Les fêtes

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Les fêtes

Ce mois-ci, nous vous parlons de fêtes Que dit le spiritisme sur le sujet ? Au Brésil, il y a le carnaval qui dure quatre jours, une fête nationale dont les préparatifs prennent des mois ; Venise a aussi le sien. Une multitude de fêtes existent ; c’est une période de réjouissance collective destinée à célébrer quelque chose ou quelqu'un. Limitée dans le temps, la plupart des fêtes publiques occidentales sont d'origine chrétienne ou des fêtes plus anciennes que le christianisme a assimilées.

Oscillant entre le rituel et l'anarchie, la fête est plutôt une parenthèse à l'intérieur de l'existence sociale. Elle est liée avec l'art, la danse, le jeu. Elle est ce temps où la spontanéité est non seulement permise mais obligatoire. Une proximité physique va de pair avec une certaine ambiance fusionnelle. Si la fête proscrit les attitudes réellement agressives, elle n'est pas non plus l'occasion de nouer des liens profonds d'amitié par le dialogue. L'individu lui-même, libéré de son rôle social, est davantage sommé de s'étourdir et de se fondre plutôt que de s'exprimer.

Un brassage d’idées, d’envies et de découvertes mais pas seulement…

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Dans une fête, nous vivons donc dans une constante relation d’échanges. Nous nous connectons à d’autres qui, parfois, ne sont pas semblables, à nous, par leurs pensées, leurs goûts ou leurs actes. Sans que nous nous en apercevions, nous sommes également accompagnés d’une nuée de témoins invisibles, Esprits familiers, Esprits aimant la fête et qui recherchent eux aussi le contact.
Si le spiritisme ne condamne pas les fêtes mais il n’en stimule leurs multiplications.
Car suivant le type de fêtes, nous pouvons être entraînés vers toutes sortes d’excès comme la drogue ou les abus sexuels. Ici, encore l’action des Esprits inférieurs est importante. Ils s’alimentent de fluides lourds et se chargent de créer des déséquilibres dans une ambiance vibratoire très basse. Ils sont en quête de sensations, de sensualité et de plaisirs. Ils sont dans l’ici et maintenant et se délectent dans les échanges de fluides matérielles très lourds mais cependant imperceptibles à la majorité des incarnés. Ils vivent à travers eux les mêmes jouissances du moment.

Qu’en pense le médium Divaldo ? Quels sont les conseils qu’il peut recevoir ?

Voici un texte dicté au médium Divaldo Franco, au sujet du carnaval, si présent dans son beau pays :
« Voilà, le carnaval qui arrive avec tous ses bruits et ses passions primaires annonçant joie et bonheur, le bonheur illusoire de l’ivresse des sens. Face à la misère qui grandit la capacité de détruire les masses au côté de la violence voluptueuse et destructrice, nous devons nous souvenir de l’impérieuse Rome, quand le cirque existait, grâce à la générosité du tyran qui gouvernait. Il anesthésiait les plus malheureux avec le célèbre Panem et Circenses : « Du pain et des jeux ». La situation actuelle est bien pire par ce qu’elle propose. La fête est maintenant bien plus étendue, elle n’est jamais gratuite et elle est toujours liée à des intérêts commerciaux.
Enivrée, la multitude participe au dérèglement des sens et s’oriente vers l’arrogance de ces quelques jours de folies et de plaisirs pour rétrograder ensuite. C’est le carnaval, qui d’une certaine façon, continue à dominer ceux qui préfèrent l’illusion. Il éloigne furtivement la réalité quotidienne et recule l’affrontement de la conquête des valeurs du bonheur.
Certaines villes de notre pays, compte tenu des défis à relever et des souffrances à soulager, sont en train de modifier les coûts du carnaval, avec l’agrément général. Il s’agit d’une dépense financière importante et quand on regarde les retards de paiement des salaires des fonctionnaires, l’état des hôpitaux et celui des écoles, on pense qu’il y a sûrement des choses plus importantes à faire. Mais devant le mécontentement et les reproches de nombreux fêtards, on préfère encore laisser les enfants dans la souffrance, voir même négliger l’éducation assurée par les pouvoirs publics.
En fin de compte, nous n’avons rien contre le carnaval, cette période a presque une finalité thérapeutique… Néanmoins, il convient de rappeler qu’il métamorphose les joies et les fêtes en libertinage excessif et l’usage, important et presque officiel, de drogues additives ne cesse de grandir. Il permet de se noyer dans de nouvelles turpitudes émotionnelles, dans des amours falsifiés et des journées fugaces pour se dérober aux griffes acerbes du travail et de l’affrontement à l’existence.
L’être humain doit rechercher la finalité de son existence, trouver une signification psychologique à tout cela. Il doit réfléchir sur la brièveté de la vie terrestre durant laquelle il apprend par le travail à surmonter les souffrances et les inévitables contrariétés du quotidien. Il lui appartient donc de plonger avec rapidité en ce qui tient lieu de joies et de choisir ceux qui lui apportent plénitude et qui ont une durée authentique.
Le discernement doit être développé pour ne pas se laisser abuser par un soi-disant quart d’heure de projecteurs auquel la majorité humaine aspire. Elle se perd ensuite dans des frustrations et des rêves lourds et cauchemardesques.
L’Esprit humain est destiné au bien, à la conquête de l’harmonie, de la beauté, de la santé et de la fraternité dans son sens le plus juste. »