Sauvée de la folie

le .

Sauvée de la folie

Ce mois-ci, nous vous présentons un nouveau livre Sauvée de la folie.
Un récit palpitant sur les contacts possible entre ceux qui vivent dans un corps physique et ceux qui vivent dans le monde spirituel ; une aventure extraordinaire où un groupe spirite brésilien parvient avec l’aide des guides spirituels à sauver de la folie une jeune fille possédée par un Esprit désincarné. Ce sujet est précédé d'une biographie de Divaldo Pereira Franco.

Cet ouvrage a été dicté en portugais à Divaldo Pereira Franco par l’Esprit Manoel Philomeno de Miranda.

Qui est Divaldo Pereira Franco ?

 Divaldo Franco Pereira

" Au Brésil, à Salvador, la belle capitale de Bahia, au bord d'un précipice, un jeune homme contemplât l'abîme. Il n'avait que dix-huit ans et était déjà arrivé à la conclusion que la vie le rejetât. Il avait décidé d'agir en accord avec cette conclusion-là à travers l'artifice du suicide. Mais trente ans plus tard, après avoir accumulé une extraordinaire série d'expériences et de réalisations, le même homme dirigeât une ample et complexe organisation, entièrement vouée à l'assistance sociale et à la propagation de l'enseignement spirite d'Allan Kardec, ayant l'Evangile comme pierre angulaire puisque celui-ci est une partie indissociable du Spiritisme.
Au moment où nous écrivons ces lignes, plus de 120 enfants vivent sous les ailes protectrices de l'organisation créée par lui. Plus de cinquante livres écrits médiumniquement par lui, ont été publiés (quelques-uns traduits en Espagnol, Polonais, Tchèque, Anglais, Espéranto et Braille). 1460 enfants ont leurs frais d'études payés par le groupe qu'il dirige (en tout 2 030 enfants internes, externes et semi-internes). 500 familles reçoivent régulièrement assistance spirituelle et soutien matériel. A côté de ce colossal effort, Divaldo a déjà prêché la Doctrine Spirite dans toutes les villes du Brésil et il est vite devenu le symbole de l'espoir et de la foi, car il est régulièrement invité à parler en Amérique, en Europe et en Afrique.

Qu'est-il arrivé à Divaldo Pereira Franco avant et après la tentative de mettre fin à sa vie, lui qui aujourd'hui est le courageux défenseur de la Vérité et de la Charité ?

Divaldo, ou tout simplement " Di ", comme ses amis l'appellent, est né le 5 mai 1927 à Feira de Santana, une ville à 105 km de Salvador. Il appartient à une grande famille composée de treize enfants. Il fréquente les écoles locales et il obtient à seize ans les qualifications nécessaires pour enseigner dans les écoles primaires, mais la tragédie commence très tôt à marquer son esprit extrêmement sensible.
En novembre 1939, sa sœur Nair, à laquelle il vouait un grand amour, se suicide pour des raisons sentimentales. Le prêtre de l'église locale refuse à la famille la consolation du service religieux et il entend sa mère s'exclamer : " Comment Dieu peut-il être aussi sévère envers la bêtise de cette fille ? Moi qui ne suis que sa mère, je peux lui, pardonner ; pourquoi lui ne pourrait-il pas ? ", ce qui ajoute la perplexité à la douleur de Divaldo.
Deux ans plus tard, la mort frappe encore ; c'est son frère Joao, victime de la tuberculose. Puis une troisième fois en 1944 : un autre frère, José, âgé de trente ans, succombe en pleine rue. Comme si les nombreuses questions dans lesquelles sa pensée avide plongeait, sans trouver de réponse, ne suffisaient pas, de nouvelles manœuvres du destin paraissaient vouloir bloquer sa démarche. Il tombe malade avec une fièvre intense et la paralysie le menace. De surcroit, il est assailli par de terribles visions et son sommeil se peuple de cauchemars. La peur s'installe et la vie n'a plus de sens pour lui. Sa foi catholique ne suffit pas pour le réconforter et rétablir la paix dans son esprit.
C'est alors qu'il rencontre Anna llibeiro Borges, une dame de Salvador, pleine de bonté, qui séjournait quelques jours à Feira de Santana. Anna était médium. Elle pouvait écrire sous l'influence des esprits, les voir ou bien leur céder sa voix pour qu'ils parlent à travers elle. En décembre 1944 elle invite Divaldo à visiter le groupe spirite auquel elle appartenait. Divaldo maintenait encore des liens avec l'Eglise Catholique et bien qu'un peu méfiant, il accepte l'invitation, mais s'y rend muni de son rosaire...
La réunion débute avec la " Prière de Charité ", écrite à Bordeaux la veille de Noel 1873 par Madame Krell, dictée par une entité spirituelle qui a signé simplement " Caritas " (Charité). La réunion est une révélation pour Divaldo qui n'avait jamais entendu parler de Spiritisme dans son église... C'était peut-être la réponse qu'il attendait. Mais il avait encore un long chemin à parcourir. En 1945, à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, à laquelle le Brésil a participé, Divaldo, âgé de dix-huit ans, décide de tenter sa chance dans une grande ville. Avec beaucoup d'espoir et peu d'argent, il s'établit à Salvodor, où Anna Borges est encore venue à son secours en l'accueillant chez elle pour un loyer dérisoire. Il trouve un emploi dans une compagnie d'assurance et sa situation semble s'améliorer.
Mais à cause des problèmes d'économie de l'après-guerre, les affaires commencent à diminuer et Divaldo se trouve au chômage. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Pour lui la seule issue de cette confusion incompréhensible appelée " vie " est la mort. Il lui semble qu'il n'y a pas d'autre chemin. Ce raisonnement l'amène au bord du précipice pour se jeter dans le vide.

