L’hypnose et le spiritisme, 1ère partie

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l'hypnose et le spiritisme

Ce mois-ci, nous vous présentons L’hypnose et le spiritisme, 1ère partie. Depuis quelques mois, cette technique de sommeil éveillé a le vent en poulpe. On l'utilise en tant que méthode complémentaire à des soins. Elle est employée dans la gestion de la douleur, des troubles de l'anxiété ou de dépendance comme le tabagisme, l'alimentation. Dans cette première partie, nous aborderons sa définition, ses divers mécanismes ainsi que les moyens de la provoquer.

 Frantz Anton Mesmer

Un peu d’histoire

Dans l’Antiquité, les Égyptiens nommaient l’hypnose, le sommeil qui guérit. La Bible fait mention de techniques hypnotiques comme celles de l’imposition des mains, issue du magnétisme, mais qui rejoint l’hypnose par un procédé suggestif.
Le pionnier en matière d’hypnose fut l’Autrichien Frantz Anton Mesmer, père du magnétisme animal, qui en 1776, prouva que toute forme vivante est enveloppée par des courants magnétiques, proches de l’électricité. Guérisseur célèbre, Mesmer créa le mesmérisme et ses expériences écrites sont devenues des classiques dans l’histoire de l’hypnose. La profession médicale, à cette époque, condamna férocement ces pratiques considérées comme étant l’oeuvre du démon. À cause de l’ignorance et des superstitions, l’hypnose faillit perdre ses lettres de noblesse.

L’hypnose c’est quoi ?

L’hypnose est le sujet le plus méconnu de la sphère para-psychologique. L’hypnose a été souvent utilisée pour faire du sensationnalisme de foire, ce qui a découragé plus d’un profane. Pourtant l’hypnose est un outil médical merveilleux qui combat la douleur et qui sert également à soigner des maladies psychosomatiques, dites maladies de l’esprit.
L’hypnose est un état modifié de conscience et fait partie intégrante de notre vie comme lorsque quelqu’un tente de nous convaincre ou de nous persuader. La publicité est une forme d’hypnose.
L’hypnose est un état de conscience caractérisé par le fait que notre vigilance est modifiée. Un feu de cheminée, la flamme d’une bougie sont hypnotiques. Lorsque vous conduisez votre auto la nuit et que la fatigue vous gagne, la monotonie de la route et les phares deviennent hypnotiques.
L’hypnose est une relaxation intense qui permet de suggestionner le subconscient. Le sujet hypnotisé peut parler et répondre à des questions sans en avoir conscience. Le sommeil naturel procure une immobilité totale alors que le sommeil hypnotique concerne un niveau de conscience nettement supérieur. L’hypnose sert également à modifier les schémas de pensées négatives en schémas de pensées positives. Les forces policières utilisent l’hypnose qui remplace bien souvent le fameux sérum de vérité. Etat de conscience modifié
On parle beaucoup de la transe hypnotique qui est un état de relaxation intense axé sur différents paliers de profondeur. C’est cette transe qui permet de développer des énergies à l’état pur ; ce sont des portes secrètes intérieures qui s’ouvrent sur un champ d’action illimité. L’attention du sujet est engourdie et les suggestions extérieures y puisent leur puissance un peu comme des graines que l’on sèmerait et qui pousseraient rapidement.

