La passe magnétique, outil de guérison énergétique

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La passe magnétique, outil de guérison énergétique

Ce mois-ci, nous vous présentons un livre La passe magnétique, outil de guérison énergétique. L'auteur, Marlène Nobre, médecin gynécologue à la retraite, spécialisée dans la prévention du cancer, est aussi, la présidente de l'AIMES (Association Internationale de Médecins Spirites) et c'est dans ce cadre qu'elle est venue à Lyon, le week-end du 18 et 19 octobre 2014, pour le 7ème Congrès de Médecine et Spiritualité. D’une grande gentillesse et d’un abord très agréable, Madame Nobre est un véritable « puits de science » dans le domaine médical et spirite. Avec son éternel sourire, elle est toujours prête à partager ses connaissances. Son court passage parmi nous, nous a donné à tous, l'envie de lire (ou de relire) ses livres afin de profiter plus encore de ses grandes connaissances.

 Marlène Nobre

Introduction

En se référant au livre Le Consolateur de Chico Xavier, Marlène Nobre nous explique, avec les mots de l’Esprit Emmanuel, la définition des passes magnétiques : « De même que la transfusion sanguine apporte un renouvellement des forces physiques, la passe est une transmission d’énergies psychiques, à la différence près que les ressources biologiques sont issues d’un réservoir limité alors que les éléments psychiques le sont d’un réservoir illimité de forces spirituelles. »
Cette affirmation se retrouvait également dans L’Évangile selon le Spiritisme d’Allan Kardec au chapitre XIX, où il nous disait : « Le magnétisme est l’une des plus grandes preuves de la puissance de la foi mise en action. C’est par la foi qu’il guérit et produit ces phénomènes étranges qui, jadis, étaient qualifiés de miracles. »

Chapitre 3 - Les fluides en mouvement

Mme Nobre, en citant des passages de La Genèse d'Allan Kardec, nous prévient de l’impact de la pensée sur les fluides : « Celui qui pense, produit une énergie par cette pensée (…) Les fluides que nous produisons portent notre marque (…), les fluides étant le véhicule de la pensée, celle-ci agit sur les fluides comme le son agit sur l’air ; ils nous apportent la pensée comme l’air nous apporte le son. On peut donc dire, en toute vérité, qu’il y a dans ces fluides des ondes et des rayons de pensées »
Cette explication nous fait réfléchir sur l’importance des fluides que nous produisons, notamment ceux qui se consacrent au don fluidique. Elle ajoute : « Il y a donc une loi fondamentale des fluides, basée sur l’attraction et la répulsion, relevant de la syntonie et de la dystonie. Toutefois, quel que soit le type de transmission fluidique, c’est la pensée qui est déterminante. »

Chapitre 4 - Pensée, volonté et action magnétique

L’auteur nous explique la raison pour laquelle, à chaque début de réunion, le président de séance demande aux médiums de chasser leurs pensées afin de mieux appeler les fluides de la médiumnité : « La pensée est créatrice. Elle n’agit pas seulement autour de nous, influençant nos semblables en bien ou en mal ; elle agit surtout en nous. Elle génère nos paroles, nos actions et, par elle, nous construisons chaque jour l’édifice grandiose ou misérable de notre vie, présente et à venir. Nous façonnons notre âme et son enveloppe par nos pensées ; celles-ci produisent des formes, des images qui s’impriment dans la matière subtile dont le corps fluidique est composé[1] . »
En citant Chico Xavier dans Evolution des deux mondes, elle rajoute : « Par un effet d’accumulation, la pensée peut se convertir en fluide pénalisant ou libérateur. »
Puis, elle nous explique que : « Le magnétiseur (le médium en général) doit prendre conscience de l’importance de sa pensée car le fluide magnétique qui lui est propre et qu’il transmet (…) est imprégné par la qualité de ses propres pensées. (…) La nature de la pensée est liée aux sentiments. (…) Par conséquent, le travail de guérison naît toujours des profondeurs du cœur et doit être nourri de foi et d’un amour pur. Le bénéficiaire de passes magnétiques doit, lui aussi, pendre conscience de l’importance de la pensée et être mis en garde à ce sujet. »
En somme, au cours de passes magnétiques, des fluides sont mobilisés par les pensées, qui s’expriment en ondes électromagnétiques propres à chaque être, qu’il soit incarné ou désincarné. Chico Xavier dans Entre la terre et le ciel, le souligne : « Ainsi, autant les magnétiseurs (médiums) que les bénéficiaires doivent se souvenir que leurs exemples, manières, gestes et paroles génèrent des idées, qui comme des vagues créatrices vont et viennent, partant d’eux vers les autres et revenant des autres vers eux ; elles portent la qualité du sentiment qui les imprègnent, pouvant élever vers la victoire ou les conduire à la ruine. »

