Les fluides selon l'ouvrage de Madame W. Krell

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Rayonnements de la vie spirituelle de Madame W. Krell

Ce mois-ci, nous vous présentons un article sur Les fluides selon l'ouvrage de Madame W. Krell. Médium à transe et à écriture semi-mécanique, elle est à l'écoute des Esprits qui lui dictent soit des textes à dimension scientifique, soit des poésies. Nous vous en proposons quelques-uns, qu'elle reçoit dans les années 1873 à 1875, sous l'égide de l'Esprit Bernard.

 

Madame W. Krell, spirite convaincue, a obtenu lors de séances médiumniques des communications dictées par des Esprits qui ont pour but d’apporter des preuves de la grandeur du spiritisme, qui est une doctrine sérieuse, simple et vraie, s’appuyant sur des faits produits par des lois naturelles. C’est l’Esprit Bernard qui l’assiste dans ce travail et il l’exprime ainsi : montage photo médium avec un esprit

« Nous, ses aînés dans la vie spirituelle, nous sommes liés à elle par les liens si doux et si forts de la solidarité, aussi, nous ne faisons que remplir un devoir en venant lui apporter les fruits de notre expérience, les conseils de l’affection, la protection fraternelle et lui indiquer le point d’appui solide auquel elle doit s’attacher pendant la lutte qu’elle soutient tout en gravissant la haute montagne du progrès ! »
La publication de ces communications dans un ouvrage intitulé Rayonnements de la vie spirituelle, témoigne de ces interventions.
Ces messages ont été obtenus spontanément à l’exception de deux ou trois qui répondent à des demandes adressées aux Esprits. Le médium se trouve dans un état de transe ou sommeil médianimique provoqué par les Esprits. D’autres fois, elle utilise simplement sa faculté d’écrivain semi-mécanique.
Nous avons sélectionné deux communications, elles ont été dictées en décembre 1873 et traitent des fluides :
« Avant de commencer l’étude sur les fluides dont vous parlez absolument comme vous formeriez le projet d’aller suivre un cours de mathématique, je dois vous avertir que cette étude est compliquée, difficile, aride ; je dois vous prévenir que nous n’irons pas très loin dans ces pays encore inexplorés. Commençons toujours néanmoins, car ces sombres arcanes sont destinées à être éclairées par la science, avançons aussi loin que possible dans ce domaine de l’esprit.
Qu’est-ce que le fluide ?... C’est en parlant d’une manière générale cet océan qui contient l’univers entier et dans lequel les mondes puisent leur vie, physique et morale.
C’est pour le côté physique, ce principe insaisissable, invisible, essentiel à la vie de chaque créature ; c’est l’éther dans lequel se balancent les mondes et qui les contient ; c’est la vie universelle. Ecriture sous la dictée d'un Esprit


C’est pour le côté moral, le sentiment, la pensée et les infinités qu’elle embrasse ; c’est l’azur, l’idéal dans lequel se meuvent les créatures spirituelles, je le répète, c’est cet océan infini qui contient la vie pour tout. 
Je vais diviser cette étude en deux parties : les fluides matériels et les fluides spirituels ; et pour être mieux compris, je vais me servir d’une comparaison. Comparaison n’est pas raison, allez vous vous écrier de suite ?... C’est vrai, et mieux vaudrait une bonne raison qu’une foule de belles comparaisons, mais, n’êtes-vous pas des enfants pour nous et n’apprendrez-vous pas bien plus vite à lire avec un alphabet illustré ?... Donc, aux enfants les images ! Je vous prends par la main et je vous emmène avec moi sur les bords enchantés et splendides de la Méditerranée ! Le ciel est bleu, pur, sans nuage; le soleil, vie, lumière et chaleur, plonge ses rayons dans les ondes ! Ce soleil qui est le sommet, le but, le tout, la vie, je le compare à Dieu dominant les Univers ! Regardons !
L’oiseau au corps délicat, aérien, l’oiseau porte sur ses ailes rapides, l’oiseau depuis la microscopique hirondelle, jusqu’au gigantesque albatros va, vient, monte et descend de l’onde à l’azur ; voilà les Esprits s’élevant plus ou moins haut, portés sur les ailes spirituelles plus ou moins légères suivant leur degré d’avancement. Voilà la vie dans ce que je nomme la partie spirituelle des fluides.
Regardons encore, nous n’avons pas fini. Dans les flots qui sont à la surface nous voyons pénétrer abondamment les rayons bienfaisants, la lumière, la chaleur. Ces ondes sont brillantes, éclairées, transparentes ! Plus bas, elles sont tièdes encore, éclairées encore ; plus bas, elles sont froides, plus bas elles sont tout à fait obscures ; au fond, s’agitent des êtres rampants qui vivent sans lumière, sans chaleur. Voilà la vie dans la partie matérielle des fluides.
A l’esprit avancé les fluides spirituels, comme à l’oiseau l’espace dans lequel il s’élève plus ou moins haut. Au pauvre être arriéré qui n’a pas encore senti vibrer en lui les cordes idéales des aspirations hautes, les fluides matériels comme au mollusque le fond de la mer !
Etablissez une échelle de proportion plus vaste, et vous trouverez, pour l’univers entier, toujours la même marche ascendante de la matière au fluide et du fluide à l’esprit.
De même que l’oiseau est conformé pour vivre dans l’espace, l’habitant des mondes supérieurs est doué d’une organisation qui lui permet la vie dans les fluides plus ou moins spiritualisés.
Puisqu’il faut toujours faire l’application de ce que l’on professe, je crois pouvoir vous dire que sans placer la terre dans mon océan fluidique, au rang des oiseaux, je ne la vois pas non plus au niveau des mollusques ; à César ce qui est à César.
Je nomme donc fluide universel, ce principe de vie physique et morale qui enveloppe la création tout entière.
J’ai dit l’autre jour fluide universel contenant la vie, j’ajoute ce soir source de toute chose.
Le fluide spirituel, nous l’avons compris, pénètre le fluide matériel comme l’air pénètre l’eau et, mes pauvres amis, tout est relatif toujours, car ce que vous appelez spirituel, des êtres plus purs que vous le nommeront matériel ; aussi, dans le cours de notre étude, ne nous égarons pas à la recherche d’une expression, évitons de marcher sur la pointe des choses, souvenons-nous que la lettre tue, et cherchons l’esprit.
Voici donc ma manière de voir, c’est le résultat des études qu’il m’a été possible de faire pendant ma vie d’esprit, je ne vous dis point d’en faire un dogme, au contraire, je vous recommande de chercher en vous et autour de vous, de réfléchir, d’étudier et de ne croire comme moi, que lorsque vous serez convaincus que j’ai raison.
Je ne vois dans le fluide spirituel approprié à la terre que le dégagement, l’éthérisation du fluide matériel et dans le fluide matériel, que la transformation de la matière elle-même. De la boue la plus compacte en montant degré à degré on arrive à l’air pur ; partant de même du fluide tellement épais qu’il pourrait s’appeler matière, nous arrivons au fluide tellement pur qu’il pourrait se nommer esprit.
Pour la terre le fluide matériel et le fluide spirituel sont absolument nécessaires l’un à l’autre et indispensables l’un et l’autre pour le maintien de la loi d’harmonie. Ils sont tellement amalgamés, si je puis me servir de cette expression, qu’on ne saurait établir une limite exacte à la fin de l’un et au commencement de l’autre car, ce n’est point ici qu’on peut trouver la matière seule ou l’esprit seul.
Matière, esprit, pôle négatif et pôle positif, marchant au même but et dont les chocs produisent l’étincelle. »