Léon Denis : Le Génie Celtique et le Monde Invisible

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Biographie de Léon Denis

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Léon Denis est né à Foug le 1er janvier 1846. Il découvrit le Spiritisme à 16 ans à travers le « Livre des Esprits ». Après la guerre de 1870, il prit la décision d’instruire le peuple.
Orateur éloquent et chaleureux, il entreprit plus de 300 à conférences à travers la France et l’Europe. Salomon Jugie écrira : « Les privilégiés qui ont eu la douce joie d’entendre jaillir de ses lèvres une inspiration vers le ciel, n’oublieront jamais l’élan vers l’infini qui les faisait tressaillir. Il était bien de là-haut ! »
Ecrivain tout aussi éloquent, ses ouvrages seront traduits dans la plupart des langues et lus aux quatre coins du globe. En savoir plus...

Ses ouvrages sont :

  • Giovanna (1880)
  • Le pourquoi de la vie (1885)
  • Après la Mort (1889)
  • Christianisme et Spiritisme (1898)
  • L’au-delà et la survivance de l’être (1901)
  • Dans l’Invisible : Spiritisme et médiumnité (1903)
  • Le Problème de l’être et de la destinée (1905)
  • Jeanne d’Arc médium (1910)
  • La Grande Enigme (1911)
  • La Guerre et le monde invisible (1919)
  • Esprits et Médiums (1921)
  • Synthèse doctrinale et pratique du Spiritisme (1921)
  • Le Génie Celtique et le monde invisible (1927)

Commentaires du livre : Le Génie Celtique et le Monde Invisible

A partir d'une série d'articles que Léon Denis fit dans la revue spirite sur le celtisme, il décida suite à un message reçu lors d'une séance spirite de faire un livre : « Nous touchons à une phase nouvelle de l'évolution humaine, car, il y a des phases dans l'Histoire comme dans la vie des mondes et des individus. Mais en chaque race, en chaque pays, dort l'étincelle divine qui se réveille et reparaît sous la forme de traditions. Chez nous la tradition remonte jusqu'aux Celtes, et c'est elle qui sauvera le pays. Déjà le degré d'initiation est élevé chez certains individus, mais, d'autre part, les appétits matériels viennent souvent tout entraver. C'est pourquoi ces articles sur la Tradition celtique, ayant une certaine portée comme documents prémonitoires, doivent être conservés.»
A 80 ans, il écrivit donc le Genie Celtique et le Monde Invisible. Il nous parle de l'idéal celtique et cherche à démontrer que le spiritisme kardéciste n'est autre chose qu'une adaptation des croyances de nos pères à notre mentalité moderne, car il coïncide exactement avec le druidisme « et constitue un retour à nos véritables traditions ethniques amplifiées des progrès de la Science et confirmées par les voix de l'espace. »
Le premier chapitre est consacré tout entier à l'Irlande, « l'île verdoyante si chère aux coeurs celtiques », ancien sanctuaire des druides. De la poétique Irlande, l'auteur nous conduit au pays de Galles, austère et grave, puis dans l'Ecosse brumeuse où l'action des forces souterraines et de la nier s'est inscrite de façon saisissante dans l'ossature des côtes et des monts de basalte et de granit. Du rivage d'Armor, hérissé de menhirs, Léon Denis nous guide sur les hauts lieux de l'Auvergne, où s'érigeaient jadis les temples gaulois parmi les « cheires », les vallées et les forêts profondes. Et le périple s'achève en Lorraine, au Donon et à Sainte-Odile, « boulevard de défense du monde celtique contre les Germains ». Vercingétorix conduit tout naturellement à Jeanne d'Arc.
Le chapitre que Léon Denis consacre à sa province natale est pénétré de l'émotion la plus pure. Il rassemble ses souvenirs ; il reprend possession de cette terre sacrée ; il retrouve, lui, spirite, autour du Bois Chenu, les divines puissances éparses dans cette vallée meusienne, à la fois celtique, latine et catholique.
La seconde partie de l'ouvrage traite plus spécialement du druidisme, des triades bardiques, de la palingénésie, de l'expérimentation spirite qui s'y rattache étroitement. L'auteur complète fort opportunément les données imparfaites que nous avons sur ces prêtres, philosophes de l'Occident, qui furent, si l'on en croit les Maîtres alexandrins, les véritables inspirateurs de la sagesse antique.
Les considérations politiques et sociales exposées à la fin de l'ouvrage achèvent de lui donner un caractère de réelle opportunité. Les leçons qu'elles contiennent sont en effet, d'une brûlante actualité, soit qu'il s'agisse du rôle de la femme dans nos sociétés modernes ou des aspirations spirituelles de l'humanité qui vient.


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