Les différents stades hypnotiques

Les différents stades hypnotiques varient du léger, moyen à profond niveau sensoriel se situant à mi-chemin entre la conscience et l’inconscience. Il suffit de brancher une des parties inutilisée du cerveau pour l’interroger, la guider et obtenir d’elle des réponses. Les rythmes hypnotiques sont au nombre de quatre :
- On parle de rythme bêta au-dessus de 12 vibrations par seconde. Il est un rythme d’éveil et d’activité. Le cerveau émet des ondes de type bêta quand il est actif, par exemple pendant un calcul mental ou lorsque le sujet parle.
- On parle de rythme alpha entre 8 et 12 vibrations par seconde. Le cerveau émet ce type d’onde quand l’individu est conscient mais passif, les yeux fermés, par exemple à l’endormissement, pendant une séance de relaxation, au début d’une sieste ou tout simplement quand vous écoutez un joli morceau de musique classique les yeux fermés. En alpha, la conscience est éveillée, le sujet peut donc diriger ses pensées mais les portes du subconscient sont ouvertes, et le sujet peut donc agir consciemment sur son subconscient ; ceci explique pourquoi on retrouve le rythme alpha dans toutes les techniques de prière, dans les états de contemplation, d’hypnose, d’auto-hypnose, de sophrologie, de développement personnel, de programmation mentale.
- On parle de rythme thêta entre 4 et 8 vibrations par seconde. Il correspond au sommeil profond, on observe des ondes de type thêta dans l’endormissement comme le sommeil naturel, le sommeil hypnotique, le sommeil sophrologique, la sieste quelque soit la technique qui l’a provoquée.
- On parle de rythme delta entre 1 et 4 vibrations par seconde. Il correspond au sommeil très profond. C’est l’état atteint après le rythme thêta, quelle que soit là encore la manière dont il a été induit. On y trouve le sommeil naturel, la sieste ou l’hypnose.

La mémoire extra-cérébrale est un terme employé pour parler de réincarnation. Cette mémoire de vies passées fut expérimentée par hasard par plusieurs jeunes enfants qui se souvenaient de leur ancienne vie, de leur ancienne famille et de tous les endroits où ils avaient vécu. Dans tous ces cas, il a été formellement démontré que la fabulation était impossible car ces enfants étaient très jeunes et même le meilleur des menteurs n’aurait jamais pu inventer pareille histoire. Leurs récits étaient trop précis et trop détaillés et on parvint à prouver la véracité de leurs dires en consultant des documents d’archives.

Le mécanisme de l’hypnose dans le cerveau physique

L’hypnose pourrait se résumer par une phrase étrange : « Lorsque nous sommes conscients extérieurement, nous sommes inconscients intérieurement. »
Nous n’exploitons jamais au maximum les forces insoupçonnées que renferme notre cerveau. Depuis la nuit des temps, le cerveau humain a subi de grandes métamorphoses. Il s’est affiné en devenant un cerveau pensant. Nous possédons en fait deux cerveaux. Le plus ancien se nomme le rhinencéphale dont la majeure partie renferme le thalamus. Cette partie du cerveau répond aux besoins du corps et c’est l’endroit où siègent toutes les commandes émotionnelles. Dans les temps anciens, le thalamus était la seule partie du cerveau qui fonctionnait. Plus l’être humain est devenu raisonné et logique, plus son cerveau s’est développé.
Le néocortex ou télencéphale, qui est une mince couche de neurones et recouvre la surface de chaque hémisphère cérébral, a augmenté de volume et a fait progresser la pensée. Les régions occipitales, pariétales et temporales ont permis de développer des langages, des formes d’écriture pour enfin aboutir à la lecture.
Lorsque l’hypnose active le noyau thalamique, petite glande qui renferme tous les centres nerveux, elle rend passive le néocortex. Les deux cerveaux deviennent complètement indépendants l’un de l’autre. On les nomme également hémisphère gauche et hémisphère droit. L’un est rationnel, centré sur la logique, alors que l’autre est ouvert à l’imagination et incapable de raisonner. Notre vieux cerveau est donc un outil presque magique, insuffisamment exploité et qui renferme de nombreux trésors encore inconnus.
Comme il est prouvé que les gens malades somatisent leurs problèmes, l’hypnose, en fouillant le subconscient, peut soigner une panoplie impressionnante de troubles divers. Il existe plusieurs techniques hypnotiques destinées à provoquer le sommeil, en utilisant la vue, l’ouïe et le toucher. Chaque école possède sa façon de procéder et même si les techniques diffèrent, l’efficacité des résultats est la même.

