Une étude du livre Nosso Lar de Chico Xavier chapitre I à V

le .

Nosso Lar

Ce mois-ci, nous vous présentons Une étude du livre Nosso Lar de Chico Xavier chapitre I à V. Dans le cadre de la quatrième année d'initiation médiumnique, nous entreprenons une étude du livre Nosso Lar, un ouvrage dicté par l'Esprit André Luiz au médium Chico Xavier. Elle nous permettra d'approfondir certains sujets que l'on peut retrouver soit dans le Livre des Esprits, soit dans des ouvrages de Léon Denis.

 Emmanuel

C’est vers la fin de l’année 1941, que l’Esprit Emmanuel, guide de Chico Xavier, se communique à lui pour l’entretenir d’un projet. Il s’agit de transmettre médiumniquement des ouvrages relatant la vie dans le monde spirituel. Peu après, un esprit, André Luiz, médecin lors de sa dernière existence terrestre, dicte par psychographie pendant 700 jours une série de 13 ouvrages où il révèle ce qu’il découvre dans l’au-delà.
Le premier des ouvrages sera « Nosso Lar » ou « Notre demeure ». Il est écrit en 1943.

Nous allons découper cette étude en chapitres. Pour ce soir, nous allons nous attarder sur les chapitres suivants

1 - Dans les zones inférieures
2 – Clarencio
3 – La prière collective
4 – Le médecin spirituel
5 – Recevant assistance

On commence avec la préface

Elle est dictée par Emmanuel, le guide de Chico. Il rappelle que le nom d’André Luiz est un nom d’emprunt, l’Esprit, par respect pour sa famille ne veut pas dévoiler qui il est : « Parfois, l’anonymat est fils de la compréhension légitime et du véritable amour. Pour racheter le passé scabreux, les barèmes de la nomenclature usuelle appliquée à la réincarnation changent. L’oubli temporaire fonctionne comme une bénédiction de la Divine Miséricorde. André a eu aussi besoin de tirer le rideau sur lui-même. » p 15
On retrouve ce même problème avec le premier livre d’Umberto de Campos, Chroniques de l’au-delà, un auteur bien connu au Brésil. Suite au procès fait par la famille, l’auteur spirituel signera frère X comme on peut le voir dans un autre livre qu’il va dicter au médium Chico Xavier : « lettres de l’au-delà ».
Emmanuel met également en avant la nécessité de l’incarnation sur terre. Il rappelle que la terre est un atelier sacré et que chacun a le devoir, quelque soit sa croyance, de se diriger vers le Christ, par son travail : « Gardez son expérience dans le livre de l’âme. Elle dit bien haut qu’il ne suffit pas à l’être de s’attacher à l’existence humaine mais qu’il a besoin de savoir en profiter dignement ; que les pas du chrétien, en n’importe quelle école religieuse, doivent se diriger véritablement vers le Christ.. » p 17
C’est un élément qui revient toujours dans les écrits que dicte Emmanuel. Il cite très souvent Jésus comme l’exemple de la suprême abnégation.
On retrouve cette notion dans le livre : Vers la lumière de Chico Xavier, la grande leçon, chapitre XII :
« Oui, le monde était un immense troupeau égaré. Chaque peuple faisait de la religion une nouvelle source de vanités, tandis que de nombreux cultes religieux en Orient avançaient franchement vers la dissolution et l’immoralité mais le Christ venait apporter au monde les fondements éternels de la vérité et de l’amour. » p 105

Après la préface d’Emmanuel, il y a le message d’André Luiz

Il insiste sur la notion de multiples vies :
« Une existence est un acte.
Un corps — une veste.
Un siècle — un jour.
Un travail — une expérience.
Un triomphe — une acquisition.
La mort — un souffle rénovateur.
De combien d’existences, combien de corps, combien de siècles, combien de travaux, combien de triomphes, combien de morts aurons-nous encore besoin ? » p 20
On retrouve cette notion dans le livre : Après la mort de Léon Denis, chapitre XI, la pluralité des Existences :
« Chacune de nos existences terrestres n'est qu'un épisode de notre vie immortelle. Nulle âme ne pourrait, dans ce court espace, dépouiller ses vices, ses erreurs, tous les appétits vulgaires qui sont autant de vestiges de ses vies évanouies, autant de preuves de son origine. »

1 - Dans les zones inférieures

Résumé de ce chapitre :
André Luiz meurt d’une occlusion intestinale laissant seule sa femme et ses deux enfants sur la terre brésilienne. Il erre pendant huit ans dans le monde du Seuil, un lieu sordide mais qui correspond à celui de ses pensées et de ses vibrations.