Chapitre 5 - L’eau, un excellent fluide conducteur

Marlène Nobre se réfère aux travaux du Dr Emoto. Ses conclusions viennent confirmer les mots de Lisias dans le livre Nosso Lar de Chico Xavier : « L’eau est un excellent conducteur de pensées, de paroles et des actes ».
Ainsi, lorsque l’eau est exposée à des mots ou à des pensées positives telles que merci, amour, paix etc. ou à une musique douce, le Dr Emoto a noté la présence de magnifiques cristaux bien structurés, nommés clusters. Si au contraire, des pensées ou mots négatifs comme je vais te tuer, étaient prononcés les cristaux étaient repoussants.
En raison du taux élevé d’eau dans la composition de l’organisme physique, on peut mieux évaluer la répercussion des fluides sur lui. Elle peut être bénéfique ou nocive. Ces recherches viennent renforcer et encourager la pratique courante des centres spirites d’offrir de l’eau énergétisée aux bénéficiaires de passes magnétiques. Ces deux éléments passes magnétiques plus eau magnétisée constituent ce que l’on appelle la fluidothérapie.

Chapitre 7 - Le périsprit et l’aura

Le périsprit est l’enveloppe subtile de l’Esprit qui lui sert d’intermédiaire pour agir sur la matière physique ou dans le plan où il se trouve. La nature de l’enveloppe fluidique est toujours en rapport avec le degré d’évolution morale de l’Esprit. Dans la Genèse, Allan Kardec nous le rappelle : « Chez beaucoup de désincarnés, le périsprit est si grossier qu’ils le confondent avec leur corps charnel, et pour cette raison, ils se croient toujours vivant … »
Il varie donc en conformité avec son évolution. Par son poids spécifique, il détermine le lieu où nous allons habiter après la mort physique. Le périsprit exprime l’équilibre ou le déséquilibre de notre Esprit et transmet au corps physique l’état dans lequel il se trouve. Il reflète le genre de nos pensées intimes. Plus nous sommes proches de la sphère animale, plus le périsprit sera sombre.
Nous retenons donc avec Allan Kardec dans Les œuvres posthumes que : « Dans la mesure où nous nous élevons, au prix de nos propres efforts, notre enveloppe subtile l’exprimera par la beauté, l’harmonie et la lumière. Il n’est point renfermé dans les limites du corps comme dans une boîte ; par sa nature fluidique il est expansible ; il rayonne au-dehors et forme autour du corps une sorte d’atmosphère que la pensée et la force de la volonté peuvent étendre plus ou moins. D’où il suit que des personnes qui ne sont pas en contact corporellement, peuvent l’être par leur périsprit et se transmettre à leur insu leurs impression et quelquefois leurs pensées. »
Le périsprit se distingue de l’aura et ce n’est pas Edith Fiore dans Les Esprits possessifs qui nous contredit : « L’âme désincarnée ou incarnée, est entourée d’une aura, ou tunique de forces magnétiques, où circulent les radiations qui lui sont propres. Elle est en quelque sorte notre carte de visite (…) dans toute communication avec les Esprits. Par notre aura, nous sommes vus, connus et examinés par les intelligences supérieures. L’aura est pour la santé émotionnelle, mentale et spirituelle d’une personne ce qu’est le système immunitaire pour le corps physique (…) de même qu’un système immunitaire affaibli laisse l’individu vulnérable aux maladies et infections, une aura affaiblie nous rend vulnérables à l’invasion par des Esprits. »

