui répond à de multiples questions que je me posais et me permet enfin de renouer avec la foi. J'ai toutefois une demande pour laquelle je ne trouve pas de réponse : dans de nombreux récits de "NDE" les personnes décrivent qu'après avoir quitté leur corps, elles sont arrivées très rapidement vers une lumière éclatante pleine d'un amour incommensurable avant de réintégrer leur corps.
Cela change ensuite totalement leur vision de la vie terrestre. Or vous expliquez souvent que de nombreux esprits désincarnés restent proches de leur ancien lieu de vie terrestre.
Ces esprits n'ont ils pas la chance d'aller vers cette magnifique lumière?
Est ce qu'il faut apprendre à mourir ou bien est ce avant tout une question de pureté de l'esprit avant sa mort ?

Bonjour,
Les récits de NDE, c'est à dire de ceux qui sont "revenus", diffèrent en effet souvent des récits de désincarnation que certains défunts ont bien voulu nous donner. Ceci est dû au fait que les NDE reflètent plutôt ce qui se passe lorsque l'on parvient à une transe médiumnique complète.
On peut comprendre que, lors d'un choc intense, l'esprit se détache soudainement du corps et profite de cette liberté pour aller voir "d'autres mondes". Tant que la corde d'argent n'est pas rompue, le corps ne meurt pas et l'esprit peut donc le réintégrer quand il le désire.
Les NDE sont aussi souvent des expériences que l'on nous permet de vivre pour nous offrir une chance de donner un nouveau sens à notre vie en nous permettant d'avoir accès à ce qui peut nous attendre dans l'Au-delà. Certains ne découvrent qu'à ce moment-là qu'il existe une vie après la mort et que ce que nous vivons sur Terre a des répercussions sur ce qui nous attend après.
On comprend, dès lors, que leur perception de la vie, après leur retour, en soit totalement modifiée. Le tunnel que certains témoins décrivent permet de les amener directement sur le lieu qu'ils ont à découvrir en les protégeant du bas astral.
En cas de décès, vous avez certainement lu dans le Livre des esprits, que le temps nécessaire pour se reconnaître mort, se décorporer et sortir du trouble est très variable (de quelques heures à plusieurs années) selon de nombreux critères qu'il serait trop fastidieux d'énumérer ici. Vivre avec la conscience de la survie de l'esprit sur le corps nous aide à nous épurer à tous niveaux (physique, mental, spirituel, etc.) ce qui est sensé favoriser le détachement final...
Nous vous conseillons de lire Le ciel et l'Enfer d'Allan Kardec où différents Esprits sont venus raconter leur désincarnation. Classés par catégories (Esprits heureux, Esprits souffrants, criminels repentants, esprits endurcis, suicidés, etc.) , vous y verrez différents cas de désincarnation, très divers selon les situations.
Fraternellement,
Hélène

 

L'incinération après la mort - Pierrette - 21/01/2012

 

Bonjour,
je suis une fidèle lectrice de votre site qui est vraiment superbe et instructif. Voilà, l'autre jour, j'ai visité mes parents qui sont très vieux et ma mère est malade.
Au cours d'une discussion , ils m'ont révélés qu'après leur mort , ils veulent se faire incinérés. cela m'a beaucoup choqué car en temps que spirites nous savons que notre corps nous appartient pas.
Alors que va t'il advenir de leurs âmes après cette crémation. J'ai essayé de leur expliquer mais ils sont tellement bornés et non croyants.
Merci pour votre réponse à ce problème et merci pour pour les livres que vous mettez en ligne.

Bonjour,
C’est un choix personnel ou parfois financier que de vouloir rendre son corps à la terre ou non. Mais ce choix révèle notre intérêt pour la vie après la mort. Peut-être que pour vos parents, la mort du corps physique, fatigué par les années de vies, signifie la fin de tout.
Tous nous retournons à la vie spirituelle, ce départ peut se faire plus ou moins lentement et avec plus ou moins de difficultés, selon notre avancement moral. Chico Xavier a rapporté qu’au décès il était souhaitable d’attendre 72 heures avant l’incinération. Ce délai est à titre indicatif bien sur.
Le cérémonial religieux en usage apporte généralement peu d'aide et de réconfort aux défunts. L'accompagnement du cortège mortuaire se doit d'être un moment de recueillement et de pensées d’amour pour l’esprit qui nous quitte.
Fraternellement,
Noël

 

Les gens que l'on tue par maléfisme - Fred - 28/07/2011

 

Bonsoir,
j'ai eu la chance internétiquement (sur internet) de découvrir "le livre des Esprits" et celui du maitre Samael aun weor "le livre des morts" qui ont tous nourri ma curiosité. Cependant anthropologiquement et ethnologiquement, il y a bien des choses qui ne sont pas claires.
Prenons par exemple des gens que l'on tue par mystification et que l'on maltraite, qu'arrivera t-il de leur âme et de leur esprit ? Qu'en est-il des personnes enlevées par des mauvais Esprits ?
Les descriptions faites par les auteurs des livres mentionnés s'accordent aux personnes qui sont mortes dans le vrai sens du terme et non maléfiquement.

Bonjour,
Ce qui se passe après la désincarnation dépend avant tout de l'élévation morale de l'incarné et ce, quelque soit la façon dont il se désincarne. Certaines façons de se désincarner peuvent apporter un traumatisme à l'Esprit, ce qui peut rallonger le temps que met l'Esprit à se dégager de son corps et de se détacher son ancienne incarnation.
Cependant, si vous prenez le livre des Esprits aux questions concernant l'intervention des Esprits sur notre monde, vous apprendrez dans le passage sur le pouvoir occulte, question 551, que Dieu ne permet pas qu'un mauvais Esprit associé à un incarné puisse faire du mal à son prochain. Nous avons tous un discernement à développer et quelque soit les idées que peuvent souffler des Esprits inférieurs, nous nous devons de réfléchir.
Fraternellement,
Josiane