Salvador est un site assez particulier, qui s'étend sur deux plans nettement séparés, la ville basse et la ville haute, celle-ci suspendue au-dessus du vide, devant une des plus belles vues du monde. Plusieurs rues étroites lient la ville basse à sa sœur plus riche, là-haut et il y a un ascenseur public appelé " Lacerda ", l'un des points de repère à Salvador. L'ascenseur Lacerda avait été l'endroit choisi par Divaldo pour l'acte final de sa courte, douloureuse et inexplicable vie.
Mais juste au moment où il s'apprête à se lancer dans le vide, il a une vision qui lui glace le sang ; sa sœur déjà " morte ", lui apparaît et lui dit d'une voix très claire : " Ne fais pas ça ! Tu ne vas pas arriver à résoudre tes problèmes avec ce geste. Ne le fais pas ! ". Le choc est si violent qu'il s'évanouit.
Cet événement est le tournant décisif de sa vie. Il avait déjà vu des esprits, car depuis son enfance sa médiumnité s'est épanouie, mais jamais aucune vision ne lui avait causé un tel impact.
Après cela, un ami lui suggère de rencontrer Malédo de Paula et son épouse Maurina, qui organisaient des séances spirites chez eux et qui certainement seraient en mesure de le secourir. Lors de la première séance, Milton, un fils désincarné de Malézio et Maurina se manifeste par l'intermédiaire de Divaldo, d'une manière tellement caractéristique qu'il n'y a aucun doute sur son identité. A travers Divaldo, un dialogue souhaité depuis longtemps s’établit entre les parents et le fils. Et le jeune médium Divaldo commence sa tâche d'instrument des Esprits. Peu de temps après, Divaldo trouve un nouvel emploi dans une agence du Service Social de l’Etat, où il débute le 5 décembre 1945 et où il reste pendant 29 ans.
Ce même 5 décembre 1945 est la date d'un autre événement important dans sa vie. Depuis plusieurs années déjà, Divaldo entendait une voix du monde invisible qui lui racontait de très belles choses, lesquelles restaient inaccessibles à sa compréhension. La voix parlait de Jésus avec tant de tendresse que Divaldo tombait parfois dans de profondes transes mystiques. Plus tard, il allait connaître l'entité en question ; il s'agissait de Manoel Vianna de Carvalho, qui avait vécu au Brésil. Il avait été un brillant officier de l'armée de terre et un ardent spirite.Vianna de Carvalho, maintenant l'un des guides spirituels de Divaldo, est devenu son ami spirituel. Auteur de nombreux messages dictés par écriture automatique, en collaboration avec d'autres Esprits supérieurs, il assiste souvent Divaldo dans les conférences publiques.

