Léon Denis : Christianisme et Spiritisme

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Biographie de Léon Denis

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Léon Denis est né à Foug le 1er janvier 1846. Il découvrit le Spiritisme à 16 ans à travers le « Livre des Esprits ». Après la guerre de 1870, il prit la décision d’instruire le peuple.
Orateur éloquent et chaleureux, il entreprit plus de 300 à conférences à travers la France et l’Europe. Salomon Jugie écrira : « Les privilégiés qui ont eu la douce joie d’entendre jaillir de ses lèvres une inspiration vers le ciel, n’oublieront jamais l’élan vers l’infini qui les faisait tressaillir. Il était bien de là-haut ! »
Ecrivain tout aussi éloquent, ses ouvrages seront traduits dans la plupart des langues et lus aux quatre coins du globe. En savoir plus...

Ses ouvrages sont :

  • Giovanna (1880)
  • Le pourquoi de la vie (1885)
  • Après la Mort (1889)
  • Christianisme et Spiritisme (1898)
  • L’au-delà et la survivance de l’être (1901)
  • Dans l’Invisible : Spiritisme et médiumnité (1903)
  • Le Problème de l’être et de la destinée (1905)
  • Jeanne d’Arc médium (1910)
  • La Grande Enigme (1911)
  • La Guerre et le monde invisible (1919)
  • Esprits et Médiums (1921)
  • Synthèse doctrinale et pratique du Spiritisme (1921)
  • Le Génie Celtique et le monde invisible (1927)

Commentaires du livre : Christianisme et Spiritisme

En août 1898, Léon Denis fait paraître son livre Christianisme et Spiritisme.
Nous savons ” dit l’auteur dans sa première préface, “ tout ce que la doctrine du Christ contient de sublime ; nous savons qu’elle est par excellence une doctrine d’amour, une religion de pitié, de miséricorde, de fraternité parmi les hommes. Mais est-ce bien cette doctrine qu’enseigne l’Eglise romaine ? La parole du Nazaréen nous a-t-elle été transmise pure et sans mélange, et l’interprétation que l’Eglise nous donne est-elle exempte de tout élément étranger et parasite ?
Tels sont les points que l’auteur se propose d’élucider en toute bonne foi.
L’ouvrage comprend quatre parties :
* Les vicissitudes de l’évangile ;
* La doctrine secrète du christianisme ;
* Relations avec les esprits des morts ;
* La nouvelle révélation.
Son étude impartiale ne tend qu’à jeter un peu de lumière dans une question d’un intérêt capital. Pourtant les attaques lui viennent du côté catholique et protestant. En exposant sa thèse, Léon Denis n’obéit à aucun calcul, il sert l’idée qu’il croit vraie. Du côté catholique on s’est mépris sur les intentions de l’auteur.
Pourtant il a expressément déclaré dès l’introduction : “ Ce n’est pas un sentiment d’hostilité ou de malveillance qui a dicté ces pages. De la malveillance, nous n’en avons aucune idée, pour aucune personne. Quelles que soient les erreurs ou les fautes de ceux qui se recommandent au nom de Jésus et de sa doctrine, ils ne peuvent diminuer le profond respect et la sincère admiration que nous avons pour la pensée du Christ.
Il écrit plus tard : “ Le christianisme porte en lui des éléments de progrès, des germes de vie sociale et de moralité qui, en se développant, peuvent produire de grandes choses, soyons donc chrétiens mais en nous élevant au-dessus des confessions diverses, jusqu’à la source pure d’où l’évangile est sortie. Le christianisme ne peut-être ni jésuite, ni janséniste, ni huguenot ; ses bras sont largement ouverts à toute l’humanité.
Si de telles paroles ne peuvent satisfaire, dans son ensemble, le clergé catholique ou protestant, elles sont susceptibles de rallier un grand nombre de chrétiens. Les journalistes de La Fronde et de La revue de la France Moderne sont favorables au livre.
Le Réformadeur écrit : “ Nous ne saurions donner au lecteur une idée, même affaiblie, de cet ouvrage extraordinaire, de la vigueur et de l’éloquence de ces pages où l’auteur a su déployer toute la lucidité de son âme de philosophe, de penseur et d’artistes et encore une fois le succès vient récompenser l’écrivain.


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