Dans ce chapitre, on peut relever une valeur que l’on découvre, c’est temps. Il faut du temps pour se dégager de la matière, il faut du temps pour se dégager de nos pensées et ce travail se fait très lentement. André Luiz est prisonnier de lui-même, de ses pensées, il est en révolte. Sa conscience le tourmente. Il essaie de dormir mais il n’y arrive pas :
« Et l’étrange voyage continuait… Avec quelle fin ? Qui pouvait me le dire ? Je savais seulement que je fuyais tout le temps… La peur me poussait malgré moi. Où se trouvait le foyer, l’épouse, les enfants ? J’avais perdu toute notion de chemin. La crainte de l’inconnu et la peur des ténèbres absorbaient toutes mes facultés de raisonnement, dès que je me fus détaché des derniers liens physiques, en pleine tombe ! » p 24
On retrouve cette notion dans le livre : Après la mort de Léon Denis, chapitre xxx, la dernière heure :
« Que se passe-t-il au moment de la mort et comment l'esprit se dégage-t-il de sa prison de chair ? Quelles impressions, quelles sensations l'attendent à cet instant redouté ? C'est là ce que nous avons tous intérêt à connaître, car tous nous ferons ce voyage. La vie peut nous échapper dès demain ; nul de nous n'échappera à la mort. »

A la fin du chapitre, il analyse que son entourage a fait des sacrifices et il reconnait qu’il a manqué de fraternité ; de plus, il prend conscience du temps qu’il a perdu :
« Fils de parents peut-être excessivement généreux, je conquis mes titres universitaires sans grand sacrifice, j’avais partagé les vices de la jeunesse de mon temps, organisé un foyer, eu des enfants, obtenu des situations stables qui garantirent la tranquillité économique de ma famille mais, en m’examinant attentivement, quelque chose me faisait ressentir la notion de temps perdu, avec la silencieuse accusation de la conscience. J’avais habité la Terre, j’avais joui de biens matériels, j’avais cueilli les bénédictions de la vie, mais je ne lui avais pas remboursé un centime de l’énorme débit. » p 25
On retrouve cette notion dans le livre : Après la mort de Léon Denis, chapitre XXXI, le jugement :
« Les souvenirs s'éveillent en foule, et la vie tout entière se déploie, avec son cortège de fautes, de faiblesses, de misères. De l'enfance à la mort, tout, pensées, paroles, actions, tout sort de l'ombre, reparaît au jour, s'anime et revit. L'être se contemple lui-même, revoit une à une, à travers les temps, ses existences évanouies, ses chutes, ses ascensions, ses stations innombrables. »

Et il nous exhorte à chercher la vérité avant qu’elle nous surprend :
« Cherchez la vérité avant que la vérité ne vous surprenne. Suez maintenant pour ne pas pleurer après. » p 26
On retrouve cette notion dans le livre : Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 165 :
165. La connaissance du spiritisme exerce-t-elle une influence sur la durée, plus ou moins longue, du trouble ? « Une influence très grande, puisque l'Esprit comprenait d'avance sa situation ; mais la pratique du bien et la conscience pure sont ce qui a le plus d'influence. »

2 – Clarencio

résumé du chapitre :
André Luiz nous décrit sa vie dans le seuil, entre ses terreurs et les Esprits qui peuplent cette espace. A force de demander et donc de prier, de l’aide lui arrive en la personne de Clarencio qui l’emmène dans une colonie spirituelle qui s’appelle : « Nosso Lar ».

