Fin de vie – Candice – 20/10/2017

 

Bonjour,
A chaque fois que je reviens de l’hôpital, après avoir vu ma mère je suis dépitée de voir à quel point les médecins s’acharnent sur elle. Elle est condamnée et la seule chose qu’ils font, est de lui donner des médicaments à forte dose avec des effets secondaires qui ne font qu’accroitre sa douleur. Elle n’en peut plus de cette vie douloureuse et inutile. Je ne suis pas pour l’euthanasie, comprenant que c’est une forme de suicide assisté pas très bien vue du côté divin, mais cet acharnement ne peut-il pas être évité ? Croyante et convaincu que le karma existe, mais pas spirite bien que je trouve vos ouvrages intéressant, je me retourne vers vous, si vous pouvez m’aider à comprendre quelle position je dois avoir face à ce problème ?

Bonjour,
Etant croyante vous comprenez que la vie nous est donnée par Dieu et par Lui seul peut nous être prise, ce qui va donc à l’encontre de l’euthanasie, forme de suicide assisté. Nous constatons souvent qu’une maladie grave ou des épreuves difficiles permettent à ceux qui les subissent de voir la vie d’une autre manière les aidant à murir plus vite, à grandir. Et les derniers instants de vie d’une personne agonisante peuvent lui être très importants par les réflexions sur son esprit, lui épargnant à l’avenir bien des tourments, améliorant son karma, ce qui ne peut se produire dans le cas d’euthanasie.
L’incarnation est nécessaire pour l’évolution de l’Esprit et doit être préservée jusqu’à sa fin naturelle. Répondant à la loi d’amour et de charité, nous nous devons de faire tous nos efforts pour adoucir les épreuves de nos prochains. La mort naturelle permettant la désincarnation à son terme est à privilégier. Pour cela, quand la guérison est impossible, une démarche consistant à soulager la douleur est appropriée. Par contre la solution qui consiste à abréger la vie ou à la prolonger inutilement par une thérapie lourde, imposant des souffrances supplémentaires, n'est pas appropriée. Il est bien que votre mère puisse partir en douceur, c'est-à-dire avec ses douleurs calmées, sans précipiter sa mort ni s’acharner sur elle, la laissant se désincarner dans le temps prévu pour elle.
Pour un complément d’information vous pouvez consulter le livre de l’Évangile selon le spiritisme d’Allan Kardec, chapitre 5, « bienheureux les affligés », les points 27 et 28
Fraternellement,
Emilie