La psychographie comme preuve juridique

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La psychographie comme preuve juridique

Ce mois-ci, nous vous présentons une étude sur La psychographie comme preuve juridique. Des témoignages du monde de l’au-delà ont marqué à vie un juge et changé le destin de trois hommes accusés d’assassinats, tel est le constat de ces interventions étonnantes. C’est donc suite à des messages donnés par le médium, Chico Xavier que la justice brésilienne a acquitté trois prévenus dans les années 1970 et 1980. Voyons les faits.

L’affaire Henrique Emmanuel Gregoris

 Henrique Emmanuel GregorisEn 1976, Henrique a 23 ans et comme tous les jeunes de sa région, il se déplace toujours avec son arme. Il doit rencontrer un homme d’affaires nommé Joâo Batista França. La rencontre a lieu dans un motel. Il y a des jeux, des femmes et de l’alcool. Au jeu de la roulette russe, on s’amuse avec l’arme d’Henrique que l’on pense décharger. Le coup part tuant Henrique et c’est Joâo Batista França qui a tiré. L'homme d'affaires est inculpé. Joâo Batista França

Dans plusieurs lettres psychographiées, Henrique explique que Joâo Batista França n’est pas coupable et qu’ils avaient agi avec insouciance. Il explique aussi que si Joâo est condamné, cela deviendra une entrave à son développement spirituel dans l’au-delà.
Le juge Orimar Bastos, revenant sur ces faits, explique un curieux évènement qui s’est passé en ce mois de juin 1976. Il était en train d’écrire le jugement, il frappait la troisième feuille et l’horloge indiquait 21 heures quand subitement, il tombe en transe. Le lendemain, il ne se souvient de rien mais il découvre six autres feuilles complétant les premières indiquant que l’accusé avait agi avec négligence et que l’on pouvait considérer l’acte comme un accident. Joâo Batista França sera acquitté.

 Le juge Orimar Bastos

L’affaire de Goiânia

 Mauricio Garcez HenriqueLa presse nationale et internationale suivit avec grand intérêt une affaire d'homicide qui se produisit à Goiânia, capitale de l'Etat de Goiás en 1976. Deux jeunes gens jouaient avec une arme à feu : José Divino Nunes et Mauricio Garcez Henrique. L'accident eut lieu au domicile du prévenu José Divino Nunes et le pistolet appartenait à son père. Mauricio Garcez Henrique, fut abattu par son ami qui ignorait totalement que le revolver était encore chargé d'une balle. Le jeune homme qui a fait feu fut inculpé et accusé de meurtre. Il n'y avait pas de témoin.
Dans plusieurs lettres psychographiées par le médium Chico Xavier et adressées à ses parents, la victime déclara que son ami était innocent, qu'il s'agissait d'un accident et qu'il ne fallait pas blâmer son ami. Les parents de la victime comparèrent sa signature sur sa carte d'identité avec celle dans la lettre psychographiée et les considérèrent identiques. Les lettres contenaient aussi les noms de certains membres de la famille de la victime, tous inconnus du médium. José Divino Nunes
Au Brésil, les délits d'homicide sont jugés par une cour correctionnelle avec jury. Le magistrat Orimar de Bastos fonda sa décision d’après les lettres qui avaient été psychographiées. Il conclut qu'il n'y avait pas eu de préméditation. Dans un second temps, il analysa l'hypothèse de la négligence et parvint à la conclusion que l'accusé ne pouvait pas non plus être considéré coupable puisque l'accident avait été imprévisible. Il soumit sa décision à l'appréciation de la cour, le bureau du procureur général faisant appel contre l'acquittement. La cour de cassation renvoya le prévenu devant une cour d'assises. Un nouvel appel interjeté par le procureur général fut rejeté et l'acquittement fut prononcé.
Voici le témoignage du père de la victime : « Je ne pensais pas que je pouvais obtenir une lettre de mon fils Mauricio. Elle est arrivée le 27 mai 1978 soit deux ans et 19 jours après sa mort. Dans cette lettre, Maurice décrivait la scène dans laquelle il a été tué par un coup de feu tiré par son meilleur ami, José Divino. Il a demandé que son ami ne soit pas blâmé pour cette tragédie. Je ressentais pour lui de la colère comme celle que l’on a lorsque l’on a perdu son bien le plus précieux, là, c’était mon fils. Ce message était très douloureux pour moi mais grâce au travail de Chico Xavier, j’ai ressenti plusieurs changements intimes. En rétablissant la communication avec mon fils mort, je pouvais soutenir l'acquittement de José et j’en suis venu à croire en la vie après la mort. Maurice avait 15 ans et allait au collège avec son ami José. »

L’affaire Gleide Dutra de Deus

 Mme Gleide Dutra de DeusDans les années 1980, Mme Gleide Dutra de Deus, ancienne miss Campo Grande, capitale de l'Etat du Mato Grosso do Sul, fut tuée d'un coup de feu dans la nuque. Son mari, Joao Francisco de Deus, fut accusé du crime. Dans ce couple, on trouvait une belle femme dont le mari, extrêmement jaloux avait l’habitude de porter un révolver sur lui. Le prévenu disait que le coup de feu était accidentel. Cependant, avant de mourir la jeune femme avait dit à deux infirmières qu’il ne fallait pas blâmer son mari.
Le mari chercha un soutien spirituel du côté de Chico Xavier. Gleide, désincarnée, dicta à Chico un message affirmant l'innocence de son mari. La cour acquitta le prévenu, dans un premier jugement, à l'unanimité. Lors du second procès, le prévenu fut accusé de meurtre et condamné à un an de réclusion mais il y avait déjà prescription.

L’affaire Alencar Furtado Filho

En 1982, la justice pénale du Brésil a accepté comme preuve de témoignage un nouveau message psychographié par un médium. Durant cette période de troubles politiques, le gouvernement militaire cède le pouvoir. Alencar Furtado, politicien en vue de 26 ans est assassiné alors qu’il rentrait chez lui. Il garait sa voiture lorsqu’il fut abordé par un policier qui lui tira dessus. Celui-ci affirmait qu’il avait fait une erreur. Dans cette période difficile, on pensait qu’Alencar Furtado avait été exécuté sur ordre. Les manifestations politiques et les révélations de la presse faisaient penser que le procès se terminerait par la condamnation du policier.
Chico Xavier psychographia un message dicté par la victime. Elle affirmait que le coup de feu était accidentel. Le père de la victime examina le message et avoua qu'il venait bien de son fils. Le policier fut condamné à 8 ans et 20 jours alors qu’on imaginait qu’il aurait eu 30 ans de réclusion.

Conclusion

Si la psychographie apporta des preuves évidentes des identités des communicants, l’homme qu’était Chico Xavier avec sa droiture et sa simplicité sont aussi des éléments importants. Il est clair que la posture morale de Chico Xavier a pesé beaucoup dans les décisions.