Bientôt, une amie spirituelle se manifesta : Joanna de Angelis. Au début Divaldo ne la voyait que vaguement comme une luminosité qui oscillait doucement devant ses yeux. Son expérience médiumnique était déjà suffisante pour lui indiquer qu'une nouvelle amie spirituelle venait travailler avec lui.
Joanna de Angelis, pour qui Divaldo a très vite senti un profond attachement, est devenue plus tard son guide spirituel le plus proche. Qui a été Joanna de Angelis ?
Le 5 Décembre 1945, cet esprit lui a dit qu'il arrivait pour travailler avec lui, mais qu'il fallait avoir beaucoup de patience et attendre avec confiance et sérénité. Cette attente a duré onze ans.
En 1956, lorsque Joanna de Angelis a offert quelques informations sur son identité, le travail actif a démarré. Dans une vie antérieure, elle avait été une religieuse et avait vécu à Salvador. Elle avait été assassinée en 1822, devant la porte du couvent, alors qu'elle s'opposait à l'invasion de soldats portugais qui avaient reçu l'ordre de résister à la lutte pour l'indépendance du Brésil, proclamée finalement le 7 septembre 1822. Plus tard, elle révélera à Divaldo qu'avant d'être Joanna de Angelis, elle avait eu une autre incarnation : celle d'une sœur mexicaine nommée Juana Inés de la Cruz, née en 1651 et morte à 44 ans, victime de la peste noire. Sœur Juana de la Cruz a été une jeune fille talentueuse : écrivain, poète, chercheur et dramaturge. Elle est considérée comme la première à avoir défendu les droits de la femme à l'éducation et au développement intellectuel, ce qui peut être considéré comme surprenant de la part d'une jeune sœur du XVIIe siècle, qui déclarait : " Ce sont les ignorants qui doivent être empêchés d'enseigner, pas les femmes "

L'histoire de Joanna de Angelis est tellement liée à celle de Divaldo qu'il serait difficile de les séparer, pas seulement dans le présent, mais aussi dans le passé lointain, à travers plusieurs autres vies. Joanna a apporté sa part de lumière, d'amour et a donné un sens à la vie de Divaldo. Au cours de ses difficultés dans ce monde si ardu, Joanna demeure la conseillère solide qui le guide. A plusieurs reprises elle s'est servie de la main de Divaldo pour écrire des livres et des messages. Ces écrits reflètent la Grande Lumière qu'elle cherche dans le cœur même du Christ. Avec ses messages, elle console des êtres affligés, illumine des esprits confus et secourt des âmes égarées les aidant à retrouver leur chemin.