Ici, dans le chapitre II, nous découvrons que même dégager du corps physique, le périsprit étant fait de matière semi-matière, il est encore tourmenté par la faim et la soif. Il cherche de l’eau et des plantes à manger :
« De temps à autres, je découvrais des plantes qui me paraissaient sauvages, près de filets d’eau sur lesquels je me jetais, assoiffé. Je dévorais les feuilles inconnues, collais mes lèvres à la source du liquide souillé autant que me le permettaient les forces irrésistibles qui me poussaient en avant. » p 29
On retrouve cette notion dans le livre : Le livre des Esprits d’Allan Kardec question 155 :
155. Comment s'opère la séparation de l'âme et du corps ?
« Les liens qui la retenaient étant rompus, elle se dégage. »
- La séparation s'opère-t-elle instantanément et par une brusque transition ? Y a-t-il une ligne de démarcation nettement tranchée entre la vie et la mort ?
« Non, l'âme se dégage graduellement et ne s'échappe pas comme un oiseau captif rendu subitement à la liberté. Ces deux états se touchent et se confondent ; ainsi l'Esprit se dégage peu à peu de ses liens : ils se dénouent et ne se brisent pas. »

Il nous décrit que sa barbe pousse et que les vêtements qu’il porte se déchirent :
« Ma barbe poussait, mes vêtements commençaient à se déchirer sous les efforts de la résistance dans cette région inconnue. » p 27
On retrouve cette notion dans le livre : Après la mort de Léon Denis, chapitre XXI, le jugement :
« Plus les molécules constituantes du périsprit sont subtiles et raréfiées, plus la désincarnation est rapide et plus larges sont les horizons ouverts à l'esprit. »

Il nous rappelle sa situation d’esprit perdu et tourmenté par d’autres Esprits. Il prend conscience qu’il n’est pas plus terre, il analyse sa vie terrestre sans sortir de son cercle de pensées, les idées tournent en boucle :
« Mes connaissances, devant l’infini, ressemblaient à de petites bulles de savon emportées par le vent impétueux qui transforme les paysages. J’étais quelque chose que la tornade de la vérité charriait très loin. Cependant, la situation ne modifiait en rien l’autre réalité de mon être essentiel. Me demandant si je ne devenais pas fou. » p 29
On retrouve cette notion dans le livre : Après la mort de Léon Denis, chapitre XXVI, les Esprits inférieurs :
« La situation de l'esprit après la mort résulte uniquement des aspirations et des goûts qu'il a développés en lui. C'est toujours l'inexorable loi de la semence et de la récolte. Celui qui a mis toutes ses joies, tout son bonheur dans les choses de ce monde, dans les biens de la terre, souffre cruellement dès qu'il en est privé. Chaque passion porte sa punition en elle-même. L'esprit qui n'a pas su s'affranchir des appétits grossiers, des désirs brutaux, devient leur jouet, leur esclave. Son supplice est d'être tourmenté par eux sans pouvoir leur donner satisfaction. »

Une fois qu’il prend conscience qu’il a mal agit, il essaye de faire un travail personnel pour comprendre ce qu’il a fait de bien et de mal. Et comme il en a assez de la situation, il finit par demander de l’aide. Sa prière fait naître des vibrations différentes, ce qui permet aux équipes d’aide spirituelle d’intervenir,
« Combien de temps dura ma demande ? Combien d’heures consacrai-je à la supplication, les mains jointes, imitant l’enfant affligé ? Je sais seulement que la pluie de mes larmes lava mon visage ; que tous mes sentiments se concentraient dans la prière douloureuse. Serais-je donc complètement oublié ? N’étais-je pas également fils de Dieu, même si je n’avais pas cherché à connaître cette activité sublime quand je me trouvais engouffré dans les vanités de l’expérience humaine ? » p 30
On retrouve cette notion dans le livre : Après la mort de Léon Denis, Chapitre XXXII, La volonté :
« Tout acte de la volonté, avons-nous dit, revêt une forme, une apparence fluidique et se grave dans l'enveloppe périspritale. Il devient évident que, si ces actes sont inspirés par des passions matérielles, leur forme sera matérielle et grossière. Le périsprit, imprégné, saturé de ces formes, de ces images, se matérialise à leur contact, s'épaissit de plus en plus. »

3 – La prière collective

Résumé du chapitre :
Il est accueilli dans un hôpital spirituel où des soins sur son périsprit sont pratiqués afin de retrouver les forces nécessaires pour lutter contre toutes ses pensées négatives et ses angoisses. Puis il va suivre une prière collective.

