Enfant – Stéphanie – 19/06/2017

 

Bonjour, je lis avec attention les articles que vous faites paraître mais je ne trouve pas la réponse à ma question aussi je me permets de vous écrire. Je suis maman d’un petit Thomas qui est très drôle, c’est le soleil de ma vie. Maintenant, c’est un adolescent intéressant et il me pose beaucoup de questions sur son petit frère. J’ai eu un deuxième enfant qui est tombé malade lorsqu’il avait 6 ans. Nous avons traversé cette épreuve avec difficulté et Julien est parti si vite. Nous n’étions pas préparés à cela mais la foi en ma famille m’a aidé et nous avons surmonté notre peine pour continuer à vivre malgré la séparation. Que puis-je répondre à Thomas, son petit frère est-il dans la lumière ?

Bonjour,
Dans son ouvrage Les derniers instants de la vie, le Dr Elisabeth Kubler Ross affirme que la préparation à la mort doit commencer tôt dans nos vies et que nous devrions enseigner cela à nos enfants et à nos jeunes pour affronter la réalité de la mort avec plus de sérénité. Selon son expérience, les êtres humains préparés depuis tous petits, ne passent pas par toutes les étapes difficiles de la désincarnation s'ils sont atteints d'une maladie mortelle. Par le degré de maturité que certains enfants malades démontrent face à la mort, il est certain que le détachement se fait rapidement et qu’ils trouvent dans l’au-delà l’accueil qu’ils méritent. A l’heure d’aujourd’hui même si les trois quarts de l'humanité croient à la survie de l'âme, la plupart des croyants ne sont pas préparés pour la vie dans l'au-delà. C’est une question d'éducation et les parents, eux-mêmes, sont très peu préparés, et s'avèrent être des enseignants incompétents qui n'abordent le sujet que de manière fugace lorsque un membre de la famille ou un ami décède subitement.
Fraternellement,
Antoine