Chapitre 11 - Processus de guérison

Mme Nobre cite Allan Kardec qui attire notre attention sur la nécessité de sortir du cercle étroit de la matière et d’appliquer de nouvelles thérapies qui tiennent compte de l’être humain dans son intégralité, corps-psyché-Esprit. Il nous rappelle que le fluide universel est l’élément primitif qui entre dans la composition aussi bien du corps spirituel que du corps physique parce qu’il fait partie de la nature de ces enveloppes. Ce fluide condensé dans le périsprit, peut fournir des principes réparateurs au corps : « L’agent propulseur est l’Esprit, incarné ou désincarné, qui infiltre dans un corps détérioré une partie de la substance de son enveloppe fluidique. La guérison s’opère par la substitution d’une molécule malade par une molécule saine. »
Dans la Revue Spirite de mars 1868, Allan Kardec résume ce qu’il entend par les trois branches de l’art de guérir : « Il s’agit de réparer un désordre organique par l’introduction, dans l’économie, de matériaux sains substitués à des matériaux détériorés. Ces matériaux sains peuvent être fournis par les médicaments ordinaires en nature ; par ces mêmes médicaments à l’état de division homéopathique enfin par le fluide magnétique, qui n’est autre que la matière spiritualisée. » Par ailleurs, il nous précise que l’indication de chacun de ces trois moyens de guérir, doit se faire à bon escient pour obtenir plus de succès dans le processus de guérison.
Toujours dans ce document, il aborde les guérisons instantanées : « Certaines affections, même très graves et passées à l’état chronique, n’ont point pour cause première l’altération des molécules organiques, mais la présence d’un mauvais fluide qui les désagrège et en trouble l’économie. (…) Pour obtenir la guérison, ce n’est pas des molécules détériorées qu’il faut remplacer, mais un corps étranger qu’il faut expulser. (…) A la matière, on peut opposer la matière mais à un fluide mauvais, il faut opposer un fluide meilleur et plus puissant. (…) »
Il est évident qu’entre ces deux extrêmes, il y a des nuances infinies. Ce sont les innombrables cas où les deux causes agissent simultanément à des degrés divers.

Chapitre 14 - Comment circulent les forces radiantes du donneur ?

Tout d’abord, il faut qu’il y ait le consentement de la part du magnétiseur quant au travail à faire. Étant donné que les pensées sont produites par le corps mental sous l’influence directe de l’âme par des réflexions profondes de l’inconscient, il est naturel que l’Esprit du magnétiseur soit appelé en premier pour le don d’énergie. Ainsi, Chico Xavier, Dans les domaines de la médiumnité, nous le rappelle : « Nous ne pouvons pas sous-estimer l’importance de l’Esprit. La pensée a une influence décisive sur le don de principes guérisseurs. Si la pensée n’est pas éclairée par la foi et par la bonne volonté, le médium ne réussirait pas à établir le lien avec les Esprits amis qui agissent sur ces bases. »
Les pensées sont rassemblées dans le centre coronal, qui est lié à la glande pinéale (épiphyse) et au thalamus. Ce dernier a pour fonction de distribuer toutes les pensées produites à toutes les régions du système nerveux. (…) A partir de cette connexion mentale avec le guide, le magnétiseur commence à irradier du fluide par ses mains qui se présente visuellement sous la forme d’étincelles lumineuses qui sont transmises aux malades qui les captent à travers le halo vital d’abord et surtout par la tête puis ailleurs s’il y a besoin. Dans le travail de passe magnétique, un lien subtil s’établit entre le donneur, le receveur et bien sûr avec les Esprits de lumière qui les aident dans l’activité constructive fondée sur la prière, la foi. En fin de compte, c’est le malade lui-même qui se guérit, ainsi il doit concentrer ses forces pour restaurer les milliards de cellules. Toute guérison est une auto-guérison.