A partir de 1945, Divaldo voue tous ses efforts et son talent aux vérités spirites et au soutien de ses semblables. Il fonde une institution pour laquelle il donne tout ce qu'il possède et tout ce qu'il est. Ni lui ni les autres membres ne touchent aucun salaire en échange de leurs services. Les droits d'auteur de ses livres médiumniques, disques et cassettes sont pour toujours donnés à l'organisation.
Cette remarquable institution qui est partagée en différentes activités a comme point d'origine le Centre Spirite "Caminho da Redençao" (Chemin de la Rédemption). Une des activités très tôt issue du Centre a été la communauté nommée " Mansao do Caminho " (Demeure du Sentier). Plus de 120 enfants pauvres et abandonnés ont trouvé là-bas foyer, famille et amour. La communauté forme une parfaite ambiance spirituelle et économique pour le développement de la personnalité de ces enfants. Ces jeunes y apprennent des professions. L'institution vit exclusivement du travail de ses membres et des dons. Ils s'occupent de leur propre blanchisserie, boulangerie et imprimerie. Ils possèdent un service médical et dentaire ([es médecins travaillent aussi gratuitement). Les enfants sont soignés et élevés dans des foyers individuels dirigés par une " tante ", ayant huit enfants au maximum à sa charge. Il y a seize foyers en tout. A part la cuisine et la blanchisserie, qui sont collectives, tous les foyers ont une activité et une vie interne indépendantes. Les enfants ne prennent pas leurs repas dans une cantine commune, mais dans leurs propres foyers, où les repas sont distribués. .
Divaldo est, bien sûr, l'oncle de tous les enfants. Mais d'autres personnes l'aident comme Nilson Pereira, son cousin et ami. Il travaille avec discrétion et est un très compétent bricoleur; il peut être boulanger, maçon, constructeur, conseiller financier, etc. Il est aussi membre actif avec Divaldo et d'autres collaborateurs des séances médiumniques qui ont lieu régulièrement.
Parmi les collaboratrices les plus dévouées, nous pouvons citer Lygia Banhos et Ziza Oliveira, deux dames chargées de superviser plusieurs secteurs d'activités ainsi que les services généraux de secrétariat. L'organisation telle qu'elle existe actuellement, a été montrée à Divaldo par la clairvoyance, plusieurs années auparavant. Cela s'est passé en 1948. Divaldo revenait en train d'une ville voisine où il avait fait une conférence. Nilson était avec lui. "Soudain ", raconte Divaldo, " quand le train s'est approché de la vallée aux alentours d'un village appelé Lobato, je l'ai vue. C'était un site vaste et boisé. De nombreux enfants y jouaient, heureux. On voyait aussi de petites maisons et des bâtiments plus grands. Il y avait, parmi les enfants, un monsieur âgé qui me semblait être celui qui s'en occupait. En regardant plus attentivement, je me suis reconnu moi-même dans ce monsieur aux cheveux grisonnants". .
A peine revenu de sa surprise, il a entendu une voix qui lui a dit : " C'est l'une des tâches que tu dois réaliser. Si tu veux l'accomplir, fais en sorte que ces enfants soient éduqués. De cette façon, tu auras donné ta contribution positive pour la formation d'un monde meilleur". Divaldo a raconté sa voyance à Nilson. Quelques jours plus tard, au cours d'une séance médiumnique, une entité supérieure leur a parlé du projet qui démarrerait bientôt, avec l'acquisition d'une maison dans le centre de la ville de Salvador.
En 1955, Divaldo a été invité à voir un terrain dans la banlieue de Salvador. A ce moment-là, il rêvait d'un nouveau projet pour ses enfants, car il ne trouvait pu convenable de les maintenir dans le centre d'une ville si agitée et logés dans une maison qui devenait déjà trop petite pour eux. Lorsqu'il est arrivé, il a constaté qu'il s'agissait du site de la voyance, entouré des mêmes beaux arbres. Bien sûr, les petites maisons et les grands bâtiments n'étaient pas là. Mais si jamais vous rendez visite à ce site aujourd'hui, vous les verrez ainsi que le monsieur dont les cheveux commencent à grisonner.
Et pendant qu'il remercie Dieu en silence de l'opportunité qui lui a été donnée de travailler et de servir, beaucoup de ses collaborateurs s'occupent des enfants qui remplissent l'air de la musique de leurs voix. Joanna de Angelis, le guide spirituel de Divaldo, ainsi que de nombreux autres compagnons invisibles, observent la scène avec tendresse. Cela prouve qu'il vaut la peine de vivre car la vie a toujours un sens... " . Texte écrit par Herminio Miranda et Ely Donato, traduit par Edmundo Montalvao.

