Prémonitions - Pierre - 25/09/2005

Bonjour,
Je suis capable de voir ce que les gens deviennent à court et à long terme. Je parler à n"importe qui cinq petites minutes et savoir ce que cette personne fera dans 30 ans. Je ne me suis jamais trompé en 34 ans. Je souffre tous les jours car je ne peux cependant voir ce qu'il adviendra de ma propre vie.

Bonjour,
Vous pouvez remercier de ne pas avoir ce genre de confidence qui peut que vous « pourrir » la vie, voici un exemple tiré de l’ouvrage d’Ernest Bozzano : « les phénomènes prémonitoires » qui peut être vous amènera à une autre conclusion.
« Il s'agit du cas rapporté par le Dr Liébeault dans l'ouvrage : Thérapeutique suggestive (p. 282) ; le nom de l'illustre savant confère au récit une immense valeur. Voici ce qu'il écrit.
7 janvier 1886. Est venu me consulter aujourd'hui, à quatre heures après-midi, M. S. de Ch... pour un état nerveux sans gravité. M. de Ch... a des préoccupations d'esprit à propos d'un procès pendant et des choses qui suivent :
En 1879, le 26 décembre, se promenant dans une rue de Paris, il vit écrit sur une porte : « Mme Lenormand, nécromancienne. » Piqué par une curiosité irréfléchie, il entra.
Mme Lenormand regardant la face palmaire de l'une de ses mains, lui dit : « Vous perdrez votre père dans un an, jour pour jour. Bientôt, vous serez soldat (il avait alors dix-neuf ans) mais vous n'y resterez pas longtemps. Vous vous marierez jeune ; il vous naîtra deux enfants, et vous mourrez à vingt-six ans. Cette stupéfiante prophétie, que M. de Ch... confia à des amis et à quelques-uns des siens, il ne la prit pas d'abord au sérieux ; mais son père étant mort le 27 décembre 1880, après une courte maladie et juste un an après l'entrevue avec la nécromancienne, ce malheur refroidit quelque peu son incrédulité. Et lorsqu'il devint soldat, seulement sept mois : lorsque marié peu après il fut devenu père de deux enfants et qu'il fut sur le point d'atteindre vingt-six ans, ébranlé définitivement par la peur, il crut qu'il n'avait plus que quelques jours à vivre. Ce fut alors qu'il vint me demander s'il ne me serait pas possible de conjurer le sort. Car, pensait-il, les quatre premiers événements de la prédiction s'étant accomplis, le cinquième devait fatalement se réaliser.
Le jour même et les jours suivants, je tentai de mettre M. de Ch... dans le sommeil profond, afin de dissiper la noire obsession gravée dans son esprit : celle de sa mort prochaine, mort qu'il s'imaginait devoir arriver le 4 février, jour anniversaire de sa naissance, bien que Mme Lenormand ne lui eût rien précisé sous ce rapport. Je ne pus produire sur ce jeune homme même le sommeil le plus léger, tant il était fortement agité.
Cependant, comme il était urgent de lui enlever la conviction qu'il devait bientôt succomber, conviction dangereuse, car on a souvent vu des prévisions de ce genre s'accomplir à la lettre par auto-suggestion, je changeai de manière d'agir, et je lui proposai de consulter l'un de mes somnambules, un vieillard, appelé le prophète, parce qu'il avait annoncé l'époque précise de sa guérison pour des rhumatismes articulaires remontant à quatre années, et l'époque même de la guérison de sa fille. M. de Ch.... accepta ma proposition avec avidité et ne manqua pas de se rendre exactement au rendez-vous, Entré en rapport avec ce somnambule, ses premières paroles furent : « Quand mourrai-je ? »
Le dormeur expérimenté soupçonnant le trouble de ce jeune homme, lui répondit, après l'avoir fait attendre « Vous mourrez... vous mourrez... dans quarante et un ans. » L'effet causé par ces paroles fut merveilleux. Immédiatement le consultant redevint gai, expansif et plein d'espoir ; et quand il eut franchi le 4 février, ce jour tant redouté par lui, il se crut sauvé. Ce fut alors que quelques-uns de ceux qui avaient entendu parler de cette poignante histoire s'accordèrent pour conclure qu'il n'y avait eu rien là de vrai ; que c'était par une suggestion post-hypnotique que ce jeune homme avait conçu ce récit imaginaire. Paroles en l'air ! Le sort en était jeté, il devait mourir. Je ne pensais plus à rien de cela lorsque, au commencement d'octobre, je reçus une lettre de faire-part, par laquelle j'appris que mon malheureux client venait de succomber le 30 septembre 1886, dans sa vingt-septième année ; c'est-à-dire à l'âge de vingt-six ans, ainsi que Mme Lenormand l'avait prédit.
Et pour qu'il ne soit pas supposé qu'il y eut là quelque erreur de ma part, je conserve cette lettre comme mon registre : ce sont là deux témoignages écrits indéniables ».
Je vous laisse à la réflexion et si la divine providence ne vous permet pas d’avoir de réponse, il y a sûrement une raison profonde.
Fraternellement,
Catherine