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Santé et maladie : la schizophrénie et la médiumnité
Santé et maladie : la schizophrénie et la médiumnité

Ce mois-ci, nous vous présentons une conférence du docteur Sergio Lopes Santé et maladie : la schizophrénie et la médiumnité L’un des sujets les plus fascinants en rapport avec la spiritualité concerne les maladies mentales. Notre défi est d’apporter une réponse à la question de la santé mentale. Comment faire la différence entre les expériences médiumniques ou spirituelles normales et les symptômes psychotiques et schizophréniques ? Ce sujet a toujours mérité une écoute de la part de la psychologie.

 Pierre Jaunet

Histoire
Depuis le XIXème siècle, il a été le thème de recherches de la part de chercheurs de la nouvelle psychologie. Nous voyons apparaître des théories de dissolution mentale et d’hystérie chez le médecin et psychologue Pierre Janet (1859–1947). Il défendait que « la médiumnité soit un symptôme et non pas une cause ». Son livre Automatisme et psychologie (1889) traite de ce sujet. Cette forme de pensée a été adoptée majoritairement par les psychiatres pour expliquer la médiumnité, vue comme une manifestation inférieure de la psyché humaine. On voit donc que la question de la médiumnité et que la possibilité de l’existence d’un univers trans-personnel, d’un univers différent, était déconsidéré par les scientifiques.
Théodore Flournoy Le psychologue suisse, Théodore Flournoy (1854–1920), l’un des pionniers de la recherche physique et de la psychologie de la religion, admettait que les médiums aient des capacités à obtenir des informations par d’autres moyens que l’usage des sens ; elles furent présentées comme ayant pour origine l’Esprit des morts (télépathie). Il faisait référence à la possibilité d’une communication localisée alors que Janet la situait comme quelque chose d’intérieur au psychisme du patient (Genèse de quelques prétendus messages spirites. Revue psychique de la France et de l’Etranger, 1899).
D’autres médecins français ont fait perdurer cette tradition au XXème siècle : Grasset, Alfred Binet, Paul Duhem, Gilbert Ballet (1853–1916). Ballet (1913) pensait que la dissociation des médiums pouvait se transformer en psychose hallucinatoire chronique par la pratique courante de la médiumnité et ce grâce à l’influence des prédispositions individuelles (La psychose hallucinatoire chronique et la désagrégation de la personnalité. L’encéphale, 1913). Dans cette considération, il posait l’hypothèse, comme plusieurs autres auteurs d’ailleurs, que l’exercice de la médiumnité pouvait amener la personne à une pathologie plus importante et à rendre la personne encore plus malade. Au Brésil, au début du XXème siècle et jusqu’aux années 1950, l’idée prédominante était celle que la médiumnité pouvait amener à la folie.
Quand à Sigmund Freud, il pensait que la religion était la cause des symptômes névrotiques, voire même de symptômes psychotiques. Dans Le Futur d’une illusion, Freud (1962) écrit : « La religion est ainsi la névrose obsessionnelle de l’humanité ».

La schizophrénie et la médiumnité
Nous avons donc, jusqu’à ce moment-là une classification où la médiumnité est synonyme de pathologie. Quelle est la relation entre la schizophrénie et la religion ? La médiumnité conduit-elle à la psychose ? La médiumnité est-elle une expression de santé ou de maladie ? Peut-on comparer l’univers d’un schizophrène, qui a une pathologie grave, à Jésus-Christ par exemple ou au Dalaï Lama ? Est-ce que le fait que Jésus-Christ, qui voyait des Esprits, parlait avec des Esprits ou avec Dieu et faisait des miracles, dans la conception psychiatrique, pourrait être considéré comme un indice de maladie mentale ? En réalité, nous posons la question : est-ce qu’il s’agit d’un même profil psychologique ? Les conséquences pratiques, dans la vie de ces individus, d’un point de vue culturel, social et même de l’impact historique, relèvent-elles du même phén