William Barrett : Au Seuil de l'Invisible

Retour à la bibliothèque



Biographie de William Barrett

280x363 Barrett

Il est né en Jamaïque en 1845. En 1848, sa famille retourne en Angleterre à Royston. En 1855, il suit une scolarité auprès de la Old Trafford Grammar School puis il poursuit en étudiant la chimie et la physique au Collège Royal de Londres. En 1873, il est professeur de physique expérimentale à l'Université Royale des Sciences de Dublin.
C'est dans les années 1860 qu'il s'intéresse au paranormal après avoir assisté à une expérience de mesmérisme. Il s'intéresse alors aux phénomènes de poltergeists. En 1882, il fonde la Société pour la Recherche Psychique afin de mener à bien diverses expériences sur la médiumnité. Plus tard en 1904, il en devient le président. Il écrit de nombreux articles à ce sujet.

Ses ouvrages sont :

  • Manuel d'Introduction pour le Laboratoire de Physique de Londres (1908)
  • Recherches Psychiques (1911)
  • Swedenborg : le Savant (1912)
  • Au Seuil de l'Invisible (1917)
  • Au Seuil d'un Nouveau Monde de la Pensée (1908)
  • La Baguette Divinatoire (1926)
  • Visions sur le Lit de Mort (1926)

Commentaires du livre : Au Seuil de l'Invisible

Il résume, sous une forme claire et avec une grande profondeur de vues, les fruits d'un demi-siècle d'observations et d'expériences. Nous ne saurions trop en recommander la lecture, tout en nous bornant à en citer les belles conclusions :
« Le changement le plus radical de la pensée depuis l'ère chrétienne suivra probablement l'acceptation par la science de l'immanence du monde spirituel. La foi cessera de chanceler en s'efforçant de concevoir la vie de l'invisible, la mort dépouillera la terreur qu'elle inspire aux coeurs chrétiens eux-mêmes, les miracles ne paraîtront plus les reliques superstitieuses d'un âge barbare. Au contraire, si comme je le crois, la télépathie est indiscutable, si les êtres de la création s'impressionnent l'un l'autre sans la voix ni la parole, l'Esprit Infini dont l'ombre nous couvre se sera sans doute révélé au cours des siècles aux coeurs humains capables de lui répondre.
A quelques âmes privilégiées furent données l'ouïe intérieure, la clairvoyance, la parole inspirée, mais tous nous percevons parfois une voix au-dedans de nous-mêmes, faible écho de cette vie plus large que l'humanité exprime lentement, mais sûrement, à mesure que les siècles s'écoulent. Pour ceux mêmes qui étudieront ces phénomènes au seul point de vue scientifique, le gain sera immense en rendant plus évidente la solidarité humaine, l'immanence de l'invisible, la domination de la pensée et de l'esprit, en un mot, l'unité transcendante et la continuité de la vie.
Nous ne sommes pas séparés du Cosmos ni perdus en lui : la lumière des soleils et des étoiles nous arrive, la force mystérieuse de la gravitation unit les différentes parties de l'univers matériel en un tout organique ; la plus petite molécule et la trajectoire la plus lointaine sont assujetties au même milieu. Mais au-dessus et au-delà de ces liens matériels est la solidarité de l'esprit. De même que la signification essentielle et l'unité d'un rayon de miel ne sont pas dans la cire des cellules, mais dans la vie et le but commun de leurs constructeurs, de même le vrai sens de la nature n'est pas dans le monde matériel, mais dans l'esprit qui lui donne son interprétation, qui supporte et unit, qui dépasse et crée le monde phénoménal à travers lequel chacun de nous passe un instant.
»


Retour à la bibliothèque