A propos de l’obsession

" La démence due à l'obsession apparût clairement parmi les nombreux désordres qui tourmentent l'humanité à nos jours. Hantées par des troubles inconnus et intérieurs, les personnes obsédées ont été déplorablement oubliées par la plupart des psychanalystes et des psychologues qui, obstinément attachés à leur conception matérielle, ont dénié la présence des personnes désincarnées comme cause de nombreux troubles mentaux.
D'autre part, certains chrétiens éclairés par les enseignements spirituels considèrent tous les malades mentaux comme des victimes d'obsession ayant besoin d'un traitement spirituel et négligent complètement les soins médicaux indispensables. Les deux extrêmes sont faux et devraient être évités. Bien sûr, nous tous, esprits en évolution, portons en nous les causes de nos troubles physiques et mentaux. Puisque la douleur en elle-même est un moyen spirituel d'élévation pour l'âme, nous certifions que la souffrance provient de la mauvaise utilisation des ressources vitales accordées par la Puissance Supérieure qui dirige la vie. De telles ressources devraient être utilisées positivement, comme des outils pour aider à l'évolution.
A sa création l'homme était parfait. Tout obstacle qu'il apporte dans ce processus agit comme des chaînes qui le retiennent. La Loi Divine établit que c'est seulement à travers l'amour que nous trouvons la paix et le bonheur. Salutaire dans son essence, l'amour est le fondement de la vie et la force qui nous conduit à nos accomplissements les plus nobles.
Chaque fois que nous laissons nos passions inférieures dominer notre volonté, notre sens de la proportion est aveuglé, l'amour devient malsain et nous sommes prisonniers des forces des ténèbres.
C'est pourquoi, dans les soins des malades atteints mentalement, l'amour devrait être parmi les thérapies les plus précieuses. Traitées avec amour, les personnes mentalement malades trouvent souvent la guérison. Tandis que l'amour aide une personne malade à guérir, la haine l'en empêche. La jalousie, la déception, la fierté, la convoitise et l'avarice, tous enfants de l’égoïsme, condamnent l'esprit rebelle à la roue d'une inévitable souffrance rédemptrice.
Il n'y a pas d'exceptions sur la terre. Aucune excuse ne l'emportera sur la loi de cause à effet. En toute personne qui souffre, nous trouvons toujours un esprit coupable, luttant pour sa propre Rédemption. Ceci devrait nous conduire à la méditation sur les Lois Divines et nous entraîner vers le désir d'aider nos frères les humains.
Parmi la multitude des gens qui souffrent de ce que la psychiatrie moderne appelle la démence, il y en a beaucoup d'obsédées, expiant les erreurs commises dans des vies antérieures et des criminels qui ont trompé la indice humaine et évité une réparation équitable. Il y a des meurtriers, des voleurs et des escrocs de toutes sortes qui reviennent liés à ceux qu'ils ont tués, volés, ou abandonnés, mais dont ils n'ont pu s'éloigner à jamais en raison de l'infaillible loi naturelle de cause à effet. Ils morts mais pas disparus. Ils ont changé leur apparence physique mais spirituellement ils sont restés les mêmes individus.
Les Lois Divines les retrouvent et les maîtrisent. La chaîne de responsabilité qu'ils ont forgée eux-mêmes dans un passé oublié consciemment, lie la victime au criminel, le débiteur au créditeur, dans le même processus de rachat. .
Liés à leurs chaînes karmiques, ils s'agitent, se débattent dans un effort continuel qui consume leur énergie et les rend fou, jusqu'à ce que la lumière de l'amour et du pardon réussisse à briser leurs chaînes et à les libérer afin qu'ils puissent s'aider l'un l'autre.
Jusqu'à ce que l'amour soit plus fort que la haine et que le pardon efface l'affront, ils continuent à se débattre et à se chasser les uns les autres, à se blesser dans un combat horrible où ils se maltraitent eux-mêmes, tombant dans la sauvagerie la plus ignoble.

Le nombre de personnes obsédées sur terre est beaucoup plus grand qu'on ne saurait l'imaginer. On les trouve seuls, en groupes, ou dans des communautés... Nous vivons des temps critiques et pour les individus et pour l'humanité entière. Le spiritisme a un travail énorme, celui de restaurer l'enseignement de Jésus dans chaque cœur, de clarifier la pensée philosophique humaine et d'aider la science l'encourageant à chercher les causes des maladies dans les profondeurs de l'être spirituel, plutôt que dans les symptômes qui sont les conséquences de ses actes. .
Etant le Consolateur promis par Jésus, sa tâche est non seulement de sécher les larmes et la sueur, mais aussi d'extirper pour toujours les racines de la souffrance où qu'elles soient. .
La souffrance n'est pas divine en son essence, c'est pourquoi sa nature transitoire a un travail spécifique à remplir et peut être facilement vaincue si l'homme décide de poursuivre ses efforts pour atteindre la finalité légitime de sa vie.
Lorsque nous rencontrons l'obsession ou des êtres possédés, armons-nous d'amour pour réussir à briser les chaînes qui les lient à la souffrance et les aider à poursuivre la recherche du bonheur auquel ils aspirent. "

Voici donc un passage de ce livre où la jeune fille est subjuguée par un Esprit, sa famille a décidé de faire appel à un centre spirite

