Fautes irrémissibles et Diable - Vanessa - 26/09/2004

 

Bonjour,
Quels genres de fautes sont irrémissibles. De plus le diable existe t'il ?

Bonjour,
Non le diable n’existe pas, mais c’est la manifestation des esprits inférieurs et moins évolués qui l’on fait prendre pour tel. Car le diable selon la définition qu’on lui donne, serait un être dévoué au mal ETERNELLEMENT mais aucun être n’est voué au mal éternellement. Dieu ayant la prescience de toutes choses, n'aurai pu laisser un être éternellement mauvais exister. Cela serait opposé aux attributs de Dieu ainsi qu’à la loi d’évolution omniprésente dans l’univers. L’âme, faisant partie intégrante de l’univers, elle n’échappe pas non plus à cette loi de progrès.
Nous sommes tous enfants de Dieu partant tous du même point en tant qu’ esprit simple et ignorant, vierge de tout, c’est à dire sans science, ni morale, d’égal à égal entre esprits. C’est ce qui justifie la notion de justice de Dieu qui donne à chacun le même potentiel au départ pour TOUS les êtres. Ainsi peu à peu en évoluant, l’être se développe et son imperfection, n’est simplement que la preuve évidente du chemin qu’il a à parcourir encore. Ainsi chacun pourra arriver au plus haut degrés de l’évolution, il suffit pour cela qu’il se donne la peine de travailler à son amélioration pour raccourcir ce temps jusqu’à la perfection.
Certains s’obstinent à traîner les pieds et aiment à se maintenir dans le mal, on les appelle communément esprits mauvais, inférieurs, légers. Ce ne sont simplement que les âmes des hommes une fois désincarnés.
La souffrance et le mal dans lequel ils vivent et qu’il entretiennent leurs servent de professeur. Usés par ce mal qui ne mène à rien et ne leur procure aucun bonheur en retour, leur conscience se développera, et petit à petit, à travers de longues vies successives, ils évolueront et se rapprocheront peu à peu d’une conscience plus haute. D’ autres, ayant plus vite intégré la notion d’amour et compris que la route du mal n’était pas la voie, évolueront d’une façon plus rapide, ils accéderont plus vite à l’état de bons esprits. Puis dégagés de toute matérialité, et arrivés à un degré absolue en science comme en morale, il deviendront ce que l’on appelle des esprits purs. Ils vivent alors d’un bonheur inaltérable, mais jamais dans l’inactivité.
Il faut donc bien comprendre que ces esprits purs ou mauvais ont tous la même origine, ils ont tous pris une direction différente en science et en morale, à des rythmes d’évolution différents, mais tous arriveront un jour à la perfection. C’est ce qui donne cette diversité qu’est l’humanité, une des étapes de transition vers la perfection.
Dieu a voulu qu’il en soit ainsi, car il porte le plus grande amour et le plus grand respect envers les êtres qu’il a créés et leur laisse le libre arbitre d’avancer à leur rythme, tout en les aidant des bons esprits qui nous entourent et qui contribuent à nous pousser sur le chemin du bien. L’utilité de la prière et d’une confiance totale en Dieu et de ses messagers prend alors tout son sens. Nous voyons qu’il n’y a aucun diable dans tout cela.
Concernant les fautes irrémissibles : non, il n’y a pas de type de faute auquel il n’y a pas de pardon, si on est profondément sincère et prêt au repentir. Car Dieu tient compte des fautes selon le degré d’évolution où l’on se place. La faute est dépendante de la conscience que l’on a de l’acte engendré. Dieu pardonne car il aime d’une façon infinie, mais cela n’empêche pas pour autant qu’il faudra réparer ces fautes. En premier, c’est par le repentir totalement sincère (car Dieu ayant accès à tout, on ne peut rien lui cacher). Ensuite viens la réparation par l’expiation, en s’incarnant et en subissant les épreuves de la vie qui effacent nos actes négatifs, qui nous corrigent et nous ouvrent les portes de l’avenir en nous enrichissant de nouvelles conceptions en connaissances et en moralité. Le mal n'est réparé que par le bien. Car c’est par la réparation, que notre conscience s’éclaire sur ce que l’on faisait mal, et nous permet donc d’évoluer en intelligence et de mieux comprendre ainsi progressivement la morale du bien comme une loi évidente et naturelle. Car une faute qui serait pardonnée sans que la personne n’ait pu comprendre comme la corriger, ni ne puisse l’aider à progresser, serait sans but, ni sens et la couperait de la possibilité d’évoluer en intelligence. L’amour de Dieu envers ses enfants est bien supérieur à cela.
Je vous conseille de lire «le Livre des Esprits» d’Allan Kardec. Toutes les bases s’y trouvent pour une meilleur compréhension de tous ces thèmes.
Fraternellement
Christophe.