Les maladies dégénératives au regard du mécanisme expiatoire et des épreuves

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Les maladies dégénératives au regard du mécanisme expiatoire et des épreuves

Ce mois-ci, nous vous présentons une conférence sur Les maladies dégénératives au regard du mécanisme expiatoire et des épreuves . Elle est présentée par le docteur Carlos Durgante. Médecin brésilien, spécialisé en gériatrie et gérontologie, il est membre de l'Association Médico-Spirite de Rio Grande au Brésil, il est également l’auteur de plusieurs livres sur le vieillissement et la qualité de la vie.

Les maladies dégénératives

Avec l’augmentation de l’espérance de la vie, la maladie d’Alzheimer est devenue un problème de santé publique. Elle est et sera un défit pour ce troisième millénaire. D’après le rapport de l’A.D.I.F. (Alzheimer Disease International Federation), on estime qu’il y a 35 millions de porteurs de ce mal dans le monde. En 2030, ils seront 65 millions et en 2050, ils seront 115 millions.
En ce qui concerne la maladie de Parkinson, conformément à l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), 1 % de la population âgée de plus de 65 ans a cette maladie. Ce sont au moins 4 millions de porteurs. Selon les estimations, ce nombre doublera d’ici 2040 en raison de l’accroissement de la population âgée.
Autant la maladie de Parkinson que la démence d’Alzheimer sont des désordres neuro-dégénératifs et qui progressent à des degrés différents. Ils portent atteintes à la mémoire et à d’autres fonctions intellectuelles ou physiques. Jusqu’à présent, il n’y a pas de traitement définitif pour ces maladies mais de nombreuses études sont en cours dans ce domaine.
Avec les diverses thérapies en vigueur, la science médicale est en train de procurer non seulement l’allongement de la vie mais aussi l’allongement progressif de l’histoire naturelle de ces maladies ce qui demandent des compromis moraux. On estime que, pour chaque patient porteur de la maladie d’Alzheimer, deux à trois personnes parmi les familiers et les soignants sont engagés, directement ou indirectement, dans l’acte de soigner.

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Le processus santé et maladie à la lumière de la doctrine spirite