Chapitre 18 - Comment appliquer les passes magnétiques ?

Marlène Nobre insiste sur le fait que les gestes des magnétiseurs importent peu dans la transmission du fluide magnétique car ce sont les guides spirituels qui orientent le travail de guérison.
Quand il s’agit du fluide mixte : humain-spirituel, comme c’est le cas dans la plupart des centres spirites, c’est l’équipe de l’au-delà qui dirige et utilise les énergies radiantes vers les patients. Emmanuel y répond clairement dans Le Consolateur : « Les passes doivent suivre le procédé qui fournit le taux le plus élevé de confiance, tant du donneur que du receveur. Nous relevons toutefois que les passes sont la transmission d’une force spirituelle et psychique qui exclue tout contact physique dans son application. »
Lorsqu’une personne d’un centre spirite est désignée pour coopérer dans les passes magnétiques, elle s’étonne et pose souvent la question : « Suis-je donc apte à donner des passes magnétiques ? » Alexandre, dans Missionnaires de la lumière, nous éclaircit à ce sujet : « Tous peuvent aider dans un degré plus ou moins intense leur prochain, pourvu qu’ils aient la disposition fidèle de coopérer au service du prochain. Que ce soit tel ou tel autre collaborateur, il bénéficiera de la guidance d’entités sages et bienveillantes désignées par les autorités de notre plan qui orienteront indirectement le néophyte, en utilisant sa bonne volonté et en enrichissant sa propre valeur. »
Il incombe donc au médium de demeurer un outil approprié qui doit se convaincre par humilité, que : « Ce n’est pas moi qui guérit, c’est Dieu ! »
Il doit prendre conscience du fait que la médiumnité n’est pas un simple échange, c’est un processus d’auto-éducation dont le perfectionnement se produit à travers l’aide désintéressée accordée à son prochain. Toute tâche, pour grandir, exige que les travailleurs soient disposés à s’élever et personne n’évolue spirituellement sans être vigilant à ses pensées, paroles et actes. La force passe par nous, mais nous ne la contrôlons pas et elle ne nous appartient pas non plus. Cette image devrait être gravée dans notre mémoire.

Chapitre 21 - Qui est le receveur ?

François Deleuze, l’un des pionniers du magnétisme, dans Introduction pratique sur le magnétisme affirme que : « Dans le magnétisme, pour qu’un individu puisse agir sur l’autre, il doit y avoir une sympathie morale et physique entre les deux. La volonté est la première condition du magnétiseur. La deuxième condition est la foi du magnétiseur en sa capacité. La troisième, c’est le désir de faire le bien. »
Sans l’adhésion de la volonté du malade et l’établissement d’un lien de sympathie, tout effort sera pratiquement inutile. L’intensité de la volonté d’adhésion du patient sera déterminante pour le bénéfice du traitement. Ainsi, par les fluides reçus, des millions de cellules du périsprit du malade seront régénérées, et mécaniquement, l’amélioration des cellules du corps physique se fera jusqu’à l’équilibre de celui-ci.

Chapitre 22 - Passe magnétique et prière

Dans ce passage, l’auteur nous rappelle que dans toutes les situations, le magnétiseur doit chercher dans la prière la connexion avec les plans supérieurs. Ainsi, pour mettre en mouvement la force radiante au bénéfice de ceux qui en ont besoin, le magnétiseur doit cultiver la prière, de manière que celle-ci devienne un état naturel et permanent de son être intime.

Merci Madame Nobre pour tous ces enseignements.

[1]Léon Denis dans Le problème de l’être et de la destinée.