André Luiz découvre un nouveau lieu qui ressemble à nos hôpitaux, c’est une copie améliorée de la Terre où les soins sont différents puisque l’enveloppe est semi-matérielle.
« Sur un signal de Clarencio, les conducteurs déposèrent, tout doucement, la civière improvisée. La porte accueillante d’un édifice blanc ressemblant à un hôpital terrestre apparut à mon regard. » p 34
On retrouve cette notion dans le livre : Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 182 :
182. Pouvons-nous connaître exactement l'état physique et moral des différents mondes ? « Nous, Esprits, nous ne pouvons répondre que suivant le degré dans lequel vous êtes ; c'est-à-dire que nous ne devons pas révéler ces choses à tous, parce que tous ne sont pas en état de les comprendre et cela les troublerait. »
A mesure que l'Esprit se purifie, le corps qu'il revêt se rapproche également de la nature spirite. La matière est moins dense, il ne rampe plus péniblement à la surface du sol, les besoins physiques sont moins grossiers, les êtres vivants n'ont plus besoin de s'entre-détruire pour se nourrir. L'Esprit est plus libre, et a pour les choses éloignées des perceptions qui nous sont inconnues ; il voit par les yeux du corps ce que nous ne voyons que par la pensée.
L'épuration des Esprits amène chez les êtres dans lesquels ils sont incarnés le perfectionnement moral. Les passions animales s'affaiblissent, et l'égoïsme fait place au sentiment fraternel. C'est ainsi que, dans les mondes supérieurs à la terre, les guerres sont inconnues ; les haines et les discordes y sont sans objet, parce que nul ne songe à faire du tort à son semblable. L'intuition qu'ils ont de leur avenir, la sécurité que leur donne une conscience exempte de remords, font que la mort ne leur cause aucune appréhension ; ils la voient venir sans crainte et comme une simple transformation.
La durée de la vie, dans les différents mondes, paraît être proportionnée au degré de supériorité physique et morale de ces mondes, et cela est parfaitement rationnel. Moins le corps est matériel, moins il est sujet aux vicissitudes qui le désorganisent ; plus l'Esprit est pur, moins il a de passions qui le minent. C'est encore là un bienfait de la Providence qui veut ainsi abréger les souffrances.

Puis, on lui apporte une sorte de bouillon. Il s’agit de matière semi-matérielle qui permet de retrouver des forces et aussi de calmer nos sensations de soif et de faim.
« À ce moment, ils me servirent un bouillon réconfortant suivi d’une eau très fraîche qui me sembla porteuse de fluides divins. » p 35
On retrouve cette notion dans le livre  Après la mort de Léon Denis, Chapitre XXXIII, la vie dans l’espace :
« L'esprit avancé est affranchi de tous les besoins corporels. La nourriture et le sommeil n'ont pour lui aucune raison d'être. Il laisse pour toujours, en quittant la terre, les vains soucis, les alarmes, toutes les chimères qui empoisonnent l'existence ici-bas. Les esprits inférieurs emportent avec eux, au-delà de la tombe, leurs habitudes, leurs besoins, leurs préoccupations matérielles. »
Le Livre des Esprits d’Allan Kardec, chapitre 6 - Vie spirite :
« En disant que les Esprits sont inaccessibles aux impressions de notre matière, nous voulons parler des Esprits très élevés dont l'enveloppe éthérée n'a pas d'analogue ici-bas. Il n'en est pas de même de ceux dont le périsprit est plus dense. »

Il assiste ensuite à la prière collective, il commence à comprendre les effets des accords vibratoires :
« C’est le crépuscule à « Nosso Lar ». Dans tous les centres de cette colonie de travail consacrée au Christ, il y a une liaison directe avec les prières du Gouvernement. »
On retrouve cette notion dans le livre  Livre des Esprits d’Allan Kardec, question 663
663. Les prières que nous faisons pour nous-mêmes peuvent-elles changer la nature de nos épreuves et en détourner le cours ?
« Vos épreuves sont entre les mains de Dieu et il en est qui doivent être subies jusqu'au bout, mais alors Dieu tient toujours compte de la résignation. La prière appelle à vous les bons Esprits qui vous donnent la force de les supporter avec courage, et elles vous paraissent moins dures. Nous l'avons dit, la prière n'est jamais inutile quand elle est bien faite, parce qu'elle donne la force, et c'est déjà un grand résultat. Aide-toi, le Ciel t'aidera, tu sais cela. D'ailleurs, Dieu ne peut changer l'ordre de la nature au gré de chacun, car ce qui est un grand mal à votre point de vue mesquin et à celui de votre vie éphémère est souvent un grand bien dans l'ordre général de l'univers ; et puis, combien n'y a-t-il pas de maux dont l'homme est le propre auteur par son imprévoyance ou par ses fautes ! Il en est puni par où il a péché. Cependant, les demandes justes sont plus souvent exaucées que vous ne pensez ; vous croyez que Dieu ne vous a pas écoutés, parce qu'il n'a pas fait un miracle pour vous, tandis qu'il vous assiste par des moyens tellement naturels qu'ils vous semblent l'effet du hasard ou de la force des choses ; souvent aussi, le plus souvent même, il vous suscite la pensée nécessaire pour vous tirer vous-mêmes d'embarras. »