Techniques pour provoquer la transe hypnotique

On peut agir sur un des sens, soit de manière brutale, soit de manière progressive. Les principaux procédés connus sont les suivants :
Action de la vue - Moyens brusques comme la projection d'une lumière aveuglante dans les yeux d'un sujet place dans l’obscurité ce qui l’amènera probablement en catalepsie. Moyens graduels : la fixation d'un disque spirale noir et blanc ou la fixation du regard sur une étoffe rayée noir et blanc, obtiendront le même résultat.
Action sur le toucher - Moyens brusques : Pression vigoureuse au niveau des poignets ou du plexus solaire. Moyens graduels : Frictions douces et rythmées des pouces sur le front ou pression légères des globes oculaires.
Action sur l’ouïe - Moyens brusques : Coup de gong frappé à l'improviste derrière un sujet ou détonations violentes telles un coup de canon ou une explosion. Moyens graduels : Tic-tac d'une montre ou d'un réveil.  Etat de conscience modifié
Ces procédés sont infaillibles sur des états hystériques et ils exercent sur tout individu normal une altération plus ou grande de l’objectivité. Parallèlement à la technique choisie, l’hypnotiseur induit progressivement le sujet en hypnose en lui parlant d’une voix douce, modulée et apaisante. Il parle toujours d’une voix lente, calme et répétitive, car la clef de la transe hypnotique est basée sur la répétition.
L’hypnotiseur endort le cerveau conscient pour pouvoir rentrer en contact avec l’ancien cerveau, le thalamus. Il est donc indispensable d’endormir le cerveau conscient, trop rationnel et encombrant.
On peut hypnotiser les autres ou s’hypnotiser soi-même (auto-hypnose), puisque qu’elle est basée sur la suggestion. Elle exalte nos centres émotionnels et créatifs. Bien souvent les anciens chocs émotionnels ont été effacés de notre cerveau conscient mais ils demeurent intacts dans le thalamus ; il faut nécessairement d’expulser ces souvenirs une fois pour toutes pour guérir le patient. Ces états altérés de conscience sont donc précieux pour soigner les problèmes comportementaux.
En transe hypnotique, le battement des paupières, les yeux fermés sont le signe d’une grande activité mentale. On peut tester l’écriture automatique dans un état hypnotique. La main du sujet s’anime comme par enchantement et écrit des phrases sur la feuille de papier. Ces écrits sont souvent les réponses des questions que le sujet s’est posé.
En 1882, un médecin reçu un message mental lui disant d’acheter une machine à écrire et de s’asseoir tous les jours devant elle en laissant ses mains sur le clavier sans les regarder. Le médecin suivit les instructions presque divines et enfanta un livre de huit cents pages traitant de l’histoire universelle de la race humaine ! Sa surprise fut immense lorsqu’il se rendit compte de l’œuvre magnifique que ses doigts avaient créée.

La terminologie de l’hypnose

Le déroulement de la transe hypnotique
Malgré la diversité des écoles, avec leurs différentes conceptions du phénomène hypnotique, un consensus relatif permet une description assez homogène du phénomène hypnotique classique. Le vocabulaire utilisé est surtout pratique et pédagogique.
L'induction
C'est la première étape du processus. Elle doit permettre au sujet d'entrer dans un état hypnotique. La durée de l'induction est très variable, de quelques secondes à plusieurs minutes, voire même, plusieurs heures.
L'approfondissement de la transe
La profondeur de la transe peut être légère, moyenne ou profonde ; cela signifie que le sujet est plus ou moins en état hypnotique. L'hypnose classique définit la profondeur en fonction des phénomènes hypnotiques observés. Ainsi, la relaxation et la fermeture des yeux apparaissent au début du processus hypnotique, alors que l'hallucination est un signe de transe profonde. Les principaux signes de transe légère sont la relaxation, la fermeture des paupières, la catalepsie des membres, l'anesthésie et l'analgésie. Dans les transes dites moyennes, on décrit une amnésie post hypnotique et des distorsions temporelles. En transe profonde apparaissent les hallucinations visuelles et le somnambulisme.
Le réveil
C'est l'inverse de l'induction. Pendant cette étape, le sujet sort de l'état hypnotique.

