16 - Le fluide universel

**France**

Le Livre des Médiums paraît en 1861. Il est la suite logique du livre des Esprits. Il traite des conséquences pratiques de la théorie.
Dans la première partie, Allan Kardec passe en revue les notions préliminaires du monde spiritel : il traite de l'existence des Esprits, du surnaturel et du merveilleux, de la méthode de procéder avec les matérialistes et les sceptiques et terminie avec les systèmes.
La seconde partie parle des manifestations spirites. Elle est divisée en 32 chapitres pour parler de l'action des Esprits, des diverses formes de manifestations. Elle apporte des conseils pour la formation des médiums ainsi que toutes les questions que l'on peut adresser aux Esprits.
L'ouvrage se termine sur une série de communications reçues ainsi que du vocabulaire propre aux spirites.

 

Résumé de la planche

Au chapitre 4 de l'ouvrage, on aborde les manifestations physiques comme les mouvements, les soulèvements et les bruits et Kardec rajoute :

« Du moment que l'on connaît la nature des Esprits, leur forme humaine, les propriétés semi-matérielles du périsprit, l'action mécanique qu'il peut avoir sur la matière ; que dans des faits d'apparition on a vu des mains fluidiques et même tangibles saisir des objets et les transporter, il était naturel de croire que l'Esprit se servait tout simplement de ses mains pour faire tourner la table, et qu'il la soulevait dans l'espace à force de bras. Mais alors, dans ce cas, quelle nécessité d'avoir un médium ? L'Esprit ne peut-il agir seul ? car le médium, qui pose le plus souvent ses mains en sens contraire du mouvement, ou même qui ne les pose pas du tout, ne peut évidemment seconder l'Esprit par une action musculaire quelconque. Laissons d'abord parler les Esprits que nous avons interrogés à ce sujet.»

Planche

Le fluide universel

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Réflexion spirituelle

Pour aller plus loin, nous vous conseillons un passage dans le livre Dans l'invisible de Léon Denis, chapitre 4, la médiumnité :
«Le médium est l’indispensable agent à l’aide duquel se produisent les manifestations du monde invisible. Participant à la fois, par son enveloppe fluidique à la vie de l’espace, par son corps physique à là vie terrestre, il est l’intermédiaire obligé entre les deux mondes.
L’étude de la médiumnité est donc étroitement liée à tous les problèmes du spiritisme ; elle en est la clef même. L’important, dans l’examen des phénomènes, est de distinguer la part qu’il faut attribuer à l’organisme et à la personnalité du médium et celle qui provient d’une intervention étrangère, puis de préciser la nature de cette intervention.
L’esprit, séparé par la mort de la matière grossière, ne peut plus agir sur celle-ci, ni se manifester dans le milieu humain, sans le secours d’une force, d’une énergie qu’il emprunte à l’organisme d’un être vivant. Toute personne susceptible de fournir, d’extérioriser cette force, est propre à jouer un rôle dans les manifestations physiques : déplacement d’objets sans contact, apports, coups frappés, tables tournantes, lévitations, matérialisations.»