4 – Le médecin spirituel

Résumé du chapitre :
Le lendemain, après un sommeil réparateur, il découvre le médecin spirituel qui le suit. Celui-ci lui explique pourquoi sa mort est une forme de suicide.

André lui a passé une bonne nuit. Le sommeil n’est pas nécessaire pour les Esprits, c’est plutôt une forme de repos où la pensée ne tourmente plus.
« Le lendemain, après un sommeil profond et réparateur, je pus ressentir la bénédiction radieuse du Soleil ami pareil à un doux message à mon cœur. » p 39
Nous verrons dans d’autres livres, notamment les messagers que les Esprits très tourmentés sont mis dans un état de sommeil par des Esprits supérieurs, comme dans un état de coma afin de faciliter la réincarnation.
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 254
254. Les Esprits éprouvent-ils la fatigue et le besoin du repos ?
« Ils ne peuvent ressentir la fatigue telle que vous l'entendez, et par conséquent ils n'ont pas besoin de votre repos corporel, puisqu'ils n'ont pas des organes dont les forces doivent être réparées ; mais l'Esprit se repose en ce sens qu'il n'est pas dans une activité constante ; il n'agit pas d'une manière matérielle ; son action est tout intellectuelle et son repos tout moral ; c'est-à-dire qu'il y a des moments où sa pensée cesse d'être aussi active et ne se porte pas sur un objet déterminé ; c'est un véritable repos, mais qui n'est pas comparable à celui du corps. L'espèce de fatigue que peuvent éprouver les Esprits est en raison de leur infériorité ; car plus ils sont élevés, moins le repos leur est nécessaire. »

Il est maintenant capable de raisonner et d’écouter aussi, il reçoit la visite d’un médium spirituel qui lui explique que son départ de la vie terrestre a été provoqué par son comportement négligeant vis-à-vis du corps physique qu’on lui a confié.
« La maladie n’aurait peut-être pas revêtue des conséquences aussi graves si votre comportement mental sur la planète s’était trouvé à l’intérieur des principes de la fraternité et de la tempérance. Hélas, votre mode de vie bien particulier, souvent irrité et sévère, captait les vibrations destructrices de ceux qui vous écoutaient. » p 41
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 952
952. L'homme qui périt victime de l'abus de passions qu'il sait devoir hâter sa fin, mais auxquelles il n'a plus le pouvoir de résister, parce que l'habitude en a fait de véritables besoins physiques, commet-il un suicide ? « C'est un suicide moral. Ne comprenez-vous pas que l'homme est doublement coupable dans ce cas ? Il y a chez lui défaut de courage et bestialité, et de plus oubli de Dieu. »

André Luiz réalise qu’il a commis un certain nombre d’erreurs et qu’il a perdu beaucoup de temps. Clarencio le console et lui rappelle qu’il faut éviter de se lamenter sur soi afin de progresser : l’affliction ne résout pas les problèmes
« Profite des trésors du repentir, garde la bénédiction du remords sans oublier que l’affliction ne résout pas les problèmes. Aie confiance dans le Seigneur et en notre dévouement fraternel. » p 43
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 999
999. Le repentir sincère pendant la vie suffit-il pour effacer les fautes, et faire trouver grâce devant Dieu ? « Le repentir aide à l'amélioration de l'Esprit, mais le passé doit être expié. »