Les signes cardinaux de l'état hypnotique

Les phénomènes hypnotiques sont parfois considérés par certains auteurs comme résumant tous les autres signes de la transe. Ils représenteraient l'essence de l'hypnose.
La catalepsie
C'est un phénomène moteur qui survient fréquemment pendant les transes hypnotiques. Il est surtout observé au niveau des extrémités, particulièrement au niveau des doigts. Il se traduit par une tonicité involontaire des muscles, conférant aux membres une spasticité cireuse. La catalepsie peut être généralisée, mais reste le plus souvent limitée à une portion du corps. C'est un phénomène spectaculaire, qui étonne le patient lorsque celui-ci constate par exemple que son bras conserve la position que le thérapeute lui donne.
L'état hypnotique comme état cataleptique signifie que c'est une situation de passivité globale, à la fois psychique et corporelle. Le sujet hypnotisé n'a plus aucune volonté, aucune initiative et devient le jouet de l'hypnotiseur. Au niveau somatique (catalepsie corporelle), cela se traduit par l'immobilité corporelle et le fait que les membres déplacés par l'expérimentateur conservent la position donnée. Au niveau psychologique (catalepsie psychique), les idées, les suggestions proposées par l'expérimentateur ne peuvent plus être critiquées et elles sont systématiquement adoptées par le sujet hypnotisé.
La suggestibilité
Pour de nombreux auteurs, la suggestibilité du sujet explique tous les autres phénomènes hypnotiques. Autrement dit, hypnose et suggestion sont synonymes.
Pour Bernheim, l'action des suggestions est le résultat d'un processus psychologique qu'il appelle l'idéodynamisme. Ce phénomène naturel traduit la tendance des idées à se transformer en acte ou en sensation, comme l'évocation d'un repas peut provoquer une sensation de faim et des crampes à l'estomac. La suggestibilité et l'idéodynamisme sont des phénomènes normaux chez l'homme. Les inductions hypnotiques serviraient à les augmenter pour que le sujet puisse présenter toute une gamme des phénomènes hypnotiques.
La dissociation
C'est le troisième phénomène pouvant être considéré comme représentatif de l'état hypnotique dans son ensemble. Sa définition est variable, il est possible d'en isoler trois.
Dans la perspective psychodynamique (comme chez Freud et Janet, bien qu'ils n'emploient pas explicitement le mot), la dissociation est une division du psychisme que l'hypnose met en évidence conscient/inconscient chez Freud et conscient/subconscient chez Janet.
La deuxième définition de la dissociation se réfère à l'expérience subjective du sujet pendant qu'une partie du sujet est engagée dans le processus hypnotique, une autre reste en position d'observateur. Ainsi, dans une remémoration sous hypnose, tout en revivant un souvenir avec les différentes sensations qui l'accompagnent, le sujet reste observateur de ce phénomène et garde à l'esprit le contexte hypnotique de la reviviscence. Tout se passe comme si une partie de lui-même était dans le passé de son souvenir, pendant qu'une autre garde à l'esprit le contexte hypnotique de la reviviscence.
La troisième définition est influencée par la psychologie cognitive. Elle a surtout été développée par les travaux de Hilgard. Elle est appelée néodissociation. Dans cette perspective, le psychisme est considéré comme un assemblage de fonctions manipulables par l'hypnose. Cette notion est utilisée dans le traitement des névroses traumatiques pour dissocier le souvenir et l'émotion désagréable qui l'accompagne.