" Dans cette chambre d'hôpital se trouvaient 4 cas différents et c'est à travers eux que d'importants enseignements nous étaient donnés. La Justice Divine, présente partout, sans limitation de temps ou d'espace, nous rappelât que seul un cœur pur donne la paix de l'esprit nécessaire pour s'élever spirituellement. L'Esprit est le seul artisan de son bonheur et doit utiliser son discernement pour agir avec loyauté.
Plongé dans mes réflexions, je vis Bezzera approcher d'Esther et dire avec sympathie. " En fait l'objectif de notre visite dans cet hôpital est cette jeune fille que nous allons maintenant examiner. "
Nous fîmes un cercle autour d'elle et il continua d'expliquer :
" Contrairement aux cas que nous avons examinés auparavant, la cause de la folie d'Esther est une subjugation qui va la conduire à une schizophrénie irréversible si l'aide divine n'agit pas tout de suite "
" Dans les autres cas, l'obsession est une conséquence de la propre aliénation du patient. Ici, il s'agit d'un trouble psychique qui est le résultat de l'obsession. Beaucoup de raisons nous ont amenés jusqu'à son lit de souffrance : nombreuses sont les prières offertes par sa chère mère, les membres du groupe du Dr Alburquerque et nos amis de la Société Spirite de St-François d'Assise, sans oublier des médiums dévoués tels Jo&cuml;l et Rosangela. "
" Souvenons-nous que si la Loi Divine est une justice parfaite, elle n'exclut pas la pitié de Dieu, accessible à quiconque la demande par la prière. La prière est divine dans son essence. Des organismes spéciaux des sphères supérieures captent ses vibrations et les transforment en une réponse renvoyée au plan terrestre. Aucune demande d'aide ne reste sans réponse dans cet univers de vibrations et d'échanges continuels. Ceux qui demeurent dans la haine et dans la colère se connectent à des esprits chargés d'émotions semblables et établissent avec eux un lien solide. Ceux qui aiment avec amour et espoir s'approchent des sources puissantes de paix et d'harmonie qui favorisent l'optimisme et la santé. "
" Nous sommes parfois surpris de voir combien un être très fragile peut supporter d'angoisse et de souffrance sans broncher. Un autre résiste à des situations dramatiques et d'autres encore demeurent dans la paix, le cœur pourtant brisé. Prières et méditations leur apportent la force des Sphères Supérieurs ; ils se retirent en eux-mêmes et, en étendant leurs antennes psychiques, captent la réponse divine à leurs appels. Bien sûr ils souffrent car tous sont en train de racheter les fautes passées, mais ils refusent de se laisser aller au pessimisme et à la maladie, et où qu'ils se trouvent l'espoir brille en eux et la joie les emplit, confirmant leur communion avec Dieu. C'est pourquoi Jésus nous a enseigné de nous aimer les uns les autres, de prier les uns pour les autres et en particulier pour nos ennemis et ceux qui nous persécutent. La prière n'est pas seulement une aide pour ceux au nom de qui elle est offerte, mais également pour celui qui prie ; travaillant comme un interphone entre lui et les sources divines d'amour, elle établit un échange continuel. "
Bezerra fit silence quelques instants puis s'approcha d'Esther :
" Notre Esther n'est pas abandonnée ici, rien ni personne n'est jamais oublié. Il existe des éléments subtils qui travaillent au nom de Dieu, même s'ils ne sont pas sollicités. Il y a des âmes supérieures qui veillent, s'informent et écoutent, des travailleurs de la Bonté sans limites. "
"L'histoire d'Esther est très triste", continua Bezerra. " Dans une incarnation précédente, elle et son père furent associés dans des crimes graves. Maintenant, bien qu'elle soit dans un contexte différent, elle souffre des conséquences de ses actes passés. "
" Considérant les sources d'aide unies et les cœurs pleins de bonté qui utilisent leur propre développement spirituel pour intercéder en son nom, les plans karmiques vont être modifiés et il lui sera possible de réparer autrement qu'étranglée par la souffrance. "
" La loi exige que le transgresseur rachète sa faute, mais elle ne désire pas qu'il soit torturé. Le Seigneur, en réponse aux prières, nous utilise pour atteindre Esther "
" L'entité qui maintenant la tourmente n'est pas directement liée à sa vie actuelle. Il veut atteindre son père qu'il pense hait. Comme la conscience d'Esther est aussi endettée, elle souffre et fait souffrir son père et par la souffrance elle paie aussi pour les crimes qu'ils ont commis ensemble dans une vie passée. "
" L'entité trouve en elle des conditions karmiques en accord avec les siennes et peut donc l'utiliser. Sa médiumnité pourra devenir plus tard un instrument de développement, mais actuellement, par la loi des affinités, elle donne prise à l'entité.
" Examinons les clichés mentaux de son incarnation passée, enregistrés dans le centre coronal. Nous comprendrons mieux le problème afin de lui apporter une aide efficace. "
Nous nous rapprochâmes du centre coronal de la jeune fille endormie, pendant que le frère Melchiades aidait sa forme spirituelle gisant à côté de son corps. Son système psychosomatique subissait justement les mauvais traitements de son obsesseur. L'entité perturbée l'insultait par des paroles grossières et la frappât sans arrêt de ses poings. Immergée dans ses fluides épais, l'entité pouvait nous voir et lorsque, soudain, la victime échappa à ses yeux, elle se déchaîna. Le frère Melchiades dispersa doucement les fluides pesants qui oppressaient Esther en lui parlant gentiment. Bien qu'elle ne puisse comprendre ce qui arrivait, elle ressentit cette aide comme une sensation agréable de paix et de repos.
Grâce à l'anesthésie administrée par l'infirmière spirituelle, elle tomba dans un profond sommeil, reposant aussi son esprit.
"Nous ne pouvons chasser l'obsesseur maintenant ", dit Bezerra. " Nous avons besoin de la participation du père pour apaiser son ennemi, gagner son amitié et son respect et ensuite libérer Esther. "
Après une nouvelle pause il poursuivit :
" La première chose à faire pour l'aider est de tenter d'atténuer le flot de souvenirs désordonnés qui envahissent son esprit conscient et qui sont la conséquence du processus de subjugation auquel elle est soumise. Lorsqu'elle échappe quelques instants à son obsesseur, son esprit perturbé revit des souvenirs pénibles dans un tourbillon qui la trouble ; son psychisme, dans une confusion totale, mêle les souvenirs présents et passés et toute pensée logique lui est impossible. Observons le processus. "
A nouveau nous nous concentrâmes sur les centres spirituels de la mémoire de la jeune fille. Des images vivantes commencèrent à apparaître comme si nous étions transportés sur les lieux mêmes des événements passés. Je fus pris par surprise et sur le point de poser des questions lorsque j'entendis par télépathie Bezerra m'avertir de me concentrer sur le phénomène et d'abandonner ma curiosité.