5 – Recevant assistance

Résumé du chapitre :
Dans ce chapitre, il découvre une autre personne Lisias avec qui il va découvrir le monde de Nosso lar. « Avec lui, il apprend qu’il y a des milliers de malades, chacun ayant besoin d’aide. Tu viens d’être amené à la colonie et, naturellement, tu ignores l’étendue de nos travaux. Afin de te donner une idée, il suffit de savoir que rien qu’ici, il existe plus de mille malades spirituels alors que cet édifice est un des plus petits de notre complexe hospitalier. » p 46
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 231 et 232
231. Les Esprits errants sont-ils heureux ou malheureux ?
« Plus ou moins selon leur mérite. Ils souffrent des passions dont ils ont conservé le principe, ou bien ils sont heureux selon qu'ils sont plus ou moins dématérialisés. Dans l'état errant, l'Esprit entrevoit ce qui lui manque pour être plus heureux ; c'est alors qu'il cherche les moyens d'y atteindre ; mais il ne lui est pas toujours permis de se réincarner à son gré, et c'est alors une punition. »
232. A l'état errant, les Esprits peuvent-ils aller dans tous les mondes ?
« C'est selon ; lorsque l'Esprit a quitté le corps, il n'est pas, pour cela, complètement dégagé de la matière, et il appartient encore au monde où il a vécu, ou à un monde du même degré, à moins que, pendant sa vie, il ne se soit élevé, et c'est là le but auquel il doit tendre, sans cela il ne se perfectionnerait jamais. Il peut cependant aller dans certains mondes supérieurs, mais alors il y est comme étranger ; il ne fait pour ainsi dire que les entrevoir, et c'est ce qui lui donne le désir de s'améliorer pour être digne de la félicité dont on y jouit, et pouvoir les habiter plus tard. »

Il découvre aussi la loi de cause à effets, l’homme imprévoyant se présente les orbites vides. On découvre que nos actes ont une répercussion directe après la mort du corps physique.
« L’homme imprévoyant qui a employé ses yeux pour le mal se présente ici avec des orbites vides, que le malfaiteur qui se servit du don de la locomotion saine dans des actes criminels est victime de la désolation de la paralysie quand il n’est pas recueilli dépourvu de jambes, que les pauvres obsédés par les aberrations sexuelles arrivent en général plongés dans une profonde folie ? » p 46
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 895
895. A part les défauts et les vices sur lesquels personne ne saurait se méprendre, quel est le signe le plus caractéristique de l'imperfection ?
« C'est l'intérêt personnel. Les qualités morales sont souvent comme la dorure mise sur un objet de cuivre et qui ne résiste pas à la pierre de touche. Un homme peut posséder des qualités réelles qui en font, pour tout le monde, un homme de bien ; mais ces qualités, quoiqu'elles soient un progrès, ne supportent pas toujours certaines épreuves, et il suffit quelquefois de toucher à la corde de l'intérêt personnel pour mettre le fond à découvert. Le véritable désintéressement est même chose si rare sur la terre, qu'on l'admire comme un phénomène quand il se présente.
L'attachement aux choses matérielles est un signe notoire d'infériorité, parce que plus l'homme tient aux biens de ce monde, moins il comprend sa destinée ; par le désintéressement, au contraire, il prouve qu'il voit l'avenir d'un point plus élevé. »

On lui rappelle alors que la terre est lieu d’expiations et que la notion du bonheur est bien différente de celle que l’on peut trouver dans l’au-delà.
« L’opportunité est perdue dans les déviations du bien, la fantaisie de chacun s’aggrave, le corps physique s’élimine à grands coups d’irréflexion. » p 47
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 920
920. L'homme peut-il jouir sur la terre d'un bonheur complet ? « Non, puisque la vie lui a été donnée comme épreuve ou expiation ; mais il dépend de lui d'adoucir ses maux et d'être aussi heureux qu'on le peut sur la terre. »

Lisias rappelle que chaque individu compte et qu’il est traité avec respect, chaque cas est différent. « Alors regarde bien : toute médecine honnête est un service d’amour, activité de juste secours ; mais le travail de guérison est particulier à chaque esprit. » p 49
On retrouve cette notion dans le livre  Le livre des Esprits d’Allan Kardec, question 886
886. Quel est le véritable sens du mot charité tel que l'entendait Jésus ?
« Bienveillance pour tout le monde, indulgence pour les imperfections d'autrui, pardon des offenses. »