Les autres signes

L'amnésie post-hypnotique
C'est l'oubli du déroulement de la séance. Elle peut être plus ou moins importante, survenir spontanément ou être facilitée par le thérapeute. Elle est classiquement un signe de transe moyenne ou profonde.
La distorsion de la perception du temps
Le temps de la séance peut apparaître plus long ou plus court qu'il ne l'a été en réalité.
Cela peut être suggéré plus ou moins directement, en disant par exemple : " Vous savez bien que certaines heures paraissent ne durer que quelques minutes."
La régression en âge
C'est la possibilité pour le sujet de revivre une expérience de son passé plus ou moins lointain. La reviviscence passe par les différents sens, et selon les cas, le sujet peut retrouver des images, des sons, des odeurs, des sensations tactiles. La remémoration concerne éventuellement des souvenirs oubliés à l'état d'éveil. C'est grâce à ce phénomène que Freud et Breuer ont développé la méthode cathartique.
L'hypermnésie
Elle permet de retrouver des souvenirs précis avec des détails que le sujet avait oubliés. Cette technique a été utilisée avec plus ou moins de succès pour aider à préciser des témoignages dans les enquêtes policières. Sa fiabilité est très contestée. L'hypnose permet sans doute de retrouver des souvenirs oubliés, mais elle peut aussi en créer des faux. Erickson a utilisé en clinique cette possibilité en fabriquant des faux souvenirs chez son patient.
L'anesthésie et l'analgésie
Avant l'utilisation du chloroforme, l'hypnose était la seule possibilité d'éviter la douleur lors d'interventions chirurgicales. L'accouchement sous hypnose et la préparation à l'accouchement avec suggestion post-hypnotique d'analgésie sont des méthodes fréquentes. Actuellement, on développe son utilisation dans les soins dentaires.
Les hallucinations
Elles sont classiquement des signes d'hypnose profonde. Les hallucinations peuvent être de tous types visuels, auditives, olfactives ou gustatives. Elles peuvent être complexes lorsque le sujet a toutes les sensations correspondant à une scène imaginaire. Il est parlé d'hallucinations négatives lorsque le sujet ne perçoit pas un objet réel.
La lévitation du bras
Le bras s'élève et reste suspendu sans que le sujet ait le sentiment d'être l'initiateur du mouvement.
Le signaling
Il est défini comme un mouvement idéomoteur, involontaire ou automatique. Il se manifeste le plus souvent au niveau des doigts ou de la tête. Après l'établissement d'un code, il permet de communiquer avec le sujet hypnotisé sans que celui-ci ait à parler. L'hypnotiseur indique oralement le code, par exemple : " Vous pouvez répondre aux questions avec vos doigts. L'index se lèvera pour oui, le pouce pour non, et le médian pour je ne sais pas". Ce caractère involontaire de la réponse fait parler d'une communication avec l'inconscient.
L'écriture automatique
C'est la possibilité d'écrire automatiquement sans savoir ce qui est rédigé. Tout comme le signaling, elle permet une communication avec l'inconscient. En clinique, Erickson a beaucoup utilisé cette possibilité. L'écriture automatique est souvent maladroite, voire illisible, chez les sujets inexpérimentés. Bien formée et correctement lisible, elle peut être différente de l'écriture habituelle et volontaire. Couplée avec une régression temporelle, l'écriture prend les caractéristiques de l'âge vécu hypnotiquement.
La dépersonnalisation
C'est le sentiment de ne plus être soi-même, voire d'être quelqu'un d'autre. Ce phénomène, qui se produit spontanément est parfois suggéré à des fins thérapeutiques. Certains thérapeutes n'hésitent pas à demander au sujet hypnotisé d'oublier sa propre identité et d'en endosser une autre.
Les petits signes de l'état hypnotique
Ils sont les suivant : la salivation, la diminution de la déglutition, le larmoiement, le ralentissement de la respiration, l'immobilité, la relaxation, la difficulté d'élocution.