Les maladies ont leur matrice dans l’Esprit, qui devient maladie à cause des déséquilibres pratiqués par l’individu. La genèse de la maladie vient donc de l’être spirituel. Contrairement à la compréhension que nous avons des maladies suivant le paradigme médical, la cause principale selon le spiritisme est spirituelle. Les agents externes, les défauts génétiques, les mécanismes neuro-immuno-hormonaux et tant d’autres, sont ce que nous appelons les effets de la maladie.
Pour les professionnels de la santé, ayant une formation médicale traditionnelle, il est difficile de comprendre que l’origine de toute maladie est spirituelle et non physique ou psychique. Ils croient qu’une altération génétique est la cause d’une maladie alors qu’en réalité cette altération réside dans le psychisme de l’Esprit, qui imprime dans les gènes la tendance à la maladie et qu’il porte enregistrée en lui-même quand il se réincarne. Cela est valable pour toutes autres étiologies déjà connues ou encore en cours d’étude autant physiques que mentales.
Nous sommes des Esprits millénaires et venant transitoirement dans un corps physique. Pour cette raison, nous sommes bien plus que des corps physiques. Nous savons que nous sommes en essence une énergie électromagnétique que nous appelons Esprit ou corps causal. Ainsi, les maladies sont le résultat de l’usage inadéquat des énergies qui composent l’être. En dernière analyse, les maladies seraient un déséquilibre énergétique.
Nous avons tous un corps intermédiaire, fluidique, que nous appelons périsprit qui a des caractéristiques semi-matérielles et éthérées et un corps physique, qui est la forme la plus condensée de la matière. L’évolution humaine se produit à travers les mécanismes d’épreuves et d’expiations. Quand nous acceptons l’invitation de l’amour pour accomplir notre devoir d’évolution, nous avançons. Quand nous nous rebellons dans la pratique du devoir et nous ne voulons pas apprendre, nous accumulons les fautes. Nous allons devoir nous rééduquer à travers la douleur, moyennant des mécanismes expiatoires correctifs, il s’agit d’épreuves.
Les maladies, dans les mécanismes d’épreuves, surgissent naturellement dans le corps physique et font partie du processus d’apprentissage de la vie dans le monde matériel. Si ces maladies sont reçues avec de l’amour, elles deviennent un processus de progrès. Si elles ne le ne sont pas, elles deviennent alors un obstacle à l’évolution de l’être. Ces maladies surgissent comme une nécessité que l’on ne peut différer. Par elles, le Créateur nous permet d’apprendre à valoriser l’amour, le bien, le bon, le beau ou la santé. Il y aura autant d’incarnations pour y parvenir. Maladies dégénératives
Léon Denis nous le rappelle dans le problème de l’être et de la destinée : « Au fond, la douleur n'est qu'une loi d'équilibre et d'éducation. Sans doute, les fautes du passé retombent sur nous de tout leur poids et déterminent les conditions de notre destinée. La souffrance n'est souvent que le contrecoup des violations commises envers l'ordre éternel ; mais, étant le partage de tous, elle doit être considérée comme une nécessité d'ordre général, comme un agent de développement, une condition du progrès. Tous les êtres doivent la subir à leur tour. Son action est bienfaisante pour qui sait la comprendre. Mais seuls peuvent la comprendre ceux qui ont ressenti ses effets puissants.»
L’expiation ne signifie pas nécessairement une souffrance, elle est parfois juste une reconnaissance et un retour au bon chemin de la vie. Après la rééducation, nous serons conduits à nouveau par la vie aux mécanismes d’épreuves, où nous réparerons la mésentente pratiquée dans le passé avec des actes d’amour.
Léon Denis, toujours dans le même ouvrage l’affirme : « Parfois la réparation a lieu dans une longue vie de souffrances, nécessaire pour détruire en nous les causes du mal »
La compréhension que nous avons maintenant de la douleur et de la souffrance, est nettement applicable à la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, autant pour les porteurs que pour les familiers ou les soignants. Dans le cas de la maladie de Parkinson, en raison de ses caractéristiques, le porteur a, pour un certain temps, une plus grande conscience de l’évolution et de ses limitations physiques. Dans l’histoire actuelle de cette maladie, l’aliénation mentale a lieu plus tard, en général aux stades finaux, elle affecte environ 40 % des malades. Ici, les mécanismes d’épreuves et expiatoires portent plus sur ceux qui en souffrent.
Allan Kardec dans son Livre des Esprits le mentionne à la question 155 : « Nous savons que l’âme se détache du corps, peu à peu, graduellement, dans les maladies organiques, chroniques et, dans un degré avancé des maladies en général, nous croyons que l’âme est presque entièrement libérée du corps »
Parfois, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, l’évolution du processus neuro-dégénératif est progressive et inexorable et compromet les fonctions mentales. Il y a une compromission progressive de la mémoire des fonctions exécutives et du rapport affectif et émotionnel du patient avec le milieu et les gens qui l’entourent. Souvent, conformément au degré évolutif dans lequel se trouve l’Esprit du malade, l’aliénation mentale, comme l’oubli de pertes d’un conjoint, d’un fils ou petit-fils, peut être vue comme une grâce ou comme un mérite. Dans ces cas, les mécanismes d’épreuves et expiatoires se rapportent plus aux familiers ou aux soignants et à la société, qu’au porteur. Cette maladie est une épreuve extrêmement difficile pour les familiers et exige beaucoup de résignation et d’amour et, avant tout, la certitude de l’immortalité de l’âme et de son individualité après la mort.
L’ensemble de ces maladies dégénératives et leurs conséquences peuvent être perçues avec de la révolte, de la rage ou de l’indignation, mais elles peuvent aussi être vécues avec amour, compréhension et l’acceptation. Il est certain que, si on les embrasse avec des sentiments nobles et élevés, les difficultés et les obstacles propres à l’acte de soigner seront menés avec plus de naturel et de légèreté.
Chico Xavier nous le rappelle : « Si quelque maladie irréversible imprègne tes vêtements physiques, ne perds pas patience et attends l’avenir. Et si tu as quelqu’un avec toi, qui les porte, aide-le à accepter ses difficultés comme en étant la lumière d’une bénédiction. »
C’est sur ce chemin ardu mais nécessaire et qui ne peut être ajourné, que le Créateur nous accorde le libre arbitre et nous donne l’entendement de la pluralité des existences et de l’irrévocable loi de cause à effet.
D’ailleurs, c’est pour cette raison que Léon Denis rajoute : « Efforce-toi d’être à ton tour un exemple pour les autres ; par ton attitude face à la douleur, par la façon volontaire et courageuse par laquelle tu l’acceptes, par la confiance en l’avenir, rends-la plus acceptable aux yeux des autres »

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Sinon cette épreuve sera sûrement renouvelée car comme le souligne Léon Denis : « Nous devons voir dans la pluralité des vies de l’âme la condition nécessaire de son évolution et de ses progrès. C’est aux dépens de ses propres efforts, ses luttes, ses souffrances, qu’elle se rachète de son état d’ignorance et d’infériorité et s’élève, graduellement, d’abord sur la Terre et par la suite sur les nombreux parages du ciel étoilé »

On dit souvent, quand je serai grand, tout sera différent. Cependant même si on ne s’en rend pas compte et qu’on refuse parfois d’y croire, le temps vole. La vie passe devant nos yeux sans que nous la remarquions. Après, il est trop tard pour faire quelque chose de bien, quelque chose de bon. Appliquez-vous à accomplir votre devoir avant qu’il ne soit trop tard !