Superstition – Monique – 20/04/2018

 

Bonjour,
En rangeant ma maison et en triant les affaires à jeter, je suis tombée sur un vieux carton contenant des portes bonheurs, des livres explicatifs sur tous ces objets et des livres sur la chance. Plus jeune, j’ai eu une période où j’étais très superstitieuse et ma vie était gérée par tout un tas de rituels, tournant presque à la névrose obsessionnelle. J’espérais que ces objets, que tout ces rituels seraient susceptibles d’améliorer ma vie. Mais, ma vie n’ayant pas vraiment changé, j’avais tout laissé tomber. Bien que je trouve ces objets et ces superstitions maintenant ridicules, j’ai eu du mal à jeter ce carton. Beaucoup de superstitions sont encore très encrées dans l’esprit humain, comme le nombre 13, exploité par la Française des jeux qui augmente ces gains les fameux vendredis 13, nombre qui reboute certains qui s’arrangent pour ne jamais être 13 à table. Pouvez-vous me dire si ces superstitions, ces rituels et ces objets ont réellement un pouvoir ?

Bonjour,
Force est de constater qu’il y a très peu monde qui n’ait aucune superstitions. Nous pouvons les classer dans deux catégories, les superstitions qui sont personnelles et liées à notre propre histoire et les superstitions liées à nos coutumes dont le fameux nombre 13 fait parti.
Il est facile de se créer des superstitions personnelles liées à notre propre histoire. Un objet, un chiffre, une couleur, associés un jour, à une situation heureuse peuvent devenir un porte bonheur ou associés à une situation difficile peuvent devenir quelque chose que l’on bannît, que l’on évite à tout prix engendrant des rituels. Les rituels commencent dès notre plus jeune âge. Le « doudou », par exemple, que presque tout le monde a eu à l’enfance, utilisé comme objet transitionnel par l’enfant, le soulage de ses angoisses et le rassure. Il y a autour de lui, tout un rituel. Ces rituels qui rassurent et qui nous permettent d’évacuer des angoisses n’ont rien de mauvais à condition qu’ils ne nous fassent pas perdre toute objectivité, prêtant à des faits, des événements ou des objets, des pouvoirs surnaturels ou une force particulière. Ceux qui perdent toute objectivité deviennent complètement dépendant de ces rituels, ils n’ont plus le sentiment de pouvoir agir sur leur vie sans passer par ces objets transitionnels. De cette dépendance aux rituels, vient une peur constante de ne pas pouvoir les réaliser correctement ce qui impliquerait l’arrivée d’un malheur.
Les superstitions liées aux coutumes, très courantes, varient d’un pays à un autre et peuvent même être opposées. Le nombre 13 cité plus haut est considéré comme portant malheur en France, mais bonheur en Italie, pour eux c’est le nombre 17 qui porte malheur. Quand nous considérons l’histoire de ces superstitions et comment nous y sommes arrivés, nous voyons à quel point elles sont ridicules. Par exemple, se lever du pied gauche, pour les superstitieux c’est signe d’un malheur dans la journée ou d’une journée qui promet d’être exécrable. Ils évitent à tout prix de se lever de ce pied. La mauvaise réputation qui entoure en général la gauche s’explique par son origine. L’adjectif latin «sinister» a donné le mot «senestre» (ancien français pour gauche) ainsi que le mot «sinistre», synonyme de funeste et de dégâts. Plus de peur à avoir de se lever du pied gauche.
Le seul vrai bonheur se trouve en ayant un cœur toujours porté à l’harmonie, à l’humilité et à l’amour dans l’accomplissement intégral des desseins de Dieu.
Vous pouvez lire le bulletin numéro 64, sous le titre « Croyances et superstition », consultable sur notre site à cette adresse http://www.cslak.fr/bibliotheque/bulletins-du-centre-journaux-trimestriels/1728-bulletin-64b. Vous y trouverez plus de détails.
Fraternellement,
Stéphane