Le somnambulisme

C'est classiquement le stade d'hypnose profonde. Le sujet garde les yeux ouverts, il peut agir, se lever, marcher et paraître ne pas différer d'un individu normal. Le somnambule présente volontiers des hallucinations et adopte un comportement qualifié d'inconscient différent de son comportement conscient habituel. Couplé à une régression temporelle, le sujet agit comme s'il revivait une situation de son passé en hallucinant tous les éléments de la scène.
C'est l’état le plus intéressant du sommeil hypnotique et où le sujet est le plus impressionnable et qu'il exécute au mieux les suggestions de l'hypnotiseur. On peut obtenir des phénomènes spectaculaires comme des hallucinations ou des suggestions provoquées. Les expériences de régression dans les vies antérieures réussissent très bien dans cet état. On peut aussi avoir des phénomènes de bilocation en demandant au sujet de sortir de son corps et de s'asseoir sur une chaise. Le double éthérique apparaît. Ces techniques procèdent du physique au moral ou du corps à l'esprit.

L’école de Nancy

A l’école de Nancy, l'hypnotisme se fait par suggestion et procède inversement.
Auguste Liébault et Hyppolite Bernheim instaure une méthode de suggestion en s'adressant directement à l'esprit du sujet, en l'impressionnant intensément par des injonctions impératives ou non. Il s'agit de fixer l'esprit d'un sujet sur une idée, une impression, afin que celle-ci se transforment en acte. Le procédé consiste à inviter le sujet à se détendre le plus possible, de façon à l'amener à penser qu'il éprouve les sensations précédant ordinairement le sommeil. On agit sur l'imagination en exerçant les premières suggestions progressivement. L'hypnotiseur fait, en quelque sorte, rêver le sujet et il part de ce rêve pour approfondir le sommeil. Tous les sujets ne s'endormiront pas, quelques-uns dormiront, d'autres seront dans un état de somnolence et d'autres ne dormiront pas du tout. Ce sont des sujets dits réfractaires l'hypnotisme. Tout le monde est plus ou moins influencé par ces procédés mais la proportion de personnes qui atteignent les états profonds de l'hypnose reste comprise entre dix et vingt pour cent.
Grâce à cette méthode, on a découvert cinq degrés au sommeil hypnotique :
ler degré : Somnolence, pesanteur, engourdissement.
2eme degré : Sommeil léger, les sujets entendent encore.
3eme degré : Sommeil profond des sujets, ils ne se souviennent plus de ce qu'ils ont fait, dit ou entendu mais ils sont encore en rapport avec les personnes de l'assistance.
4eme degré : Sommeil très profond. L'isolement du sujet est complet et il est en rapport essentiellement avec l'hypnotiseur.
5eme degré : Somnambulisme. Classiquement, après la sortie de l'état hypnotique le sujet à une amnésie de la transe somnambulique.

Danger de l’hypnose

La pratique de l'hypnotisme par elle-même est absolument sans danger. Contrairement à ce qui se dit, le sujet hypnotise ne reste pas sous l'influence de son hypnotiseur après les séances d'hypnose. Cette règle dépend, avant tout, de l'hypnotiseur par lui-même et de ses bonnes ou mauvaises intentions, et également de son expérience.

Bibliographie pour aller plus loin


- Des preuves, en voilà ! d’Henri Sausse
- Le magnétisme humain de Louis Moutin
- Somnambulisme et médiumnité de Bertrand Méheust
- Les états profonds de l’hypnose d’Albert de Rochas
- Les états superficiels de l’hypnose d’Albert de Rochas
- L’extériorisation de la sensibilité d’Albert de Rochas
- La vie posthume de Charles Lancelin
- Mes 5 dernières vies antérieures de Charles Lancelin
- Théories et procédés du magnétisme d’Hector Durville
- Le fantôme des vivants d’Hector Durville