le suicide, la négation de la loi d'amour

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le suicide

Ce mois-ci, nous vous présentons une réflexion sur le suicide d'après un texte de Jorge Hessen. Le suicide est la négation de la loi d'amour. Celui qui s'ôte la vie pour échapper à la honte d'une mauvaise action, prouve qu'il tient plus à l'estime des hommes qu'à celle de Dieu, car il va rentrer dans la vie spirituelle chargé de ses iniquités et il s'est ôté les moyens de les réparer pendant la vie. Dieu est souvent moins inexorable que les hommes ; il pardonne au repentir sincère et nous tient compte de la réparation ; le suicide ne répare rien.

Sur la Terre, le nombre de suicides est terrifiant et se trouve présent dans toutes les cultures. Ses causes originelles sont nombreuses et complexes. Certains voient même le suicide comme étant un choix personnel légitime et un droit de l'homme. Ils allèguent que nul ne devrait être obligé de souffrir contre sa volonté, surtout dans des situations comme les maladies incurables, les maladies mentales.
Aucune religion n'admet le suicide. Cette unanimité fait ressortir qu'il s'agit là d'une chose contraire aux lois divines. Mais, certaines sectes paranoïaques ont le suicide pour culte, telles que l'ordre du temple solaire, l’heaven’s gate, les peoples temples et autres. Il y a de célèbres adeptes de cette école de pensée, comme les philosophes pessimistes Arthur Schopenhauer, Friedrich Nietzsche, ou l'empiriste écossais David Hume.

Le point de vue spirite
Du point de vue sociologique, le suicide est un acte qui se produit au bout d’une série de situations de chaos où les individus se sentent forcés de s'ôter la vie pour éviter des conflits ou des tensions inter-humaines, insupportables pour eux.
Pour le spirite et pour l’Esprit Joanna de Angelis, le suicide est un acte de suprême lâcheté de la part de celui qui opte pour la fuite. Dans l’au-delà, le suicidé se réveillera dans une réalité des plus difficiles à supporter pour laquelle il n'y aura aucune alternative pours s’en échapper.
Le suicidé ne souhaite pas se tuer lui-même, mais plutôt quelque chose qu'il porte en lui et que l'on peut dénommer comme un sentiment de culpabilité.
Emmanuel explique que le suicidé est comme quelqu'un qui « saute dans l'obscurité dans un précipice en flammes. Après l'acte, le malheureux souffre de la soif, la faim, de la fatigue, d'insomnie, d'irrésistibles plaisirs charnels, de la promiscuité et des tempêtes provoquant de constantes inondations de boue fétide. »
De toutes les déviances de la vie humaine, le suicide est sans doute la plus grande de par ses caractéristiques de faux héroïsme, de négation absolue de la loi d'amour et de suprême rébellion contre la volonté de Dieu. Il est la plus désastreuse façon de fuir les épreuves ou expiations par lesquelles l'on doit passer. C'est une fausse porte par laquelle l'individu, croyant se libérer de ses maux, se précipite vers une situation bien pire. Violemment rejeté en pleine vitalité physique, il revit, dans l’au-delà, par intermittence, durant longtemps, les flagellations de sa conscience et les sensations des derniers instants. De plus, il se trouve submergé dans les régions de pénombre où ses tourments le lient.

Les dégâts corporels et spirituels
Lorsqu'un individu perd sa capacité d'aimer, lorsque son estime de soi est faible, il a des difficultés à garder sa pleine santé physique, psychique et somatique. André Luiz explique que « les états de pensée sont projetés sur le corps au travers de biophores, qui sont des unités des forces psychosomatiques, situées dans les mitochondries. La pensée transmet ses états heureux ou malheureux à toutes les cellules de l'organisme, au travers des biophores. Elle fonctionne tantôt comme un soleil irradiant chaleur et lumière, équilibrant et harmonisant toutes les cellules de l'organisme, et tantôt comme une tempête générant foudre et éclairs destructeurs, qui déséquilibre l'être, en atteignant principalement les cellules nerveuses ».
Le plus grave, pour le suicidé, reste l’endommagent de son périsprit. Lorsqu'il réincarnera, en plus de devoir affronter ses vieux problèmes qui devaient être solutionné, il lui faudra se réajuster à cause de cette lésion périspritale. Ainsi, cette dette s’ajoute.
Dans le Livre des Esprits, Allan Kardec pose la question suivante :
920. L'homme peut-il jouir sur la terre d'un bonheur complet ?
- Non, puisque la vie lui a été donnée comme épreuve ou expiation ; mais il dépend de lui d'adoucir ses maux et d'être aussi heureux qu'on le peut sur la terre.

La littérature spirite
Dans la littérature spirite, on trouve de nombreux livres qui traitent du sujet. Il y a, par exemple, Mémoires d’un suicidé d’Yvonne Pereira, Missionnaires de la Lumière de Chico Xavier, Le consolateur du même auteur et bien sûr Le Ciel et l’enfer d’Allan Kardec. Dans ce livre, Allan Kardec explique clairement comment se fait le passage de la vie corporelle à la vie spirituelle et, dans le cinquième chapitre de la deuxième partie, la question des suicidés est spécifiquement abordée.

Que faut-il faire ?
De par les obligations résultant de la loi de fraternité, il nous faut prier pour nos frères qui ont mis fin à leur vie, en ayant de la compassion pour leurs angoisses, sans les condamner. D'autant plus que tous les suicidés, sans exception, se lamentent de l'acte qu'ils ont pratiqué et que seule la prière en leur faveur adoucit les atroces douleurs que leurs consciences leur font sentir et qui leur paraissent éternelles.