Les ombres du passé

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Les ombres du passé

Ce mois-ci, nous vous présentons Quand les ombres du passé sont présentes dans notre vie Le meilleur moyen pour comprendre notre vie passée, c’est l’observation. Par une analyse attentive de notre vie présente, en réfléchissant à tout ce qui nous afflige, on peut déduire nos parts d’ombres, celles qui proviennent de nos expériences passées.

Notre vie présente…

Est-elle parfaite ? Avons-nous aucun problème ? Pour l’instant, toute personne sur terre a un ou plusieurs problèmes à résoudre dans sa vie. Parfois, elle peut même crouler sous les problèmes.
Nous pensons, à tort, que la raison de nos soucis trouve leur source dans l’entourage, soit nos proches, soit nos collègues de travail. La majorité de nos malheurs ont leur cause première dans notre vie présente. Dans l’Evangile selon le spiritisme, au chapitre V, Causes des afflictions, Allan Kardec écrit que nos erreurs et nos mauvaises conduites nous conduisent toujours vers des difficultés : « Que d'hommes tombent par leur propre faute ! Combien sont victimes de leur imprévoyance, de leur orgueil et de leur ambition ! Que de gens ruinés par défaut d'ordre, de persévérance, par inconduite ou pour n'avoir pas su borner leurs désirs ! Que d'unions malheureuses parce qu'elles sont un calcul d'intérêt ou de vanité, et que le coeur n'y est pour rien ! Que de dissensions, de querelles funestes on aurait pu éviter avec plus de modération et moins de susceptibilité ! Que de maladies et d'infirmités sont la suite de l'intempérance et des excès de tous genres. Que de parents sont malheureux dans leurs enfants, parce qu'ils n'ont pas combattu les mauvaises tendances de ceux-ci dans leur principe ! Par faiblesse ou indifférence, ils ont laissé se développer en eux les germes de l'orgueil, de l'égoïsme et de la sotte vanité qui dessèchent le coeur, puis, plus tard, récoltant ce qu'ils ont semé, ils s'étonnent et s'affligent de leur manque de déférence et de leur ingratitude. Que tous ceux qui sont frappés au coeur par les vicissitudes et les déceptions de la vie interrogent froidement leur conscience ; qu'ils remontent de proche en proche à la source des maux qui les affligent, et ils verront si, le plus souvent, ils ne peuvent pas dire : Si j'avais fait, ou n'avais pas fait telle chose, je ne serais pas dans telle position. A qui donc s'en prendre de toutes ces afflictions, si ce n'est à soi-même ? L'homme est ainsi, dans un grand nombre de cas, l'artisan de ses propres infortunes ; mais, au lieu de le reconnaître, il trouve plus simple, moins humiliant pour sa vanité d'en accuser le sort, la Providence, la chance défavorable, sa mauvaise étoile, tandis que sa mauvaise étoile est dans son incurie. »

Quand on ne trouve pas la raison…

La perte d'êtres aimés, les accidents qu'aucune prévoyance ne peut empêcher, les désastres naturels, les maladies ou infirmités congénitales sont des exemples de peines pour lesquels on ne peut pas trouver la cause dans cette vie. On pense que cela vient du destin.
Si on croit en Dieu, Dieu infiniment juste et bon, alors ce destin est lié à une cause juste dont la raison se trouve dans une autre vie.

Quelques exemples…

Dans son ouvrage Retour à la vie, le docteur Jim Tucker nous explique les recherches qu’il a faites pour trouver des preuves de réincarnation comme Ian Stevenson l’avait quelques années auparavant.
Il raconte : « En Inde, dans un village où je suis allé, on croyait en la réincarnation. Dans leur culture, lorsqu’une personne mourrait, on lui faisait une marque avec des cendres sur une partie de son corps pour le reconnaître dans sa prochaine vie. Dans une famille, une grand-mère était sur le point de mourir et elle dit à sa petite fille :
- Je sais que je vais mourir mais je veux revenir et ici, dans ce village. Je me veux me réincarner en homme.
- Pourquoi ? demande sa petite fille.
- Parce que je veux autant de maîtresses que mon mari a pu avoir !
Sa petite fille lui a fait une marque à la nuque et quelques années plus tard, un garçon est né dans cette famille avec la même marque de naissance et la petite fille a pu dire :
- Voilà, ma grand-mère a réussi, elle est revenue et c’est un garçon !

De Turquie, j’ai rapporté ce récit : « Dans une famille, un homme se rappelait avoir été un criminel, dans une autre vie, en 1930. Il attaquait les gens sur la route et les volait. Il échappait toujours à la police en se cachant mais elle finit par trouver sa maison. Pour pouvoir l’arrêter, ils ont mis le feu mais le voleur ne voulait pas se rendre et il s’est suicidé avec un fusil en le mettant sous son menton. Dans le rapport de police de cette époque, les faits étaient bien consignés et les impacts de la balle étaient bien notés. Cet homme, qui se souvenait de cette vie, avait effectivement une marque de naissance au niveau du cou puis une autre sur la tête, là où la balle était sortie. »

Les réminiscences peuvent être des preuves…

Ces marques ou défauts de naissance, héritages de vies passées, apparaissent à cause d'actes en désaccord avec les lois divines, de crimes ou de suicides. Un processus d'expiation est nécessaire pour permettre l’évolution de l’individu. Dans la vie suivante, il devra réfléchir au sens de ses actions, il aura certainement des difficultés à vivre en paix, habité par un remords intense.

Comment ces mémoires du passé peuvent-elles revenir à la conscience dans cette vie ?

Toute notre mémoire est capturée et stockée dans le cerveau puis elle est transférée vers le corps mental. Celui-ci est l'enveloppe subtile de l'Esprit. Toutes ces informations, comme la graine qui contient les codes de la formation d'un arbre, vont influencer notre corps et déterminer nos expériences.
Dans Nosso lar de Chico Xavier, Lisias l’explique ainsi à André Luiz : « Toute agrégation de matière suit les impulsions de l'Esprit qui est vivant et qui contient toutes ces informations ; c'est comme cela que ces informations se reflètent sur le corps physique. » Et il rajoute : « Le corps causal, qui fait partie du périsprit, contient toutes nos dettes et tous nos crédits. »

Notre corps physique en lien avec le périsprit…

Nous comprenons que nous avons tous des dettes dues à notre passé mais que nous avons aussi quelques crédits. L'incarnation nous permet, par nos efforts, de nous grandir. On ne peut pas le faire en une seule vie et plusieurs seront nécessaires pour nettoyer en profondeur tous nos débits.
Notre Esprit, avec son corps mental habité par des afflictions comme la haine, la tristesse, condense des forces négatives. Ces forces, on les trouve dans le périsprit ou corps spirituel, vêtement de l’Esprit. Dans la prochaine incarnation, elles auront forcément un impact sur le corps physique. Nous héritons donc de nous-mêmes.

Comment peut-on se réconcilier avec le passé ?

En travaillant à faire le bien, en cultivant la charité afin d’atténuer les condensations négatives. Et si nous découvrons un peu notre passé par un rêve ou un cauchemar, une marque ou des intuitions, nous nous devons d’avoir une attitude positive afin de faire face dans la joie et la responsabilité de celui qui sait qu’il avance vers le progrès.