Et voici ce que nous vîmes dans son esprit, comme si un film se déroulait devant nos yeux.
C'était la nuit, dans le salon d'une maison luxueuse, une jeune femme très belle conversait avec un prêtre à l'allure sévère, au visage émacié, qui semblait poli et rusé. Ils élaboraient un plan pour s'approprier les biens d'une dame mourante qui souhaitait léguer sa fortune à une autre personne. La jeune femme ambitieuse usait de tous ses charmes sur le prêtre pour le gagner à sa cause. Elle lui disait qu'elle ne consentirait à poursuivre leur aventure amoureuse que lorsqu'elle aurait la possession légale de cette fortune. Il était visible qu'elle le méprisait, mais l'homme, profondément amoureux, ne semblait pas s'apercevoir de l'usage criminel qu'elle faisait de lui. Subitement d'autres scènes violentes suivirent. On vit la jeune femme, plus âgée et agressive, tourmentée par des entités spirituelles inférieures. Le prêtre était habillé en monseigneur, un titre qui semblait flatter grandement sa vanité. Ils paraissaient toujours liés l'un à l'autre. Nous pouvions aussi percevoir qu'elle se trouvait dans un état de frustration désespéré en dépit de toute la fortune amassée. Puis les scènes reparurent et disparurent aussitôt dans un tourbillon, laissant des impressions incertaines mais troublantes.
Nous sommes revenus alors à l'environnement physique de la chambre d'hôpital.
"Nous avons vu quelles sont les raisons de ses troubles actuels " conclut Bezerra. "Nous reviendrons demain avec Jo&cuml;l en projection astrale pour aider Esther et son père. Notre travail ainsi commencé, nous le poursuivrons par des séances de sauvetage où nous amènerons notre infortuné frère, l'obsesseur. "
" Tout problème d'obsession a ses caractéristiques propres et demande un traitement spécifique. Les racines sont toujours dans les profondeurs de l'esprit souffrant. Partons maintenant, cela suffit pour aujourd'hui. "
Le frère Melchiades ramena doucement l'esprit d'Esther près de son corps physique, tous deux reposant en paix. L'esprit obsesseur fut également aidé par les passes du frère Melchiades. Il se calma et bientôt s'endormit. Nous quittâmes l'hôpital maintenant enveloppé d'une nouvelle psychosphère. Les prières d'intercession avaient apporté une aide inappréciable au nom de Jésus notre Seigneur, le Grand Guérisseur, et cela avait suffi pour renouveler toute l'atmosphère.